Description
Titre : COMPOSITION DE DIANHYDROHEXITOLS STABLES A L’OXYDATION ET CONTENANT UN ESTER D’ACIDE GALLIQUE
[0001] La présente invention est relative à un procédé permettant d'améliorer la stabilité à l’oxydation de compositions d'un produit de déshydratation interne d'un sucre hydrogéné, notamment une composition d'isosorbide, ledit procédé reposant sur la mise en œuvre d’esters d’acide gallique. Elle se rapporte aussi aux compositions ainsi obtenues et à leurs différentes utilisations.
[0002] Valoriser nos ressources biologiques renouvelables est devenu un impératif écologique et économique majeur, face à l'épuisement et à la montée des prix des matières fossiles comme le pétrole. C'est dans ce contexte que s'inscrit depuis plusieurs années le développement des 1 ,4:3,6- dianhydrohexitols.
[0003] Ces produits, également appelés isohexides, sont obtenus par déshydratation interne de sucres hydrogénés en C6 (hexitols) tels que le sorbitol, le mannitol et l'iditol. Dans la présente demande, le terme « dianhydrohexitols » englobe l'isosorbide (1 ,4 - 3,6- dianhydro-sorbitol), l'isomannide (1 ,4 - 3,6 dianhydro-mannitol), l'isoidide (1 ,4 - 3,6- dianhydro-iditol) de formules suivantes, ainsi que les mélanges de ces produits :
[0005] Il existe aujourd'hui un fort potentiel de développement industriel pour les isohexides, et notamment pour l'isosorbide dont on envisage l'utilisation pour la préparation :
- de 2-nitrate, 5-nitrate ou 2,5 dinitrate d'isosorbide, utiles dans le traitement thérapeutique de maladies, notamment cardiaques et/ou vasculaires ; de dérivés alcoylés, en particulier diméthylés, de l'isosorbide, utiles notamment comme solvants dans le cadre de la préparation de compositions pharmaceutiques ou cosmétologiques ;
- de dérivés d'isosorbide à destination de compositions détergentes pour carburants ;
- de dérivés alcoylés ou alcénylés utilisables comme plastifiants de polymères, d'adhésifs ou d'encres ;
- de biphosphites particuliers utilisables comme agents stabilisants de polymères ou lubrifiants ;
- d'articles à base d'alcool polyvinylique, de polyuréthannes, ou de polymères et copolymères tels que des polyesters et des polycarbonates ;
- de polycondensats biodégradables ;
- de laques aqueuses ou de compositions à action recouvrante et/ou colorante de surfaces.
[0006] Or, il est bien connu que les polyols, tels que les hexitols, lorsqu’ils sont soumis à une étape de déshydratation (par exemple le sorbitol) sont susceptible d'être transformés, outre en le produit de déshydratation recherché (par exemple l'isosorbide) en divers co-produits tels que :
- des isomères dudit produit recherché, par exemple des isomères de l'isosorbide tels que l'isomannide et l'isoidide,
- des produits moins déshydratés que le produit recherché ou que ses isomères, par exemple du sorbitan, du mannitan ou de l'iditan,
- des dérivés résultant de l'oxydation ou plus généralement de la dégradation des produits susmentionnés, ces dérivés pouvant inclure, par exemple lorsque le produit recherché est l'isosorbide, des co-produits de type déoxy monoanhydro hexitols, monoanhydro pentitols, monoanhydro tétritols, anhydro hexoses, hydroxyméthyl furfural, ou glycérine :
- des dérivés résultant de la polymérisation des produits susmentionnés, et/ou des espèces fortement colorées, de nature mal définie.
[0007] Aussi, il existe tout un pan de la littérature dédié à des technologies visant à obtenir des compositions issues de ladite étape de déshydratation, qui soient améliorées en termes de pureté ou de stabilité et ce, en jouant sur les conditions réactionnelles lors de ladite étape, ou en appliquant un ou plusieurs traitement(s) de purification après ladite étape, ou encore en combinant ces différents moyens.
[0008] Dans la première catégorie, on peut citer le brevet CA 1 178288 qui recommande (page 14, lignes 3-8) de conduire la réaction de déshydratation sous une atmosphère de gaz inerte pour éviter des réactions d'oxydation, notamment lorsque des températures et durées de réaction relativement importantes sont envisagées. Le brevet US 4 861 513 s'inscrit également dans cette lignée, en décrivant une réaction de déshydratation du sorbitol menée en présence simultanée de gaz inerte (azote) et d'un agent réducteur (hypophosphite de sodium) en vue de préparer des mélanges de polyols particuliers, lesquels présentent une faible teneur (10 à 26 % en poids sec) en dianhydrosorbitol.
[0009] Dans la deuxième catégorie, on peut se référer au brevet US 4564692 qui mentionne sans aucunement la détailler, la prépurification sur échangeurs d'ions et / ou charbon actif de compositions d'isosorbide ou d'isomannide puis, après concentration par évaporation et ensemencement de cristaux de l'isohexide recherché, la cristallisation dans l'eau de celui-ci. On peut
également indiquer la demande de brevet WO 01 / 94352 qui enseigne une purification par traitement avec un moyen d'échange ionique, puis un moyen de décoloration.
[0010] Enfin, dans la troisième catégorie, on peut mentionner le brevet GB 613 444 qui décrit l'obtention, par déshydratation en milieu eau / xylène, d'une composition d'isosorbide ensuite soumise à un traitement de distillation puis de recristallisation dans un mélange alcool / éther. Quant au brevet EP 0323994, il envisage la mise en œuvre de catalyseurs de déshydratation particuliers (respectivement un halogénure d'hydrogène gazeux et du fluorure d'hydrogène liquide) associés avantageusement à des acides carboxyliques comme co-catalyseurs, puis la distillation des compositions brutes d'isosorbide ou d'isomannide ainsi obtenues.
