DESCRIPTION
Titre de l'invention : Procédé et ensemble d’assemblage d’épingles conductrices pour une machine électrique tournante
L’invention concerne notamment un procédé d’assemblage d’épingles conductrices dans un dispositif de transfert et un ensemble d’assemblage d’épingles conductrices permettant de mettre en oeuvre ledit procédé.
L’invention trouve une application particulièrement avantageuse dans le domaine des machines électriques tournantes telles que les alternateurs, les alterno-démarreurs ou encore les machines réversibles ou les moteurs électriques. On rappelle qu’une machine réversible est une machine électrique tournante apte à travailler de manière réversible, d’une part, comme générateur électrique en fonction alternateur et, d’autre part, comme moteur électrique.
Une machine électrique tournante comprend un rotor mobile en rotation autour d’un axe et un stator fixe. En mode alternateur, lorsque le rotor est en rotation, il induit un champ magnétique au stator qui le transforme en courant électrique afin d’alimenter les consommateurs électriques du véhicule et de recharger la batterie. En mode moteur, le stator est alimenté électriquement et induit un champ magnétique entraînant le rotor en rotation par exemple pour démarrer le moteur thermique du véhicule tel qu’un véhicule automobile, ou lui fournir une assistance de couple.
Une pièce bobinée de machine électrique tournante est par exemple un stator comprenant un corps de pièce bobinée présentant une culasse formant une pièce de révolution autour d’un axe passant par le centre du stator. Le corps comporte des dents s’étendant radialement à partir de la culasse vers le centre du stator et autour desquelles est disposé un bobinage électrique. Plus particulièrement, les dents délimitent entre elles des encoches dans lesquelles passent des éléments conducteurs participant à former le bobinage du stator. Le bobinage est ici formé d’une pluralité d’épingles conductrices logées partiellement dans les encoches du corps et raccordées électriquement deux à deux via leurs extrémités pour former un chemin électrique continu. La plupart des épingles conductrices comprennent deux segments conducteurs sensiblement parallèles entre eux et reliés par une jonction
coudée de manière à former un « U >> décalé. Les segments conducteurs sont insérés respectivement, au niveau d’une première face d’extrémité axiale du stator, dans deux encoches distinctes de sorte que les jonctions coudées soient saillantes au niveau de la première face d’extrémité axiale du stator.
Cette forme des épingles en « U >> décalé est classiquement obtenue par une première étape de pliage permettant d’obtenir une forme en « U >> plat dans laquelle les deux segments conducteurs s’étendent dans un même plan, puis par une deuxième étape de vrillage dans laquelle les deux segments conducteurs sont décalés dans une direction circonférentielle l’un par rapport à l’autre. Cette étape de vrillage est classiquement faite lors d’une étape de vrillage global dans laquelle toutes les épingles conductrices sont vrillées en même temps pour obtenir le décalage de leurs segments conducteurs respectifs. Cette étape de vrillage global permet que positionner les épingles sur un cercle de diamètre correspondant à leur position finale dans le corps de pièce bobinée. Un outil tel qu’une pince permet ensuite de récupérer toutes les épingles mises dans l’outil de vrillage et de les insérer dans le corps de pièce bobinée. L’étape de vrillage global facilite l’opération de transfert des épingles depuis l’outils de vrillage vers le corps de pièce bobinée car une fois vrillées les épingles sont déjà disposées dans leur position finale, correspondant au bon diamètre du stator, permettant leur insertion directe dans ledit corps. Cependant, cette étape de vrillage global ne permet pas un vrillage précis des épingles et peut engendrer des cassures dans l’émail recouvrant le cuivre formant les épingles conductrices ce qui peut provoquer des courts-circuits.
L’étape de vrillage peut alternativement être faite par une étape de vrillage unitaire dans laquelle chaque épingle est vrillée individuellement ce qui permet de mieux contrôler les dimensions finales des épingles et d’éviter les cassures de l’émail. De par leur forme en « U >> et le décalage entre les segments conducteurs, il n’est pas possible, lors d’un procédé automatique, de positionner les épingles directement dans leur position finale pour leur insertion dans le corps de pièce bobinée. Par exemple, une méthode connue consiste à placer les épingles dans un outil présentant un diamètre largement supérieur au diamètre du corps de pièce bobinée pour ensuite avancer les épingles dans une direction radiale vers l’axe de l’outil jusqu’à ce que les épingles soient placées dans leur position finale pour
insertion dans le corps de pièce bobinée. Une pince, telle que celles utilisée après un procédé de vrillage global, peut ensuite être utilisée pour transférer les épingles de cet outil vers le corps de pièce bobinée.
Cette méthode de positionnement des épingles par déplacement radial peut ne pas être applicable dans certaines configurations de bobinage. En effet, dans certain cas, l’imbrication des épingles entre elles et/ou le nombre important de couches d’épingle conductrice peut complexifier cette méthode et entrainer l’utilisation de différentes étapes de préparation. Le temps d’assemblage d’un tel bobinage est alors augmenté ce qui entraine également une augmentation du coût de fabrication d’une pièce bobinée comprenant un bobinage de type à épingles conductrices.
La présente invention vise à permettre d’éviter les inconvénients de l’art antérieur. A cet effet, la présente invention a pour objet un procédé d’assemblage d’épingles conductrices dans un dispositif de transfert, chaque épingle conductrice étant formée d’au moins un segment conducteur et étant destinée à être connectée électriquement à au moins une autre épingle conductrice pour former un bobinage électrique d’une pièce bobinée d’une machine électrique tournante. Selon l’invention, le dispositif de transfert comprend un corps de broche présentant un premier axe et une pluralité de lamelles de guidage s’étendant radialement à partir dudit corps, des espaces latéraux destinés à loger au moins un segment conducteur étant définis entre deux lamelles de guidage adjacentes. Toujours selon l’invention, le procédé comprend une étape d’agencement dans un dispositif intermédiaire des épingles conductrices, le dispositif intermédiaire présentant un corps longitudinal s’étendant le long d’un second axe dans lequel est agencée une pluralité de rainures, une rainure étant agencée pour loger au moins un segment conducteur d’une épingle conductrice ; une étape de chargement des épingles conductrices du dispositif intermédiaire vers le dispositif de transfert, l’étape de chargement se faisant par enroulement au moins partiel du dispositif intermédiaire autour du dispositif de transfert et/ou par rotation du dispositif de transfert le long du dispositif intermédiaire et/ou par un déplacement longitudinal du dispositif intermédiaire par rapport au dispositif de transfert. Par exemple, un déplacement longitudinal du
dispositif intermédiaire par rapport au dispositif de transfert et accompagné d’un mouvement de rotation du dispositif intermédiaire.
