Dispositif récepteur de communication par transmission de lumière modulée
Domaine technique
La présente divulgation relève du domaine des télécommunications et en particulier des communications par transmission de lumière modulée.
Technique antérieure
Il est connu de transmettre des données sans-fil en utilisant de la lumière modulée comme vecteur de communication. La technologie LiFi, où LiFi est un acronyme du terme anglais « Light Fidelity », est un exemple de technologie de communication par lumière visible, ou « Visible light communication, VLC » en anglais, ou par lumière invisible, par exemple par rayonnement infrarouge, permettant une diffusion haut-débit de données par transmission de lumière modulée.
Avantageusement, une transmission de données par lumière modulée ne crée pas d’interférences avec des ondes radioélectriques. Des données peuvent ainsi être transmises par lumière modulée dans des environnements au sein desquels il est peu possible voire impossible d’utiliser les ondes radioélectriques, comme par exemple des hôpitaux et des avions. La transmission d’informations par lumière modulée peut alors se substituer à une transmission par ondes radioélectriques ou être utilisée en complément, dans des situations où la propagation d’ondes radioélectriques n’est pas optimale.
Néanmoins, la transmission d’informations par lumière modulée nécessite une propagation de la lumière en visibilité directe, ou « Line Of Sight, LOS » en anglais. Par conséquent, si un rayon lumineux vecteur d’informations rencontre un obstacle sur un trajet entre un émetteur et un récepteur, le rayon lumineux ne parvient pas jusqu’au récepteur et la communication est coupée.
En outre, des ampoules de type LEDs sont généralement utilisées par les technologies LiFi pour émettre un faisceau lumineux comportant une pluralité de rayons lumineux vecteurs d’informations. Bien que l’information soit transmise par la pluralité de rayons lumineux du faisceau lumineux, un dispositif récepteur d’informations par lumière modulée comprend le plus souvent un récepteur unique de faibles dimensions. Ainsi, une qualité de réception de l’information est fonction de la réception des rayons lumineux par le récepteur de faibles dimensions. En particulier, lors d’un déplacement du dispositif récepteur, la qualité de réception peut varier, notamment lorsque l’inclinaison du dispositif récepteur vis-à-vis de l’émetteur varie.
Résumé
La présente divulgation vient améliorer la situation.
Elle part d’une approche consistant à augmenter l’information reçue par un photorécepteur dans un système de communication par transmission de lumière modulée, en particulier en ajoutant une surface de réception permettant de recevoir des rayons lumineux de la lumière modulée et de les focaliser sur le photorécepteur. Une qualité de réception de l’information reçue par le photorécepteur peut aussi en être augmentée.
A cet effet, il est proposé un dispositif récepteur de communication par transmission de lumière modulée destiné à être couplé à un terminal utilisant des données reçues par lumière modulée, le dispositif récepteur comprenant au moins une gouttière, ladite gouttière comprenant : une fente pour recevoir au moins un rayon lumineux de la lumière modulée, et une première surface de guidage, couplée à la fente, ladite fente étant aménagée en entrée de la première surface de guidage, la première surface de guidage comprenant au moins une surface interne, réfléchissante et conformée pour guider le rayon lumineux par réflexions successives jusqu’à au moins un photorécepteur couplé au dispositif récepteur.
Ainsi, on comprendra que grâce au dispositif récepteur, il est possible de focaliser sur le photorécepteur des rayons lumineux de la lumière modulée dont une trajectoire non- déviée par le dispositif récepteur ne serait pas passée par le photorécepteur. Le photorécepteur peut alors recevoir un plus grand nombre de rayons lumineux vecteurs d’informations. En particulier, il est possible de cumuler une réception du signal arrivant directement sur le photorécepteur avec une réception des rayons lumineux additionnels guidés par le dispositif récepteur. La qualité de réception du signal par le photorécepteur peut alors être augmentée.
En outre, le dispositif récepteur peut permettre de capter des signaux issus d’une réflexion sur une paroi, telle un mur, ce qui permet lors d’une perte de propagation de la lumière en visibilité directe de capter des signaux issus de la réflexion sur une paroi via la gouttière et de focaliser ces signaux sur le photorécepteur.
Les caractéristiques exposées dans les paragraphes suivants peuvent, optionnellement, être mises en œuvre, indépendamment les unes des autres ou en combinaison les unes avec les autres :
Selon une première caractéristique de la description, la gouttière du dispositif récepteur comprend en outre l’au moins un photorécepteur, ledit photorécepteur étant logé à une extrémité de la gouttière, et une interface de communication pour transmettre les données reçues par l’au moins un photorécepteur au terminal. On peut ainsi prévoir une transmission des données reçues par le photorécepteur au terminal, en vue d’une utilisation des données reçues par le photo récepteur par le terminal. La réception et la qualité de réception du signal par le photorécepteur pouvant être augmentées, un débit de réception d’informations par le terminal peut également être augmenté. Selon une autre caractéristique de la description, le dispositif récepteur comprend en outre une enceinte hermétique renfermant un liquide, l’enceinte hermétique étant réalisée dans un matériau transparent audit rayon lumineux, et dans lequel l’enceinte hermétique loge la gouttière, la gouttière étant apte à flotter à la surface dudit liquide, la fente de la gouttière étant orientée, par flottaison, vers le haut. Une telle caractéristique permet donc de contraindre et de stabiliser, par un équilibrage passif, une orientation de la fente de la gouttière vers le haut. Cette option peut être particulièrement avantageuse lorsque les rayons lumineux sont émis selon une direction verticale descendante car elle permet de maximiser un angle de réception du signal par la gouttière, maximisant ainsi la réception du signal reçu par le photorécepteur après que le signal reçu par la gouttière a été guidé jusqu’au photorécepteur par l’intermédiaire de la surface interne réfléchissante.
Selon une autre caractéristique de la description, la première surface de guidage est une surface d’un cylindre et la gouttière est montée à rotation autour d’un axe longitudinal du cylindre. Dans ce cas, l’orientation de la gouttière peut varier autour de l’axe longitudinal du cylindre, ce qui peut permettre un ajustement de l’orientation de la gouttière. L’ajustement de l’orientation de la gouttière peut par exemple être un ajustement manuel en vue d’augmenter un angle de réception du signal par la gouttière.