[0011] En opposition avec cet état de la technique, la Demanderesse avait fait le double constat selon lequel le niveau de stabilité d'une composition d'isohexides n'était pas corrélé à son niveau de pureté, mais encore que la mise en œuvre d'un agent comme l'azote gazeux ou le borohydrure de sodium telle que décrite dans l'art antérieur (au plus tard au moment de l'étape de distillation) ne permettait pas d'améliorer significativement cette stabilité.
[0012] Et c'est en poursuivant encore ses travaux que la Société Demanderesse avait alors trouvé de façon surprenante et inattendue que, seuls 1) des agents stabilisants particuliers, en l'occurrence sous forme non gazeuse 2) mis en œuvre à un moment particulier du procédé de préparation, en l'occurrence postérieurement à l'étape proprement dite de distillation, permettaient de préparer des compositions d'isohexides dont le comportement au stockage, pour le moins à température ambiante ou modérée, était amélioré.
[0013] Cette invention à fait l'objet du brevet EP 1 446 373, protégeant un procédé de préparation d'une composition de produit de déshydratation interne d'un sucre hydrogéné, caractérisé par le fait qu'il comprend : a) une étape de distillation d'un milieu contenant ledit produit de déshydratation interne en vue d'obtenir un distillât enrichi en ce produit, b) éventuellement, au moins une étape subséquente de purification du distillât ainsi obtenu, c) une étape subséquente de mise en présence du distillât obtenu lors de l'étape a), puis éventuellement soumis à l'étape b), avec un agent apte à améliorer la stabilité du produit de déshydratation interne majoritairement contenu dans le distillât, le dit agent n'étant pas sous forme gazeuse, d) éventuellement, une étape subséquente de mise en forme de la composition résultante de produit de déshydratation interne d'un sucre hydrogéné.
[0014] Ce document relate un certain nombre de possibilités pour l'agent d'amélioration mis en œuvre au cours de l'étape c), et qui peut être choisi parmi :
- les agents réducteurs, et notamment des composés à base de bore ou d'aluminium comme le
borohydrure de sodium (NaBH4) ou l'aluminohydrure de lithium (UAIH4) ;
- des composés à base de phosphore comme une phosphine ou un phosphite ;
- des agents anti-oxydants, et notamment des composés à base d'azote, en particulier des aminés, aromatiques ou non, contenant ou non par ailleurs au moins une fonction alcool, comme l'hydroxylamine, la morpholine, et leurs dérivés ;
- des composés aromatiques, azotés ou non, contenant ou non au moins une fonction alcool, comme par exemple l'hydroquinone, le phénol, les tocophérols et leurs dérivés respectifs ;
- des composés anti-oxydant à base de phosphore ou de soufre tels que les phosphites, les phosphonites, les sulfites, les sels d'esters d'acide thiodipropionique et leurs mélanges ;
- des anti-acides ;
- des agents désactivateurs des métaux, comme des agents complexants ou chélatants des métaux d'origine naturelle ;
- des produits autorisés comme additifs alimentaires, en particulier ceux qualifiés de anti-oxygènes , correcteurs d'acidité ou séquestrants au sens de la réglementation européenne, comme l'acide ascorbique (vitamine C), l'acide érythorbique, l'acide lactique, l'acide citrique, l'acide gallique, les tocophérols, les dérivés (en particulier les sels) de l'ensemble de ces produits, le BHT, le butylhydroxyanisole (BHA) et les mélanges quelconques de ces produits.
[0015] La Société Demanderesse a alors démontré que par la mise en œuvre d'un tel procédé, on aboutissait à des compositions particulièrement stables. Par composition stable au sens du document EP 1 446373, on entend une composition qui, stockée dans une atmosphère non inerte pendant une durée d'au moins un mois et à une température de 40°C, présente à la fois une teneur en acide formique inférieure à 0,0005 % et une teneur globale en monoanhydrohexoses inférieure à 0,005 %, ces pourcentages étant exprimés en poids sec par rapport au poids sec de ladite composition.
[0016] Cette stabilité est, pour les compositions obtenues grâce au procédé précité, supérieure à 1 mois et peut atteindre au moins 2 mois, de préférence au moins 6 mois et plus préférentiellement encore au moins un an. A titre d'agent d'amélioration mis en œuvre pendant l'étape c), le document EP 1 446 373 exemplifie le borohydrure de sodium, la morpholine, le BHT, la vitamine C, le borate de sodium, la soude, et le phosphate disodique, les meilleurs résultats (stabilité de 6 mois) étant obtenus pour le borohydrure de sodium et la morpholine.
[0017] Travaillant à l'amélioration de ce dernier procédé, la Demanderesse est ensuite parvenue à illustrer l'influence de la nature de l'agent introduit au niveau de l'étape c) du procédé, et que le choix particulier de la monoéthanolamine, de la diéthanolamine (DEA), de la triéthanolamine (TEA) ou de leurs mélanges conduisait à des résultats particulièrement avantageux : ces derniers font notamment l’objet du document EP 2991 991. Ces résultats sont étayés par le suivi du pH au cours
du temps de des compositions ainsi stabilisées. Par composition stable au sens du document EP 2991 991, on entend une composition dont le pH n'évolue pas de manière significative à 50 °C et ce, pendant au moins 1 mois.