Grâce à la présente invention et en particulier à l’utilisation du dispositif intermédiaire, l’assemblage des épingles est simplifié. En effet, le dispositif intermédiaire permet d’agencer les épingles de manière linéaire dans un plan avant de les enrouler pour former leur imbrication suivant une forme annulaire. Un tel procédé d’assemblage peut être utilisé quel que soit la forme des épingles conductrices, le nombre de couche formé par lesdites épingles ou la structure d’imbrication desdites épingles les unes par rapport aux autres. Le procédé d’assemblage des épingles conductrices permet ainsi d’agencer les épingles conductrices, notamment vrillée unitairement, dans leur position finale les unes par rapport aux autres avant leur transfert dans le corps de pièce bobinée. Ledit procédé d’assemblage est simplifié et les risques de mauvais positionnement des épingles sont diminués. Le coût global du procédé d’assemblage est diminué.
Selon une réalisation, lors de l’étape de chargement, les épingles conductrices sont transférées du dispositif intermédiaire vers le dispositif de transfert dans une direction radiale par rapport à l’axe du dispositif de transfert. Cette direction d’insertion permet d’optimiser la simplification dudit procédé.
Selon une réalisation, lors de l’étape de chargement, un dispositif d’insertion déplace les segments conducteurs logés dans les rainures du dispositif intermédiaire pour aider leur insertion dans les espaces latéraux du dispositif de transfert. Cela permet d’amorcer, de manière simple, l’étape de chargement.
Selon une réalisation, les segments conducteurs sont agencés dans les rainures du dispositif intermédiaire de sorte à ce qu’au moins une portion de chaque segment conducteur soit accessible pour permettre leur déplacement par le dispositif d’insertion. Par exemple, au moins une portion de chaque segment conducteur, agencé dans les rainures du dispositif intermédiaire, dépasse de ladite rainure de sorte à ce que, lors de l’étape de chargement, le dispositif d’insertion déplace les segments conducteurs pour aider leur insertion dans les espaces latéraux du dispositif de transfert. Ainsi, au moins une portion de chaque segment conducteur n’est pas logée dans une rainure du dispositif intermédiaire.
Selon une réalisation, lors de l’étape de chargement, au moins une partie du dispositif intermédiaire présente un mouvement de recul dans une direction opposée à la direction de chargement des segments conducteurs depuis les rainures vers les espaces latéraux. Cela permet de simplifier l’étape de chargement.
Selon une réalisation, l’étape de chargement comporte, en outre, une sous- étape de positionnement d’un support de maintien radial agencé pour maintenir dans une direction radiale les segments conducteurs des épingles conductrices dans les espaces latéraux du corps de broche. Cette étape de positionnement du support de maintien lors de l’étape de chargement permet de garantir le maintien des segments conducteurs dans les espaces latéraux une fois leur chargement dans lesdits espaces effectué.
Selon une réalisation, les lamelles de guidage sont rétractables de sorte à pouvoir être logées, respectivement, dans des rainures correspondantes réalisées dans le corps de broche. Ainsi, chaque lamelle peut présenter différentes positions radiales et notamment une première position de maintien dans laquelle la lamelle s’étend circonférentiellement entre deux segments conducteurs pour assurer leur maintien et une deuxième position de repos dans laquelle la lamelle s’étend au moins en partie dans le corps de broche de sorte à laisser libre lesdits segments conducteurs. Cette solution de rétractation des lamelles de guidage est une solution simple et peu encombrante pour maintenir les segments conducteurs des épingles conductrices après leur chargement dans le corps de broche tout en simplifiant leur chargement en diminuant la profondeur radiale des espaces latéraux de manière temporaire. Cela permet d’améliorer le guidage des segments conducteurs des épingles conductrices vers les espaces latéraux lors de l’étape de chargement.
Alternativement, les lamelles de guidage peuvent être rapportées au corps de broche de sorte à pouvoir être détachées du corps de broche. Dans une autre alternative, les lamelles de guidage peuvent présenter un mouvement axial pour dégager l’espace latéral correspondant.
Selon une réalisation, lors de l’étape d’agencement, les épingles conductrices peuvent être agencées de manière individuelle ou collective dans les rainures du dispositif intermédiaire. Par manière collective, on entend qu’au moins deux
épingles conductrices peuvent être agencées dans la même rainure ou dans des rainures différentes simultanément.
Selon une réalisation, toutes les épingles conductrices destinées à former le bobinage électrique sont agencées dans le dispositif intermédiaire lors de l’étape d’agencement. Cela permet de simplifier et de raccourcir le procédé d’assemblage en ayant une même étape et un même outil pour réaliser le bobinage. Les épingles conductrices dites spéciales sont alors agencées et chargées dans le corps de broche de la même manière que les épingles standards. On entend par épingle spéciale, les épingles ayant une forme différente des épingles standards, il peut notamment s’agir des épingles d’alimentation et des épingles de connexion.
Alternativement, une partie des épingles conductrices peut être chargée dans le dispositif de transfert lors d’une seconde étape de chargement sans être insérée au préalable dans le dispositif intermédiaire. Par exemple, les épingles spéciales peuvent être insérées, de manière manuellement ou automatique, dans le dispositif de transfert après le chargement des épingles standards via le dispositif intermédiaire.
Selon une réalisation, après l’étape de d’agencement, les épingles conductrices sont logées dans les rainures du corps longitudinal de sorte à former au moins trois groupes de rainures, chaque groupe présentant un agencement différent, les uns par rapport aux autres, des segments conducteurs dans les rainures, le premier groupe présentant un nombre de segments conducteurs logés dans chaque rainure dudit premier groupe supérieur au nombre de segments conducteurs logés dans chaque rainure du deuxième groupe et également supérieur au nombre de segments conducteurs logés dans chaque rainure du troisième groupe. L’agencement des segments conducteurs en différents groupes permet de simplifier l’étape de chargement, notamment en permettant le chargement en simultanée de plusieurs épingles conductrices lors d’une même étape de chargement.