Selon une autre caractéristique de la description, le dispositif récepteur comporte en outre au moins un actionneur destiné à être piloté par une unité de traitement du signal reçu du photorécepteur, l’unité de traitement étant configurée pour détecter un maximum du signal reçu, et l’actionneur étant couplé à l’unité de traitement pour appliquer une modification de la gouttière afin de maximiser le signal reçu.
Une maximisation du signal reçu peut être comprise comme une maximisation du signal utile reçu par le photorécepteur, c’est-à-dire une maximisation des données reçues par
lumière modulée par le photorécepteur. La maximisation du signal reçu par le photorécepteur peut par exemple être corrélée à une maximisation de la réception des signaux de lumière modulée par le dispositif récepteur. En d’autres termes, une augmentation de la réception des signaux de lumière modulée par le dispositif récepteur peut entraîner une augmentation de la réception des signaux de lumière modulée par le dispositif récepteur. La modification de la gouttière peut ainsi être effectuée afin de maximiser la réception du signal reçu.
Ainsi, la modification de la gouttière peut par exemple être une mise en rotation du cylindre et/ou une occultation de la fente et/ou une augmentation de la surface de guidage. Une telle caractéristique peut permettre un asservissement actif du dispositif récepteur pour appliquer la modification de la gouttière maximisant le signal reçu par le photorécepteur.
Dans ce cas, la gouttière peut être automatiquement modifiée en temps réel pour maximiser le signal reçu par le photorécepteur. Plus particulièrement, selon une caractéristique, l’au moins un actionneur est un actionneur pour la mise en rotation du cylindre pour orienter la fente afin de maximiser le signal reçu.
Cette caractéristique est avantageuse notamment lorsque l’orientation de la fente vis- à-vis de la source de lumière modulée est changée, ce qui peut par exemple arriver lorsqu’un utilisateur vient modifier une inclinaison du dispositif récepteur. L’unité de traitement peut alors émettre une consigne en temps réel adaptée à la nouvelle inclinaison du dispositif récepteur et permettant de modifier l’orientation de la fente pour maximiser le signal reçu par le photorécepteur.
Selon une autre caractéristique, la gouttière comprend en outre au moins un volet opaque ajustable pour occulter la fente et dont une occultation est pilotée par l’au moins un actionneur.
Une telle caractéristique peut permettre d’ajuster une largeur de la fente en vue de maximiser le signal reçu par le photorécepteur. La largeur de la fente peut par exemple être ajustée en vue de filtrer des rayons lumineux parasites. En effet, plus la largeur de la fente est grande, plus une quantité de rayons lumineux comportant de l’information reçus par la fente peut être importante. Néanmoins, une quantité de rayons lumineux parasites reçus par la fente peut également être augmentée. Les rayons lumineux parasites peuvent par exemple être des rayons lumineux qui ne sont pas modulés par de l’information. Ainsi, un rapport signal sur bruit, c’est-à-dire un rapport entre l’information utile contenue dans les rayons lumineux comportant de l’information et les
rayons lumineux parasites, peut ne pas être augmenté lorsque la largeur de la fente augmente. Avantageusement, l’occultation de la fente par l’au moins un actionneur peut notamment permettre de déterminer la largeur de la fente maximisant le rapport signal sur bruit et maximisant la réception du signal reçu. L’occultation de la fente peut également être pilotée pour modifier l’orientation de la fente en vue de maximiser le signal reçu. Par exemple, pour une largeur de fente donnée, l’orientation de la fente peut être modifiée, ce qui peut permettre de maximiser un angle et/ou un débit de réception du signal reçu.
Selon une autre caractéristique, la gouttière loge en plus de la première surface de guidage une seconde surface de guidage couplée à une seconde fente et montée coulissante selon un axe longitudinal de la première surface de guidage.
Cette caractéristique peut permettre de modifier une surface totale de guidage, en modifiant une longueur totale selon l’axe longitudinal. La surface totale de guidage peut être comprise comme la somme des surfaces des première et seconde surfaces de guidage pouvant recevoir des rayons lumineux à travers les première et seconde fentes. La longueur totale peut être comprise comme la somme des longueurs des première et seconde surfaces de guidage pouvant recevoir des rayons lumineux à travers les première et seconde fentes. Ainsi, la surface totale de guidage des signaux lumineux peut être modulable et adaptée à un contexte d’utilisation. Par exemple, la surface totale de guidage peut être adaptée pour avoir une longueur correspondant à une longueur du terminal associé.
En outre, dans une réalisation, un coulissement de la seconde surface de guidage est piloté par l’au moins un actionneur pour contrôler la surface totale de guidage en vue de maximiser le signal reçu. Ainsi, la surface totale de guidage peut être adaptée à différentes conditions d’utilisation. Par exemple, si un coulissement selon une direction de la seconde surface de guidage apporte plus de rayons lumineux parasites que de rayons lumineux comportant de l’information utile, l’unité de traitement peut piloter l’actionneur pour provoquer un coulissement selon la direction opposée. La présente description vise aussi une installation de réception de lumière modulée comportant au moins un dispositif récepteur selon l’un des paragraphes précédents et un terminal couplé au dispositif récepteur pour utiliser les données reçues par lumière modulée.
Avantageusement, le signal reçu par le photo récepteur étant augmenté, une qualité des données utilisées par le terminal peut être augmentée. Cela permet notamment une
utilisation de l’installation dans des environnements contraints, notamment soumis à une corruption des signaux électromagnétiques, avec une meilleure qualité de réception des données utilisées par le terminal.
Selon une autre caractéristique, l’installation comporte additionnellement un dispositif récepteur comportant au moins un actionneur destiné à être piloté par une unité de traitement du signal reçu du photorécepteur ; et une unité de traitement du signal reçu du photorécepteur configurée pour détecter un maximum du signal reçu, et couplée à l’actionneur pour appliquer une modification de la gouttière afin de maximiser le signal reçu. Ainsi, le signal reçu par le photorécepteur est maximisé, ce qui peut maximiser la qualité des données utilisées par le terminal et peut permettre une meilleure expérience d’utilisation à un utilisateur.
Selon une autre caractéristique, l’unité de traitement de l’installation est configurée pour piloter l’actionneur en fonction d’un régulateur de type « PID » pour « Proportionnel Intégral Dérivé ».