[0018] Poursuivant ses recherches en vue d’obtenir des compositions de produit de déshydratation interne d'un sucre hydrogéné toujours plus stables, la Demanderesse est parvenue à la conclusion que l’oxydation était un phénomène prépondérant ; en d’autres termes, la stabilité desdites compositions est avant tout gouvernée par leur résistance à l’oxydation. Ce faisant, la Demanderesse est parvenue à identifier une classe particulière de composés chimiques, particulièrement efficaces pour améliorer cette stabilité à l’oxydation : les esters d’acide gallique, aussi appelés gallates.
[0019] Il est aussi du mérite de la Demanderesse d’avoir songé à recourir à un dispositif original pour démontrer l’efficacité de ces composés : le test dit « PetroOxy ». Ce test met en œuvre l'appareil éponyme commercialisé par Anton Paar GmbH, habituellement utilisé pour évaluer la résistance à l'oxydation de distillais de carburants. L’expérience repose sur l’oxydation accélérée d’un échantillon : celui-ci est placé dans une chambre hermétique qui se remplit d'oxygène jusqu'à une pression préalablement fixée et monte jusqu'à une température donnée. Ces conditions conduisent à une oxydation accélérée de l'échantillon qui se traduit par la diminution de la pression au sein de l'enceinte. On mesure alors une différence de pression d'oxygène au sein de la cellule. Le temps d’induction est déterminé par l’évaluation de la vitesse de consommation d’oxygène dans le temps.
[0020] La période d'induction est la période au début du processus d'oxydation au cours de laquelle les réactions sont lentes, en raison d'une faible concentration d'intermédiaires réactionnels. Une fois cette période écoulée, les réactions sont plus rapides ce qui se traduit par une évolution brusque de la pression en oxygène. On détermine ainsi le temps d’induction qui correspond à la durée de cette période initiale d’induction. On se reportera à la partie exemplification de la présente Demande pour l’exploitation et l’interprétation des résultats liés à la mise en œuvre du test « PetroOxy ».
[0021] De manière avantageuse, cette méthode a permis de démontrer que certains composés de l’art antérieur, réputés efficaces vis-à-vis de la stabilité au pH, n’avaient aucun effet sur le phénomène d’oxydation : c’est le cas du phosphate disodique. Elle a aussi permis de démontrer l’intérêt de la DEA et de la TEA, comme agents améliorant la résistance à l’oxydation. Mais elle s’est surtout avérée particulièrement discriminante, notamment en écartant des agents anti oxydants connus par ailleurs mais ayant de manière surprenante un effet négatif sur l’isosorbide, et en dégageant une classe de composés particulièrement efficaces en terme de pouvoir anti oxydant sur l’isosorbide : les esters d’acide gallique. Aucun composé connu jusqu’alors n’avait permis d’atteindre un tel pouvoir antioxydant sur l’isosorbide, pas même la DEA et la TEA.
[0022] Rien dans l’état de la technique ne laissait suggérer que les esters d’acide gallique, utilisés dans un procédé de préparation d'une composition de produit de déshydratation interne d'un sucre hydrogéné, ne conduiraient à une telle résistance à l’oxydation desdites compositions. De la même manière, aucun élément ne permettait d’induire l’homme du métier à tester le dispositif dit « PetroOxy », pour identifier des composés efficaces vis-à-vis de l’oxydation, pour des compositions de produit de déshydratation interne d'un sucre hydrogéné. Il est du mérite de la Demanderesse d’être parvenue à de tels résultats.
[0023] Aussi, un premier objet de la présente invention consiste en un procédé de préparation d'une composition de produit de déshydratation interne d'un sucre hydrogéné, comprenant : a) une étape de distillation d'un milieu contenant ledit produit de déshydratation interne en vue d'obtenir un distillât enrichi en ce produit, b) éventuellement, au moins une étape subséquente de purification du distillât ainsi obtenu, c) une étape subséquente de mise en présence du distillât obtenu lors de l'étape a), puis éventuellement soumis à l'étape b), avec au moins un ester d’acide gallique, d) éventuellement, une étape subséquente de mise en forme de la composition résultante de produit de déshydratation interne d'un sucre hydrogéné.
[0024] De manière préférée, l’ester d’acide gallique mis en œuvre au niveau de l'étape c) est choisi parmi les esters d’alkyles, plus préférentiellement parmi le gallate d’éthyle et le gallate de propyle et leurs mélanges. De manière encore plus préférée, l’ester d’acide gallique mis en œuvre au niveau de l'étape c) est le gallate de propyle.
[0025] Dans une première variante préférée, l’étape c) met aussi en œuvre un composé phosphaté, préférentiellement le phosphate disodique.
[0026] Dans une seconde variante préférée, l’étape c) met aussi en œuvre une amine, préférentiellement choisie parmi les alkylamines, plus préférentiellement parmi la diéthanolamine et la triéthanolamine, et qui est très préférentiellement la diéthanolamine.
[0027] Le procédé selon l'invention est avantageusement caractérisé en ce que l’ester d’acide gallique mis en œuvre au niveau de l'étape c) est utilisé à raison de 0,0001 à 2 %, préférentiellement de 0,001 à 2 %, plus préférentiellement de 0,002 à 1,5 %, encore plus préférentiellement de 0,002 à 0,1%, ces pourcentages étant exprimés en poids sec d’ester d’acide gallique par rapport au poids sec du produit de déshydratation interne de sucre hydrogéné alors majoritairement présent dans le distillât, par exemple de l'isosorbide alors présent dans ce milieu.
