Emulsion de peroxyde organique Domaine de l'invention La présente invention concerne des émulsions de peroxyde organique, un procédé de préparation de celles-ci ainsi que l'utilisation de celles-ci pour la polymérisation ou la copolymérisation d'un ou plusieurs monomères éthyléniquement insaturés. L'invention se rapporte également à un polymère vinylique halogéné préparé en présence de telles émulsions. Arrière-plan technique Les peroxydes organiques, sous forme liquide ou solide, sont couramment utilisés en tant qu'amorceurs de polymérisation de monomères à insaturation éthylénique pour la synthèse de différents types de polymères. Toutefois, leur mise en œuvre pose fréquemment un certain nombre de problèmes. En effet, les peroxydes organiques constituent le plus souvent des espèces fortement instables car elles se décomposent relativement aisément sous l'action d'un faible apport de chaleur, d'énergie mécanique (friction ou choc) ou de contaminants incompatibles. Ainsi, en cas d'élévation incontrôlée de leur température de stockage, certains peroxydes organiques peuvent subir une décomposition exothermique autoaccélérée pouvant entraîner des incendies et/ou des explosions violentes. En outre, dans ces conditions, certains de ces peroxydes organiques peuvent libérer des vapeurs combustibles susceptibles de réagir avec toute source d'ignition, ce qui peut augmenter, voire accélérer, de manière drastique les risques d'explosion violente. Il en résulte qu'il est important de prendre des mesures de précautions adéquates en termes de sécurité lors du stockage et du transport des peroxydes organiques. Afin de pallier à ces inconvénients, les peroxydes organiques sont notamment conditionnés sous la forme d'émulsions aqueuses comprenant des antigels. Ainsi la présence d'eau permet à la fois d'absorber et de dissiper l'énergie générée en cas de décompositions exothermiques des peroxydes organiques tandis que l'antigel a pour rôle de maintenir l'émulsion sous forme
liquide, à des températures inférieures à -10°C, généralement inférieures à -15°C, ce qui permet de limiter les risques d'une décomposition exothermique involontaire des peroxydes organiques. Les émulsions aqueuses contiennent généralement en outre un émulsifiant ayant l'avantage d'abaisser la tension interfaciale entre la phase aqueuse et le peroxyde organique afin de faciliter sa dispersion sous forme de gouttelettes et de maintenir la taille de ces dernières dans le temps. En effet, au cours du temps, les gouttelettes de peroxyde peuvent sédimenter, former un crémage, ou subir le murissement d'Ostwald, ou peuvent s'agglomérer entre elles provoquant une augmentation de leur taille moyenne et de leur taille maximale ce qui peut conduire, dans certains cas, à une séparation de phase totale ou partielle et, par conséquent, à une déstabilisation globale de l'émulsion. Au vu de ce qui précède, les émulsions aqueuses de peroxyde organique doivent donc être stables pour des questions de sécurité non seulement au cours de leur production mais également lors d'une période relativement longue correspondant à leur transport et à leur stockage avant d'être utilisées en tant qu'initiateurs de polymérisation. Pour ce faire, comme indiqué ci-dessus, les gouttelettes de peroxyde organique doivent présenter principalement une taille moyenne et une taille maximale faibles et stables dans le temps. Ainsi, les gouttelettes de peroxyde d'une émulsion de peroxyde organique doivent avoir une taille moyenne faible et, de préférence, une distribution de taille homogène, et être stables dans le temps, de préférence sur une période d'au moins six mois. En particulier, le diamètre maximal de ces gouttelettes ne devra très préférentiellement être inférieur à 20 µm. Par ailleurs, en plus des considérations de sécurité dues au phénomène de déstabilisation décrit ci-dessus, il est primordial d'obtenir des émulsions homogènes et à faible taille de gouttelettes également pour des considérations de qualité et d'efficacité du procédé de polymérisation. En effet, l'utilisation d'une émulsion de peroxyde organique non homogène ou avec une taille de gouttelettes trop grande en tant qu'amorceur de polymérisation dans une émulsion ou suspension de monomère vinylique peut produire une inhomogénéité dans le produit final. Cette inhomogénéité est généralement caractérisée par des particules de polymère mal gélifiées lors de la mise en œuvre a l'état fondu (" fish eyes ", grains durs). Or, la présence de grains durs opacifie le matériau polymère. Ces considérations de stabilité sont ainsi très
importantes pour les applications où la transparence du produit final est impérative, notamment pour les applications médicales. De plus, l'utilisation d'émulsions de peroxyde organique non homogènes, c'est-à-dire ayant une différence significative de concentration en peroxyde organique répartie entre la partie supérieure et la partie inférieure de la phase aqueuse, peut aussi engendrer des différences de concentration non prévisibles d'initiateur dans le réacteur de polymérisation. Une différence de concentration d'initiateur dans le réacteur de polymérisation peut poser un problème de durée de polymérisation. Une concentration trop faible réduit la productivité du réacteur puisque le temps de polymérisation est allongé, et peut avoir un impact sur la qualité du polymère. Une concentration trop importante entraine un dégagement d'énergie par la polymérisation très important et pose donc un problème d'évacuation de cette énergie. La température du réacteur de polymérisation devra alors être maitrisée par les différents moyens de refroidissement, tels que la double enveloppe, des contre-pales réfrigérées ou un condensateur, ou bien, à défaut d'une bonne maitrise de la température, l'opération de polymérisation devra être stoppée. En outre, les étapes de déchargement de l'émulsion dans des silos intermédiaires de stockage, de pompage et d'introduction d'une émulsion de peroxyde organique dans un réacteur de polymérisation sont des étapes importantes pour la qualité du polymère obtenu, la fiabilité du procédé de polymérisation et la productivité. Ces étapes de manutention doivent être effectuées dans un temps court. Pour se faire, il est important que l'émulsion de peroxyde présente une viscosité faible de sorte que l'écoulement de l'émulsion soit facilité. Ainsi, une émulsion de peroxyde organique doit avantageusement avoir une coulabilité mesurée par une technique de coupe consistométrique inférieure ou égale à 200 secondes (mesurée par exemple selon la norme DIN 53211, avec un diamètre de la coupe de viscosité de 4 mm et une température de 5°C). Différentes émulsions de peroxyde organique ont été développées. Cependant, il existe un réel besoin de fournir une émulsion de peroxyde organique restant stable et relativement homogène sur une longue période de temps et permettant la conservation d'une taille de gouttelettes faible. Résumé de l'invention
L'invention concerne en premier lieu une émulsion de peroxyde organique comprenant : – au moins un peroxyde organique ; – au moins un émulsifiant comprenant au moins un tensioactif non ionique comprenant au moins une chaîne grasse et ayant une HLB inférieure ou égale à 18 ; – au moins un antigel ayant une viscosité dynamique à 20°C allant de 40 mPa.s à 100 mPa.s; – de 0 à 1% d'acétate de polyvinyle – de l'eau et dans laquelle, lorsque ladite émulsion comprend au moins un alcool choisi dans le groupe constitué par le méthanol, l'éthanol, l'éthylène glycol et le diéthylène glycol, celui-ci est présent dans un rapport massique strictement inférieur à 1, de préférence dans un rapport inférieur à 0,9, encore préférentiellement inférieur à 0,7 et encore préférentiellement inférieur à 0,5 par rapport audit au moins un antigel ayant une viscosité dynamique à 20°C allant de 40 mPa.à 100 mPa.s. Dans des modes de réalisation, l'émulsion consiste en l'au moins un peroxyde organique, l'au moins au moins un émulsifiant, l'au moins un antigel, l'eau optionnellement un solvant organique, et optionnellement un ou plusieurs additifs choisis dans le groupe constitué des agents anti-moussants, des agents de transferts de chaîne, des agents allongeurs de chaîne, des agents régulateurs de pH, des plastifiants, et des mélanges de ceux-ci, ladite émulsion n'étant pas une des compositions exclues ci-dessus. Dans des modes de réalisation, l'au moins un antigel est un alcool, de préférence choisi dans le groupe constitué par les diols et les mélanges de ceux-ci. Dans des modes de réalisation, l'au moins un antigel est choisi dans le groupe constitué du propane-1,2-diol, du propane-1,3-diol, du triéthylène glycol et des mélanges de ceux-ci, de préférence est le propane-1,2-diol. Dans des modes de réalisation, l'au moins un antigel comprend, de préférence consiste en, un mélange de propane-1,2-diol et de 2-propanol, de préférence le rapport massique propane-1,2-diol sur 2-propanol étant strictement supérieur à 1. Dans des modes de réalisation, le rapport massique du propane-1,2- diol par rapport au 2-propanol est strictement supérieur à 1 et inférieur à 4, de préférence est strictement supérieur à 1 et inférieur à 2.