Selon une réalisation, le nombre de segments conducteurs logés dans chaque rainure du premier groupe est égal à la somme du nombre de segments conducteurs logés dans chaque rainure du deuxième groupe avec le nombre de segments conducteurs logés dans chaque rainure du troisième groupe. Cela permet
de simplifier l’étape d’agencement en évitant d’avoir un nombre de groupe trop important.
Selon une réalisation, le deuxième groupe et le troisième groupe sont agencés de part et d’autre du premier groupe dans la direction longitudinale d’axe du corps du dispositif intermédiaire. Cela permet de réaliser l’étape de chargement en continue sans nécessiter de replacement du dispositif intermédiaire.
Selon une réalisation, chaque segment conducteur logé dans une rainure définit une couche et en ce que les segments conducteurs logés dans les rainures du deuxième groupe sont agencés dans des couches différentes des couches dans lesquelles sont agencés les segments conducteurs logés dans les rainures du troisième groupe de sorte à ce que l’agencement des segments conducteurs du deuxième groupe soit complémentaire de l’agencement des segments conducteurs du troisième groupe.
Selon une réalisation, lors de l’étape de chargement, les segments conducteurs du deuxième groupe et les segments conducteurs du troisième groupe seront agencés dans les mêmes espaces latéraux. Cela permet que chaque espace latéral comporte le même nombre de segment conducteur.
Selon une réalisation, le procédé d’assemblage présente, préalablement à l’étape d’agencement, une étape de mise en forme dans laquelle les épingles conductrices sont vrillées pour décaler, dans une direction circonférentielle, leurs segments conducteurs respectifs l’un par rapport à l’autre. Par exemple, cette étape de mise en forme se fait de manière unitaire. On entend par manière unitaire que les épingles conductrices sont mises en forme individuellement les unes par rapport aux autres.
La présente invention a également pour objet un ensemble d’assemblage d’épingles conductrices dans un dispositif de transfert, chaque épingle conductrice étant formée d’au moins un segment conducteur et étant destinée à être connectée électriquement à au moins une autre épingle conductrice pour former un bobinage électrique d’une pièce bobinée d’une machine électrique tournante. Selon l’invention, l’ensemble d’assemblage comprend un dispositif intermédiaire présentant un corps longitudinal s’étendant le long d’un second axe dans lequel est
agencée une pluralité de rainures, une rainure étant agencée pour loger au moins un segment conducteur d’une épingle conductrice ; un dispositif de transfert comprenant un corps de broche présentant un premier axe et une pluralité de lamelles de guidage s’étendant radialement à partir du corps, des espaces latéraux destinés à loger au moins un segment conducteur étant définis entre deux lamelles de guidage adjacentes, le dispositif de transfert étant agencé pour recevoir des épingles conductrices lors de la mise en oeuvre du procédé d’assemblage selon l’une quelconque des revendications précédentes.
Selon une réalisation, le corps de broche présente une forme cylindrique.
Selon une réalisation, l’ensemble d’assemblage comporte, en outre, un dispositif d’insertion agencée pour déplacer des segments conducteurs logés dans les rainures du dispositif intermédiaire pour aider leur insertion dans les espaces latéraux du dispositif de transfert.
Selon une réalisation, le corps longitudinal du dispositif intermédiaire comporte au moins une cavité dans laquelle le dispositif d’insertion est, au moins partiellement logé. Par exemple, au moins une partie du dispositif d’insertion est agencé entre un fond de la cavité et une portion d’au moins un segment conducteur.
Selon une réalisation, les rainures du corps longitudinal sont séparées en au moins deux portions de rainure distinctes, lesdites portions s’étendant respectivement de part et d’autre du dispositif d’insertion. Cela permet d’améliorer la stabilité des épingles conductrices lorsque le dispositif d’insertion déplace les épingles conductrices.
Selon une réalisation, le dispositif d’insertion présente une rampe. La forme de rampe du dispositif d’insertion permet d’avoir un dispositif d’insertion qui soit efficace pour accompagner le mouvement de chargement des épingles conductrices dans les espaces latéraux tout en restant simple.
Selon une réalisation, la rampe présente une forme courbée. Cela permet de mieux adapter la forme de la rampe à la forme du dispositif de transfert.
Selon une réalisation, chaque rainure s’étend dans une direction transversale ou dans une direction inclinée par rapport à une direction transversale au second axe du dispositif intermédiaire. La direction transversale de la rainure permet de
simplifier l’étape d’agencement. La direction inclinée de la rainure permet de simplifier l’étape de chargement.
Selon une réalisation, au moins une rainure du deuxième groupe et/ou au moins une rainure du troisième groupe : présente une profondeur, dans une direction transversale au second axe, inférieure à la profondeur d’au moins une rainure du premier groupe ; ou comprend au moins un support de segment conducteur agencé pour réduire la profondeur de ladite rainure de sorte à ce que ladite profondeur soit inférieure à la profondeur d’au moins une rainure du premier groupe. Cela permet de simplifier le maintien des épingles conductrices dans le dispositif intermédiaire.
Selon une réalisation, l’ensemble d’assemblage comporte, en outre, un support de maintien radial agencé pour maintenir les épingles conductrices après leur étape de chargement respective dans les espaces latéraux. Par exemple, le support de maintien radial est agencé pour bloquer un mouvement radial, vers l’extérieur par rapport à l’axe du corps de broche, des segments conducteurs.
Selon une réalisation, l’ensemble comporte, en outre, un dispositif d’immobilisation d’au moins une épingle conductrice d’alimentation ou de connexion dans le corps de broche, ladite épingle conductrice d’alimentation ou de connexion présentant une hauteur, dans une direction axiale, différente d’une hauteur, dans une direction axiale, d’une épingle conductrice standard. Ce dispositif d’immobilisation permet d’effectuer le procédé d’assemblage décrit précédemment en une seule fois même lorsque le bobinage électrique à insérer présente différents types d’épingles conductrices. Cela permet de simplifier ledit procédé et de le standardiser quel que soit le type d’épingles conductrices utilisé.
La présente invention pourra être mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre, d’exemples de mise en oeuvre non limitatifs de l’invention et de l’examen des dessins annexés.
La [Fig. 1 ] représente, schématiquement et partiellement, une vue en coupe d’une machine électrique tournante selon un exemple de mise en oeuvre de l’invention.