[0028] Dans la première variante préférée ci-dessus, le composé phosphaté mis en œuvre au niveau de l'étape c) est avantageusement utilisé à raison de 0,0001 à 2 %, préférentiellement de 0,001 à 2 %, plus préférentiellement de 0,002 à 1,5 %, encore plus préférentiellement de 0,002 à 0,1%, ces
pourcentages étant exprimés en poids sec dudit composé phosphaté par rapport au poids sec du produit de déshydratation interne de sucre hydrogéné alors majoritairement présent dans le distillât, par exemple de l'isosorbide alors présent dans ce milieu.
[0029] Dans la seconde variante préférée ci-dessus, l’amine mise en œuvre au niveau de l'étape c) est avantageusement utilisée à raison de 0,0001 à 2 %, préférentiellement de 0,001 à 2 %, plus préférentiellement de 0,002 à 1,5 %, encore plus préférentiellement de 0,002 à 0,1%, ces pourcentages étant exprimés en poids sec de ladite amine par rapport au poids sec du produit de déshydratation interne de sucre hydrogéné alors majoritairement présent dans le distillât, par exemple de l'isosorbide alors présent dans ce milieu.
[0030] Dans le cadre du procédé selon l'invention, il convient de préciser que le milieu soumis à l'étape a) de distillation, peut être de nature très variée, y compris en termes de matière sèche, de température et / ou de pureté en le produit de déshydratation recherché. Ainsi la pureté du milieu soumis à l’étape a) en produit recherché, par exemple en isosorbide, peut-être comprise entre 50 et 80%, ou même être supérieure à 80% (pourcentages massique exprimés par rapport à la masse totale du milieu soumis à l’étape a)). Il peut s'agir, selon une première variante, d'une composition d'isosorbide consistant en le milieu issu directement de la réaction de déshydratation proprement dite et présentant par exemple une pureté en produit recherché, par exemple en isosorbide, de l'ordre de 50 à 80 %. Selon une autre possibilité, ladite composition résulte déjà d'une ou de plusieurs opérations antérieures de purification, notamment par distillation et / ou cristallisation et présente par exemple une pureté en produit recherché, par exemple en isosorbide, supérieure à 80 %.
[0031] De manière avantageuse l'étape a) de distillation est suivie d'une étape b) de purification du distillât résultant. Selon une première variante l'étape b) consiste en une étape de purification selon laquelle le distillât, généralement mis en solution, est traité avec au moins un moyen de purification choisi parmi les moyens de décoloration et les moyens d'échange ionique.
[0032] Par moyens de décoloration, on entend notamment le charbon actif sous forme granulaire ou pulvérulente et les résines d'adsorption. A titre d'exemple, on peut utiliser, seul ou en combinaison, du charbon actif granulaire comme le produit CECA DC 50, du charbon actif pulvérulent comme le produit NORIT SX+ et/ou une résine comme celles dénommées DUOLITE XAD 761 , MACRONET MN-600 ou MACRONET MN-400. Par moyens d'échange ionique, on entend notamment les résines anioniques, faibles ou fortes, et les résines cationiques, faibles ou fortes. A titre d'exemple, on peut utiliser, seule ou en combinaison, une résine anionique forte comme la résine AMBERLITE IRA 910 ou une résine cationique forte comme la résine PUROLITE C 150 S. Le moyen d'échange ionique peut avantageusement comprendre au moins une résine anionique et au moins une résine cationique. De préférence, ce moyen est composé d'un lit mixte de résines anionique(s) et
cationique(s) ou d'une succession de résines cationique(s) puis anionique(s) ou d'une succession de résine (s) anionique (s) puis cationique (s).
[0033] De manière préférentielle, lors de l'étape b) du procédé conforme à l'invention, le distillât obtenu lors de l'étape a) est traité dans un ordre quelconque par au moins un charbon actif et par au moins une résine, ionique ou non ionique. De manière très avantageuse, ledit distillât est traité d'abord par un charbon actif puis par au moins une résine puis de nouveau par un charbon actif. Selon une autre variante du procédé selon l'invention, la Société Demanderesse a trouvé qu'il était particulièrement avantageux que la composition soumise à l'étape b) de purification présente déjà certaines caractéristiques en termes de teneur maximale en impuretés particulières, par exemple en acide formique et en espèces de type monoanhydrohexoses. Elle a trouvé par ailleurs qu'une telle teneur pouvait notamment être garantie en soumettant directement le distillât obtenu lors de l'étape a) à ladite étape b) de purification.
[0034] Le procédé selon l'invention peut donc être caractérisé par le fait que le distillât soumis à ladite étape b) présente une teneur en acide formique inférieure à 0,002 % et une teneur en monoanhydrohexoses inférieure à 0,02 %, ces pourcentages étant exprimés en poids sec par rapport au poids sec du produit de déshydratation interne de sucre hydrogéné alors majoritairement présent dans ledit distillât, par exemple au poids sec d'isosorbide présent dans ledit distillât. Le distillât peut notamment présenter une teneur en acide formique inférieure à 0,0005 % et une teneur en monoanhydrohexoses inférieure à 0,005 %.
[0035] De manière avantageuse, l’étape b) de purification est mise en œuvre et l’ester d’acide gallique, et éventuellement le composé phosphaté de la première variante ou l’amine de la seconde variante, sont mis en œuvre après cette étape b) et il sont notamment introduits directement dans la solution aqueuse purifiée de produit de déshydratation interne issue de l'étape b), laquelle présente généralement une température au plus égale à 60 °C.
[0036] Après l'étape c) et comme indiqué précédemment, la composition de produit de déshydratation interne d'un sucre hydrogéné obtenue selon l'invention peut être mise en forme lors d'une étape d) ultérieure. Cette étape peut consister en une opération de pastillage ou d'écaillage de la masse cristallisée ou massé résultant du refroidissement, notamment par contact sur une surface froide, de la composition issue de l'étape c).
