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MACHINE POUR LA FABRICATION DES LAMPES A INCANDESCENCE ET
OBJETS ANALOGUES
La présente invention concerne les machines destinées au travail à chaud des pièces de verre dans la fabrication des lampes électriques à incandescence, en vue notamment de la fabri- cation du pied, du scellement du pied à l'ampoule, de la fermetu- re des ampoules par écrasement de leur col, du culotage des lam- ' pes.
Les machines actuelles comportent une couronne suscep- tible de tourner autour d'un axe passant par son centre, Vers son pourtour, cette couronne porte, à intervalles réguliers, des dis- positifs destinés à maintenir les pièces à travailler. La dite couronne est animée d'un mouvement de rotation discontinu par l'effet duquel chaque pièce, chargée en un point de la couronne, est successivement amenée devant les divers postes fixes de tra- vail répartis autour de la couronne.
Après chaque pasage des
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pièces d'un poste au suivant, la couronne reste fixe ependant une période de temps constante, variant de 5 à 10 secondes suivant les machines et la nature des lampes ou autres articles à fabri- quer,
La couronne reçoit en général son mouvement discontinu à cadence régulière par l'intermédiaire du mécanisme bien connu sous le nom de croix de Malte.
Les machines ainsi constituées sont compliquées, coûteu- ses et produisent au maximum une pièce terminée, lampe ou partie de lampe, environ toutes les 5 secondes. En effet, comme il n'y a qu'un seul poste de chargement, le temps séparant la terminaison de deux pièces successives est au moins égal au temps nécessaire pour le montage d'une nouvelle pièce sur la machine. Il faut en outre que la quantité de chaleur fournie à. la pièce à chacun de ses arrêts soit supérieure, quel/que soit le nombre de ceux-ci, à la déperdition de chaleur qai se produit entre deux arrêts succes- sifs. Ces machines donnent enfin lieu à beaucoup de déchets, car les refroidissements même faibles qui se produisent entre les posi- tions de chauffage successives ont tendance à provoquer des fêlures.
Avec la machine qui fait l'objet de l'invention, ces inconvénients sont supprimés.
Cette machine est caractérisée par la disposition de deux rangées ininterrompues de chalumeaux, situés face à face, et agissant sur les pièces à travailler, avec un dispositif de trans- port qui entraîne, d'une fçon continue, entre les chalumeaux, des supports, chargés à, plusieurs postes de pièces à travailler et dé- chargés à plusieurs postes après passage entre les chalumeaux,
Les supports des pièces à travailler roulent par exem- ple sur une voie ou bien se déplacent avec une chaîne à laquelle ils sont fixés.
Quoi qu'il en soit, l'avancement des supports devenant continu entre les deux files de chalumeaux, le chauffage des piè- ces est ininterrompu. La production-n'est plus limitée par le tempe nécessaire au char gement régulier des pièces sur la machine,
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puisqu'on peut avoir autant de postes de chargement qu'il en faut pour alimenter continuellement la machine. En fait, on peut arri- ver couramment à la production d'une pièce terminée (lampe ou par- tie de lampe notamment) par seconde,
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une des formes d'exécution d'une machine suivant l'invention.
Les fig. 1 et la montrent l'ensemble de la machine,en perspective.
La fig. 2 montre un détail en plan, à plus grande échelle.
La fig. 3 est une coupe transversale à une autre échelle, suivant 3-3 de la fig. 1.
Les fig. 4 et 5 montrent, à plus grande échelle, les dis- positions d'un chalumeau, la première de face, la seconde en coupe suivant 5-5.
Les supports A (représentés plus en détail sur la fig.3) sont montés sur des wagonnets A'. Ceux-ci sont destinés à rouler sur une voie principale B, qui se raccorde par des courbes demi-cireu- laires C,C', à chacune de ses extrémités, avec deux voies secondai- res latérales D,D' disposées parallèlement à la première, de part et d'autre de celle-ci, Ces trois voies B,D,D' se trouvent dans un même plan horizontal.
Sous la voie principale B règne une courroie métallique 1 ou autre lien sans fin équivalent, passant sur des poulies vertica- les 2. Une courroie analogue telle que 3, passant sur des poulies 4, s'étend sous chaque voie secondaire D,D'. Sur la longueur de ces trois courroies sont réparties des pièces-en saillie, telles que 5, susceptibles de venir agir sur les chariots,
Au-dessus de chaque courbe de raccordement C,C', est dis- posée une roue horizontale 6-6' portant une série de bras rayonnants 7, répartis sur son pourtour. L'extrémité de chacun de ces bras dé- passe la périphérie de la roue correspondante et surplombe les voies (la disposition des bras 7 est représentée en détail sur la fig,2). Chacun de ces bras est pourvu à son extrémité d'une encoche 8, destinée à venir en prise avec un organe correspondant des
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chariots.
Les roues 6, 6' sont calées sur des arbres verticaux
6", commandés en sens inverse (flèches f et f'), à la même vites- se, à partir de l'arbre 2' de la.poulie de tête, par l'intermé- diaire de couples de roues d'angle tels que9 ou l'équivalent, Le calage des roues 6, 6' est tel qu'il passe alternativement, à intervalles de temps égaux, un bras 7 d'une des roues et un bras 7 de l'autre à la naissance des courbes de raccordement C.C'.
L'arbre 2' est lui-même commandé (dans le sens de la flèche f") par vis sans fin LO et roue tangente 11, au m.oyen d'un arbre longitudinal 12, actionné par exemple à l'aide d'un moteur électrique 13.