La [Fig. 2] représente schématiquement une vue en perspective du stator de la figure 1 .
La [Fig. 3] représente schématiquement une vue en perspective d’un exemple d’épingle conductrice du stator de la figure 2.
La [Fig. 4] représente schématiquement une vue en coupe suivant un plan radial d’une partie du stator de la figure 2.
La [Fig. 5] représente schématiquement une vue en perspective d’un exemple de dispositif de transfert portant des épingles conductrices.
La [Fig. 6] représente schématiquement une vue en perspective d’un exemple d’étape de chargement du dispositif de transfert via le dispositif intermédiaire.
La [Fig. 7] représente schématiquement une vue en perspective d’un autre exemple d’étape de chargement du dispositif de transfert via le dispositif intermédiaire.
La [Fig. 8] représente schématiquement une vue détaillée de l’étape de chargement de la figure.
La [Fig. 9] représente une vue en perspective plus précise de l’étape de chargement de la figure 5 via l’ensemble d’assemblage.
La [Fig. 10] représente schématiquement une vue agrandie de la figure 9 dans laquelle le dispositif intermédiaire est retiré.
La [Fig. 1 1 ] représente schématiquement et partiellement une vue en coupe axiale d’un premier exemple d’étape d’agencement.
La [Fig. 12] représente schématiquement et partiellement une vue en coupe axiale d’une variante d’agencement des épingles conductrices dans les rainures.
La [Fig. 13] représente schématiquement et partiellement une vue en coupe axiale d’un deuxième exemple d’étape d’agencement.
La [Fig. 14] représente un logigramme d’un exemple de procédé d’assemblage.
Les éléments identiques, similaires ou analogues conservent les mêmes références d’une figure à l’autre. On notera également que les différentes figures ne sont pas nécessairement à la même échelle.
La figure 1 représente un exemple de machine électrique tournante 10 compacte et polyphasée, notamment pour véhicule tel qu’un véhicule automobile. Cette machine 10 transforme de l’énergie mécanique en énergie électrique, en mode alternateur, et peut fonctionner en mode moteur pour transformer de l’énergie électrique en énergie mécanique. Cette machine électrique tournante 10 est, par exemple, un alternateur, un alterno-démarreur, une machine réversible ou un moteur électrique.
Dans cet exemple, la machine 10 comporte un boitier 1 1 , notamment formé d’un premier flasque 16 et d’un second flasque 17, fixé au véhicule par des moyens de fixation 14. A l'intérieur de ce boitier 1 1 , elle comporte, en outre, un arbre 13, un rotor 12 solidaire en rotation de l’arbre 13 et un stator 15 entourant le rotor 12. Le mouvement de rotation du rotor 12 se fait autour d’un axe X. Dans la suite de la description, la direction axiale correspond à l'axe X, traversant en son centre l’arbre 13, alors que les orientations radiales correspondent à des plans concourants, et notamment perpendiculaires, à l'axe X. Pour les directions radiales, la dénomination interne correspondant à un élément orienté vers l’axe, ou plus proche de l’axe par rapport à un second élément, la dénomination externe désignant un éloignement de l’axe. Un organe d’entraînement 20 tel qu’une poulie ou un pignon peut être fixé sur une extrémité avant de l’arbre 13. Cet organe permet de transmettre le mouvement de rotation à l’arbre ou à l’arbre de transmettre son mouvement de rotation.
Dans l’exemple de réalisation décrit dans la suite de la description, la pièce bobinée correspond au stator 15 de la machine électrique tournante. Cependant on ne sortira pas du cadre de l’invention en utilisant un rotor comme pièce bobinée.
Dans cet exemple de réalisation, le stator 15 comporte un corps de pièce bobinée 21 formé d'un paquet de tôles doté d'encoches 22, équipées d’isolant d’encoche 23 pour le montage d’un bobinage électrique 24. Le bobinage traverse les encoches du corps 21 et forment un chignon avant 25a et un chignon arrière 25b de part et d'autre du corps de pièce bobinée. Par ailleurs, le bobinage 24 est formé d’une ou plusieurs phases comportant au moins un conducteur électrique et
étant reliées électriquement à un ensemble électronique 26. L’ensemble électronique 26 qui est ici monté sur le boitier 1 1 , comporte au moins un module électronique de puissance permettant de piloter au moins une phase du bobinage 24. Le module de puissance forme un convertisseur de tension formant notamment un pont redresseur de tension pour transformer la tension alternative générée en une tension continue et inversement. Alternativement, l’ensemble électronique pourrait être déporté de la machine.
La figure 2 représente plus en détail le stator 15. Le corps de pièce bobinée 21 est formé d’une culasse 27 de forme annulaire autour de l’axe X et d’une pluralité de dents 28 s’étendant radialement en direction du centre du stator à partir de la culasse, et en particulier ici à partir d’une face latérale formant une paroi interne de la culasse 27. Les dents 28 sont réparties angulairement régulièrement sur le pourtour de la culasse, avec des espaces successifs ménagés entre deux dents adjacentes de manière à définir les encoches 22. Selon la direction axiale, les encoches 22 sont ouvertes sur une première face d’extrémité axiale 29a et une seconde face d’extrémité axiale 29b du corps de pièce bobinée 21. Autrement dit, les encoches traversent axialement de part en part le corps et débouchent sur les deux faces d’extrémité axiales opposées du stator. Par les termes « faces d’extrémité axiales >>, on entend des faces perpendiculaires ou sensiblement perpendiculaires à l’axe de révolution X du stator.
Le bobinage 24 est formé à partir d’une pluralité d’épingles conductrices 18, chacune présentant au moins un segment conducteur 19, reliées électriquement entre elles pour former des chemins électriques formant les phases du bobinage. Dans l’exemple de la figure 2, chaque phase comprend une pluralité d’épingles conductrices 18 dont une pluralité de premières épingles standards 31 , une pluralité de deuxièmes épingles standards 30, une épingle de connexion 32 et deux épingles d’alimentation 33, 34. Alternativement, chaque phase peut être formée différemment, ainsi on ne sortira pas du cadre de l’invention en changeant la composition du type d’épingle conductrice formant une phase, par exemple en enlevant l’épingle de connexion ou en ayant un nombre différent de type d’épingles standards.