L’utilisation du régulateur de type PID peut permettre de piloter l’actionneur de manière robuste, rapide et précise. Cela signifie donc que la modification de la gouttière maximisant le signal reçu peut être rapidement atteinte, en réduisant les discontinuités entre deux consignes successives imposées à l’actionneur, tout en assurant une faible erreur entre le maximum du signal reçu atteint et le véritable maximum du signal reçu.
Selon une caractéristique additionnelle, l’unité de traitement de l’installation est configurée pour émettre des consignes de réglage audit actionneur et stocker en mémoire lesdites consignes en correspondance de données de contexte d’utilisation de l’installation, le stockage en mémoire formant une base d’apprentissage pour une intelligence artificielle apte à être mise en œuvre par l’unité de traitement pour émettre des consignes cibles destinées à l’actionneur en fonction d’un contexte d’utilisation courant.
Une telle caractéristique peut ainsi permettre d’identifier rapidement et finement des consignes de réglage audit actionneur en fonction des consignes passées et d’un contexte d’utilisation courant, notamment pour des environnements dans lesquels le contexte d’utilisation courant est répétitif, comme par exemple des usines.
Selon une autre caractéristique, l’installation comprend une pluralité de dispositifs récepteurs et le terminal comporte une unité de traitement des signaux reçus des photorécepteurs couplés aux dispositifs récepteurs pour corréler les données reçues par les photo récepteurs couplés aux dispositifs récepteurs.
La présence d’une pluralité de dispositifs récepteurs ainsi que d’une corrélation des données reçues par les photorécepteurs couplés aux dispositifs récepteurs permet ainsi d’augmenter la qualité du signal utilisé par le terminal et résultant de la somme des signaux reçus par chacun des dispositifs récepteurs en réduisant les interférences entre les signaux reçus par les différents dispositifs récepteurs.
Selon une caractéristique additionnelle, l’unité de traitement est configurée pour piloter les actionneurs et orienter les fentes des dispositifs récepteurs pour maximiser des signaux de lumière modulée reçus distincts.
Lorsque des signaux de lumière modulée distincts sont émis, l’actionneurd’un dispositif récepteur spécifique peut être piloté pour orienter la fente du dispositif récepteur spécifique de manière à maximiser un signal spécifique reçu associé. Avantageusement, cette caractéristique peut permettre d’obtenir simultanément une maximisation pour différents signaux reçus de lumière modulée.
Selon une réalisation, il est proposé un système de communication par transmission de lumière modulée, comportant une installation selon l’un des paragraphes précédents, et une pluralité de sources dans un environnement de l’installation, la pluralité de sources transmettant de la lumière modulée, l’unité de traitement étant couplée aux actionneurs de la pluralité de dispositifs récepteurs pour piloter les actionneurs en vue de maximiser des signaux reçus pour l’ensemble des sources. Une telle réalisation peut ainsi permettre de favoriser une maximisation conjointe de la somme des signaux reçus pour l’ensemble de toutes les sources, plutôt que de favoriser une maximisation pour chacune des sources indépendamment.
Selon une caractéristique additionnelle, il est proposé un système dans lequel le terminal comporte une première surface et une deuxième surface montées l’une sur l’autre en rotation et formant un angle l’une par rapport à l’autre, le système comportant un premier dispositif récepteur appliqué sur la première surface, et un deuxième dispositif récepteur appliqué à la deuxième surface, l’unité de traitement étant configurée pour orienter les fentes respectives des premier et deuxième dispositifs récepteurs pour recevoir respectivement des premier et second signaux de lumière modulée, distincts, lesdits premier et second signaux étant issus de rayons lumineux respectifs, non parallèles entre eux.
Avantageusement, un tel système peut permettre de propager efficacement des informations suivant des directions de propagation non parallèles en assurant une réception maximisée par chaque dispositif récepteur et par suite dans ce cas, une réception maximisée par le terminal.
Aussi, la présente description vise un procédé d’asservissement d’un dispositif récepteur mis en œuvre par une unité de traitement, comportant : acquérir des données reçues par lumière modulée par un photorécepteur couplé à un dispositif récepteur, détecter, à partir des données acquises, un maximum des données reçues par le photorécepteur, générer une consigne pour piloter un actionneur du dispositif récepteur en vue de maximiser des données reçues par le photorécepteur à partir du maximum détecté, transmettre la consigne générée.
La présente description vise aussi un programme informatique comportant des instructions pour, lorsque ces instructions sont exécutées par un processeur d’un circuit de traitement, mettre en œuvre les étapes du procédé ci-avant.
Brève description des dessins
D’autres caractéristiques, détails et avantages apparaîtront à la lecture de la description détaillée ci-après, et à l’analyse des dessins annexés, sur lesquels :
Fig. 1 montre des vues schématiques en perspective de dispositifs récepteurs de communications par transmission de lumière modulée selon la présente invention.
Fig. 2 est une vue schématique en perspective d’une installation comportant deux dispositifs récepteurs et un terminal couplé aux dispositifs récepteurs selon un mode de réalisation.
Fig. 3 est une vue schématique en perspective d’un dispositif récepteur de communications par transmission de lumière modulée selon un mode de réalisation.
Fig. 4 est une vue schématique en coupe transversale d’un dispositif récepteur de communications par transmission de lumière modulée selon une variante de réalisation de la figure 3.
Fig. 5 est une vue schématique en perspective d’un dispositif récepteur de communications par transmission de lumière modulée selon un autre mode de réalisation.
Fig. 6 illustre une installation de réception de lumière modulée comportant un dispositif récepteur de communications par transmission de lumière modulée et une unité de traitement du signal reçu du photorécepteur couplé au dispositif récepteur.
Fig. 7 est une vue schématique en coupe longitudinale d’un dispositif récepteur de communications par transmission de lumière modulée selon une variante de réalisation.
Fig. 8 est un schéma fonctionnel d’un procédé de pilotage d’un actionneur d’un dispositif récepteur de communications par transmission de lumière modulée selon une première variante de réalisation.
Fig. 9 est un schéma fonctionnel d’un procédé de pilotage d’un actionneur d’un dispositif récepteur de communications par transmission de lumière modulée selon une seconde variante de réalisation.