[0037] L'étape d) de mise en forme peut, si on le souhaite, être suivie d'une étape de broyage et/ou de tamisage et ce, avant toute étape de stockage et/ou d'ensachage de la composition ainsi obtenue.
[0038] Selon une autre variante, la composition de produit de déshydratation interne d'un sucre hydrogéné obtenue selon l'invention peut, après l'étape c), être stockée en l'état, en particulier à l'état liquide ou pâteux, sans étape spécifique de mise en forme ultérieure. La composition résultant
du procédé selon l'invention peut par ailleurs avoir subi, à tout moment, une étape de concentration, en particulier une étape d'évaporation sous vide, ladite étape étant conduite dans les conditions les plus douces possible, notamment en termes de durée et de température. Cette étape consiste alors à concentrer ladite composition tout en la maintenant sous forme liquide, notamment à une teneur en matière sèche comprise entre 50 et 90 %, préférentiellement entre 75 et 88 %. Elle peut aussi consister à concentrer ladite composition de manière à obtenir un produit final sous forme sèche.
[0039] De manière préférée, il est le plus avantageux de mener ladite étape de concentration directement après l'étape c).
[0040] L'ensemble des étapes du procédé selon l'invention, obligatoires ou facultatives, qui viennent d'être décrites peuvent en outre, si on le souhaite, être menées sous atmosphère inerte, y compris l'étape c) caractéristique de la présente invention et / ou toute étape ultérieure, notamment de mise en forme, de stockage ou d'ensachage.
[0041] L’expression « produit de déshydratation interne d'un sucre hydrogéné » inclut notamment les produits de déshydratation interne de sucres hydrogénés en C6(hexitols) tels que le sorbitol, le mannitol et l'iditol et englobe donc l'isosorbide (1 ,4 - 3,6- dianhydro-sorbitol), l'isomannide (1 ,4 - 3,6 dianhydro-mannitol), l'isoidide (1 ,4 - 3,6- dianhydro-iditol). Dans une variante préférée, le procédé selon l'invention est caractérisé en ce que le produit de déshydratation interne d'un sucre hydrogéné est l'isosorbide.
[0042] En suite de quoi, on dispose d'un nouveau moyen apte à fournir une composition d'un produit de déshydratation interne d'un sucre hydrogéné, par exemple une composition d'isosorbide, dont la stabilité à l’oxydation est améliorée, une telle stabilité étant requise quelles que soient les utilisations auxquelles on destine ladite composition et quelle que soit par ailleurs la pureté de ladite composition.
[0043] Aussi, un autre objet de la présente invention concerne une composition contenant au moins un produit de déshydratation interne d'un sucre hydrogéné, caractérisée par le fait qu'elle contient au moins un ester d’acide gallique.
[0044] De manière préférée, cet ester d’acide gallique est choisi parmi les esters d’alkyles, plus préférentiellement parmi le gallate d’éthyle et le gallate de propyle et est préférentiellement encore le gallate de propyle
[0045] Cette composition est aussi caractérisée en ce qu’elle contient de 0,0001 à 2 %, préférentiellement de 0,001 à 2 %, plus préférentiellement de 0,002 à 1,5 %, encore plus préférentiellement de 0,002 à 0,1% d’ester d’acide gallique, ces pourcentages étant exprimés en poids sec d’ester d’acide gallique par rapport au poids sec du produit de déshydratation interne de sucre hydrogéné.
[0046] Dans une première variante, cette composition est aussi caractérisée en ce qu’elle contient aussi un composé phosphaté qui est préférentiellement le phosphate disodique. De préférence, selon cette première variante, la composition contient de 0,0001 à 2 %, préférentiellement de 0,001 à 2 %, plus préférentiellement de 0,002 à 1,5 %, encore plus préférentiellement de 0,002 à 0,1% dudit composé phosphaté, ces pourcentages étant exprimés en poids sec de composé phosphaté par rapport au poids sec du produit de déshydratation interne de sucre hydrogéné
[0047] Dans une seconde variante, cette composition est aussi caractérisée en ce qu’elle contient aussi une amine qui est préférentiellement la diéthanolamine ou la triéthanolamine, très préférentiellement la diéthanolamine. De préférence, selon cette deuxième variante, la composition contient de 0,0001 à 2 %, préférentiellement de 0,001 à 2 %, plus préférentiellement de 0,002 à 1,5 %, encore plus préférentiellement de 0,002 à 0,1% de ladite amine, ces pourcentages étant exprimés en poids sec d’amine par rapport au poids sec du produit de déshydratation interne de sucre hydrogéné.
[0048] Cette composition dans une variante préférée est caractérisée en ce que le produit de déshydratation interne d'un sucre est l'isosorbide.
[0049] Dans une première variante où la composition est sous forme liquide, elle est caractérisée en ce qu'elle présente une matière sèche comprise entre 50 et 90 %, de préférence comprise entre 75 et 88 %.
[0050] Dans une seconde variante, ladite composition est sous forme solide (ladite composition présentant donc une matière sèche de 99 à 100%).
[0051] De telles compositions peuvent notamment être utilisées pour la préparation de produits ou mélanges, polymériques ou non, biodégradables ou non, destinés aux industries chimiques, pharmaceutiques, cosmétologiques ou alimentaires.
Brève description des dessins
[0052] D’autres caractéristiques, détails et avantages apparaîtront à la lecture des exemples ci- après, et de la figure annexée, sur laquelle :
Fig. 1
[0053] [Fig. 1] illustre la détermination du temps d’induction à l’aide d’une courbe de consommation d’oxygène obtenue selon le test PetroOxy.