Comme illustré sur la figure 3, une épingle conductrice standard 30, 31 est formée de deux segments conducteurs 31 A, 31 B s’étendant axialement dans les encoches 22 et qui sont à cet effet sensiblement parallèle entre eux. Lesdits segments conducteurs sont connectés entre eux par l’intermédiaire d’une jonction coudée 31 C qui est également conductrice de manière à former une continuité électrique. Les segments conducteurs 31 A, 31 B d’une même épingle 30, 31 sont disposés dans deux encoches distinctes l’une de l’autre. Les segments conducteurs sont connectés chacun à une autre épingle conductrice via leurs extrémités libres 31 F respectives. Ces liaisons électriques entre les épingles conductrices sont par exemple faites par soudure. Les extrémités libres 31 F et la jonction coudée 31 C s’étendent axialement en dehors des encoches de sorte à former les chignons 25a, 25b. Les épingles d’alimentation 33, 34 sont chacune formées d’un unique segment conducteur s’étendant axialement dans les encoches 22. L’épingle de connexion 32 peut présenter une forme similaire aux épingles standards ou aux épingles d’alimentation. Au moins une épingle d’alimentation 33, 34 ou au moins une épingle de connexion 32 peut présenter une hauteur, dans une direction axiale, différente d’une hauteur d’une épingle standard 30, 31 .
Comme visible sur la figure 4, les différents segments conducteurs 19 disposés dans une même encoche 22 sont superposés afin de former un empilement de N couches Ci, étant entendu que ces N couches sont présentes dans chacune des encoches de sorte que l’on forme sur le pourtour du stator des cercles annulaires sensiblement coaxiaux entre eux. Dans cet exemple de réalisation, ces couches sont au nombre de quatre et numérotées de C1 à C4, selon leur ordre d’empilement dans les encoches 22. La première couche C1 correspond à la couche externe, la deuxième couche C2 correspond à une couche centrale externe directement voisine de la première couche C1 , la troisième couche C3 correspond à la couche centrale interne directement voisine de la deuxième couche C2 et la quatrième couche C4 correspond à la couche interne. La première couche C1 est ainsi occupée par le segment conducteur le plus proche de la culasse 27 et la couche C4 est ainsi occupée par le segment conducteur le plus proche de l’axe X. Bien entendu, l’invention ne se limite pas à ce seul mode de réalisation de sorte qu’un nombre supérieur ou inférieur de segments conducteurs peut être empilé dans chaque encoche par exemple 2, 6, 8 ou 10 conducteurs. Par exemple, une
couche est formée par un unique segment conducteur. Ainsi, chaque encoche 22 comprend N segments conducteurs alignés radialement les uns par rapport aux autres sur une seule ligne et formant chacun une couche Ci. Dans l’exemple illustré, les segments conducteurs présentent chacun une section sensiblement rectangulaire facilitant leur empilement dans l’encoche.
Il va maintenant être décrit en référence aux figures 5 à 14, un procédé d’assemblage 1 10, réalisé au moyen d’un ensemble d’assemblage, des épingles conductrices 18 permettant de charger lesdites épingles dans un dispositif de transfert 40. Ce dispositif de transfert permettra par la suite d’insérer directement les épingles conductrices dans les encoches 22 du corps de pièce bobinée 21 afin de former la pièce bobinée de machine électrique tournante.
La figure 5 représente un exemple de dispositif de transfert 40 dans lequel sont agencées les épingles conductrices 18 à la fin du procédé d’assemblage 1 10 et avant leur transfert dans le corps de pièce bobinée 21. Le dispositif de transfert 40 comprend un corps de broche 41 s’étendant de manière globalement cylindrique autour d’un axe Z et une pluralité de lamelles de guidage 42 s’étendant radialement à partir du corps de broche 41 . Deux lamelles de guidage adjacentes définissent un espace latéral 43 dans lequel peut être logé au moins un segment conducteur 19 d’une épingle conductrice, et notamment plusieurs segments conducteurs. A la fin du procédé d’assemblage 1 10, les épingles conductrices 18 sont agencées dans le corps de broche 41 de sorte à ce que les segments conducteurs 19 soient logés au moins partiellement dans les espaces latéraux 43. Plus précisément dans cet exemple, les segments conducteurs 19 sont logés dans les espaces latéraux 43 de sorte à ce que chaque extrémité libre dépasse axialement de l’espace latéral. Autrement dit, chaque lamelle de guidage 42 présente une hauteur dans une direction axiale inférieure à une hauteur axiale des segments conducteurs 19.
Lors de ce procédé d’assemblage 1 10, les épingles conductrices 18 présentent une forme intermédiaire, c’est-à-dire qu’elles présentent une forme qui n’est pas la forme finale des épingles conductrices pour former le bobinage électrique 24. Lors du procédé d’assemblage, chaque épingle 18 a subi une étape préalable de mise en forme dans laquelle une jonction coudée 18C est formée, notamment par une première phase de pliage puis une seconde phase de vrillage
permettant de décaler les segments conducteurs 19 d’une même épingle conductrice. La phase de vrillage est de préférence une phase de vrillage unitaire faite individuellement pour chaque épingle conductrice 18. Lors dudit procédé, les segments conducteurs 19 s’étendent axialement jusqu’à leur extrémité libre.
Le procédé d’assemblage 1 10 comprend une première étape d’agencement
11 1 dans laquelle les épingles conductrices 18 sont agencées dans un dispositif intermédiaire 70. L’étape d’agencement sera décrite plus en détail ci-après en référence aux figures 1 1 à 13. Le dispositif intermédiaire 70 comprend un corps longitudinal 71 s’étendant le long d’un axe Y dans lequel est agencée une pluralité de rainures 72. Chaque rainure définit un logement 73 recevant au moins un segment conducteur 19 d’une épingle conductrice 18. Chaque logement 73 s’étend dans une direction transversale à l’axe Y. Le dispositif intermédiaire 70 présente notamment la forme d’un rail de chargement. Chaque rainure 72 peut s’étendre dans une direction transversale ou inclinée par rapport à l’axe Y. L’inclinaison de la rainure 72 est notamment fait dans la direction du mouvement de rotation du dispositif de transfert 40.
