Unité de purification par adsorption avec distributeur rotatif et moyen de réglage des débits
La présente invention est relative à une unité de purification par adsorption avec variation de pression (unité PSA) et en particulier à une unité PSA mettant en jeu un cycle de courte durée.
Par temps de cycle Te, on entend la durée que met un adsorbeur à parcourir le cycle complet d'adsorption et de régénération et à revenir dans son état initial. On notera que pour une unité PSA comportant N adsorbeurs travaillant en décalage, on définit généralement le temps de phase Tph par Tc/N. Un temps de phase peut comporter une ou plusieurs étapes (par exemple, 2 équilibrages de pression successifs) ou inversement une étape peut correspondre à plusieurs temps de phase (par exemple, l'étape d'adsorption peut s'étendre sur 3 temps de phase).
Une première tendance est de diminuer le temps de cycle des PSA afin de faire « travailler l'adsorbant plus rapidement » et ainsi de diminuer la taille des adsorbeurs et par là l'investissement. On a coutume d'appeler ce type d'unité RPSA (Rapid PSA). Pour limiter les pertes de charge, améliorer la cinétique et éviter la mise en mouvement des particules, on va utiliser préférentiellement des contacteurs, c'est-à-dire des adsorbeurs comportant des adsorbants structurés (par exemple l'adsorbant est déposé en couche mince sur un support qui est ensuite roulé).
Une autre tendance a été d'utiliser des cycles PSA plus complexes, mettant par exemple en jeu plusieurs équilibrages de pression, avec plusieurs adsorbeurs simultanément en production et/ou en élution. Le but dans ce cas est généralement d'augmenter les performances de l'unité de séparation, comme par exemple augmenter le rendement d'extraction du produit ou diminuer l'énergie consommée.
Dans ces deux cas, l'utilisation de vannes classiques, permettant d'orienter les différents flux vers les bons adsorbeurs et avec les bonnes quantités, devient difficile voire problématique.
Pour les cycles les plus complexes, on peut approcher la centaine de vannes d'où d'évidents problèmes de fiabilité et maintenance.
Pour les cycles les plus rapides, les temps de manœuvre requis (fraction de secondes) sont tels que seules de petites vannes très spécifiques peuvent encore partiellement répondre à ces contraintes.
Il est connu que pour ces raisons une bonne solution peut consister à utiliser des distributeurs rotatifs multivoies. Par distributeur rotatif, on entend un système capable de mettre successivement en contact des circuits par le moyen d'orifices fixes sur un stator et d'orifices mobiles sur un rotor. Les orifices fixes sont généralement reliés à une extrémité d'un adsorbeur. Le rotor dans ce cas est en relation avec le circuit d'alimentation et de gaz résiduaire. On utilisera de façon préférentielle un second distributeur dont le stator sera relié à la seconde extrémité de Γ adsorbeur et le rotor au circuit de production.
La Figure 1 représente schématiquement un RPSA à 6 adsorbeurs et comportant 2 distributeurs rotatifs.
Le distributeur rotatif 7 permet d'alimenter successivement en gaz à épurer 70 les 6 adsorbeurs 1, 2,3, 4,5 et 6.
II permet également l'écoulement du gaz résiduaire 72 chargé en impuretés.
De façon identique, le distributeur rotatif 8 permet d'évacuer la production 71 et de réaliser des étapes d'équilibrage et de fourniture de gaz d'élution par mise en relation d'adsorbeurs à des pressions différentes.
Les fluides circulent entre adsorbeurs et distributeurs rotatifs par le moyen des liaisons respectives 10 à 60 d'une part et 11 à 61 d'autre part.
La Figure 2 montre le principe d'ouverture et d'obturation des circuits.
La mise face à face des ouvertures définit successivement une pluralité de chemin d'écoulement des fluides gazeux.
Les ouvertures du rotor 1, ici représentées dans un plan, passe devant les orifices du stator reliés par une liaison à Γ adsorbeur correspondant.
Si on suppose qu'il s'agit du distributeur rotatif côté gaz épuré, alors la production de l'adsorbeur 10 est évacuée à travers l'orifice 10 du stator et l'orifice a du rotor tant que les 2 orifices se recouvrent au moins partiellement.