Exemples
[0054] Les produits chimiques suivants ont été utilisés dans les exemples ci-après :
Phosphate disodique (ref : S9763 Chez Sigma Aldrich)
Diéthanolamine (ref : 398179, Sigma Aldrich)
Maltol (ref : W265624, Sigma Aldrich)
Trolox (ref : 238813, Sigma Aldrich)
Acide gallique (ref : 398225, Sigma Aldrich)
Gallate d’éthyle (ref : 48640, Sigma Aldrich)
Gallate de propyle (ref : 48710, Sigma Aldrich).
[0055] Méthodologie associée à la détermination de l’efficacité d’un additif anti-oxydant selon le test PetroOxy
[0056] 3g de la solution d’isosorbide purifiée (50 %MS) dans de l’eau distillée avec ajout ou non de stabilisant sont pesés précisément dans une coupelle en verre puis mis dans l’enceinte hermétique de l’appareil de mesure (PetroOxy modèle 13-3002 de Petrotest (aujourd’hui Anton Paar GmbH)). L’air présent dans la cellule est purgé 3 fois à température ambiante à l’oxygène pur via une bouteille sous pression (Alphagaz, pureté >99.5%). On augmente la pression en oxygène pur dans la cellule à 700 kPa (7 bars d’oxygène), puis on fixe la température de la cellule à 100°C, en laissant alors la pression en oxygène évoluer librement. La pression est suivie en continu lors de l’expérience. Après une phase de stabilisation (augmentation de pression du fait de la montée en température), la diminution de pression dans l’enceinte de la chambre de test est due la consommation d’oxygène lors des réactions d’oxydation de l’échantillon étudié. La variation de pression relative lors de l’expérience permet de déterminer le temps au bout duquel l’échantillon commence sa dégradation (dit temps d’induction, OIT) dans les conditions du test.
[0057] Le temps d’induction de la solution est déterminé comme suit :
[0058] La variation relative de la pression en oxygène dans l’enceinte, indicatrice de la consommation en oxygène, est donnée par la relation (Pt - Pmax)/Pmax, Pmax étant la pression maximale du système au cours du temps, ce qui correspond au maximum de pression lors de la phase de stabilisation, Pt est la pression en fonction du temps lorsque l’oxygène est consommé. Le temps d’induction de l’échantillon est donné par le point d’inflexion de la courbe de consommation d’oxygène : soit l’intersection des deux domaines linéaires (voir Fig.1).
[0059] Plus le temps d’induction est long, plus la tenue à l’oxydation de l’échantillon est grande. Pour calculer précisément ce paramètre, une méthode de calcul par régression linéaire entre les deux segments de droite avant et après le point d’inflexion est réalisée.
[0060] L’efficacité d’un additif (Noté E,), en terme de pouvoir anti oxydant, est déterminée par la différence de temps d’induction (¾) entre une solution d’isosorbide avec un stabilisant et une solution sans stabilisant (isosorbide sans additif, ), EFti-W Un additif i possédant une efficacité E, positive aura un effet bénéfique tandis qu’une efficacité E, négatif témoignera d’un effet délétère. Une
synergie d’un mélange d’additifs se traduira par une efficacité Eméiange supérieure à la somme de efficacités E, des additifs du mélange pris indépendamment et ce, avec les mêmes concentrations des additifs mis en œuvre.
[0061] Exemple de Référence : préparation d’une composition d’isosorbide non stabilisée et étude de son temps d’induction.
[0062] On prépare une solution d’isosorbide comme suit :
[0063] Dans un réacteur agité double enveloppe, on introduit 1 Kg d’une solution de sorbitol à 70% de matière sèche (MS) commercialisée par la Demanderesse sous l’appellation NEOSORB 70/02 et 7 g d’acide sulfurique concentré. Le mélange obtenu est chauffé sous vide (100mbars) pendant 5h de façon à éliminer l’eau contenue dans le milieu réactionnel et celle provenant de la réaction de déshydratation du sorbitol.
[0064] Le brut de réaction est ensuite refroidi à 100°C puis neutraliser avec 11 ,4 g d’une solution de soude à 50 %. La composition d’isosorbide est distillée sous vide (pression inférieure à 50 mbars).
[0065] Le distillât d’isosorbide, légèrement coloré (jaune claire) est ensuite mis en solution dans l’isopropanol à une température de 60°C, de façon à obtenir une solution homogène à 75% de MS. Cette solution est ensuite refroidie lentement, en l’espace de 5 h, jusqu’à une température de 10°C. Une amorce d’isosorbide recristallisé est ajouté à 40°C.
[0066] Les cristaux sont ensuite essorés ans une essoreuse et lavés avec de l’isopropanol. Après séchage sous vide, les cristaux sont remis en solution dans l’eau pour obtenir une solution aqueuse a 50% de MS.
[0067] Cette solution est ensuite percolée sur une colonne de charbon actif granulaire (CPG 12-40 à une vitesse relative de 0.5V/V/h (volume de produit/volume de résine et par heure). La composition d’isosorbide décolorée ainsi obtenue est passé à une vitesse de 2 V/V/h successivement sur une colonne de résine cationique forte (PUROLITE C150 S puis sur une résine anionique forte AM BERLITE I RA910. Cette solution est ensuite traitée par du charbon actif en poudre (NORIT SX+) à 20°C pendant une heure. La quantité de charbon mis en œuvre est de 0.5 % en poids par rapport au poids sec de solution.
[0068] Après filtration du charbon actif, la solution d’isosorbide est récupéré et analysé selon la méthodologie ci-dessus.