Dans des modes de réalisation, l'au moins un antigel est présent en une quantité de 10 à 40 % en poids, de préférence de 15 à 25 % en poids, encore de préférence de 17 à 22 % en poids, par rapport au poids total de l'émulsion. Dans des modes de réalisation, l'au moins un peroxyde organique est choisi dans le groupe constitué des peroxydicarbonates, des peroxyesters, des peroxydes de diacyle et des combinaisons de ceux-ci. Dans des modes de réalisation, l'au moins un peroxyde organique est choisi dans le groupe constitué du tert-amyl peroxypivalate, du tert-butyl peroxypivalate, du tert-butyl peroxynéodécanoate, du tert-amyl peroxynéodécanoate, du 3-hydroxy-1,1 diméthylbutyl peroxynéodécanoate, du cumyl peroxynéodécanoate, du peroxydicarbonate de di-sec-butyl, du peroxydicarbonate de di(2-éthylhexyl), du peroxyde de di(3,5,5- triméthylhexanoyl), et de mélanges de ceux-ci. Dans des modes de réalisation, l'au moins un peroxyde organique est présent dans une teneur allant de 40 à 80 % en poids, de préférence allant de 44 à 65 % en poids, encore de préférence allant de 45 à 60 % en poids, par rapport au poids total de l'émulsion. Dans des modes de réalisation, l'au moins un tensioactif non ionique est choisi dans le groupe constitué par les alcools gras oxyalkylénés, les acides gras oxyalkylénés, les huiles végétales ou animales oxyalkylénés, les polysorbates, les esters de sorbitan, les alkyl glucosides, les alkyl glucosides oxyalkylénés et leurs mélanges. De préférence, l'émulsion selon l'invention n'est pas: - une composition consistant en : 50% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1,44% en poids d'huile de ricin éthoxylée avec un taux d'éthoxylation moyen de 31 et 21,4% en poids de propane-1,2-diol, le reste étant de l'eau ; - une composition consistant en : 50% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1,5% en poids d'huile de ricin éthoxylée avec un taux d'éthoxylation moyen de 20 et 21,4% en poids de propane-1,2-diol, le reste étant de l'eau ; - une composition consistant en : 50% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1,5% en poids d'huile de ricin éthoxylée avec un taux d'éthoxylation moyen de 20 , 21,4% en poids de propane-1,2-diol et 3% de 3-hydroxy-1,1-diméthylbutyl peroxyneodécanoate, le reste étant de l'eau - une émulsion consistant en : 50% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1,5% en poids d'huile de ricin
éthoxylée avec un taux d'éthoxylation moyen de 20, 21,4% en poids de propane-1,2-diol et 11,5% de 3-hydroxy-1,1- diméthylbutyl peroxyneodécanoate, le reste étant de l'eau. L'invention concerne également un procédé de préparation d'une émulsion telle que décrite ci-dessus, comprenant une étape de mélange de l'au moins un peroxyde organique, l'au moins un émulsifiant, l'au moins un antigel et l'eau ; et optionnellement, une étape de mise en émulsion du mélange. L'invention concerne également l'utilisation d'une émulsion telle que décrite ci-dessus, pour la polymérisation ou la copolymérisation d'un ou plusieurs monomères éthyléniquement insaturés, en particulier des monomères vinyliques, de préférence halogénés, et plus préférentiellement le chlorure de vinyle. L'invention concerne également un polymère vinylique halogéné obtenu par polymérisation d'au moins un monomère éthyléniquement insaturé en présence d'une émulsion telle que décrite ci-dessus. La présente invention permet de répondre au besoin exprimé ci-dessus. Elle fournit plus particulièrement une émulsion de peroxyde organique homogène et stable dans le temps, dans laquelle les tailles moyenne et maximale des gouttelettes restent le plus faible possible, pouvant ainsi être transportée et stockée sur de longues périodes en toute sécurité, et respectant les conditions requises en matière de viscosité et de temps d'écoulement de l'émulsion. En outre, l'émulsion selon l'invention permet l'obtention d'un polymère, lorsque qu'elle est utilisée pour la polymérisation de monomères éthyléniquement insaturés, présentant un faible taux de grains durs. De manière surprenante, il a été découvert que des émulsions présentant de faibles teneurs (voire dépourvues) d'éthanol, de méthanol et d'agent colloïde protecteur, en combinaison avec l'utilisation d'un émulsifiant et d'un antigel particulier, permettaient l'obtention de gouttelettes de taille faible et restaient stables et homogènes sur une longue période de temps, avec une viscosité adaptée. Description détaillée L'invention est maintenant décrite plus en détail et de façon non limitative dans la description qui suit.
Dans le présent texte, sauf indication expresse différente, tous les pourcentages (%) indiqués sont des pourcentages en poids par rapport au poids total de l'émulsion. Dans le présent texte, les quantités indiquées pour une espèce donnée peuvent s'appliquer à cette espèce selon toutes ses définitions (telles que mentionnées dans le présent texte), y compris les définitions plus restreintes. Emulsion L'invention concerne en premier lieu une émulsion de peroxyde organique. L'émulsion selon l'invention est une émulsion aqueuse, c'est-à-dire qu'elle comprend de l'eau. De préférence, l'eau est de l'eau déminéralisée ou désionisée. De manière particulièrement préférée, l'émulsion est une émulsion de type huile dans eau. L'émulsion selon l'invention comprend au moins un peroxyde organique. Le peroxyde organique est de préférence choisi parmi les peroxydicarbonates, les peroxyesters, et/ou les peroxydes de diacyle. Parmi les peroxydicarbonates, les peroxydes préférés sont le peroxydicarbonate de di-éthyl, le peroxydicarbonate de di-iso-propyl, le peroxydicarbonate de di-n-propyl, le peroxydicarbonate de di-sec-butyl, le peroxydicarbonate de di-n-butyl, le peroxydicarbonate de di-iso-butyl, le peroxydicarbonate de di-tert-butyl, le peroxydicarbonate de di-(3- methoxybutyl), le peroxydicarbonate de di-néopentyl, le peroxydicarbonate de bis[2-(2-méthoxyéthoxy)éthyl], le peroxydicarbonate de di-(3-methoxy-3- méthylbutyl), le peroxydicarbonate de di-(2-ethoxyéthyl), le peroxydicarbonate de di-2-ethylhexyl, et les mélanges de ceux-ci. Parmi les peroxyesters, les peroxydes préférés sont le tert-amyl peroxypivalate, le tert-butyl peroxypivalate, , le tert-butyl peroxynéodécanoate, le tert-amyl peroxynéodécanoate, le tert- butyl peroxy isobutyrate, le cumyl peroxynéodécanoate, le cumyl peroxynéoheptanoate, le 2,4,4 triméthylpenty peroxynéodécanoate, le tert-butyl peroxy n-heptanoate, le cumylperoxy n- heptanoate, le tert-amyl peroxy n-heptanoate, le tert-butyl peroxy n-octanoate, le tert-amyl peroxy n-octanoate le tert-butyl peroxynéoheptanoate, le tert-amyl peroxy 2-éthylhexanoate le tert-butyl peroxy 2-éthylhexanoate, le 1,1,3,3- tétraméthyl butyl-peroxy-2 éthylhexanoate, les hydroxyperoxyesters et leurs mélanges.
En tant qu'hydroxyperoxyesters utilisables dans l'émulsion selon l'invention, on peut citer le 4-hydroxy-2-méthylpentylperoxynéodécanoate, le 4-hydroxy-2-méthylpentylperoxy-(2-éthylhexanoate), le 4-hydroxy-2- méthylpentylperoxy-2-phénylbutyrate, le 4-hydroxy-2-méthylpentylperoxy-2- phénoxypropionate, le 4-hydroxy-2-méthylpentylperoxy-(2-butyloctanoate), le 4-hydroxy-2-méthylpentylperoxynéotridécanoate, le 4-hydroxy-2- méthylhexylperoxynéodécanoate, le 5-hydroxy-1,3,3- triméthylcyclohexylperoxyneodecanoate, le 4-hydroxy-2,6-diméthyl-2,6- di(néohexanoylperoxy)heptane, le 4-hydroxy-2,6-diméthyl-2,6- di(néodecanoylperoxy)heptane, le 3-hydroxy-1,1 diméthylbutylperoxy 2- éthylhexanoate, le 3-hydroxy-1,1 diméthylbutyl peroxyneodécanoate et les mélanges de ceux-ci. Parmi les peroxydes de diacyle, les peroxydes préférés sont choisis dans le groupe constitué par le peroxyde de diisobutyryl, le peroxyde de di(2- éthylbutanoyl), le peroxyde de di(3,5,5-triméthylhexanoyl), le peroxyde de di(2- éthylhexanoyl), ainsi que les peroxydes asymétriques tels que le peroxyde de isobutyroyl octanoyl, le peroxyde de isobutyroyl décanoyl, le peroxyde de isobutyroyl lauroyl, le peroxyde de 2-éthylbutanoyl décanoyl, le peroxyde de 2-éthylhexanoyl lauroyl, et leurs mélanges. De manière particulièrement préférée, le peroxyde organique est choisi dans le groupe constitué du tert-butyl peroxynéodécanoate, par exemple vendu sous la dénomination Luperox® 10 par Arkema, le 3-hydroxy-1,1 diméthylbutyl peroxynéodécanoate, par exemple vendu sous la dénomination commerciale Luperox® 610 par Arkema, le cumyl peroxynéodécanoate, par exemple vendu sous la dénomination Luperox® 188 par Arkema, le peroxydicarbonate de di-sec-butyl, par exemple vendu sous la dénomination commerciale Luperox® 225 par Arkema, le peroxydicarbonate de di(2- éthylhexyl), par exemple vendu sous la dénomination commerciale Luperox® 223 par Arkema, le tert-amyl peroxynéodécanoate, par exemple vendu sous la dénomination Luperox® 546 par Arkema, le tert-butyl peroxypivalate, par exemple vendu sous la dénomination Luperox® 11 par Arkema, le tert-amyl peroxypivalate, par exemple vendu sous la dénomination Luperox® 554 par Arkema, le peroxyde de di(3,5,5-triméthylhexanoyl), par exemple vendu sous la dénomination Luperox® 219 par Arkema et des mélanges de ceux-ci. De préférence ledit peroxyde organique est le peroxydicarbonate de di(2- éthylhexyl). L'émulsion selon l'invention peut comprendre un mélange de deux ou plus peroxydes organiques, en particulier tels que décrits ci-dessus.