Les adsorbeurs 20 et 50 sont en équilibrage de pression via 20, b, le circuit be du rotor qui met en liaison ces 2 orifices, e et 50.
L'adsorbeur 30 fournit du gaz d'élution à l'adsorbeur 40 via 30, c, cd, d et 40.
Les distributeurs rotatifs peuvent tourner de façon discontinue (par crans) ou de façon continue. Préférentiellement, la rotation sera continue.
Les ouvertures étant fixes dimensionnellement (ouvertures dans le rotor et stator), un distributeur en lui-même n'offre pas de moyen de réglage du type de celui des vannes classiques dont l'ouverture est réglable (pointeau, papillon, clapet...).
Or, dans les cycles PSA, il est très fréquemment nécessaire d'adapter les débits internes, comme par exemple dans le cas où le temps de cycle n'est pas à sa valeur nominale (débit réduit, changement de pureté du produit...). De nombreux brevets traitent de la régulation des étapes des PSA, en particulier en fonction de la durée des étapes.
Le seul paramètre sur lequel on peut facilement jouer est la vitesse de rotation qui permet de modifier la durée d'ouverture des circuits.
La variation de vitesse seule ne permet pas de maintenir à l'optimum la majorité des cycles PSA comme on va le montrer ci-dessous.
Pour expliciter ce point, on va prendre l'exemple d'un cycle simple avec une phase de production (a) à la pression d'adsorption Pads, une phase d'équilibrage de pression entre adsorbeurs par leurs extrémités "produit" (b), une phase de production de gaz d'élution (c), une phase de décompression finale à contre courant jusqu'à la basse pression de cycle Preg (d), une phase d'élution ( e ), une phase d'équilibrage de pression (f) correspondant à l'étape (b) et enfin une étape de recompression finale avec le produit (g).
Le cycle de pression correspondant est celui représenté sur la Figure 3
Comme on veut dans ce cycle loger les étapes d'équilibrage (f) et de recompression finale (g) dans une même phase, la durée de l'équilibrage (f) est par exemple égale à la moitié d'une phase. Etant simultanée, l'équilibrage correspondant côté dépressurisation (b) est également égal au temps de phase divisé par 2. Le reste de la phase correspond alors à un temps mort I (Idle)
La pression de coupure Pint entre la phase de production du gaz d'élution (c) et la phase de décompression finale est très importante pour obtenir l'optimum de performance du PSA.
Une pression plus haute entraîne une diminution de gaz d'élution qui n'est plus suffisant pour régénérer convenablement l'adsorbant et à l'inverse, une pression trop basse correspond à trop de gaz soutiré par l'extrémité de production entraînant les impuretés trop loin vers l'extrémité de production.
Le cycle est effectué à l'aide de 2 distributeurs rotatifs montés sur le même axe en rotation à 100% de sa vitesse.
Les orifices des stators et rotors ont été calculés et éventuellement ajustés pour obtenir le cycle de pression représenté sur la Figure 3.
Supposons maintenant que l'on doive fonctionner à débit réduit pour une raison quelconque, mettons à 50%.
Pour traiter la même quantité de gaz -et arrêter la même quantité d'impuretés-, il faut envoyer les 50%) du débit d'alimentation pendant deux fois plus de temps.
On va donc réduire la vitesse de rotation des distributeurs en première approximation à 50%. On obtient le cycle de pression de la Figure 4.
Sans restriction sur le circuit gazeux, l'équilibrage entre adsorbeurs va se faire dans le même temps que précédemment. Pendant le temps restant, les adsorbeurs étant à la même pression, il ne se passe plus rien. On obtient un temps mort important Γ, ici égal à 3 I. Pour la majorité des cycles PSA (PSA H2, PSA C02..), ceci n'est pas un problème.
Par contre avec une durée double, l'étape de production de gaz d'élution (c') va se poursuivre au-delà de la pression optimale Pint occasionnant comme dit plus haut la montée des impuretés dans l'adsorbeur. La dépressurisation finale (d') va de ce fait être limitée et se terminer avant même la moitié de la durée prévue. L'étape d'élution va être effectuée avec un excédent de gaz beaucoup plus impur que dans le cas nominal. L'équilibrage qui suit (f ) va se faire aussi rapidement qu'au débit 100%, ce qui ne pose pas de problème particulier. L'étape de repressurisation finale se déroulera dans une première approximation dans le même temps que pour le cycle nominal. Le débit prélevé sera identique au cas 100% mais il sera prélevé à présent sur un débit moitié. Cela va entraîner dans la majorité des cas un effondrement de la pression d'adsorption avec comme conséquences un débit de production très irrégulier, voire temporairement interrompu, comme représenté sur le schéma (a').