Fig. 10 illustre un système de communication par transmission de lumière modulée selon un exemple de réalisation.
Fig. 11 illustre un mode de réalisation dans lequel plusieurs dispositifs récepteurs sont couplés à un même photorécepteur.
Fig. 12 illustre un mode de réalisation dans lequel plusieurs dispositifs récepteurs sont couplés à un même photorécepteur dans plusieurs dimensions de l’espace. Description des modes de réalisation
La présente description a pour objet un dispositif récepteur de communication par transmission de lumière modulée, référencé 100. Le dispositif récepteur 100 est destiné à être couplé à un terminal utilisant des données reçues par lumière modulée. Le terminal peut être fixe, comme par exemple un téléviseur, ou mobile, comme par exemple un téléphone portable ou un ordinateur portable. Les données reçues par lumière modulée peuvent par exemple avoir été émises par une technologie de type LiFi. Bien entendu, d’autres terminaux et technologies de communication par transmission de lumière modulée sont possibles.
Comme visible sur la figure 1, le dispositif récepteur 100 comprend principalement une gouttière 101 comprenant une fente 102 et une première surface de guidage 103, détaillées ci-après. Le dispositif récepteur 100 est en outre couplé à au moins un photorécepteur 105, comme détaillé par la suite.
Comme particulièrement visible sur la figure 1 , la première surface de guidage 103 peut prendre la forme d’un conduit de forme creuse et allongée. Dans ce mode de réalisation, la forme de la première surface de guidage 103 conditionne la forme de la gouttière 101. Ainsi, la gouttière prend la forme d’un conduit creux et allongé.
La première surface de guidage 103 comprend au moins une surface interne 103’ réfléchissant la lumière et conformée pour guider un rayon lumineux par réflexions successives jusqu’à l’au moins un photorécepteur 105.
La première surface de guidage 103 peut être une surface d’un cylindre, où l’on entend par cylindre toute forme oblongue dont une section bidimensionnelle, 2D, transversale est reproduite identique à elle-même le long d’une troisième dimension. La troisième dimension est représentée dans les figures par un axe longitudinal X. Par exemple, les premières surfaces de guidage 103 de la figure 1 sont des cylindres de section transversale rectangulaire, hexagonale et circulaire pour les parties gauche, centrale et droite respectivement. Bien entendu, toute autre section pourrait être choisie. Par conséquent, dans ce mode de réalisation, la gouttière présente une forme de cylindre.
Additionnellement, lorsque la première surface de guidage 103 est la surface d’un cylindre, la gouttière 101 peut être montée à rotation autour de l’axe longitudinal X du cylindre, ce qui autorise un degré de liberté afin d’ajuster par exemple l’orientation de la gouttière 101.
La surface interne 103’ de la première surface de guidage 103 est de préférence constituée d’un matériau dont un coefficient de réflexion de la lumière est supérieur à 0.9.
La surface interne 103’ peut présenter une surface homogène, comme par exemple un miroir. La surface interne 103’ peut également présenter une surface texturée, c’est-à- dire une surface composée d’éléments réfléchissants disposés pour guider le rayon lumineux par réflexions successives jusqu’au photorécepteur 105. Par exemple, la surface interne 103’ peut être pavée selon un pavage tel qu’une tessellation tridimensionnelle. Le pavage peut par exemple être constitué à partir d’une pluralité de miroirs.
Comme particulièrement visible sur la figure 1, la fente 102 est aménagée en entrée de la première surface de guidage 103. Par exemple, la fente 102 peut être creusée dans la première surface de guidage 103. Comme illustré sur la figure 1, lorsque la surface de guidage 103 possède une forme allongée, la fente 102 peut être creusée suivant une longueur de la surface de guidage 103, qui peut être l’axe longitudinal X lorsque la surface de guidage 103 est la surface d’un cylindre. La longueur de la fente peut être inférieure ou égale à la longueur de la surface de guidage. Comme déjà indiqué, le dispositif récepteur est couplé à un photorécepteur 105. Le photorécepteur 105 est disposé de manière à recevoir les rayons lumineux guidés par réflexions successives par la surface de guidage de la gouttière.
Le photorécepteur 105 peut être intégré à la gouttière 101. Par exemple, le photorécepteur 105 peut être logé à l’une des extrémités de la gouttière 101. Selon ce
mode de réalisation, la gouttière comprend en outre une interface de communication pour transmettre les données reçues par le photorécepteur 105 au terminal.
Alternativement, le photorécepteur peut appartenir au terminal 200. Selon ce mode de réalisation, le dispositif récepteur 100 peut être monté sur le terminal 200 de sorte que le photorécepteur 105 soit logé à une extrémité de la gouttière 101. Par exemple, comme représenté sur la figure 2, le dispositif récepteur 100 peut être placé sur le côté d’un terminal 200. Alternativement ou en combinaison, le dispositif récepteur 100 peut être placé sous un écran du terminal.
On notera, que l’homme du métier sait positionner le dispositif récepteur 100 sur le terminal 200. En effet, le positionnement du dispositif récepteur 100, et notamment la gouttière 101, sur le terminal 200 peut varier en fonction de la forme du dispositif récepteur et du terminal. Dans tous les cas, le dispositif récepteur est positionné sur le terminal de sorte que le photorécepteur reçoive les rayons lumineux guidés par réflexions successives par la surface de guidage de la gouttière. En particulier, la gouttière est positionnée sur le terminal de sorte que le photorécepteur reçoive les rayons lumineux guidés par réflexions successives par la surface de guidage de la gouttière.
Dans les deux cas, comme schématisé sur les figures 1 et 2, la gouttière 101 peut être orientée pour recevoir l’au moins un rayon lumineux de la lumière modulée, c’est-à-dire pour laisser passer à travers la fente 102 l’au moins un rayon lumineux. Chacun des rayons lumineux reçus par la fente 102 peut alors être réfléchi une première fois sur la surface interne 103’ puis, par réflexions successives sur la surface interne 103’, être guidé jusqu’au photorécepteur 105.
Par exemple, le photorécepteur peut être fixé à une paroi interne de la première surface de guidage 103, ou logé dans une cavité configurée à cet effet.