Alternativement, l'émulsion selon l'invention peut comprendre un seul peroxyde organique, en particulier un seul peroxyde organique tel que décrit ci-dessus. Dans un mode de réalisation particulier, l'émulsion selon l'invention ne comprend pas de peroxydicarbonate de di-sec-butyl. De préférence, l'émulsion selon l'invention comprend l'au moins un peroxyde organique dans une teneur allant de 40 à 80 % en poids, de préférence allant de 44 à 65 % en poids, encore de préférence allant de 45 à 60 % en poids, par rapport au poids total de l'émulsion. De préférence, lorsque l'émulsion comprend plusieurs peroxydes organiques, la teneur totale de ceux-ci va de 40 à 80 % en poids, de préférence allant de 44 à 65 % en poids, encore de préférence va de 45 à 60 % en poids, par rapport au poids total de l'émulsion. Le ou les peroxydes organiques selon l'invention ont avantageusement une température de demi-vie à une heure, mesurée dans le trichloréthylène, inférieure ou égale à 90°C, de préférence inférieure à 80°C. De plus, le ou les peroxydes organiques dans l'émulsion selon l'invention ont avantageusement une température de stockage inférieure à 0°C. Le ou les peroxydes organiques sont avantageusement liquides à la température de stockage, de préférence à une température de stockage inférieure à 0°C, mesurée à la pression atmosphérique. L'émulsion selon l'invention comprend au moins un antigel. L'antigel permet d'éviter la formation de gels lorsque l'émulsion est transportée et/ou stockée à froid, c'est-à-dire classiquement dans un environnement dont les températures sont inférieures à 0°C. L'antigel selon l'invention a une viscosité dynamique à 20°C allant de 40 à 100 mPa.s. La viscosité dynamique à 20°C de l'antigel peut être mesurée selon la norme DIN 53019 avec un appareil de type Viscotester Haake VT550, pour une vitesse de cisaillement de 100 s-1. L'utilisation d'un antigel possédant une telle viscosité dynamique permet l'obtention d'émulsions présentant une viscosité suffisamment faible pour être compatible avec une application en polymérisation. De préférence, l'au moins un antigel compris dans l'émulsion selon l'invention consiste en au moins un antigel ayant une viscosité dynamique à 20°C allant de 40 à 100 mPa.s. La viscosité dynamique à 20°C de l'antigel est plus préférentiellement inférieure ou égale à 90 mPa.s, de préférence inférieure ou égale à 80 mPa.s,
de préférence inférieure ou égale à 70 mPa.s, de préférence inférieure ou égale à 60 mPa.s et encore préférentiellement 55 mPa.s, L'antigel selon l'invention a une viscosité dynamique à 20°C supérieure ou égale à 40 mPa.s. L'utilisation d'un antigel ayant une telle viscosité dynamique permet de limiter la mobilité des gouttelettes de l'émulsion et donc d'augmenter la stabilité de l'émulsion. Elle permet aussi l'obtention de gouttelettes avec une taille moyenne plus faible. En particulier, l'antigel peut avoir une viscosité dynamique à 20°C de 40 à 55 mPa.s.. L'antigel est de préférence un alcool. Ainsi, l'antigel peut être tout alcool soluble dans l'eau à la température de stockage, par exemple à la température de 0°C, respectant les conditions de viscosité dynamique mentionnées ci- dessus. Par « alcool soluble dans l’eau », on entend une solubilité supérieure à 1 % dans l'eau à 0°C. La quantité d'antigel dans l'eau peut être mesurée par chromatographie en phase gazeuse. Plus particulièrement, l'antigel peut avantageusement être un diol. De préférence, l'antigel est choisi dans le groupe constitué du propane- 1,2-diol (viscosité dynamique à 20°C de 45 mPa.s), du propane-1,3-diol (viscosité dynamique à 20°C de 52 mPa.s) et du triéthylène glycol (viscosité dynamique à 20°C de 48 mPa.s) et des mélanges de ceux-ci, ces mélanges comprenant au moins deux des antigels énumérés précédemment. Plus préférentiellement, l'antigel est le propane-1,2-diol, Selon des modes de réalisation avantageux, l'antigel est le propane- 1,2-diol, éventuellement en mélange avec un, ou plusieurs, antigels, de préférence tels que mentionnés ci-dessus. De manière plus avantageuse, l'antigel consiste en le propane-1,2-diol. Selon d'autres mode de réalisation avantageux, l'antigel comprend un mélange de propane-1,2-diol et de 2-propanol, éventuellement en mélange avec un, ou plusieurs, antigels, de préférence tels que mentionnés ci-dessus. De manière plus avantageuse, l'antigel consiste en un mélange de propane- 1,2-diol et de 2-propanol. Par rapport à l'utilisation de propane-1,2-diol seul, l'utilisation d'un mélange de propane-1,2-diol et de 2-propanol permet de diminuer la viscosité de l'émulsion. Par rapport à l'utilisation du 2-propanol seul, l'utilisation d'un mélange de propane-1,2-diol et de 2-propanol permet d'augmenter la stabilité de l'émulsion. Le rapport massique du propane-1,2-diol par rapport au 2-propanol est de préférence strictement supérieur à 1, de préférence est strictement
supérieur à 1 et inférieur à 4, de préférence est strictement supérieur à 1 et inférieur à 2. Lorsque l'émulsion selon l'invention comprend un alcool choisi dans le groupe constitué par le méthanol, l'éthanol, l'éthylène glycol et le diéthylène glycol, celui-ci est présent dans un rapport massique strictement inférieur à 1, de préférence dans un rapport inférieur à 0,9, encore préférentiellement inférieur à 0,7 et encore préférentiellement inférieur à 0,5 par rapport audit au moins un antigel ayant une viscosité dynamique à 20°C allant de 40 mPa.à 100 mPa.s, Dans un mode de réalisation, lorsque l'émulsion selon l'invention comprend un alcool ayant une viscosité dynamique à 20°C strictement inférieure à 40 mPa.s ou strictement supérieure à 100 mPa.s, celui-ci est présent dans un rapport massique strictement inférieur à 1, de préférence dans un rapport inférieur à 0,9, encore préférentiellement inférieur à 0,7 et encore préférentiellement inférieur à 0,5 par rapport audit au moins un antigel ayant une viscosité dynamique à 20°C allant de 40 mPa.à 100 mPa.s. En particulier, lorsque l'émulsion selon l'invention comprend un alcool différent du propane-1,2-diol, du propane-1,3-diol et du triéthylène glycol, ledit alcool est présent dans un rapport massique strictement inférieur à 1 de préférence dans un rapport inférieur à 0,9, encore préférentiellement inférieur à 0,7 et encore préférentiellement inférieur à 0,5 par rapport audit au moins un antigel choisi dans le groupe constitué par le propane-1,2-diol, du propane- 1,3-diol du triéthylène glycol. Lorsque l'émusion comprend deux ou plus antigels ayant une viscosité dynamique à 20°C allant de 40 mPa.à 100 mPa.s, alors le rapport est calculé par rapport au poids total desdits antigels. De même, lorsque l'émulsion comprend deux ou plus alcools choisis dans le groupe constitué par le méthanol, l'éthanol, l'éthylène glycol et le diéthylène glycol, alors le rapport est calculé par rapport au poids total desdits alcools. De même lorsque l'émulsion comprend deux ou plus alcools ayant une viscosité dynamique à 20°C strictement inférieure à 40 mPa.s ou strictement supérieure à 100 mPa.s, alors le rapport est calculé par rapport au poids total desdits alcools.
De préférence, l'émulsion selon l'invention comprend moins de 5 % en poids, de préférence moins de 2% en poids, encore préférentiellement moins de 1% en poids, encore préférentiellement moins de 0,4% en poids et encore préférentiellement est exempte d'éthanol. De préférence, l'émulsion selon l'invention comprend moins de 5 % en poids, de préférence moins de 2% en poids, encore préférentiellement moins de 1% en poids, encore préférentiellement moins de 0,4% en poids et encore préférentiellement est exempte de méthanol. Dans un mode de réalisation particulièrement préféré, l'émulsion selon l'invention est exempte de méthanol et d'éthanol. De préférence, l'émulsion selon l'invention comprend moins de 5 % en poids, de préférence moins de 2% en poids, encore préférentiellement moins de 1% en poids, et encore préférentiellement est exempte d'éthylène glycol. De préférence, l'émulsion selon l'invention comprend moins de 5 % en poids, de préférence moins de 2% en poids, encore préférentiellement moins de 1% en poids, et encore préférentiellement est exempte de diéthylène glycol. De préférence, l'au moins un antigel de l'émulsion selon l'invention consiste en un ou plusieurs antigels tels que définis ci-dessus, de façon particulièrement préféré l'antigel consiste en du propane-1,2-diol. L'antigel est de préférence présent dans l'émulsion selon l'invention dans une teneur inférieure ou égale à 40 % en poids (par rapport au poids total de l'émulsion), de préférence inférieure ou égale à 25 % en poids, de préférence encore inférieure ou égale à 22 % en poids, par rapport au poids total de l'émulsion. De telles teneurs en antigel permettent à la phase aqueuse de rester sous forme liquide jusqu'à des températures inférieures ou égales à -20°C, de préférence jusqu'à des températures inférieures ou égales à -25°C. Ainsi, l'homme du métier est à même d'établir la quantité d'antigel nécessaire pour maintenir la phase aqueuse sous forme liquide à la température de stockage. Plus particulièrement, l'antigel peut être présent dans l'émulsion en une quantité de 10 à 40% en poids, de préférence de 15 à 25 % en poids, encore de préférence de 17 à 22 % en poids, par rapport au poids total de l'émulsion. De préférence, la quantité d'antigel présent dans l'émulsion comprend à la fois la quantité d'antigel selon l'invention et la quantité des éventuels autres antigels présents dans l'émulsion. L'émulsion selon l'invention comprend au moins un émulsifiant.