D'autre part, la baisse de pression au milieu de l'étape de production est défavorable aux performances du PSA car entraînant une désorption partielle des impuretés.
Une solution pour éviter ces inconvénients consiste à utiliser des cycles particuliers, à rajouter des capacités. .. Cela complexifïe l'unité et le distributeur qui dès lors doit mettre en relation cycliquement les adsorbeurs et ces capacités.
On peut « sortir » le gaz du distributeur, installer un organe de régulation et rentrer le gaz dans le distributeur. Cela complexifïe énormément le distributeur rotatif. La Figure 5 schématise le type de modification que cela peut impliquer. Pour mettre en relation les adsorbeurs 20 et 50 , au lieu d'emprunter le trajet 20, e, b-e, e et 50 , il faut aller via le cheminement e-j jusqu'à la couronne de sortie j, sortir via l'ouverture 70, passer par un circuit extérieur comportant un moyen de régler le débit 75, revenir par l'orifice 80 du stator, passer dans la couronne k et retourner à l'orifice b du rotor via le cheminement b-k, avant re passer par l'orifice 50 du stator pour rejoindre l'adsorbeur 50. On augmente la taille du distributeur, des surfaces de frottement, le nombre d'étanchéité à réaliser....
EP 1 340 531 remédie à ce problème en sophistiquant les distributeurs rotatifs qui comprennent alors des moyens de réglage intégrés.
Cette complexifïcation rend les distributeurs moins fiables et beaucoup plus difficiles à réaliser.
Partant de là, un problème qui se pose est de fournir une unité de purification par adsorption améliorée de manière telle qu'une adaptation des débits internes est possible tout en conservant des distributeurs rotatifs standards.
Une solution de la présente invention est une unité de purification par adsorption avec variation de pressions (unité PSA) comprenant :
- N adsorbeurs comprenant N entrées et N sorties avec N > 2;
- au moins un distributeur rotatif raccordé par N liaisons aux N entrées ou aux N sorties des N adsorbeurs ; et
caractérisée en ce que chacune de ces N liaisons comprend un moyen de régler un débit.
A noter que par PSA ou RPSA, on entend les cycles d' adsorption mettant en œuvre une phase d' adsorption du ou des gaz les plus adsorbables en haute pression et une régénération se faisant essentiellement par baisse de pression. La pression de régénération peut être au dessous, au dessus ou voisine de la pression atmosphérique. Le terme « PSA » couvre donc les unités qui peuvent par ailleurs être nommées PSA, VSA, PVSA ou MPSA.
Selon une variante, l'unité de purification selon l'invention peut comprendre un premier distributeur rotatif raccordé par N premières liaisons aux N entrées des N adsorbeurs et un second distributeur rotatif raccordé par N secondes liaisons aux N sorties des N adsorbeurs ; chacune des N premières liaisons et/ou des N secondes liaisons comprenant un moyen de régler un débit.
Le premier distributeur rotatif et le second distributeur rotatif sont de préférence montés sur le même axe. En effet, les deux distributeurs fonctionnant de façon synchronisée, il est normal qu'ils soient montés sur un axe unique entraîné par un seul moteur.
Selon le cas, l'unité de purification selon l'invention peut comprendre une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :
- au moins un distributeur rotatif est un distributeur à rotation continue ou discontinue ; si 2 distributeurs rotatifs (le premier distributeur rotatif et le second distributeur rotatif) sont utilisés, chacun des distributeurs rotatifs est de préférence un distributeur à rotation continue ou discontinue ;
- au moins un distributeur rotatif est à vitesse variable ; si 2 distributeurs rotatifs (le premier distributeur rotatif et le second distributeur rotatif) sont utilisés, chacun des distributeurs rotatifs est de préférence à vitesse variable ;
- ladite unité comprend de 2 à 30 adsorbeurs, de préférence de 6 à 20 adsorbeurs.