L'arbre 12 se prolonge au-delà de la roue 11 jusqu'à l'autre extrémité de la machine, où il commande simultanément les roues 6' et l'autre poulie 2 par un dispositif de renvoi analogue.
Ce même arbre porte, vers chacune de ses extrémités, un pignon 14 comportant des secteurs non dentés, pignon qui, par l'intermédiaire de la roue d'engrenage 15, imprime un mouvement intermittent de rotation à un arbre longitudinal 16. Celui-ci entraîne, par exem- ple au moyen de couples de roues hélicoïdales 17, les arbres 4' des deux paires de poulies 4.
La voie principale B est bordée de deux rangées conti- nues de chalumeaux E se faisant face, chalumeaux qui sont montés, de façon réglable, sur des supports longitudinaux tels que 18?pour plus de clarté, on n'a représenté sur la fig, 1 qu'une partie d'une seule de ces rangées de chalumeaux.
Les voies secondaires D, D' sont elles-m'êmes bordées extérieurement de tables F, devant lesquelles les ouvrières sont assises et qui reçoivent les pièces et accessoires nécessaires pour le travail.
De préférence, les chalumeaux sont c@nstitués comme représenté aux fig. 4 et 5, Chacun d'eux est réglable en hauteur sur une tige support 25, Il comprend une capacité 26 à section en U, fermée vers la voie de roulement par un bloc 27, dans la longueur duquel sont répartis des trous 28, au nombre de 10 à 20 environ, places entre deux fentes-parallèles 29 par lesquelles le
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mélange combustible s'échappe après avoir traversé une toile mé- tallique 30.
Ces chalumeaux, spécialement adaptés à la machine dé- orite ici, équivalent chacurau groupement de trois ou d'un plus grand nombre des chalumeaux actuellement employés. Ils permettent, au point de vue de l'usinage, une économie très importante, et pré- sentent un grand avantage pour la rapidité du réglage des rampes de chalumeaux de la machine.
Au passage entre les chalumeaux, il convient générale- ment que les pièces à travailler soient animées d'un mouvement de rotation uniforme. A cet effet, les supports proprement dits (fig.3) comprennent une broche 19 qui tourillonne dans une plaque 19', maintenue à une certaine distance au-dessus du chariot par une colonnette 20. Sur la broche 19 est calé un pignon denté 21, des- tiné à venir en prise avec une crémaillère 22 longeant la voie principale.
Le support représenté à la fig. 3 convient pour souder le pied G de la lampe au col de son ampoule H. Il comporte un noym central 23 sur lequel on enfile le pied et trois bras 24 dont on peut régler la hauteur et la distance à l'axe du noyau 23 selon les dimensions de la lampe à travailler. Ces bras offrent vers leur sommet des points d'appui à l'ampoule sur des pièces 24', en fibro-ciment par exemple. Naturellement, si l'on doit effectuer une autre opération sur la machine, on utilise d'autres supports appropriés, tournants ou non.
Voici maintenant comment fonctionne la machine:
Les chariots, chargés en F de pièces à travailler, sont entraînés, par les saillies 5 des courroies 3, à portée des bras 7 des roues 6'. A ce moment, la courroie changeant de direc- tion sur la poulie 4 voisine, cesse de pouvoir entraîner les chariots. Bientôt, un bras 7 vient saisir la colonnette 20 d'un chariot dans son encoche 8 et entraîne ce chariot sur la courbe C' vers la voie principale. Les deux roues 6' amènent ainsi al- ternativement sur la voie B, un ou plusieurs chariots provenant tantôt de la voie D et tantôt de la voie D'. Ces chariots doivent
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former un train continu sur la voie B.
A la fin des courbes C', les chariots sont entraînés par une saillie 5 de la courroie centrale 1 et passent à une vitesse uniforme entre les chalumeaux, pendant que les pièces tournent sur elles-mêmes, grâce à la crémaillère 22 et au pignon 21.
Les chariots, chargés des pièces travaillées, arrivent , la naissance des courbes C. Ils y sont saisis alternativement par un bras 7 de la roue 6 placée d'un côté et par un bras 7 de l'autre roue 6, de sorte qu'ils sont distribués entre les deux voies secondaires D,D'. uand les chariots arrivent sur ces voies, les roues 6 les abandonnent et se sont les saillies 5 des courroies 3 qui les entraînent d'un mouvement intermittent les faisant pas- ser de l'une à l'autre des ouvrières assises le long des tables F.
Les chariots sont alors répartis en unités ou en groupes unifor- mément espacés. Les travaux d'enlèvement des pièces travaillées et de rechargement des supports sont divisés entre les diverses ou- vrières et s'effectuent pendant les temps d'arrêt des chariots.
Il est en général nécessaire de prévoir un arrêt de 4 secondes devant chaque ouvrière chargeuse ou déchargeuse, Si donc l'avancement sur la voie principale est d'un wagonnet à la secon- de, il convient que les roues 6 et 6' entraînent à la fois un train de 4 wagonnets. L'habileté des ouvrières pouvant varier, ainsi que la vitesse d'avancement sur la voie principale, on doit pouvoir régler à volonté le nombre des wagonnets qui sont entrai- nés en même temps. On y arrive facilement en faisant varier le nombre et l'écartement angulaire des bras 7, ce qui fait changer en conséquence la cadence sur les voies secondaires.
Il est bien évident que l'invention n'est pas stricte- ment limitée à ce qui est décrit et représenté, mais peut donner lieu à des variantes. Celles-ci peuvent porter notamment sur le nombre des voies secondaires, sur la manière de faire passer les supports de la voie principale aux voies secondaires et réciproque- ment, ainsi que sur le mode.d'avancement sur les voies secondaires.
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