De préférence, l'émulsifiant selon l'invention présente une biodégradabilité facile. La qualification de la biodégradabilité de l'émulsifiant peut être déterminée par la méthode OCDE 301 et plus particulièrement par la méthode OCDE 301 B par dégagement de dioxyde de carbone. L'émulsifiant comprend, ou est (c'est-à-dire, consiste en), un (ou plusieurs) tensioactif(s) non ionique(s) comprenant au moins une chaîne grasse et ayant une HLB inférieure ou égale à 18. Par « chaîne grasse », on entend une chaîne carbonée aliphatique comprenant optionnellement des branchements hydroxyles et comprenant au moins 6 atomes de carbone, de préférence de 6 à 60 atomes de carbone, plus préférentiellement de 6 à 20 atomes de carbone. Le tensioactif non ionique peut être oxyalkyléné ou non. De manière préférée, le tensioactif non ionique comprend, ou est, un tensioactif non ionique oxyalkylénés ou non, choisi dans le groupe constitué des alcools gras, des acides gras, des esters de sorbitan, des alkyl glucosides, des huiles végétales ou animales (hydrogénées ou non) et de mélanges de ceux-ci. Les mélanges de tensioactifs non ioniques utilisés dans l'invention peuvent être des mélanges de tensioactifs non ioniques oxyalkylénés uniquement, ou des mélanges de tensioactifs non ioniques non oxyalkylénés uniquement, ou des mélanges de tensioactifs non ioniques oxyalkylénés et de tensioactifs non ioniques non oxyalkylénés. Avantageusement, le tensioactif non ionique comprend, ou est, un tensioactif non ionique choisi dans le groupe constitué des alcools gras oxyalkylénés, des acides gras oxyalkylénés, des huiles végétales ou animales oxyalkylénés, des polysorbates, des esters de sorbitan, des alkyl glucosides non oxyalkylénés, des alkyl glucosides oxyalkylénés et des mélanges de ceux- ci. Les motifs oxyalkylénés sont plus particulièrement des motifs oxyéthylénés (c'est-à-dire des groupes d'oxyde d'éthylène), oxypropylénés (c'est-à-dire des groupes d'oxyde de propylène), ou une combinaison de motifs oxyéthylénés et de motifs oxypropylénés, de préférence les motifs oxyalkylénés sont des motifs oxyéthylénés ou une combinaison de motifs oxyéthylénés et de motifs oxypropylénés. Ainsi, le tensioactif non ionique est de préférence choisi dans le groupe constitué par les alcools gras ayant des motifs oxyéthylénés et éventuellement des motifs oxypropylénés, les acides gras ayant des motifs oxyéthylénés et éventuellement des motifs oxypropylénés, les huiles végétales ou animales, éventuellement hydrogénées, ayant des motifs oxyéthylénés et
éventuellement des motifs oxypropylénés, les polysorbates, les esters de sorbitan, les alkyl glucosides ayant des motifs oxyéthylénés et éventuellement des motifs oxypropylénés et les mélanges de ceux-ci. Les motifs oxyéthylénés (c'est-à-dire les groupes d'oxyde d'éthylène) et oxypropylénés (c'est-à-dire les groupes d'oxyde de propylène) peuvent être répartis de manière statistique ou en bloc. Le nombre de moles d'oxyde d'éthylène et/ou de propylène varie de préférence de 1 à 250, plus préférentiellement de 2 à 100, encore plus préférentiellement de 2 à 50 et plus particulièrement de 2 à 40. De préférence, le nombre de moles d'oxyde d'éthylène dans l'émulsifiant varie de 2 à 40. Par « alcool gras », on entend au sens de la présente invention un alcool comportant au moins 6, de préférence au moins 8, atomes de carbone, de préférence encore un alcool en C8-C40, préférentiellement en C8-C20. Parmi les alcools gras utilisables dans l'invention, on peut citer notamment le 2-octyl dodécanol, le décanol, l'alcool laurique, l'alcool oléocétylique, l'isodécanol, l'alcool caprique, l'oxo isotridécanol, l'alcool cétostéarique, l'alcool éléostéarique, l'alcool caprylique, l'alcool myristique, l'alcool hexadécanoïque ou palmitique, l'alcool stéarique, l'alcool eicosanoïque ou arachidique, l'alcool béhénique, l'alcool oléique, l'alcool eicosénoïque ou gadoléique, l'alcool docosénoïque, l'alcool ricinoléique, l'alcool linoléique, l'alcool linolénique ou les mélanges de ceux-ci. De préférence, le tensioactif non ionique est choisi dans le groupe constitué par les alcools gras oxyalkylénés et est choisi de préférence parmi l'octyl dodécanol, le décanol, l'alcool laurique, l'alcool oléocétylique, l'isodécanol, l'alcool caprique, l'alcool oxo isotridécanol, l'alcool cétostéarique, l'alcool éléostéarique, l'alcool caprylique, l'alcool myristique, l'alcool hexadécanoïque ou palmitique, l'alcool stéarique, l'alcool eicosanoïque ou arachidique, l'alcool béhénique, l'alcool oléique, l'alcool eicosénoïque ou gadoléique, l'alcool docosénoïque, l'alcool ricinoléique, l'alcool linoléique ou l'alcool linolénique, oxyalkylénés, de préférence oxyéthylénés et/ou oxypropylénés, et plus préférentiellement oxyéthylénés et éventuellement oxypropylénés. Les alcools gras plus préférés dans le cadre de l'invention sont l'alcool oléocétylique, l'alcool hexadécanoïque ou palmitique, l'alcool stéarique, l'alcool oléique, l'alcool linoléique ou les mélanges de ceux-ci, et de manière encore plus préférée sont les versions oxyalkylénées, de préférence
oxyéthylénées et/ou oxypropylénées, et plus préférentiellement oxyéthylénées et éventuellement oxypropylénées, de ceux-ci. De préférence encore, le tensioactif non ionique est un alcool gras oxyalkyléné choisis dans le groupe constitué par l'alcool linoléique oxyéthyléné, l'alcool oléocétylique oxyéthyléné, l'alcool hexadécanoïque ou palmitique oxyéthyléné, l'alcool stéarique oxyéthyléné, l'alcool oléique oxyéthyléné et leurs mélanges. Les alcools gras précédemment cités peuvent éventuellement être minoritairement oxypropylénés. De préférence, les huiles végétales/animales (hydrogénées ou non) oxyalkylénées sont en particulier des dérivés de mono-, di- et triglycérides éthoxylés et comprennent un mélange complexe de glycérol éthoxylé relié ou non à une ou des chaines d'acides gras (eux-mêmes éthoxylés ou non), d'acides gras éthoxylés sur la fonction acide et/ou sur la fonction hydroxyle portée par la chaine d'acide gras, ainsi que des proportions variables d'acides gras, de glycérol et de mono-, di- ou triglycérides d'acides gras. Par « acide gras », on entend au sens de la présente invention un acide ou un mélange d'acides comprenant au moins 6 atomes de carbone, de préférence de 6 à 40 atomes de carbone, plus préférentiellement de 8 à 20 atomes de carbone. Les huiles végétales/animales (hydrogénées ou non) oxyalkylénées utilisables dans l'invention sont de préférence choisies dans le groupe constitué par les huiles végétales, éventuellement hydrogénées, oxyéthylénées (ou éthoxylées). Les huiles végétales, éventuellement hydrogénées, oxyéthylénées sont de préférence choisies dans le groupe constitué par l'huile de ricin éthoxylée et l'huile de ricin hydrogénée éthoxylée comprenant de 5 à 40 moles d'oxyde d'éthylène par mole d'acide ricinoléique. On peut également citer des huiles éthoxylées dérivées des huiles de coprah, de palme, de palmiste, d'olive, d'arachide, de colza, de soja, de tournesol, de noix, de noisette, de coco, d'œillette, de carthame, de lin, de périlla, d'oïtica, et/ou de bois de Chine. On peut également citer, en tant huiles végétales/animales utilisables selon l'invention comme émulsifiant, des graisses éthoxylées à base d'huiles de suif, de tall brut ou raffiné, de baleine, d'hareng, et/ou de sardine. L'ensemble de ces dérivés glycérides éthoxylés sont caractérisés en ce qu'ils comportent des mélanges de mono-, di- ou triglycérides éthoxylés ainsi que des dérivés éthoxylés des acides gras et du glycérol correspondant. Ces acides gras sont notamment des acides gras saturés ou insaturés issus des
acides caproïque, caprylique, caprique, laurique, myristique, palmitique, stéarique, arachique, béhénique, myristoléique, palmitoléique, oléique, ricinoléique, érucique, linoléique, linolénique, éléostéarique, licanique, gadoléique, et/ou ernéïque. Certains acides gras insaturés sont ou non hydrogénés comme dans le cas de l'huile de ricin éthoxylée où le groupe ricinoléique a ou non été en partie ou totalement hydrogéné. Dans des modes de réalisation, le tensioactif non ionique selon l'invention peut comprendre, ou être, un ou plusieurs acides gras, de préférence oxyalkylénées, de préférence encore oxyéthylénés et éventuellement oxypropylénés, ces acides gras pouvant être choisis parmi ceux énumérés ci-dessus. De manière avantageuse, le tensioactif non ionique peut comprendre, ou être, un tensioactif non ionique choisi dans le groupe constitué par les huiles végétales ou animales (hydrogénées ou non) oxyalkylénées. Plus préférentiellement, le tensioactif non ionique peut comprendre, ou être, un tensioactif non ionique choisi dans le groupe constitué par les huiles végétales, éventuellement hydrogénées, oxyéthylénées et éventuellement oxypropylénés. Préférentiellement encore, le tensioactif non ionique peut comprendre, ou être, un tensioactif non ionique choisi dans le groupe constitué par les huiles végétales éthoxylées, éventuellement hydrogénées, comportant de 5 à 40 moles d'oxyde d'éthylène, en particulier l'huile de ricin éthoxylée et l'huile de ricin hydrogénée éthoxylée comportant de 20 à 40 moles d'oxyde d'éthylène. Encore plus préférentiellement, le tensioactif non ionique peut comprendre, ou être, l'huile de ricin éthoxylée comportant de 20 à 40 moles d'oxyde d'éthylène. Avantageusement, le tensioactif non ionique peut comprendre, ou être, un (ou plusieurs) ester(s) de sorbitan non ethoxylé(s) et/ou un (ou plusieurs) ester(s) de sorbitan éthoxylé(s). Dans le présent texte, les esters de sorbitan éthoxylés sont aussi appelé « polysorbates », le terme « ester de sorbitan » désignant dans le présent texte les esters de sorbitan non éthoxylés, sauf indication expresse différente. De préférence, l'ester de sorbitan non éthoxylé est choisi dans le groupe constitué par le monostéarate de sorbitan, le tristéarate de sorbitan, le monolaurate de sorbitan, le trilaurate de sorbitan, le monooléate de sorbitan, le trioléate de sorbitan, le monopalmitate de sorbitan, le tripalmitate de sorbitan et les combinaisons de ceux-ci.