- les moyens de régler un débit sont choisis parmi les vannes pneumatique, hydraulique ou électrique.
- ladite unité de purification est choisie parmi les PSA H2, les PSA ou VSA C02, les PSA ou VSA 02, et les PSA N2.
La présente invention a également pour objet un procédé de purification par adsorption mettant en œuvre une unité de purification selon l'invention, et dans lequel chaque adsorbeur suit un cycle de pression inférieure à 60 secondes, préférentiellement inférieure à 20 secondes et plus préférentiellement inférieure à 10 secondes.
Selon le cas, le procédé selon l'invention peut présenter une ou plusieurs des caractéristiques ci-dessous :
- chaque moyen de régler un débit est manœuvré au maximum 2 fois par cycle de pression ; - chaque moyen de régler un débit est manœuvré en fonction de la vitesse de rotation du distributeur rotatif ;
- le cycle de pression comprend une étape d' adsorption, une étape d'équilibrage de pression entre les adsorbeurs, une étape de fourniture du gaz d'élution, une étape de décompression finale, une étape d'élution et une étape de repressurisation ; avec les étapes de fourniture de gaz d'élution, d'élution et de repressurisation présentant un échange de flux régulé via les moyens de réguler un débit ;
- chaque moyen de régler un débit est manœuvré lorsque le flux issu du distributeur rotatif ou réceptionné par le distributeur rotatif présente une diminution de débit supérieure à 30%.
L'invention va être à présent être décrite plus en détail.
Elle part de l'observation que pour une majorité de cycles, pour rétablir un cycle optimum, il suffit de limiter le débit pendant un nombre limité d'étapes, souvent sur 2 étapes seulement, celle de fourniture de gaz d'élution et celle de repressurisation alors que les cycles et en particulier les plus performants peuvent comprendre un grand nombre d'étapes ou de phase.
On peut constater de plus que ces deux étapes ne sont pas voisines et sont précédés d'étape d'équilibrage pour lesquelles on dispose de temps (ces étapes sont terminées en marche réduite avant la fin de la phase correspondante). Il est donc possible de manœuvrer des vannes pendant une partie de l'étape précédente pour les amener à leur point d'ouverture optimal. L'ouverture en grand peut se faire quant à elle rapidement, le système d'obturation venant alors en butée sur une pièce adéquate.
La Figure 6 montre une unité RPSA à 6 adsorbeurs et 2 distributeurs rotatifs semblable à celle de la Figure 1 à l'exception de la série de vannes 81 à 86 placées sur chacune des liaisons 1 1 à 61 allant de la sortie de l'adsorbeur (côté production) au distributeur rotatif 71 côté production. La Figure 7 montre alors le cycle qu'il est possible d'obtenir avec le système décrit ci-dessus. On se met toujours dans l'hypothèse où l'on ne traite que 50% du gaz d'alimentation et où pour se faire, on ralentit la vitesse des distributeurs rotatifs par un facteur 2, en première approche. On introduit 50%> du débit d'alimentation standard pendant le double de temps. On épure donc pendant la phase de production la même quantité de gaz L'équilibrage qui ne dépend que des pressions relatives des 2 adsorbeurs et du circuit de liaison se fait approximativement dans le même temps que pour le débit nominal. On notera en pratique qu'en fonction de l'évolution dans le temps de l'ouverture réelle obtenue par le passage de l'orifice du rotor sur celui du rotor, il peut y avoir de petit écart mais qui ne change en rien l'interprétation de l'invention. On veut contrôler l'étape de fourniture de gaz d'élution. On peut le faire de plusieurs manières : en limitant le débit au sortir de l'adsorbeur qui fournit le gaz, à l'entrée de l'adsorbeur qui reçoit le gaz ou encore en jouant sur les 2 vannes à la fois.
On a choisi ici de représenter le cas où le contrôle de débit se fait au niveau de l'adsorbeur qui reçoit. La meilleure façon de faire est à regarder au cas par cas.