[0069] Le temps d’induction de la solution d’isosorbide sans additif est de 5,0 h. Cette valeur servira de référence pour la détermination de l’efficacité des additifs.
[0070] Exemple hors invention 1-1: préparation d’une composition d’isosorbide additivée avec du phosphate disodique à 50 ppm .
[0071] Le procédé de synthèse est identique à l’exemple 1 mais dans ce cas l’additif employé est le phosphate disodique. On ajoute alors 50 mg de phosphate disodique (50 ppm) à 2Kg de solution d’isosorbide purifiée (50 %MS). La solution est analysée selon la méthodologie citée plus haut.
[0072] Le temps d’induction obtenue pour une solution additivée avec du phosphate disodique à 50 ppm est de 5,0 h soit une efficacité E de 0. L’effet de cet additif, à cette dose, est nul sur le caractère anti oxydant de l’isosorbide.
[0073] Exemple hors invention 1-2 : préparation d’une composition d’isosorbide additivée avec du phosphate disodique à 100 ppm.
[0074] Le procédé de synthèse est identique à l’exemple 1 mais dans ce cas l’additif employé est le phosphate disodique. On ajoute alors 100 mg de phosphate disodique (100 ppm) à 2Kg de solution d’isosorbide purifiée (50 %MS). La solution est analysée selon la méthodologie citée plus haut.
[0075] Le temps d’induction obtenue pour une solution avec du phosphate disodique à 100 ppm est de 5, Oh soit une efficacité E de 0. L’effet de cet additif, à cette dose, est nul sur le caractère anti oxydant de l’isosorbide.
[0076] Exemple hors invention 1-3 : préparation d’une composition d’isosorbide additivée avec du phosphate disodique à 200 ppm.
[0077] Le procédé de synthèse est identique à l’exemple 1 mais dans ce cas l’additif employé est le phosphate disodique. On ajoute alors 200 mg de phosphate disodique (200 ppm) à 2Kg de solution d’isosorbide purifiée (50 %MS). La solution est analysée selon la méthodologie citée plus haut.
[0078] Le temps d’induction obtenue pour une solution avec du phosphate disodique à 200 ppm est de 5, 1 h soit une efficacité E de 0, 1. L’effet de cet additif sur le caractère anti oxydant de l’isosorbide est proche de 0 à la dose de 200 ppm.
[0079] La comparaison des contre-exemples 1-1, 1-2 et 1-3 indique que le phosphate sodique, même à plus forte dose, ne semble pas influencer de manière positive le caractère anti oxydant de l’isosorbide.
[0080] Exemple hors invention 2-1 : préparation d’une composition d’isosorbide additivée avec de la diéthanolamine à 50 ppm.
[0081] Le procédé de synthèse est identique à l’exemple 1 mais dans ce cas l’additif employé est la diéthanolamine à la dose de 50 mg de diéthanolamine (50 ppm) sont ajoutés à 2 Kg de solution d’isosorbide purifiée (50 %MS). La solution est analysée selon la méthodologie citée plus haut.
[0082] Le temps d’induction obtenue pour une solution additivée avec de la diéthanolamine à 50 ppm est de 6,2 h soit une efficacité E de 1,2.
[0083] Exemple hors invention 2-2 : préparation d’une composition d’isosorbide additivée avec de la diéthanolamine à 100 ppm.
[0084] Le procédé de synthèse est identique à l’exemple 1 mais dans ce cas l’additif employé est la diéthanolamine à la dose de 100 mg de diéthanolamine (100 ppm) sont ajoutés à 2 Kg de solution d’isosorbide purifiée (50 %MS). La solution est analysée selon la méthodologie citée plus haut.
[0085] Le temps d’induction obtenue pour une solution additivée avec de la diéthanolamine à 100 ppm est de 7,2 h soit une efficacité E de 2,3.
[0086] Exemple hors invention 2-3 : préparation d’une composition d’isosorbide additivée avec de la diéthanolamine à 200 ppm.
[0087] Le procédé de synthèse est identique à l’exemple 1 mais dans ce cas l’additif employé est la diéthanolamine à la dose de 200 mg de diéthanolamine (200 ppm) sont ajoutés à 2 Kg de solution d’isosorbide purifiée (50 %MS). La solution est analysée selon la méthodologie citée plus haut.
[0088] Le temps d’induction obtenue pour une solution avec de la diéthanolamine à 200 ppm est de 7,3 h soit une efficacité E de 2,3.
[0089] La comparaison des exemples hors invention_2-1, 2-2 et 2-3 indique qu’un plateau est atteint rapidement par l’utilisation de la diéthanolamine, ce qui montre un effet de seuil sur l’effet anti oxydant de la diéthanolamine.
[0090] Exemple hors invention 3 : préparation d’une composition d’isosorbide additivée avec du maltol à 100 ppm.
[0091] Le procédé de synthèse est identique à l’exemple 1 mais dans ce cas l’additif employé est le maltol. On ajoute alors 100 mg de maltol à 2 Kg de solution d’isosorbide purifiée (100 ppm). La solution est analysée selon la méthodologie citée plus haut.
[0092] Le temps d’induction obtenue pour une solution avec du maltol à 100 ppm est de 3,9 h soit une efficacité E de -1,1 h.
[0093] Le pouvoir anti oxydant du maltol est délétère sur l’isosorbide.
[0094] Exemple hors invention 4 : préparation d’une composition d’isosorbide additivé avec du
[0095] Le procédé de synthèse est identique à l’exemple 1 mais dans ce cas l’additif employé est le Trolox. On ajoute alors 100mg de Trolox à 2 Kg de solution d’isosorbide purifiée (100 ppm). La solution est analysée selon la méthodologie citée plus haut.