Le monooléate de sorbitan est disponible sous la marque Span 80® (de Croda). De préférence, l'ester de sorbitan éthoxylé (ou polysorbate) comprend entre 3 et 40 groupes d'oxyde d'éthylène, de préférence entre 5 et 20 groupes d'oxyde d'éthylène. De préférence, l'ester de sorbitan éthoxylé est choisi dans le groupe constitué par le monostéarate de sorbitan éthoxylé, le tristéarate de sorbitan éthoxylé, le monolaurate de sorbitan éthoxylé, le trilaurate de sorbitan éthoxylé, le monooléate de sorbitan éthoxylé, le trioléate de sorbitan éthoxylé, le monopalmitate de sorbitan éthoxylé, le tripalmitate de sorbitan éthoxylé et les combinaisons de ceux-ci. Le monooléate de sorbitan 20 OE (c'est-à-dire avec une moyenne de 20 groupes d'oxyde d'éthylène) est disponible sous la marque SURFALINE SE80® (d'Arkema) ou Tween 80® (de Croda). Le tensioactif non ionique peut comprendre, ou être, un (ou plusieurs) alkyl glucoside(s). En tant qu'alkyl glucoside utilisable dans l'invention, on peut citer le capryl glucoside, le caprylyl glucoside, le lauryl glucoside, le coco glucoside, l'hexyl glucoside, l'isooctyl glucoside, le décyl glucoside,et/ou l'undécyl glucoside. Ces alkyl glucosides peuvent être oxyalkylénés ou non (et plus particulièrement éthoxylés ou non). L'émulsion peut comprendre une combinaison d'au moins deux tensioactifs non ioniques, en particulier chacun pouvant indépendamment être tel que décrit ci-dessus. De préférence, la combinaison des au moins deux tensioactifs non ioniques comprend un sorbitan non éthoxylé tel que défini ci-dessus et un sorbitan éthoxylé comprenant entre 5 et 20 groupes d'oxyde d'éthylène, tel que décrit ci-dessus. Le tensioactif non ionique peut avantageusement avoir une masse molaire inférieure ou égale à 10000 g/mol. De préférence encore, la masse molaire du tensioactif non ionique est inférieure ou égale à 5000 g/mol, encore plus préférentiellement inférieure ou égale à 2000 g/mol. La probabilité que le tensioactif non ionique ait une bonne biodégradabilité est plus élevée lorsque sa masse molaire est comprise dans les gammes ci-dessous. De manière préférée, l'au moins un émulsifiant de l'émulsion selon l'invention consiste en au moins un tensioactif non ionique comprenant au moins une chaîne grasse, ayant une HLB inférieure ou égale à 18 et ayant une masse molaire dans les plages mentionnées ci-dessus.
Le tensioactif non ionique selon l'invention a une HLB (pour « Hydrophilic-Lipophilic Balance », ou balance hydrophile/lipophile) inférieure ou égale à 18, de préférence inférieure ou égale à 17, plus préférentiellement inférieure ou égale à 16,5, et de manière plus préférée inférieure ou égale à 16,2. Dans des modes de réalisation, le tensioactif non ionique (lorsque l'émulsifiant comprend un seul tensioactif non ionique) ou le mélange de tensioactifs non ioniques (lorsque l'émulsifiant comprend plusieurs tensioactifs non ioniques) a une HLB inférieure ou égale à 15,5, de préférence inférieure ou égale à 15. On entend par « HLB » ou « valeur de HLB » la balance hydrophile lipophile qui permet d'apprécier la solubilité d'un émulsifiant dans l'eau. De préférence, la HLB est déterminée selon la méthode proposée par Griffin (Journal of the Society of Cosmetic Chemists, 5(4), (1954), 249–256). La HLB d'une combinaison d'au moins deux émulsifiants peut être calculée à partir du ratio massique desdits émulsifiants. L'émulsifiant peut être présent dans l'émulsion selon l'invention en une quantité allant de 0,1 à 10 % en poids, de préférence de 0,2 à 5 % en poids, de préférence de 0,5 à 2,5% en poids, et encore préférentiellement de 0,6 à 2% en poids, et encore préférentiellement strictement supérieur à 1% et strictement inférieur à 2% en poids par rapport au poids total de l'émulsion. Le tensioactif non ionique tel que décrit ci-dessus peut également être présent dans l'émulsion dans les quantités mentionnées ci-dessus. L'émulsion selon l'invention peut également comprendre un ou plusieurs additifs destinés à procurer à la composition finale des propriétés/caractéristiques particulières. Ces additifs seront idéalement présents pour la polymérisation ou copolymérisation finale. L'additif peut être choisi dans le groupe constitué par les agents anti- moussants, les agents de transferts de chaîne, les agents allongeurs de chaîne, les agents régulateurs de pH, les plastifiants et les mélanges de ceux- ci. Le ou les additifs sont de préférence présents en une quantité de 0,1 à 10 % en poids, de préférence de 1 à 5 % en poids, par rapport au poids total de l'émulsion. De préférence, l'émulsion selon l'invention comprend un ou plusieurs plastifiants, de préférence choisis dans le groupe constitué par les esters aliphatiques, tels que par exemple les phtalates, les adipates, les benzoates, les dérivés hydrogénés de ces molécules et les mélanges de ceux-ci. En particulier, le plastifiant peut être le diisononylcyclohexane, le di-isononyl
cyclohexane dicarboxylate, et leur mélange. Le ou les plastifiants peuvent être présents dans l'émulsion en une quantité de 1 à 5 % en poids par rapport au poids total de l'émulsion. De préférence, l'émulsion selon l'invention comprend de 0 à 1% en poids, de préférence de 0 à 0,5% en poids, encore préférentiellement de 0 à 0,1% en poids d'acétate de polyvinyle, en particulier acétate de polyvinyle partiellement hydrolysé, par rapport au poids total de l'émulsion. De préférence, l'émulsion selon l'invention est exempte d'acétate de polyvinyle partiellement hydrolysé, en particulier est exempte d'acétate de polyvinyle et encore préférentiellement est exempte d'agent colloïde protecteur. Au sens de la présente invention, on entend par « agent colloïde protecteur » le groupe constitué de l'alcool polyvinylique, de l'acétate de polyvinyle et notamment de l'acétate de polyvinyle partiellement hydrolysé, des esters de cellulose et des gommes de xanthane. L'absence d'agent colloïde protecteur dans l'émulsion permet notamment de réduire le temps de préparation de l'émulsion au niveau industriel, car l'agent colloïde protecteur (notamment l'acétate de polyvinyle) qui est sous forme solide nécessite une étape de dissolution préalable, et de minimiser les risques liés à la manipulation de poudres. En outre, la présence dans l'émulsion d'un agent colloïde protecteur peut augmenter la viscosité de l'émulsion, ce qui peut être indésirable pour certaines applications. De préférence, l'émulsion selon l'invention comprend de 0 à 2% en poids de paraffine chlorée, de préférence de 0 à 1% en poids, encore préférentiellement l'émulsion selon l'invention est dépourvue de paraffine chlorée. La faible teneur, voire l'absence de paraffine chlorée permet, lorsque l'émulsion est utilisée pour la polymérisation de monomères éthyléniquement insaturés, de produire un polymère plus respectueux de l'environnement. De préférence, l'émulsion selon l'invention comprend de 0 à 0,05% en poids, de préférence ne contient pas de copolymères d'α-olefines et d'acides dicarboxyliques, partiellement estérifiés avec un alcool éthoxylé tel que le Dapral®GE202, également appelé le Ketjenlube ® 522. Dans un mode un mode de réalisation particulier, l'émulsion selon l'invention ne comprend pas de lubrifiant. Au sens de la présente invention, on entend par « lubrifiant », une substance interposée entre deux surfaces en mouvement relatif afin d'en réduire le frottement. De manière avantageuse, l'émulsion selon l'invention peut consister essentiellement en, ou consister en, l'au moins un peroxyde organique, l'au moins au moins un émulsifiant, l'au moins un antigel, l'eau et optionnellement