Ayant réglé le problème de la pression intermédiaire, la décompression finale dure approximativement le même temps que dans le cas nominal. La fin de l'étape comporte donc un temps mort i que l'on peut mettre à profit pour amener le moyen de réglage du débit d'élution dans sa position nécessaire. L'étape d'élution s'étant passée de manière optimale, l'équilibrage f s'effectue comme prévue. 2tant terminé avant le temps imparti par le mouvement du rotor, il existe un nouveau petit temps mort entre l'équilibrage et la repressurisation. Ce temps mort est mis à profit pour manœuvrer le moyen de réglage à sa nouvelle position correspondant à une repressurisation régulière.
La Figure 8 représente les mouvements de vanne pour les 6 adsorbeurs. Ils se déduisent les uns des autres par permutation circulaire.
On peut constater qu'il y a seulement 2 mouvements nécessaires par cycle pour optimiser totalement le procédé. De plus, on dispose à chaque fois d'une partie d'un temps de phase pour manœuvrer la vanne (dans le cas d'une vanne) jusqu'à sa position d'ouverture, ce qui permet d'utiliser encore des matériels classiques ou existant.
Les distributeurs rotatifs côté alimentation et côté production (c'est-à-dire le premier et le second distributeur rotatif) fonctionnant de façon synchronisée, il est normal qu'ils soient montés sur un axe unique entraîné par un seul moteur.
De préférence, il s'agit d'une rotation continue et comme on l'a vu, l'entraînement se fera préférentiellement à vitesse variable dès lors qu'on veut disposer d'un premier moyen de réglage.
Ce système est appliqué en particulier aux RPSA, ce qui fait qu'en général le temps de cycle sera inférieur à 60 secondes, ce qui dans ce cas dans le cas de l'exemple correspond à un temps de phase de 10 secondes.
Pour un RPSA plus rapide, de temps de cycle par exemple égal à 12 secondes, chaque phase sera dans ce cas de 2 secondes. On voit qu'on peut avoir des temps de l'ordre de la seconde pour amener une vanne à sa position requise, ce qui est dans le domaine du réalisable même pour des diamètres importants (plusieurs centaines de millimètres).
Le nombre d'adsorbeurs sera variable en fonction du débit à traiter et du cycle retenu. La majorité des unités aura entre 2 et 30 adsorbeurs mais on peut imaginer des groupes d'adsorbeurs en parallèle multipliant par un facteur 2 à 3 ce nombre d'adsorbeurs.
De préférence, on utilisera de 6 à 20 adsorbeurs environ pour avoir un système simple.
Compte tenu de la rapidité du cycle envisagé, les adsorbeurs seront généralement des contacteurs. Par contacteur, on entend adsorbeur comportant des adsorbants structurés (par exemple, l'adsorbant est déposé en couche mince des deux côtés d'un support qui est ensuite enroulé). Divers types d'espaceurs sont utilisés pour maintenir un passage régulier au gaz. Le moyen de réglage additionnel rajouté sur au moins une des liaisons distributeur rotatif côté alimentation / entrée adsorbeur ou sortie adsorbeur (côté production) / distributeur rotatif côté production peut être d'un type quelconque, devant juste assurer le contrôle du débit dans ladite liaison. De façon générale, il s'agira d'une restriction, plus ou moins locale, de la section de passage. Les moyens les plus courant sont des vannes, de tout type, mais on peut concevoir des obturateurs variés Ces moyens peuvent être manœuvrés de différentes manières : pneumatique, hydraulique, électrique, magnétique.
Il pourra être intéressant de coupler le mouvement des vannes à la position (angle de rotation par exemple) d'un des distributeurs, ou du moteur ou de l'axe de rotation. L'indication de la position pourra se faire par un procédé quelconque (optique, mécanique, électrique, magnétique...).
La vitesse de rotation imposant le cycle, il sera avantageux de relier la valeur d'ouverture des moyens de réglage à la vitesse de rotation. Cette liaison peut se faire directement ou passer par un système de contrôle quelconque.
Ces moyens de réglage seront préférentiellement utilisés à vitesse réduite pour les distributeurs mais ils pourront être également utilisés au point nominal comme moyen d'optimiser le cycle de pression.
A l'arrêt, ils pourront être utilisés comme moyen d'isolement de l'adsorbeur, en particulier côté alimentation où le gaz peut contenir des impuretés qu'il n'est pas souhaitable de laisser en contact avec l'adsorbeur.