Le procédé d’assemblage 1 10 comprend une deuxième étape de chargement
112 dans laquelle les épingles conductrices 18, agencées dans le dispositif intermédiaire 70, sont transférées vers le dispositif de transfert 40. Dans les exemples décrits ci-dessous, le dispositif de transfert 40 et le dispositif intermédiaire 70 sont agencés, lors de l’étape de chargement 1 12, l’un par rapport à l’autre de sorte à ce que l’axe Y s’étendent dans une direction globalement perpendiculaire à l’axe Z. En particulier, le corps longitudinal 71 est positionné de sorte à ce qu’au moins un logement 73 s’étende en vis-à-vis d’un espace latéral 43 du corps de broche 41. L’étape de chargement 1 12 sera décrite plus en détail ci-après en référence aux figures 6 à 10.
Dans le premier exemple illustré sur la figure 6, l’étape de chargement 1 12 se fait par un mouvement de rotation, suivant la flèche F1 , du dispositif de transfert 40 sur lui-même autour de l’axe Z en combinaison avec un mouvement de translation, suivant la flèche F2, du dispositif intermédiaire 70 le long de l’axe Y. Dans une variante de réalisation non représentée, un mouvement de translation le long de l’axe Y pourrait être ajouté au mouvement de rotation du dispositif de transfert et le
dispositif intermédiaire pourrait être immobile ou également présenter un mouvement de translation dans une direction opposée au mouvement de translation du dispositif de transfert.
Le dispositif intermédiaire 70 comporte un support d’entrainement 74 sur lequel est monté le corps longitudinal 71 . Le support d’entrainement 74 est agencé pour mettre en mouvement le corps longitudinal 71. Ledit support peut alors présenter une forme correspondant à la direction du mouvement du corps longitudinal 71 . Dans cet exemple, le support d’entrainement 74 s’étend axialement et présente une forme longitudinale plane. Le support d’entrainement 74 peut par exemple être une chenille.
Dans le deuxième exemple illustré sur la figure 7, l’étape de chargement 1 12 se fait par un mouvement d’enroulement, suivant la flèche F3, du dispositif intermédiaire 70 autour du dispositif de transfert 40. Ce mouvement d’enroulement peut être partiel ou se faire sur toute la circonférence du dispositif de transfert 40. En combinaison avec ce mouvement d’enroulement, le dispositif de transfert 40 peut présenter un mouvement de rotation sur lui-même autour de l’axe Z, dans une direction opposée à la direction d’enroulement du dispositif intermédiaire 70. Dans cet exemple, le support d’entrainement 74 s’étend de manière circulaire et présente notamment une forme annulaire.
Dans la suite de la description, l’étape de chargement 1 12 va être décrite plus en détails en faisant référence au premier exemple de la figure 6. Il est entendu que ce qui est décrit ci-dessous pourra également s’appliquer à la variante de réalisation présentée sur la figure 7.
Lors de l’étape de chargement 112, les épingles conductrices 18 sont transférées du dispositif intermédiaire 70 vers le dispositif de transfert 40 dans une direction globalement radiale par rapport à l’axe Z du dispositif de transfert ou dans une direction globalement transversale par rapport à l’axe Y du dispositif intermédiaire.
Comme cela est illustré dans l’exemple de la figure 8, l’étape de chargement 1 12 est faite de manière continue logement après logement. On entend par de manière continue, le fait que le transfert d’un logement peut débuter avant que le
transfert du logement adjacent précédent ne soit terminé. Autrement dit, toutes les épingles contenues dans tous les logements 73 du dispositif intermédiaire 70 ne sont pas transférées en simultanée dans les espaces latéraux 43 du dispositif de transfert 40 mais les uns après les autres.
Lors de l’étape de chargement 1 12 visible sur la figure 8, chaque lamelle de guidage 42 peut être agencée dans une position de repos jusqu’à ce qu’au moins un segment conducteur 19 soit transféré dans l’espace latéral 23 adjacent à ladite lamelle. La lamelle de guidage 42 peut alors présenter un mouvement radial vers l’extérieur, jusqu’à une position de maintien de sorte à accompagner le transfert dudit segment conducteur 19 et maintenir ledit segment dans l’espace latéral correspondant 43. Ainsi, chaque lamelle de guidage 42 peut présenter différentes positions radiales par rapport au corps de broche 41 . Par exemple, chaque lamelle de guidage peut présenter une position de maintien dans laquelle elle est agencée de sorte à s’étendre circonférentiellement entre au moins deux segments conducteurs 19 et une position de repos dans laquelle elle est logée dans une rainure formée dans le corps de broche 41 de sorte à laisser libre l’espace circonférentiel entre lesdits deux segments conducteurs. Dans la position de repos, la lamelle peut par exemple être totalement insérée dans le corps de broche de sorte à ne plus être en saillie radiale par rapport à une surface externe dudit corps. Dans cet exemple, chaque lamelle de guidage 42 peut présenter un mouvement radial depuis la position de repos vers la position de maintien lors de l’étape de chargement 112. Le mouvement radial est notamment fait de manière continue.
Comme illustré sur les figures 9 et 10, le dispositif intermédiaire 70 peut comporter un dispositif d’insertion 75 permettant, lors de l’étape de chargement 1 16, d’aider au déplacement des segments conducteurs 19 logés dans les logements 73 pour simplifier leur insertion dans les espaces latéraux 43 du dispositif de transfert 40. Par exemple, le dispositif d’insertion 75 présente surface formant une rampe 76. Dans cet exemple, la rampe 76 présente une forme courbée permettant d’accompagner de manière continue le mouvement des segments conducteurs 19 vers les espaces latéraux 43. Une extrémité de la rampe 76 vient déplacer, notamment par un mouvement de soulèvement, une portion du segment conducteur 19 à transférer du logement 73 vers l’espace latéral 43 associé, puis ladite portion
dudit segment peut glisser le long d’une partie de la rampe afin d’être totalement logée dans l’espace latéral 43. Dans cet exemple, le dispositif d’insertion 75 est fixe, c’est-à-dire qu’il est immobile par rapport au corps longitudinal 71 . Le glissement du segment conducteur est créé par le mouvement dudit corps 71 par rapport audit dispositif 75.