Par conséquent, la dispositif récepteur 100 peut permettre de focaliser un ensemble des rayons lumineux reçus par la gouttière 101 sur le photorécepteur 105. Ainsi, le dispositif récepteur 100 peut permettre au photorécepteur 105 de recevoir les rayons lumineux arrivant directement sur le photorécepteur 105 ainsi que tous les rayons lumineux reçus par la gouttière 101. Comparativement, en l’absence du dispositif récepteur 100, le photorécepteur 105 ne reçoit que les rayons lumineux arrivant directement sur le photorécepteur 105.
Le dispositif récepteur 100 peut alors permettre de maximiser le signal reçu par le photorécepteur 105 en augmentant la surface de réception des rayons lumineux avant de les faire converger vers le photorécepteur 105. Le signal reçu peut par exemple être
évalué selon une amplitude, une puissance ou une énergie reçue par le photorécepteur 105. Par exemple, un rapport signal sur bruit peut être utilisé pour évaluer le signal reçu. L’évaluation du signal reçu par le photorécepteur 105 peut par exemple être utilisée pour appliquer une modification de la gouttière 101 en vue de maximiser le signal reçu comme expliqué dans la suite de la description.
Optionnellement, la surface de réception des rayons lumineux peut être ajustable, comme schématisé sur la figure 3, ce qui peut permettre d’adapter la taille du dispositif récepteur 100 à un besoin d’utilisation. Par exemple, une longueur de la gouttière 101 peut être ajustée pour correspondre à une longueur du terminal sur lequel la gouttière
101 peut être montée. En outre, la longueur de la gouttière 101 peut être asservie pour maximiser le signal reçu comme détaillé par la suite.
A cet effet, comme visible sur la figure 4, la gouttière 101 peut loger une seconde surface de guidage 301 couplée à une seconde fente 302, une coulisse 402 et un coulisseau 403. La seconde surface de guidage 301 et la seconde fente 302 peuvent être identiques à la première surface de guidage 103 et de la première fente 102 respectivement. La coulisse 402 peut être montée sur la première surface de guidage 103 et peut avoir pour direction l’axe longitudinal X de la première surface de guidage 103. Le coulisseau 403 peut être logé à l’intérieur de la coulisse 402 et peut être solidaire de la seconde surface de guidage 301 permettant un coulissement de la seconde surface de guidage 301 par rapport à la première surface de guidage 103 suivant l’axe longitudinal X. Sur la figure 4, la longueur totale de guidage est notée H.
Aussi, l’orientation de la gouttière 101 par rapport à une source de lumière modulée peut maximiser la réception de l’ensemble des rayons lumineux par le photorécepteur 105. L’expression « orientation de la gouttière 101 » peut comprendre une inclinaison de la fente 102 et/ou une ouverture de la fente 102 et/ou un positionnement de la fente
102 et de la première surface de guidage 103 par rapport à une référence, par exemple une source de lumière modulée. Le positionnement de la fente 102 peut par exemple être lié au coulissement de la seconde surface de guidage 301. Dans la suite de la description, l’expression « orientation par rapport à une source de lumière modulée » peut être abrégée en « orientation », sans préciser qu’il s’agit de l’orientation par rapport à une source de lumière modulée.
Par ailleurs, selon une première variante illustrée à la figure 5, l’orientation de gouttière 101 peut être imposée par un équilibrage passif. Pour ce faire, le dispositif récepteur 100 peut en outre comprendre une enceinte hermétique 501 renfermant un liquide 502 et logeant la gouttière 101.
L’enceinte hermétique 501 peut être réalisée dans un matériau transparent aux rayons de lumière modulée, ce qui permet la réception de rayons lumineux par la gouttière 101, c’est-à-dire par la fente 102, et par suite par la première surface de guidage 103, logées dans l’enceinte hermétique 501. Optionnellement, lorsque la première surface de guidage 103 est une surface d’un cylindre, l’enceinte hermétique 501 peut être montée à rotation autour de l’axe longitudinal X du cylindre.
La gouttière 101 peut être apte à flotter à la surface du liquide 502. Ainsi, comme il ressort de la figure 5, la fente 102 et la première surface de guidage 103 peuvent être partiellement plongées dans le liquide 502. Sous l’effet des forces s’exerçant sur le liquide 502, à savoir les forces de pesanteur, de cohésion du liquide 502 et de pression exercée par l’air compris dans l’enceinte hermétique 501, une surface du liquide 502 peut tendre à être horizontale, ce qui peut contraindre la fente 102 à être orientée vers le haut quelle que soit l’orientation de l’enceinte hermétique 501. L’expression « vers le haut » peut ici signifier une direction verticale dans le sens ascendant.
En particulier, lorsque l’enceinte hermétique 501 est montée à rotation autour de l’axe longitudinal X du cylindre, l’orientation de l’enceinte hermétique 501 peut varier tandis que l’orientation de la fente 102 peut rester fixe et orientée vers le haut.
Ainsi, lorsque les rayons lumineux sont émis vers le bas, c’est-à-dire selon une direction verticale descendante, par exemple lorsque la source lumineuse est un plafonnier, la fente 102 du dispositif récepteur 100 peut être avantageusement toujours orientée vers le haut, ce qui permet une maximisation de la réception par le dispositif récepteur 100.
Par exemple, le dispositif récepteur 100 peut être embarqué sur un casque de chantier dans lequel un réceptacle pour le dispositif récepteur 100 serait aménagé ou ajouté. Un utilisateur portant le casque muni du dispositif récepteur 100 pourrait alors se déplacer sur un terrain, non nécessairement plat, tout en gardant la fente 102 orientée vers le haut. Similairement, un robot autonome ou un cobot pourrait être équipé du dispositif récepteur 100. Bien évidemment, le dispositif récepteur pourrait être mis en œuvre dans d’autres applications équivalentes. Alternativement ou en combinaison avec la mise en œuvre du contrôle passif de l’orientation de la fente 102, l’orientation de la gouttière 101 peut être contrôlée de façon active, comme détaillé ci-après.