un ou plusieurs additifs tels que décrits ci-dessus, de préférence ladite émulsion n'étant pas une des compositions exclues ci-dessus. Par « l’émulsion consiste essentiellement en des constituants », on entend que la totalité de ces constituants représente au moins 90 % en poids, de préférence au moins 95 % en poids, plus préférentiellement au moins 98 % en poids du poids total de l'émulsion. L'expression « consiste en » n'exclut pas la présence d'impuretés présentes à l'état de traces dans l'émulsion (par exemple, en une quantité inférieure ou égale à 1 % en poids par rapport au poids total de l'émulsion), par exemple des impuretés apportées avec le peroxyde organique. Ainsi, dans des modes de réalisation, l'émulsion selon l'invention peut comprendre un solvant organique, en une quantité inférieure ou égale à 1 % en poids par rapport au poids total de l'émulsion. L'émulsion selon l'invention peut comprendre un solvant organique, de préférence un solvant organique non chloré, par exemple en une quantité inférieure ou égale à 20 % en poids par rapport au poids total de l'émulsion. Par « solvant organique », on entend dans le présent texte les solvants organiques ayant une solubilité dans l'eau inférieure à 1 % en poids à 0°C. L'émulsion selon l'invention peut consister essentiellement en, ou consister en, l'au moins un peroxyde organique, l'au moins au moins un émulsifiant, l'au moins un antigel, l'eau, un solvant organique non chloré (de préférence en une quantité inférieure ou égale à 20 % en poids par rapport au poids total de l'émulsion) et optionnellement un ou plusieurs additifs tels que décrits ci- dessus. L'émulsion selon l'invention peut consister essentiellement en, ou consister en, l'au moins un peroxyde organique, l'au moins un émulsifiant, l'au moins un antigel et l'eau (l'émulsion étant de préférence dépourvue de méthanol, d'éthanol et d'alcool polyvinylique). De préférence, l'émulsion selon l'invention a une coulabilité (ou temps d'écoulement) à 5°C, mesurée par une technique de coupe consistométrique, inférieure ou égale à 200 secondes, plus préférentiellement inférieure ou égale à 170 secondes, et encore plus avantageusement inférieure ou égale à 100 secondes. La coulabilité peut être mesurée selon la norme DIN 53211, avec un diamètre de la coupe de viscosité de 4 mm et une température de 5°C. De manière particulièrement avantageuse, l'émulsion selon l'invention a une taille moyenne de gouttelettes inférieure ou égale à 10 µm, de préférence inférieure ou égale à 4 µm. Avantageusement, l'émulsion selon l'invention a une taille maximale de gouttelette inférieure ou égale à 20 µm, plus préférentiellement inférieure ou égale à 15 µm. La taille des gouttelettes
(moyenne et maximale) peut être déterminée par des moyens conventionnels en utilisant la technique de diffraction de la lumière. Les mesures peuvent être faites en utilisant un dispositif de Malvern Master Sizer 2000® à température ambiante. De manière plus avantageuse, l'émulsion selon l'invention présente les tailles de gouttelettes mentionnées ci-dessus pendant la période de stockage, par exemple pendant une période d'au moins six mois. De préférence, la concentration en peroxyde organique dans l'émulsion est homogène. Par « concentration homogène », on entend que l'écart entre les concentrations de peroxyde (en pourcentage massique) en haut et en bas de l'émulsion est inférieur à 3 %, de préférence inférieur à 2%. La concentration du peroxyde organique est mesurée par HPLC sur un prélèvement effectué en haut de l'émulsion et un autre bas de l'émulsion. De manière plus avantageuse, l'émulsion selon l'invention est homogène pendant la période de stockage, par exemple pendant une période d'au moins six mois. Un autre objet de l'invention est une émulsion de peroxyde organique comprenant (ou consistant essentiellement en, ou consistant en) : – au moins un peroxyde organique ; – au moins un émulsifiant comprenant au moins un tensioactif non ionique comprenant au moins une chaîne grasse et ayant une HLB inférieure ou égale à 18 ; – au moins un antigel choisi dans le groupe constitué du propane-1,2- diol, du propane-1,3-diol, du triéthylène glycol et des mélanges de ceux-ci ; – de l'eau ; – optionnellement un ou plusieurs additifs choisis dans le groupe constitué des agents anti-moussants, des agents de transferts de chaîne, des agents allongeurs de chaîne, des agents régulateurs de pH, des plastifiants et des mélanges de ceux-ci ; – optionnellement un solvant organique ; et – lorsque ladite émulsion comprend au moins un alcool choisi dans le groupe constitué par le méthanol, l'éthanol, l'éthylène glycol et le diéthylène glycol, celui-ci est présent dans un rapport massique strictement inférieur à 1 par rapport audit au moins un antigel ayant une viscosité dynamique à 20°C allant de 40 mPa.à 100 mPa.s de préférence, ladite émulsion n'étant pas une des compositions exclues ci- dessus.
. Selon un autre aspect, l'invention concerne une émulsion comprenant (ou consistant essentiellement en, ou consistant en) : – au moins un peroxyde organique ; – au moins un émulsifiant comprenant un tensioactif non ionique ayant une masse molaire inférieure ou égale à 10000 g/mol ou une combinaison de deux ou plus tensioactifs non ioniques ayant une masse molaire inférieure ou égale à 10000 g/mol, dans lequel le tensioactif non ionique ou la combinaison de tensioactifs non ioniques ont une HLB inférieure ou égale à 15 ; – au moins un antigel ayant une viscosité dynamique à 20°C allant de 40 mPa.sà 100 mPa.s ; – de l'eau ; – optionnellement un ou plusieurs additifs choisis dans le groupe constitué des agents anti-moussants, des agents de transferts de chaîne, des agents allongeurs de chaîne, des agents régulateurs de pH, des plastifiants et des mélanges de ceux-ci ; et – optionnellement un solvant organique ; lorsque ladite émulsion comprend au moins un alcool choisi dans le groupe constitué par le méthanol, l'éthanol, l'éthylène glycol et le diéthylène glycol, celui-ci est présent dans un rapport massique strictement inférieur à 1 par rapport audit au moins un antigel ayant une viscosité dynamique à 20°C allant de 40 mPa.à 100 mPa.s, de préférence, ladite émulsion n'étant pas une des compositions exclues ci- dessus. L'au moins un émulsifiant peut consister en un tensioactif non ionique ayant une masse molaire inférieure ou égale à 10000 g/mol ou une combinaison de deux ou plus tensioactifs non ioniques ayant chacun une masse molaire inférieure ou égale à 10000 g/mol, le tensioactif non ionique ou la combinaison de tensioactifs non ioniques ayant une HLB inférieure ou égale à 15. Selon cet aspect, l'invention fournit une émulsion de peroxyde organique homogène et stable dans le temps, ayant une taille moyenne et maximale de gouttelettes qui reste faible. En outre, l'émulsion présente une viscosité et un temps d'écoulement suffisamment faible et conduit, lorsque qu'elle est utilisée pour la polymérisation de monomères éthyléniquement insaturés, à un polymère présentant un faible taux de grains durs. Cela est accompli par la combinaison d'un émulsifiant particulier (comprenant un ou plusieurs tensioactifs non ioniques ayant une masse molaire et une HLB
spécifiques) et d'un antigel particulier (ayant une viscosité dynamique à 20°C spécifique). Selon cet aspect, le peroxyde organique, l'émulsifiant, l'antigel, l'eau, les additifs, et leurs quantités, peuvent être tels que décrits ci-dessus (sauf mention expresse contraire). Le solvant organique peut être présent en une quantité inférieure ou égale à 20 % en poids par rapport au poids total de l'émulsion. La coulabilité à 5°C, la taille des gouttelettes et l'homogénéité de l'émulsion peuvent également être telles que décrites ci-dessus. Selon ce deuxième aspect, l'émulsion peut comprendre un solvant chloré. Encore un autre objet de l'invention réside en une émulsion comprenant (ou consistant essentiellement en, ou consistant en) : – au moins un peroxyde organique ; – au moins un émulsifiant comprenant un tensioactif non ionique ayant une masse molaire inférieure ou égale à 10000 g/mol ou une combinaison de deux ou plus tensioactifs non ioniques ayant une masse molaire inférieure ou égale à 10000 g/mol, dans lequel le tensioactif non ionique ou la combinaison de tensioactifs non ioniques ont une HLB inférieure ou égale à 15 ; – au moins un antigel choisi dans le groupe constitué du propane-1,2- diol, du propane-1,3-diol, du triéthylène glycol et des mélanges de ceux-ci ; – de l'eau ; – optionnellement un ou plusieurs additifs choisis dans le groupe constitué des agents anti-moussants, des agents de transferts de chaîne, des agents allongeurs de chaîne, des agents régulateurs de pH, des plastifiants et des mélanges de ceux-ci ; et – optionnellement un solvant organique ; lorsque ladite émulsion comprend au moins un alcool choisi dans le groupe constitué par le méthanol, l'éthanol, l'éthylène glycol et le diéthylène glycol, celui-ci est présent dans un rapport massique strictement inférieur à 1 par rapport audit au moins un antigel ayant une viscosité dynamique à 20°C allant de 40 mPa.à 100 mPa.s de préférence, ladite émulsion n'étant pas une des compositions exclues ci- dessus. Le peroxyde organique, l'émulsifiant, l'antigel, l'eau, les additifs, et leurs quantités, peuvent être tels que décrits ci-dessus (sauf mention expresse contraire). Les caractéristiques de l'émulsion peuvent être telles que décrites ci-dessus.