Le corps longitudinal 71 du dispositif intermédiaire peut comporter une cavité 77 logeant une partie de la rampe 76 de sorte à ce que la rampe 76 soit agencée entre un fond de la cavité 77 et une portion d’un segment conducteur 19. Par exemple, chaque rainure 72 du corps longitudinal 71 est formée d’une première portion de rainure et d’une deuxième portion de rainure formant respectivement une première portion de logement et une deuxième portion de logement. Les portions d’un même logement sont agencées de manière alignée l’une avec l’autre dans une direction transversale à l’axe Y de sorte à loger deux portions distinctes du même segment conducteurs 19. Le dispositif d’insertion 75 s’étend entre la première et la deuxième portion de rainure de sorte à déplacer une portion du segment conducteur s’étendant entre lesdites deux portions de logement.
Lors de l’étape de chargement 112, le dispositif intermédiaire peut également présenter un mouvement de recul dans une direction opposée à la direction de chargement des segments conducteurs 19 depuis les logements 73 vers les espaces latéraux 43. Le mouvement de recul d’une partie du corps longitudinal 71 peut être fait en simultané avec le mouvement d’extension radial d’une lamelle de guidage 42, notamment de la position de repos vers la position de maintien, agencée en vis-à-vis de ladite partie du corps longitudinal 71 .
Le dispositif de transfert 40 peut comporter un support de maintien radial 45 visible sur les figures 5 et 9. Le support de maintien radial 45 est agencé pour maintenir, dans une direction radiale, les segments conducteurs 19 des épingles conductrices 18 dans les espaces latéraux 43. Le support de maintien est positionné autour de la circonférence extérieure du corps de broche 41 muni desdites épingles 18. Le support de maintien radial 45 est notamment positionné autour du corps de broche 41 muni des épingles conductrices 18 lors de l’étape de chargement 1 12. Le support de maintien radial est notamment positionné après le transfert d’un segment conducteur 19 dans l’espace latéral 43 correspondant. De préférence, le
support de maintien 45 peut entourer totalement ledit corps 41. Le support de maintien 45 peut présenter plusieurs portions agencées de manière adjacente pour entourer ledit corps 41 . Cela permet de simplifier le positionnement dudit support.
L’étape d’agencement 1 1 1 peut être réalisée de manière manuelle, un opérateur mettant manuellement en position les épingles conductrices 18 une par une dans les logements 73, ou de manière automatique.
Lors de l’étape d’agencement 1 1 1 , les épingles conductrices 18 peuvent être agencées de manière individuelle ou collective dans les logements 73 du dispositif intermédiaire. Lorsque les épingles conductrices sont insérées de manière collective dans les logements respectifs, cette insertion peut se faire en regroupant des épingles agencées dans des logements différents, notamment adjacents. Ainsi, plusieurs logements 73, notamment adjacents, peuvent être remplis simultanément. Ladite insertion peut, alternativement ou également, se faire en regroupe plusieurs épingles conductrices superposées dans les mêmes logements. Ainsi, un même logement 73 peut recevoir simultanément toutes les épingles correspondantes.
Un premier exemple d’étape d’agencement 1 1 1 est illustré sur la figure 11 . Dans cet exemple, les épingles conductrices sont agencées dans une configuration dite imbriquée, c’est-à-dire qu’une première épingle standard 30 présente un premier segment conducteur agencé dans la couche C1 et un second segment conducteur agencé dans la couche C3 et une deuxième épingle standard 31 présente un premier segment conducteur agencé dans la couche C2 et un second segment conducteur agencé dans la couche C4 du corps de pièce bobinée 21 . Les couches C1 , C2, C3 et C4 formées dans les encoches 22 du corps de pièce bobinée 21 sont également présentes dans les espaces latéraux 43 du corps de broche 41 . Les couches des espaces latéraux 43 sont agencée de manière opposée par rapport aux couches C1 à C4, c’est-à-dire que la couche C4 est agencée dans le fond de l’espace latéral et la couche C1 est agencée au niveau de l’ouverture de l’espace latéral. De manière similaire, les couches C1 , C2, C3 et C4 formées dans les encoches 22 sont également présentes dans les logements 73 du corps longitudinal 71 . Les couches C1 ’, C2’, C3’, C4’ des logements 73 sont agencées de la même manière par rapport aux couches C1 à C4. Ainsi, la couche C4’ est agencée au niveau de l’ouverture du logement 73 et la couche C1 ’ est agencée au
niveau du fond du logement 73. Les segments conducteurs 19 d’une même épingle conductrice sont insérés dans deux logements 73 différents et décalés longitudinalement. Le nombre de logement de décalage entre les segments conducteurs d’une épingle est égal au nombre d’encoche 22 de décalage entre lesdits segments lorsque le bobinage 24 sera formé dans le corps de pièce bobinée.
Dans l’exemple de la figure 1 1 , l’étape d’agencement 1 1 1 est réalisée par une première phase d’insertion d’un premier nombre de premières épingles standard 30 dans les couches C1 ’ et C3’ puis par une deuxième phase d’insertion d’un deuxième nombre de deuxièmes épingles standard 31 dans les couches C2’ et C4’. Les deuxièmes épingles standards 31 sont ici agencées dans les mêmes logements 73 que lesdites premières épingles 30. L’étape d’agencement 1 11 comprend ensuite une troisième phase d’insertion d’un troisième nombre de premières épingles standard 30 dans les couches C1 ’ et C3’. Les premiers segments conducteurs des premières épingles standards 30 de la troisième phase sont ici agencées dans les mêmes logements 73 que les deuxième épingles 31 de sorte à former la couche C3’ et les seconds segments conducteurs des premières épingles standards 30 de la troisième phase sont ici agencées dans des logements 73 vides de sorte à former la couche C1 ’. Ladite étape 1 1 1 comprend une quatrième phase d’insertion d’un quatrième nombre de deuxièmes épingles standard 31 dans les couches C2’ et C4’ de manière superposée aux épingle standard 30 insérée dans la troisième phase. Le même nombre d’épingle standard 30 et d’épingle standard 31 est ainsi inséré à chaque phase. L’étape 11 1 peut également comporte une cinquième phase de positionnement d’une épingle d’alimentation 33 dans la couche C1 ’, d’une épingle de connexion 32 dans les couches C2’ et C3’ et d’une épingle d’alimentation 34 dans la couche C4’.