Selon des variantes illustrées aux figures 6 à 7, l’orientation de la gouttière 101 peut être contrôlée par un asservissement actif visant à maximiser le signal reçu. Le dispositif récepteur 100 peut alors comprendre au moins un actionneur destiné à être piloté par
une unité de traitement 6000 du signal reçu du photorécepteur 105 pour orienter la gouttière 101 pour maximiser le signal reçu. L’au moins un actionneur par exemple être un actionneur mécanique, piézoélectrique ou électronique. Bien entendu, d’autres actionneurs sont possibles. Comme précédemment évoqué, l’orientation de la gouttière 101 peut inclure une inclinaison de la fente 102 et/ou une ouverture de la fente 102 et/ou un positionnement de la fente 102 et de la première surface de guidage 103.
Plus particulièrement, comme illustré à la figure 6, afin d’asservir l’inclinaison de la fente 102, la première surface de guidage 103 peut comporter un actionneur 601 pour la mise en rotation du cylindre. L’actionneur 601 peut être un actionneur rotatif. Comme illustré à la figure 7, afin d’asservir l’ouverture de la fente 102, la gouttière 101 peut comprendre au moins un volet opaque 701 ajustable pour occulter la fente 102. Comme visible à la figure 7, deux volets opaques 701 peuvent être disposés de part et d’autre de la fente 102, ce qui peut créer une fente 702 superposée sur la fente 102 et d’ouverture réduite par rapport à une ouverture de la fente 102. Les deux volets opaques 701 peuvent être montés à rotation autour de l’axe longitudinal X de la première surface de guidage. Les deux volets opaques 701 peuvent être contrôlés simultanément par un actionneur, ce qui peut permettre de modifier une orientation de la fente 702. La modification de l’orientation de la fente 702 peut ainsi permettre de maximiser un angle de réception du signal reçu par le dispositif récepteur 100. Alternativement ou en combinaison, chacun des volets opaques 701 peut être contrôlé indépendamment par un actionneur, ce qui peut permettre de modifier une largeur de la fente 702. La modification de la largeur de la fente 102 peut par exemple permettre de filtrer les rayons lumineux parasites et de maximiser le signal utile reçu par le photorécepteur 105. Par exemple, la valeur du rapport signal sur bruit obtenu par le photorécepteur 105 peut être une valeur à maximiser par l’unité de traitement.
Selon une autre variante de réalisation, la fonction d’opacité du volet opaque précité peut être assurée par un gaz opaque, et ainsi la fente 102 peut être occultée par diffusion d’un tel gaz. Dans ce cas, la gouttière 101 peut comprendre de part et d’autre de la fente 102 deux chambres logeant chacune du gaz, la diffusion du gaz étant pilotée par un actionneur.
Comme précédemment décrit, selon un mode de réalisation, la gouttière 101 peut loger une seconde surface de guidage 301 couplée à une seconde fente 302 et montée coulissante selon l’axe longitudinal X de la première surface guidage 103. Additionnellement, un coulissement de la seconde surface de guidage 301 peut être
piloté par un actionneur pour contrôler une surface totale de guidage. L’actionneur peut par exemple être un actionneur linéaire intégré au coulisseau 403.
L’unité de traitement 6000 configurée pour détecter un maximum du signal reçu peut comprendre au moins une interface d’entrée INP 6001 , un processeur PROC 6002, une mémoire d’ordinateur MEM 6003 et une interface de sortie OUTP 6004 comme illustré à la figure 6.
L’interface d’entrée INP 6001 peut permettre de recevoir des données fonctions des données reçues par le photorécepteur 105.
Le processeur PROC 6002 peut être configuré pour exécuter des instructions d’un programme informatique stocké dans l’au moins une mémoire d’ordinateur MEM 6003.
Le programme informatique peut comprendre des instructions pour acquérir, via l’interface d’entrée INP 6001, les données fonctions des données reçues par le photorécepteur 105.
Le programme informatique peut également comprendre des instructions pour détecter, à partir des données acquises, un maximum des données reçues par le photorécepteur 105. Le maximum peut par exemple être un maximum en amplitude, un maximum en puissance ou un maximum en énergie des données acquises.
De plus, le programme informatique peut générer une consigne pour piloter chaque actionneur du dispositif récepteur 100 en fonction du maximum des données reçues par le photorécepteur 105 et en vue de maximiser les données reçues par le photorécepteur 105.
Le programme informatique peut aussi comprendre des instructions pour transmettre, via l’interface de sortie OUTP 6004, la consigne générée.
Des exemples d’instructions pour détecter le maximum des données reçues par le photorécepteur 105 et générer une consigne pour piloter l’actionneur du dispositif récepteur 100 en fonction du maximum des données reçues par le photorécepteur 105 et en vue de maximiser les données reçues par le photorécepteur 105 sont détaillés dans la suite de la description.
Les données fonctions des données reçues par le photorécepteur 105 peuvent directement être les données reçues par le photorécepteur 105. L’unité de traitement 6000 peut alors en outre comprendre au moins un amplificateur trans-impédance qui peut être configuré pour convertir les données reçues par le photorécepteur 105 en signal électrique. L’au moins un processeur PROC 6002 peut alors en outre être
configuré pour exécuter des instructions comprenant un décodage du signal reçu par l’au moins un amplificateur trans-impédance.
Alternativement, les données fonctions des données reçues par le photorécepteur 105 peuvent être les données reçues par le photorécepteur 105 qui ont été préalablement converties et décodées. La conversion et le décodage peuvent par exemple avoir été effectués par le terminal.
La consigne pour piloter un actionneur du dispositif peut par exemple être une d’une consigne de mise en rotation de la gouttière 101, d’une consigne d’occultation de la fente 102, d’une consigne de coulissement de la seconde surface de guidage 301 ou d’une combinaison de consignes précitées, en fonction de l’actionneur considéré.
Le maximum de réception peut par exemple être déterminé suivant une méthode itérative.
Par exemple, lorsque la consigne est la consigne de mise en rotation de la gouttière 101 , partant d’une orientation initiale quelconque, l’au moins un processeur PROC 6002 peut mettre en œuvre la consigne de mise en rotation de la gouttière 101 suivant un pas fixé. Un signal reçu peut être évalué après chaque rotation de la gouttière 101 et être enregistré dans une table enregistrée dans la mémoire d’ordinateur MEM 6003. La table peut par exemple comprendre l’orientation de la gouttière ainsi que la qualité de réception du signal associée. La consigne de mise en rotation de la gouttière 101 peut être itérée jusqu’à obtenir un maximum de qualité de réception du signal, c’est-à-dire par exemple jusqu’à obtenir une première valeur de qualité de réception du signal supérieure à une seconde valeur successive de qualité de réception du signal.