De préférence, l'émulsion telle que définie ci-dessus n'est pas: - une composition consistant en 50% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1,44% en poids d'huile de ricin éthoxylée avec un taux d'éthoxylation moyen de 31 et 21,4% en poids de propane-1,2-diol, le reste étant de l'eau ; - une composition consistant en 50% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1,5% en poids d'huile de ricin éthoxylée avec un taux d'éthoxylation moyen de 20 et 21,4% en poids de propane-1,2-diol , le reste étant de l'eau ; - une composition consistant en 50% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1,5% en poids d'huile de ricin éthoxylée avec un taux d'éthoxylation moyen de 20, 21,4% en poids de propane-1,2-diol et 3% de 3-hydroxy-1,1-diméthylbutyl peroxyneodécanoate, le reste étant de l'eau ; - une composition consistant en 50% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1,5% en poids d'huile de ricin éthoxylée avec un taux d'éthoxylation moyen de 20, 21,4% en poids de propane-1,2-diol et 11,5% de 3-hydroxy-1,1- diméthylbutyl peroxyneodécanoate, le reste étant de l'eau. De préférence, en plus des 4 compositions listées ci-dessus, l'émulsion telle que définie ci-dessus n'est pas non plus : - une émulsion consistant en 59,9% en poids de peroxydicarbonate de di(2-éthylhexyl), 20,6% en poids de propane-1,2-diol et 0,6% en poids d'acétate de polyvinyle avec un taux d'hydrolyse de 72,5 % en mole, 0,30% en poids d'alcool en C16-C18 éthoxylé comprenant un taux d'éthoxylation moyen de 25, le reste étant de l'eau ; - une émulsion consistant en 50,1% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1,6% en poids de tensioactif non ionique, mono/di-ester de glycérol en C16–C18 insaturé comprenant un taux d'éthoxylation moyen de 15 unités et 21,4% en poids de propane-1,2-diol, le reste étant de l'eau. De préférence, l'émulsion telle que définie ci-dessus n'est pas:
- une émulsion consistant en 50% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1,44% en poids d'huile de ricin éthoxylée et 21,4% en poids de propane-1,2-diol, le reste étant de l'eau ; - une émulsion consistant en 50% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1,5% en poids d'huile de ricin éthoxylée et 21,4% en poids de propane-1,2-diol , le reste étant de l'eau; - une émulsion consistant en 50% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1,5% en poids d'huile de ricin éthoxylée, 21,4% en poids de propane-1,2-diol et 3% en poids de 3-hydroxy-1,1- diméthylbutyl peroxyneodécanoate, le reste étant de l'eau; - une émulsion consistant en 50% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1,5% en poids d'huile de ricin éthoxylée, 21,4% en poids de propane-1,2-diol et 11,5% en poids de 3-hydroxy- 1,1-diméthylbutyl peroxyneodécanoate, le reste étant de l'eau. De préférence, en plus des 4 émulsions listées ci-dessus, l'émulsion telle que définie ci-dessus n'est pas non plus : - une émulsion consistant en 59,9% en poids de peroxydicarbonate de di(2-éthylhexyl), 20,6% en poids de propane-1,2-diol et 0,6% en poids d'acétate de polyvinyle, 0,30% en poids d'alcool en C16-C18, le reste étant de l'eau ; - une émulsion consistant en 50,1% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1,6% en poids de tensioactif non ionique, mono/di-ester de glycérol en C16–C18 et 21,4% en poids de propane-1,2-diol, le reste étant de l'eau. Encore de préférence, l'émulsion telle que définie ci-dessus n'est pas: - une émulsion comprenant 49 à 51% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1,4% à 1,5% en poids d'huile de ricin éthoxylée et 21% à 22% en poids de propane-1,2-diol ; - une émulsion comprenant 49 à 51% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1,4% à 1,6% en poids d'huile de ricin éthoxylée et 21% à 22% en poids de propane-1,2-diol ; - une émulsion comprenant 49 à 51% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1,4% à 1,6% en poids d'huile de ricin éthoxylée, 21% à 22% en poids de propane-1,2-diol et
de 2% à 4% en poids de 3-hydroxy-1,1-diméthylbutyl peroxyneodécanoate ; - une émulsion comprenant 49 à 51% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1,4% à 1,6% en poids d'huile de ricin éthoxylée, 21% à 22% en poids de propane-1,2-diol et 11% à 12% en poids de 3-hydroxy-1,1-diméthylbutyl peroxyneodécanoate. De préférence, en plus des 4 émulsions listées ci-dessus, l'émulsion telle que définie ci-dessus n'est pas non plus : - une émulsion comprenant 59% à 61% en poids de peroxydicarbonate de di(2-éthylhexyl), 20% à 21% en poids de propane-1,2-diol et 0,4% à 0,8% en poids d'acétate de polyvinyle, 0,2% à 0,4% en poids d'alcool en C16-C18 ; - une émulsion comprenant 49% à 51% en poids de peroxydicarbonate de di-sec-butyl, 1% à 2% en poids de tensioactif non ionique, mono/di-ester de glycérol en C16–C18 et en C18 et 21% à 22% en poids de propane-1,2- diol. Préparation de l'émulsion L'invention concerne également un procédé de préparation de l'émulsion selon l'invention. Le procédé de préparation selon l'invention comprend une étape de mélange de l'au moins un peroxyde organique, l'au moins un émulsifiant, l'au moins un antigel et l'eau tels que définis ci-dessus. Cette étape peut également comprendre le mélange ci-dessus avec d'autres constituants de l'émulsion lorsque l'émulsion en comporte, par exemple le mélange avec un ou des additifs (tels qu'un ou plusieurs plastifiants, etc.) tels que décrits dans la section précédente. Le mélange peut être effectué en une étape (les constituants étant tous ajoutés dans le mélange simultanément) ou en plusieurs étapes (un prémélange de certains constituants étant d'abord réalisé avant l'ajout d'autres constituants). Le procédé peut comprendre également une étape de mise en émulsion du mélange. Les étapes de mélange des constituants de l'émulsion et de mise en émulsion peuvent être simultanées. Alternativement, l'étape de mise en émulsion peut être effectuée successivement à une première étape de mélange des constituants de l'émulsion.
L'émulsion selon l'invention peut être préparée en dispersant au moins l'émulsifiant et l'antigel ainsi qu'éventuellement un ou plusieurs additifs, dans de l'eau pour obtenir une phase aqueuse homogène puis en ajoutant un ou plusieurs peroxydes organiques à ladite phase aqueuse, le tout étant ensuite émulsionné au cours d'une étape d'émulsion. Alternativement, l'émulsifiant ou un ou plusieurs des émulsifiants peuvent être dissous dans le ou les peroxydes organiques avant d'être ajoutés à la phase aqueuse. Les étapes mentionnées ci-dessus peuvent être exécutées dans l'ordre particulier indiqué ci-dessus, ou dans un ordre différent. La température à laquelle on prépare l'émulsion n'est pas critique mais elle doit être suffisamment réduite pour éviter un taux important de décomposition du peroxyde organique dont le résultat serait une perte du titre. La température choisie dépend du peroxyde organique. De préférence, l'étape de mélange et/ou l'étape de mise en émulsion sont réalisées à une température inférieure à 5°C et de préférence encore inférieure à -5°C. Le mélange et la mise en émulsion à de telles températures permet de limiter la dégradation prématurée du peroxyde organique. Encore préférentiellement, l'étape de mélange et/ou l'étape de mise en émulsion sont réalisées à une température comprise entre -15 et 10°C, de préférence de -10 à 5°C. De préférence, les étapes de mélange et de mise en émulsion sont effectuées à la même température, de préférence dans les gammes mentionnées ci-dessus. Pour préparer l'émulsion aqueuse, on utilise de préférence de l'eau désionisée ou de l'eau distillée. L'étape de mise en émulsion du procédé selon l'invention est de préférence réalisée avec un mélangeur à fort taux de cisaillement pour diviser et/ou homogénéiser au mieux le peroxyde dans la phase aqueuse. A titre d'exemple, on pourra citer des agitateurs à pales et à ancre à rotation mécanique, les agitateurs à hélice, c'est-à-dire un ou plusieurs agitateurs montés sur un arbre commun, les agitateurs à turbine, c'est-à-dire ceux comportant des chicanes fixes sur la cuve mélangeuse ou en position adjacente aux organes agitateurs. On peut également utiliser des broyeurs colloïdaux et des homogénéisateurs. Selon une variante du procédé selon l'invention, on peut utiliser un mélangeur ultrasonique ou un mélangeur rotor-stator pour la mise en émulsion. Suite à la préparation de l'émulsion, les étapes de pompage et d'introduction des émulsions dans un réacteur de polymérisation doivent