Après l’étape d’agencement 1 1 1 illustré sur la figure 1 1 , les segments conducteurs 19 des épingles conductrices sont réparties de sorte à former trois groupes de rainures. Le premier groupe G1 présente quatre segments conducteurs logés dans chacun de ses logements 73. Le deuxième groupe G2 présente deux segments conducteurs logés dans chacun de ses logements 73. Le troisième groupe G3 présente deux segments conducteurs logés dans chacun de ses logements 73. Pour s’simplifier la figure 1 1 , tous les logements du premier groupe
G1 ne sont pas représentés mais on comprendra que le premier logement présente un nombre de rainure largement supérieur au nombre de rainure des deuxièmes et troisièmes groupes.
Le deuxième groupe G2 et le troisième groupe G3 sont chacun agencé à une extrémité axiale du premier groupe G1 de sorte que le premier groupe est un groupe central et les deuxièmes et troisièmes groupes forment chacun une bordure de l’ensemble d’épingles conductrices. Dans cet exemple, les segments conducteurs du premier groupe G1 occupent les couches 01 ’, C2’, C3’ et C4’ ; les segments conducteurs du deuxième groupe G2 occupent les couches 01 ’, C2’ et les segments conducteurs du troisième groupe G3 occupent les couches 03’, 04’. Lors de l’étape de chargement 1 12, les segments conducteurs du deuxième groupe G2 et les segments conducteurs du troisième groupe G3 seront superposés radialement par rapport à l’axe Z dans les mêmes espaces latéraux 43 de sorte à ce que chaque espace latéral comporte le même nombre de segment conducteur.
La figure 12 illustre un exemple de réalisation dans lequel chaque logement 73 du troisième groupe G3 comprend un support de segment conducteur 78 permettant de combler les couches du fond de logement ne présentant pas de segment conducteur.
Un deuxième exemple d’étape d’agencement 1 1 1 est illustré sur la figure 13. Dans cet exemple, les épingles conductrices sont agencées dans une configuration dite côte-à-côte, c’est-à-dire qu’une première épingle standard 30 présente un premier segment conducteur agencé dans la couche C1 et un second segment conducteur agencé dans la couche C2 et une deuxième épingle standard 31 présente un premier segment conducteur agencé dans la couche C3 et un second segment conducteur agencé dans la couche C4 du corps de pièce bobinée 21. L’étape d’agencement 1 1 1 de ce deuxième exemple peut se déroulée de manière similaire au premier exemple. Plus précisément, l’étape 11 1 peut comporter plusieurs phases, chacune permettant d’insérer différent nombre d’épingles conductrices.
Après l’étape d’agencement 1 1 1 illustré sur la figure 13, les segments conducteurs 19 des épingles conductrices sont réparties de sorte à former trois groupes de rainures de manière similaire à l’exemple de la figure 11 . Le deuxième
groupe G2 et le troisième groupe G3 sont chacun divisé en deux sous-groupes G2’, G2”, G3’, G3”. Le premier sous-groupe G2’ présente un segment conducteur logé dans la couche C1 ’ de chacun de ses logements 73. Le deuxième sous-groupe G2” présente trois segments conducteurs logés dans les couches 01 ’, C2’ et C3’ de chacun de ses logements 73. Le troisième sous-groupe G3” présente trois segments conducteurs logés dans les couches C4’, C2’ et C3’ de chacun de ses logements 73. Le quatrième sous-groupe G3’ présente un segment conducteur logé dans la couche C4’ de chacun de ses logements 73. Lors de l’étape de chargement 112, les segments conducteurs du premier sous-groupe G2’ et les segments conducteurs du troisième sous-groupe G3” seront superposés radialement par rapport à l’axe Z dans les mêmes espaces latéraux 43 et les segments conducteurs du deuxième sous-groupe G2” et les segments conducteurs du quatrième sous- groupe G3’ seront superposés radialement par rapport à l’axe Z dans les mêmes espaces latéraux 43.
L’agencement des épingles conductrices de la figure 13 permet de réaliser l’étape de chargement en une seule fois ou en plusieurs phases. Par exemple, l’étape de chargement 1 12 peut présenter une première phase de chargement des couches C3’ et C4’ puis une seconde phase de chargement des couches C1 ’ et C2’.
Toutes les épingles conductrices 18 destinées à former le bobinage électrique 24 peuvent être agencées dans le dispositif intermédiaire 70 lors de l’étape d’agencement 1 1 1. Les épingles standards 30, 31 , les épingles d’alimentation 33, 34 et les épingles de connexion 32 sont alors agencées dans le dispositif intermédiaire 70 lors de ladite étape d’agencement 1 1 1. L’étape de chargement 116 se fait alors pour toutes les épingles conductrices 18. Alternativement, les épingles standards 30, 31 peuvent être chargées au moyen d’un procédé automatique utilisant notamment les étapes d’agencement 1 1 1 et de chargement 1 12 décrites précédemment et les épingles de connexion 32 et/ou d’alimentation 33, 34 peuvent être chargées, de manière automatique ou manuelle, directement dans le dispositif de transfert 40 après l’étape de chargement 1 12.
Le dispositif de transfert 40 peut comporter un dispositif d’immobilisation 47, visible sur la figure 5, permettant de maintenir au moins une épingle d’alimentation 33, 34 et/ou au moins une épingle de connexion 32 dans le corps de broche 41 . Le
dispositif d’immobilisation 47 permet notamment de maintenir lesdites épingles dans les directions radiale et axiale. Dans cet exemple de réalisation, le dispositif d’immobilisation 47 est formé d’une rainure dans laquelle est insérée une épingle d’alimentation 33, 34. L’épingle de connexion 32 est, ici, maintenue de la même manière que les épingles standards 30, 31 via les lamelles de guidage 42. Alternativement, le dispositif d’immobilisation 47 peut être formé par des murets entourant l’épingle à maintenir ou un système d’encliquetage.
La présente invention trouve des applications en particulier dans le domaine des alternateurs, des alterno-démarreurs, des moteurs électriques ou encore des machines réversibles mais elle pourrait également s’appliquer à tout type de machine tournante. Bien entendu, la description qui précède a été donnée à titre d'exemple uniquement et ne limite pas le domaine de la présente invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les différents éléments par tous autres équivalents. Par exemple, on ne sortira pas du cadre de l’invention en adaptant le procédé et l’ensemble d’assemblage décrit ci-dessus pour une machine électrique tournante dont le stator est positionné radialement à l’intérieur du rotor.