Bien évidemment, la méthode itérative de détermination du maximum de réception peut s’étendre aux consignes d’occultation de la fente 102, de coulissement de la seconde surface de guidage 301 .
Alternativement ou en combinaison, comme illustré aux figures 8 et 9, les instructions stockées dans la mémoire d’ordinateur MEM 4003 peuvent comprendre des instructions pour asservir la gouttière 101 via une boucle de rétroaction et émettre la consigne CONS, destinée à l’actionneur. La consigne CONS peut par exemple être une consigne de mise en rotation de la gouttière 101 comme cela est détaillé ci-après, mais peut également être une consigne d’occultation de la fente 102 ou de coulissement de la seconde surface de guidage 301 . On note que chaque type de consigne peut avoir une boucle de rétroaction dédiée.
Sur les figures 8 et 9, la boucle de rétroaction peut comprendre une valeur consigne TARG, un régulateur REG générant la consigne CONS de mise en rotation de la
gouttière 101, une étape ACT de mise en rotation de la gouttière 101 par l’actionneur, une valeur mesurée MEAS et un calculateur CALC.
La valeur consigne TARG peut par exemple être une valeur à atteindre du signal reçu du photorécepteur. La valeur consigne TARG peut par exemple être la valeur maximisant le signal reçu par le photorécepteur.
La valeur mesurée MEAS peut par exemple être une valeur mesurée du signal reçu par le photorécepteur 105.
Le régulateur REG peut prendre en entrée la valeur consigne TARG et la valeur mesurée MEAS. Le régulateur REG peut calculer un écart entre la valeur consigne TARG et la valeur mesurée MEAS. A partir de l’écart entre les valeurs consigne TARG et mesurée MEAS, le régulateur REG peut générer la consigne CONS destinée à la mise en rotation de la gouttière101 par l’actionneur lors de l’étape ACT.
Un objectif du régulateur REG peut être de minimiser l’écart entre la valeur consigne TARG et la valeur mesurée MEAS. Pour ce faire, le régulateur REG peut par exemple être un régulateur de type « PID », où PID est une abréviation pour « Proportionnel Intégral Dérivé ». Ainsi, la consigne CONS obtenue en sortie du régulateur REG peut viser à orienter la gouttière 101 de sorte que la valeur mesurée MEAS se rapproche de la valeur consigne TARG. La consigne CONS obtenue en sortie du régulateur REG peut par exemple être une consigne angulaire. La valeur consigne CONS obtenue en sortie du régulateur REG peut être appliquée à l’actionneur lors de l’étape ACT, ce qui permet d’orienter la gouttière 101 en vue d’obtenir un signal reçu proche de la valeur consigne TARG. En réponse à un changement d’orientation de la gouttière 101, la valeur mesurée MEAS peut être modifiée. La valeur mesurée MEAS peut alors être réinjectée dans le régulateur REG pour actualiser la valeur consigne CONS obtenue en sortie du régulateur REG.
En outre, la valeur consigne TARG peut être actualisée à partir de la valeur mesurée MEAS. Par exemple, le calculateur CALC peut prendre en entrée la valeur MEAS et générer une nouvelle valeur consigne TARG à partir de la valeur mesurée MEAS.
Le calculateur CALC peut en outre prendre en entrées des données de contexte d’utilisation pour générer la nouvelle valeur consigne TARG. Les données de contexte d’utilisation peuvent notamment comprendre des données concernant un environnement physique d’utilisation du dispositif récepteur 100. Par exemple, si un nuage de fumée est détecté à proximité du dispositif récepteur 100, la valeur consigne TARG peut être diminuée puis être augmentée lorsque le nuage de fumée est dissipé.
De plus, l’unité de traitement 4000 peut être configurée pour stocker dans la mémoire MEM 6003 une base de données comportant les données de contexte d’utilisation ainsi que la valeurs mesurée MEAS et consigne TARG associées.
Ainsi, lorsqu’un couple de données comportant le contexte d’utilisation et la valeur mesurée MEAS est obtenu en entrée du calculateur CALC, le processeur PROC 6002 peut lire la mémoire MEM 6003 afin de trouver si le couple de données a déjà été observés. Le cas échéant, la nouvelle valeur consigne TARG calculée par le calculateur CALC peut directement être la valeur consigne TARG correspondant au couple de données stockée dans la base de données. Une utilisation de la base de données peut alors permettre d’obtenir rapidement une orientation de la gouttière 101 maximisant le signal reçu par le photorécepteur 105 et peut être privilégiée dans des environnements où les contextes d’utilisation sont répétitifs, comme par exemple des usines.
En outre, les données de la base de données peuvent former une base d’apprentissage pour une intelligence artificielle. Ainsi, des valeurs consignes TARG, pour des couples de données n’ayant pas encore été observés, peuvent être prédites par l’intelligence artificielle. L’intelligence artificielle peut par exemple être une régression linéaire ou un réseau de neurones.
Ainsi, l’asservissement de l’orientation de la gouttière 101 peut être mis en œuvre en temps réel, de sorte que les valeurs consigne TARG et mesurée MEAS soient continuellement actualisées.
Il est souligné que l’unité de traitement 6000 peut ne pas être comprise dans le terminal, ce qui peut permettre un asservissement autonome du dispositif récepteur 100 vis-à- vis du terminal. Alternativement, l’unité de traitement 6000 peut être comprise dans le terminal. Dans ce cas, l’unité de traitement 6000 peut partager ses ressources PROC 6002 et MEM 6003 avec les ressources du terminal.
Additionnellement, comme il ressort de la figure 9, le calculateur CALC peut également prendre en entrées des valeurs dérivées de la valeur mesurée MEAS. Les valeurs dérivées de la valeur mesurée MEAS peuvent être liées à une utilisation par le terminal du signal reçu par le photorécepteur 105. Dans ce cas, la boucle de rétroaction peut comprendre une étape de réception RECEPT de la valeur mesurée MEAS par le terminal et une étape de traitement TREAT de la valeur reçue par le terminal. L’étape de traitement TREAT peut prendre en considération des éléments liés à une application du signal reçu par le terminal. Les éléments liés à une application du signal reçu par le terminal peuvent par exemple être un rapport signal sur bruit du signal reçu par le terminal ou une détection de valeurs aberrantes dans les valeurs du signal reçu par le
terminal. Par exemple, la valeur de la consigne TARG peut être modifiée si le signal reçu par le terminal présente des valeurs aberrantes. Il est souligné que les étapes RECEPT et TREAT sont mises en œuvre par le terminal.
