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" Goniomètre à coïncidence d'images "
La présente invention est relative à un goniomètre à coin- cidence d'images, comprenant deux oculaires montés chacun dans une lunette.
Dans ces appareils, l'angle sous lequel un observateur voit deux objets distincts est obtenu en mettant en coïncidence l'image des deux objets, vus par les deux oculaires, l'un des objets pouvant être visé directement, l'image de l'autre étant ramenée dans la direction du premier par des réflexions successi- ves sur des prismes ou des miroirs dont la rotation permet d'ame- ner la coïncidence susdite, la mesure de l'angle de rotation donnant la valeur de l'angle cherché. De plus, chaque oculaire est pourvu d'un réticule ponctuel qui permet d'assurer le parallélisme de la vision desdeux yeux.
Avec les appareils de ce genre, connus à ce jour, notamment avec les sextants à miroirs, on ne peut mesurer des angles supérieurs à 50 .
La présente invention a pour but de remédier à cet inconvé- nient et de permettre la mesure de tous les angles jusqu'à 360 .
A cet effet, suivant l'invention, une au moins des lunettes est analogue à un périscope, permet d'observer dans l'oculaire toutes les directions situées dans un plan perpendiculaire à l'a-
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xe de rotation du périscope et de mesurer l'angle de rotation de celui-ci, la hauteur du périscope étant suffisante pour que l'orifice de visée se trouve au-dessus du sommet de la tête regardant d'un observateur/dans l'oculaire.
D'autres détails et particularités de l'invention ressorti- ront de la description des dessins annexés au présent mémoire et qui représentent schématiquement et à titre d'exemples non limita, tifs, deux formes de réalisation particulières de l'objet de l' inve nti on.
La figure 1 est une vue en élévation d'un goniomètre con- forme à l'invention.
La figure 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la fi- gure 1.
La figure 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la figure 1.
La figure 4 est une vue en élévation d'un autre goniomètre conforme à l'invention.
Dans les différentes figures, les mêmes notations de réfé- rence désignent des éléments analogues.
Le goniomètre représenté aux figures 1 à 3, comprend deux lunettes 2 et 3, La lunette 2 sert à la vision directe; la lunet- te 3 est analogue à un périscope. Les deux lunettes comprennent chacune un oculaire désigné respectivement par 4 et 5, un réticu- le ponctuel 6 et 7, un objectif,8 et 9, et uh prisme redresseur d'images,10 et 11.
La lunette/comprend en outre deux prismes à réflexion 12 et 13.Le prisme 12 est monté dans une pièce 14 qui peut être mise en rotation autour de l'axe de la partie fixe 15 au moyen d'une cou- ronne dentée 16 venue de fonderie avec la pièce 14, et avec laquel- le engrène une vis 17 mise en rotation par l'opérateur au moyen du bouton 18. La vis 17 comprend desparties 19 non filetées, supportées dans des paliers 20 solidaires de la partie 15.
Une bande graduée 21 fixée à la pièce 34 se déplace devant un repère fixe 22 solidaire de la partie 15 et permet de
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déterminer l'angle de rotation de la pièce 14.
La rotation de la vis 17 commande également la mise en ao- tion du prisme redresseur d'image 11. A cet effet, il est prévu un mécanisme différentiel qui fait tourner le prisme 11 autour de l'axe de rotation de la pièce 14 à une vitesse moitié moindre que celle de cette pièce 14. Ce mécanisme comprend un pignon co- nique 23 solidaire de la pièce 14 et un pignon conique 24 soli- daire de la partie fixe 15. Un troisième pignon conique 25 en- grène avec les deux précédents et entraîne, par l'intermédiaire de son arbre 26, une pièce 27 solidaire du prisme 11.
Pour mesurer l'angle sous le quel un observateur voit deux objets distincts, il regarde dans les deux oculaires et fait tourner l'ensemble de l'appareil jus qu' à ce qu'il voit, dans l'o culaire 4 de la lunette 2, l'un des objets ; il fait tourner la pièce 14 en agissant sur le bouton 18 jusqu'à ce que l'image du second objet soit confondue avec celle du premier, en s'assu- rant qu'il ne voit qu'un seul point réticulaire, cette dernière condition étant nécessaire pour que les directions de visée des deux yeux soient parallèles. La mesure de l'angle de rotation de la pièce 14 donne alors la valeur de l'angle cherché.
Afin de pouvoir, à volonté, diminuer la luminosité de cha- au± des images et régler ainsi la netteté des superpositions, chaque lunette est pourvue d'un moyen de réglage représenté sché- matiquement en 28 pour la lunette 2 et en 29 pour la lunette 3.
Le moyen de réglage peut être un diaphragma ou une série d'écrans d'opacités différentes pouvant être amenés séparément sur le tra- jet des rayons lumineux passant dans la lunette considérée.
Les deux lunettes sont réunies par des bras 30 et 31. Le bras 30 peut coulisser dans le bras 31, un bouton de calage 32 permettant de l'immobiliser dans la position choisie. On peut donc régler l'écartement entre les deux lunettes suivant la dis- tance séparant les yeux de l'observateur.
La hauteur de la lunette 3 est suffisante pour que la par- tie 33 qui reçoit les rayons lumineux se trouve au-dessus du som- met de la tête de l'observateur qui regarde dans l'oculaire,afin
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de ne pas gêner la visée suivant n'importe quelle direction.
Pour éviter que l'observateur soit astreint à faire face à l'un des objets visés, on peut se servir de l'appareil repré- senté à la figure 4 et qui est analogue au goniomètre de la fi- gure 1, sauf que la lunette 2 est remplacée par une lunette 34 analogue à un périscope et identique à la lunette 3.
La valeur de l'angle à mesurer se déduit alors de la somme ou de la différence des lectures aux bandes graduées, suivant le sens de rotation de la lunette 3 par rapport à la lunette 34. On peut aussi prévoir un dispositif donnant directement l'angle de rotation d'une lunette par rapport à l'autre.
Les réticules peuvent être faits en une matière luminescen- afin te/de faciliter les visées pendant la nuit.
Les appareils décrits ne sont que des formes de réalisation particulières de l'objet de l'invention, On pourrait y apporter diverses modifications sans sortir du cadre de cette dernière.
Ainsi, au lieu d'être luminescents, les réticules pourraient; être éclairés au moyen de petites lampes.
REVENDICATIONS.
1. Goniomètre à coïncidence d'images, comprenant deux ccu- laires montés chacun dans une lunette,o a r a c t é r i s é en une ce qu/au moins des lunettes est analogue à un périscope, permet d'observer dans l'oculaire toutes les directions situées dans un plan perpendiculaire à l'axe de rotation du périscope et de mesurer 1''angle de rotation de celui-ci, la hauteur du périsoope étant suffisante, pour que l'orifice de visée se trouve au-dessus du sommet de la tête d'un observateur regardant dans l'oculaire,