[0096] Le temps d’induction obtenue pour une solution avec du Trolox 100 ppm est de 2,9 h soit une efficacité E de -2,1 h.
[0097] Le Trolox, pourtant connu pour ces propriétés anti oxydantes, a un effet négatif sur le caractère anti oxydant de l’isosorbide.
[0098] Exemple hors invention 5 : préparation d’une composition d’isosorbide additivée avec de l’acide gallique à 100 ppm.
[0099] Le procédé de synthèse est identique à l’exemple 1 mais dans ce cas l’additif employé est l’acide gallique. On ajoute alors 100 mg d’acide gallique 2 Kg de solution d’isosorbide purifiée (100 ppm). La solution est analysée selon la méthodologie citée plus haut.
[0100] Le temps d’induction obtenue pour une solution avec de l’acide gallique à 100 ppm est de
3.4 h soit une efficacité E de -1,6 h.
[0101] L’acide gallique, pourtant de structure proche du gallate d’éthyle/propyle a un effet négatif sur le caractère anti oxydant de l’isosorbide.
[0102] Exemple 1 selon l’invention : préparation d’une composition d’isosorbide additivé avec du gallate d’éthyle à 50 ppm.
[0103] Le procédé de synthèse est identique à l’exemple 0 mais dans ce cas 50 mg de gallate d’éthyle sont ajoutés à 2 Kg de la solution d’isosorbide après filtration du charbon actif (dose 50 ppm). Le milieu est agité durant 30 min pour permettre une dissolution totale et garantir l’homogénéité de la solution. La solution est analysée selon la méthodologie citée plus haut.
[0104] Le temps d’induction obtenue pour une solution avec du gallate de d’éthyle 50 ppm est de 7,3 h, soit une efficacité E de 2,3.
[0105] Exemple 2-1 selon l’invention : préparation d’une composition d’isosorbide additivée avec du gallate de propyle à 50 ppm.
[0106] Le procédé de synthèse est identique à l’exemple 1 mais dans ce cas l’additif employé est le gallate de propyle. On ajoute alors 50 mg de gallate de propyle à 2 Kg de solution d’isosorbide purifiée (dose 50 ppm). La solution est analysée selon la méthodologie citée plus haut.
[0107] Le temps d’induction obtenue pour une solution avec du gallate de propyle à 50 ppm est de
7.5 h, soit une efficacité E de 2,5.
[0108] Exemple 2-2 selon l’invention : préparation d’une composition d’isosorbide additivée avec du gallate de propyle à 100 ppm.
[0109] Le procédé de synthèse est identique à l’exemple 1 mais dans ce cas l’additif employé est le gallate de propyle. On ajoute alors 100 mg de gallate de propyle à 2 Kg de solution d’isosorbide purifiée (dose 100 ppm). La solution est analysée selon la méthodologie citée plus haut.
[0110] Le temps d’induction obtenue pour une solution avec du gallate de propyle 100 ppm est de 8,8 h, soit une efficacité E de 3,8.
[0111] Exemple 2-3 selon l’invention: préparation d’une composition d’isosorbide additivée avec du gallate de propyle à 200 ppm.
[0112] Le procédé de synthèse est identique à l’exemple 1 mais dans ce cas le stabilisant employé est le gallate de propyle. On ajoute alors 200 mg de gallate de propyle à 2 Kg de solution d’isosorbide purifiée (dose 200 ppm). La solution est analysée selon la méthodologie citée plus haut.
[0113] Le temps d’induction obtenue pour une solution avec du gallate de propyle 200 ppm est de 11 ,6 h, soit une efficacité E de 6,6.
[0114] Les exemples 1, 2-1, 2-2 et 2-3 indiquent une efficacité très marquée du gallate d’éthyle st surtout du gallate de propyle sur le caractère anti-oxydant de l’isosorbide.
[0115] Exemple 3 selon l’invention: préparation d’une composition d’isosorbide stabilisé au gallate de propyle (100 ppm) avec addition de phosphate disodique (50 ppm).
[0116] Le procédé de synthèse est identique à l’exemple 1 mais dans ce cas, on ajoute 100 mg de gallate de propyle (100 ppm) et 50 mg de phosphate disodique (50 ppm) à 2 kg d’une solution d’isosorbide purifié.
[0117] Le temps d’induction de la solution stabilisé par ce mélange est de 11,6 h, soit une efficacité de E de 6,6. Cette valeur est supérieure à la somme de l’efficacité du phosphate sodique à 50 ppm (0) et de celle du gallate de propyle à 100 ppm (3,8). On est dans le cas d’une synergie entre les 2 additifs testés, sur le caractère anti oxydant de l’isosorbide.
[0118] Exemple 4 selon l’invention : préparation d’une composition d’isosorbide avec du gallate de propyle (100 ppm) et de la diéthanolamine (50 ppm).
[0119] Le procédé de synthèse est identique à l’exemple 1 mais dans ce cas, on ajoute 100 mg de gallate de propyle (100 ppm) et 50 mg de diéthanolamine (50 ppm) à 2 kg d’une solution d’isosorbide purifié.
[0120] Le temps d’induction de la solution stabilisé par ce mélange est de 13,8 h, soit une efficacité de E de 8,8. Cette valeur est supérieure à la somme de l’efficacité de la diéthanolamine à 50 ppm (1,2) et de celle du gallate de propyle à 100 ppm (3,8). Sans être lié par une quelconque théorie, ceci semble indiquer un effet synergétique fort dans cette composition.