généralement être effectuées le plus rapidement possible. C'est ainsi que les émulsions de peroxyde doivent avantageusement avoir une viscosité faible. Ainsi, les émulsions de peroxydes organiques selon l'invention présentent de préférence une gamme de viscosité dynamique, à -10°C et à un taux de cisaillement de 100 s-1, inférieure ou égale à 850 mPa.s, de préférence encore inférieure ou égale à 700 mPa.s, plus préférentiellement inférieure ou égale à 500 mPa.s, juste après production (les mesures de viscosité sont mesurées par exemples selon la norme DIN 53019 avec un appareil de type Viscotester Haake VT550, à -10°C et pour une vitesse de cisaillement de 100 s-1). Leur coulabilité mesurée par une technique de coupe consistométrique est avantageusement inférieure ou égale à 200 secondes, plus préférentiellement inférieure ou égale à 170 secondes, et encore plus avantageusement inférieure ou égale à 100 secondes (mesurée par exemple selon la norme DIN 53211, avec un diamètre de la coupe de viscosité de 4 mm et une température de 5°C). Utilisation La présente invention concerne aussi l'utilisation d'une émulsion telle que décrite ci-dessus, pour la polymérisation ou la copolymérisation d'un ou plusieurs monomères éthyléniquement insaturés, en particulier d'un ou plusieurs monomères vinyliques, de préférence halogénés, et plus préférentiellement de chlorure de vinyle. A titre d'exemples de monomères éthyléniquement insaturés utilisables dans l'invention, on peut citer les acrylates, les esters vinyliques, les monomères halogénure de vinyle, les éthers vinyliques, le butadiène et/ou les composés vinyliques aromatiques tels que le styrène. De préférence, les monomères éthyléniquement insaturés sont choisis dans le groupe constitué par les monomères halogénure de vinyle (c'est-à-dire les monomères vinyliques halogénés), et plus préférentiellement les monomères éthyléniquement insaturés sont le chlorure de vinyle. L'invention concerne également un procédé de préparation d'un polymère vinylique halogéné comprenant une étape de polymérisation ou copolymérisation d'un ou plusieurs monomères éthyléniquement insaturés en présence d'une émulsion telle que décrite ci-dessus. Les monomères éthyléniquement insaturés peuvent être tels que décrits ci-dessus et sont plus préférentiellement le chlorure de vinyle. Le polymère vinylique halogéné préparé est de préférence un poly(chlorure de vinyle). La polymérisation du ou des monomères éthyléniquement insaturés, de préférence la polymérisation du monomère chlorure de vinyle, a
avantageusement lieu en suspension, de préférence à une température d'initiation allant de 45°C à 70°C. L'émulsion peut être ajoutée directement dans le réacteur de polymérisation ou être pré-mélangée avec d'autres peroxydes organiques, de l'eau, de l'alcool polyvinylique et/ou d'autres additifs avant l'introduction de ce mélange dans le réacteur de polymérisation. Polymère Un autre objet de la présente invention se rapporte à un polymère vinylique halogéné obtenu (ou susceptible d'être obtenu) par polymérisation d'au moins un monomère éthyléniquement insaturé, tel que décrit ci-dessus, en présence de l'émulsion selon l'invention telle que décrite ci-dessus. La polymérisation peut être telle que décrite dans la section précédente. De préférence, l'invention concerne un poly(chlorure de vinyle) obtenu (ou susceptible d'être obtenu) par polymérisation du chlorure de vinyle en présence de l'émulsion selon l'invention. L'invention concerne aussi un polymère vinylique halogéné obtenu (ou susceptible d'être obtenu) par un procédé de préparation tel que décrit ci- dessus. De tels polymères vinyliques halogénés présentent l'avantage d'avoir un taux de grains durs faible. Le taux de de grains durs peut être déterminé comme décrit dans l'article de O. Leachs, dans Kunststoffe, Vol.50(4), 1960 pp 227-234. Exemples Les exemples suivants illustrent l'invention sans la limiter. Exemple 1 Les émulsions suivantes ont été préparées (les quantités indiquées dans les tableaux ci-dessous sont exprimées en pourcentage massique par rapport au poids total de l'émulsion) : [Table 1]
[Table 2]
Qsp 100 = quantité suffisante pour atteindre 100 % du poids de l'émulsion. La nature des composés utilisés est indiquée ci-dessous : – Luperox® 10 : tert-butyl peroxynéodécanoate ; – Luperox® 610 : 3-hydroxy 1,1-diméthylbutyl peroxynéodécanoate ; – Luperox® 225 : peroxydicarbonate de di-sec-butyl ; – Span® 80 : tensioactif non ionique monooléate de sorbitane (HLB : 4,3) ; – Tween® 80 : tensioactif non ionique, monooléate de sorbitane polyéthoxylé (HLB : 15,0) ; – Surfaline LG15 : tensioactif non ionique, mono/di-ester de glycérol en C16–C18 et en C18 insaturé, polyéthoxylé (15 unités) ; – PVA : acétate de polyvinyle avec un taux d'hydrolyse de 72,5 % en mole (Alcotex 72.5). Les émulsions 1, 4, 5, 7 et 9 correspondent à des émulsions selon l'invention, les émulsions 2, 3, 6 et 8 sont des émulsions comparatives. Les émulsions ont été préparées de la manière décrite ci-après.
Dans le réacteur, la phase aqueuse contenant le ou les émulsifiants (à l'exception du Span® 80), l'antigel et l'eau a été agitée entre 500 et 1000 tours par minute (tpm) avec un agitateur à hélices (IKA RW 20) équipé avec une tige à ancre, et maintenue à -5°C (Celsius) pendant 5 minutes. Le Span® 80 a été ajouté à -5°C sous agitation au peroxyde organique et ce mélange a été agité pendant 5 minutes. Les peroxydes organiques (avec le Span® 80 le cas échéant) ont été ajoutés progressivement dans le réacteur contenant la phase aqueuse. L'agitation a été maintenue pendant trois minutes à 2000 tpm. L'ensemble a ensuite été fortement agité à l'aide d'un « Ultraturrax type S-25N 18G » pendant deux minutes à 9500 tpm, puis sous agitation à l'aide d'une pâle à 1000 tpm pendant une minute. Chaque émulsion se fait sur 200 grammes au total. Les émulsions ont ensuite été transférées dans un récipient en plastique, le récipient a été fermé et les émulsions ont été stockées à -20°C pendant le temps indiqué. Les tailles moyenne et maximale des gouttelettes, en volume, sur une période de 6 mois, ainsi que la concentration de peroxyde organique en haut et bas de la phase aqueuse de l'émulsion (en pourcentage en poids, par rapport au poids total de la phase aqueuse) ont été déterminées, comme indiqué ci-dessous. La taille moyenne des gouttelettes ainsi que la taille maximale de gouttelettes sont déterminées par des moyens conventionnels en utilisant la technique de diffraction de la lumière. Les mesures sont faites en utilisant un dispositif de Malvern Master Sizer 2000® à température ambiante. La taille moyenne des gouttelettes est données avec une précision de ± 0,5 µm (micromètre). Après 6 mois de stockage à -20°C, un échantillon du haut de l'émulsion (prélevé dans le premier centimètre sous la surface de l'émulsion) et un échantillon du bas de l'émulsion (prélevé dans le premier centimètre à partir du fond de l'émulsion) ont été pris puis analysés pour déterminer la concentration en peroxyde organique. Les concentrations de peroxyde organique dans la phase aqueuse ont été déterminées sur un UPLC H-class de Waters avec une précision de ± 1 %. Les résultats sont présentés dans les tableaux ci-dessous. [Table 3]
[Table 4]
On constate que l'émulsion n°1 selon l'invention est plus stable que l'émulsion n°2 comparative comprenant de l'éthanol qui donne lieu à une démixtion au bout de 2 mois de stockage. En outre, la taille moyenne et maximale des gouttelettes de l'émulsion n°1 selon l'invention restent faibles sur une période d'au moins 6 mois. Comparé à l'émulsion comparative n°3 qui contient de l'éthanol, les émulsions n°4 et 5 selon l'invention sont stables sur une période d'au moins 6 mois, avec une taille moyenne et maximale des gouttelettes restant faible sur toute cette période. En revanche, on observe une démixtion de l'émulsion comparative n°3 après une période de seulement 3 semaines. En outre, les émulsions selon l'invention n°1 et 5 ont des concentrations en peroxyde organique en haut et en bas de la phase aqueuse similaires au bout de 6 mois : elles sont restées homogènes pendant cette période. L'émulsion comparative n°8 comprenant de l'éthanol subit une démixtion dès 2 heures après sa préparation tandis que les émulsions n°7 et
9 selon l'invention restent stables sur une période de temps supérieure à 6 mois tout en conservant une taille moyenne et maximale des gouttelettes faible. En outre, ces émulsions n°7 et 9 sont restées homogènes au bout de 6 mois, les concentrations en peroxyde organique en haut et en bas de la phase aqueuse étant similaires. Les gouttelettes de peroxyde organique ont donc peu ou pas sédimenté. De plus, comparé à l'émulsion comparative n°6 comprenant un acétate de polyvinyle hydrolysé, les émulsions n°7 et 9 ont une taille moyenne et maximales des gouttelettes bien inférieures dès 2 mois. Exemple 2 Les émulsions suivantes ont été préparées (les quantités indiquées dans le tableau ci-dessous sont exprimées en pourcentage massique par rapport au poids total de l'émulsion) : [Table 5]
Qsp 100 = quantité suffisante pour atteindre 100 % du poids de l'émulsion. La nature des composés utilisés est indiquée ci-dessous : – Luperox® 223 : peroxydicarbonate de di(2-éthylhexyl) – Surfaline R20 : tensioactif non ionique, huile de ricin éthoxylée (20OE) (HLB : 9,6). Les émulsions 11, 13 et 14 correspondent à des émulsions selon l'invention, les émulsions 10 et 12 sont des émulsions comparatives. Les émulsions ont été préparées de la manière décrite dans l'exemple 1.
Les tailles moyenne et maximale des gouttelettes, en volume, ont été déterminées après la production des émulsions et après 2 mois de stockage, de la manière indiquée dans l'exemple 1. Les résultats sont présentés dans le tableau ci-dessous. [Table 6]
On constate que les émulsions selon l'invention n°11, 13 et 14 sont stables sur une période d'au moins deux mois. Les émulsions selon l'invention n°11, 13 et 14 ont une taille moyenne et une taille maximale de gouttelettes plus faibles que les émulsions comparatives comprenant du méthanol (émulsions n°10 et 12), que ce soit juste après la préparation de l'émulsion ou après deux mois.