Le terminal peut également mettre en œuvre un algorithme permettant de réduire un possible déphasage et/ou un retard temporel entre les différents rayons lumineux reçus par le photorécepteur 105 afin de minimiser les interférences destructives et de favoriser les interférences constructives entre les différents rayons lumineux.
De plus, comme visible à la figure 10, plusieurs dispositifs récepteurs 1001 , 1002 peuvent être couplés à un même terminal 900.
Le terminal 900 peut comprendre une unité de traitement des signaux reçus des photorécepteurs 1051, 1052 afin de corréler des données reçues par les photorécepteurs 1051 , 1052, ce qui peut permettre de favoriser les interférences constructives entre les différents signaux reçus et augmenter la réception. L’unité de traitement du terminal 900 peut être distincte de l’unité de traitement 6000. Alternativement, l’unité de traitement du terminal 900 peut partager ses ressources avec l’unité de traitement 6000 comme déjà évoqué.
Lorsque les dispositifs récepteurs 1001 , 1002 comportent au moins un actionneur selon l’une des variantes de réalisation précédemment décrites, l’unité de traitement 6000 peut être configurée pour piloter chacun des dispositifs récepteurs. Par exemple, le processeur PROC 6002 peut lire et exécuter en parallèle les instructions du programme informatique stocké dans la mémoire MEM 6003 pour chacun des dispositifs récepteurs, ce qui peut permettre de générer des consignes différentes pour chacun des actionneurs.
Par exemple, dans un environnement composé de plusieurs sources, chaque actionneur peut être piloté en vue de maximiser des signaux reçus pour l’ensemble des sources. En d’autres termes, les actionneurs peuvent être pilotés conjointement de façon à maximiser la réception des signaux de l’ensemble des sources par l’ensemble des dispositifs récepteurs. Cela peut notamment signifier qu’une source peut ne pas être prise en considération si la réception des signaux issus de cette source dégrade la réception des signaux des autres sources par l’ensemble des dispositifs récepteurs.
Il peut aussi être choisi de maximiser les réceptions respectives des signaux de lumière modulée pour chacun des dispositifs récepteurs. Ainsi, l’exemple de réalisation de la figure 10 représente une installation composée d’un terminal 900 et de deux dispositifs récepteurs 1001, 1002 et située dans un environnement comportant une pluralité de sources émettant des rayons lumineux S1 et S2 non parallèles entre eux. Le terminal
900 comporte une première surface 901 et une deuxième surface 902 montées l’une sur l’autre en rotation et formant un angle l’une par rapport à l’autre. Par exemple, le terminal 900 peut être un ordinateur portable. L’unité de traitement 6000 peut être configurée pour maximiser la réception des rayons lumineux S1 par le dispositif récepteur 1001 et la réception des rayons lumineux S2 par le dispositif récepteur S2.
En outre, il est également possible de coupler plusieurs dispositifs récepteurs 100 à un même photorécepteur 105. Par exemple, comme illustré à la figure 11, le terminal 200 peut être couplé à deux dispositifs récepteurs 1003, 1004 afin de faire converger les signaux reçus par chacun des dispositifs récepteurs 1003, 1004 sur un même photorécepteur 105. Dans ce cas, les dispositifs récepteurs 1003, 1004 peuvent être choisis parmi les exemples de réalisation décrits ci-dessus. Lorsqu’au moins un des dispositifs récepteurs 1003, 1004 comporte au moins un actionneur selon l’une des variantes de réalisation précédemment décrites, l’unité de traitement 6000 peut être configurée pour piloter chacun des dispositifs récepteurs comportant au moins un actionneur. L’unité de traitement 6000 peut être configurée pour maximiser le signal reçu par le photorécepteur 105, c’est-à-dire pour modifier les gouttières 101 en vue de maximiser le signal reçu par le photo récepteur 105 et résultant de la somme des signaux reçus par chacun des dispositifs récepteurs 1003, 1004. En particulier, l’unité de traitement 6000 peut être configurée pour maximiser les interférences constructives entre les signaux reçus par chacun des dispositifs récepteurs 1003, 1004.
Il est également possible de coupler un plus grand nombre de dispositifs récepteurs à un même photorécepteur 105. Ainsi, comme illustré à la figure 12, il est possible de coupler au moins trois dispositifs récepteurs 1005, 1006, 1007 à un même photorécepteur 105. Par exemple, les dispositifs récepteurs 1005, 1006, 1007 peuvent être positionnés de manières à former une base orthogonale d’un espace tridimensionnel, d’axes notés X1, X2, X3 sur la figure 12, dont l’origine peut être le photorécepteur 105. Cette réalisation peut ainsi permettre une convergence de signaux issus de trois dimensions orthogonales sur un même photorécepteur 105. Comme précédemment, lorsqu’au moins un des dispositifs récepteurs 1005, 1006, 1007 comporte au moins un actionneur selon l’une des variantes de réalisation précédemment décrites, l’unité de traitement 6000 peut être configurée pour piloter chacun des dispositifs récepteurs comportant au moins un actionneur. L’unité de traitement 6000 peut ainsi être configurée pour maximiser le signal reçu par le photorécepteur 105 comme il a été expliqué ci-dessus.
Bien entendu, il est également possible de coupler plusieurs dispositifs récepteurs 100 à un même photorécepteur 105 sans imposer de contrainte géométrique, telle que l’orthogonalité décrite ci-dessus, entre les dispositifs récepteurs 100.
Dès lors ; la présente divulgation ne se limite pas aux exemples décrits ci-avant, seulement à titre d’exemple, mais elle englobe des variantes.
Les modes de réalisation décrits ci-dessus sont une simple illustration de la présente invention. Diverses modifications peuvent leur être apportées sans sortir du cadre de l’invention qui ressorts des revendications annexées.