Transmission numérique de données en lumière blanche par diodes électroluminescentes
La présente invention concerne un schéma de transmission de données numériques pour des communications optiques sans fil.
Plus particulièrement, elle a trait a un codage correcteur qui opère sur les données numériques a transmettre par une source lumineuse, utilisée également comme source d'éclairage, pour une transmission de signal dans le sens descendant.
Dans l'état de la technique, il existe des sources lumineuses utilisées a la fois pour l'éclairage et pour transmettre des données. Une telle source lumineuse est généralement une diode électroluminescente, qui comprend un composant électronique apte a émettre de la lumière lorsqu'il est parcouru par un courant électrique. Une diode électroluminescente émet alors un rayonnement monochromatique au moyen d'une jonction P-N qui est polarisée en sens direct. Une diode électroluminescente peut émettre un rayonnement dans le domaine visible ou l'infrarouge ou encore l'ultraviolet. Par la suite et a titre d'exemple, une diode bleue désignera une diode électroluminescente émettant une lumière bleue, c'est-a-dire un rayonnement dont la longueur d'onde dans le spectre du domaine visible correspond a la couleur bleue. Une diode électroluminescente doit émettre une lumière blanche pour être utilisée comme source d'éclairage, par exemple a la place d'une ampoule a incandescence. Il existe deux manières d'émettre de la lumière blanche a partir d'une ou plusieurs diodes électroluminescentes.
Dans un premier cas, une diode bleue émet un rayonnement à travers une couche de matériau fluorescent et cette dernière émet alors une lumière jaune lorsqu'elle est excitée par la lumière bleue de la diode. Le mélange des couleurs relatives aux rayonnements respectifs de la diode et de la couche de matériau fluorescent crée une lumière à peu près blanche. Le débit de transmissions de données à partir d'une telle diode est limité par le temps de réponse élevé de l'excitation de la couche fluorescente pour émettre la lumière jaune.
Dans un deuxième cas, des faisceaux lumineux de couleurs primaires différentes émis respectivement par trois diodes électroluminescentes suffisamment proches sont mélangés en de la lumière blanche. Par exemple, des diodes rouge, verte et bleue sont combinées pour émettre de la lumière blanche et forment ainsi une diode appelée "diode électroluminescente blanche multi-chip". Les signaux respectivement émis par les trois diodes sont modulés par les mêmes données pour réaliser une transmission numérique optique en lumière blanche.
Pour chaque diode de couleur primaire différente, le signal reçu présente un rapport signal à bruit différent, et par conséquent un taux d'erreur binaire différent. Par exemple, pour une position donnée des diodes par rapport à un photorécepteur et pour une puissance moyenne reçue de -30 dBm par le photorécepteur, les taux d'erreur binaire sont 1,8.10 , 1,7.10 et 4,2.10 respectivement pour les diodes rouge, verte et bleue.
Lorsque l'un des trois taux d'erreur binaire, comme celui relatif à la diode rouge, est beaucoup plus élevé que les deux autres, le taux d'erreur du signal de données résultant des émissions combinées
des trois diodes dépend d'une manière très prépondérante du taux d'erreur le plus élevé. Cette transmission de données ne bénéficie donc pas du faible taux d'erreur binaire par exemple relatif à la diode bleue. Généralement, un détecteur opérant uniquement dans la lumière bleue est utilisé pour la réception d'un tel signal puisque la lumière bleue présente le meilleur rapport signal à bruit.
Pour remédier aux inconvénients évoqués ci- dessus, un procédé selon l'invention pour émettre des séquences de bits respectivement par au moins deux sources lumineuses qui émettent des rayonnements combinés en une lumière sensiblement blanche et qui présentent des rapports signal à bruit différents dépendant respectivement des longueurs d'onde des rayonnements , est caractérisé en ce qu'il comprend un codage de la séquence de bits à émettre par la source lumineuse présentant le rapport signal à bruit le plus faible par un code ayant une distance minimale dont le produit par le rapport signal à bruit le plus faible est sensiblement égal au rapport signal à bruit le plus élevé, la distance minimale du code étant égale au nombre minimum de bits différents entre deux mots du code.
Ainsi selon l'invention, au moins l'une des séquences de bits est avantageusement codée afin de diminuer le taux d'erreur binaire relatif à la source lumineuse émettant la séquence de bits codée. Par conséquent, la moyenne des taux d'erreur binaire relatifs aux différentes sources lumineuses est également diminuée.
Selon une autre caractéristique de l'invention, le procède peut comprendre en outre un codage par un autre code d'au moins un autre séquence de bits a émettre par une source lumineuse présentant un autre rapport signal a bruit compris entre le rapport signal a bruit le plus faible et le rapport signal a bruit le plus eleve. Ledit autre code a alors une distance minimale dont le produit par ledit autre rapport signal a bruit est sensiblement égal au rapport signal a bruit le plus eleve.
Les taux d'erreur binaires relatifs aux différentes sources lumineuses sont ainsi homogénéises par l'invention afin de bénéficier d'un faible taux d'erreur binaire global qui est proche du taux d'erreur binaire procure par la source lumineuse présentant un rapport signal a bruit le plus eleve.
L'invention concerne également un dispositif pour émettre des séquences de bits respectivement par au moins deux sources lumineuses qui émettent des rayonnements combines en une lumière sensiblement blanche et qui présentent des rapports signal a bruit différents dépendant respectivement des longueurs d'onde des rayonnements. Le dispositif est caractérise en ce qu'il comprend un moyen pour coder la séquence de bits a émettre par la source lumineuse présentant le rapport signal a bruit le plus faible par un code ayant une distance minimale dont le produit par le rapport signal a bruit le plus faible est sensiblement égal au rapport signal a bruit le plus eleve, la distance minimale du code étant égale au nombre minimum de b^ts différents entre deux mots du code .
Selon d'autres caractéristiques de l'invention, les sources lumineuses peuvent être des diodes
électroluminescentes. Le dispositif peut comprendre trois sources lumineuses aptes à rayonner respectivement sensiblement dans le bleu, le vert et le rouge, qui sont des couleurs primaires dont la combinaison forme une lumière sensiblement blanche.
L'invention se rapporte encore à un programme d'ordinateur apte à être mis en œuvre dans un dispositif pour émettre des séquences de bits respectivement par au moins deux sources lumineuses qui émettent des rayonnements combinés en une lumière sensiblement blanche et qui présentent des rapports signal à bruit différents dépendant respectivement des longueurs d'onde des rayonnements. Le programme comprend des instructions qui, lorsque le programme est exécuté dans ledit dispositif, réalisent un codage de séquence de bits conforme au procédé de 1 ' invention.
D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante de plusieurs réalisations de l'invention données à titre d'exemples non limitatifs, en référence aux dessins annexés correspondants dans lesquels :
- la figure 1 est un bloc-diagramme schématique d'un dispositif d'émission de lumière blanche selon 1 ' invention ; et
- la figure 2 est un algorithme d'un procédé d'émission de signal par lumière blanche selon
1 ' invention.
En référence à la figure 1, un dispositif d'émission de lumière blanche SE selon l'invention comprend au moins deux sources lumineuses disposées
proches l'une de l'autre et émettant chacune un rayonnement de couleur différente, c'est-a-dire émettant respectivement des ondes lumineuses de longueurs d'onde différentes dans le spectre du domaine visible, de sorte que la combinaison des rayonnements émis par les sources lumineuses forme de la lumière sensiblement blanche.
De manière générale, le dispositif d'émission SE comprend K sources lumineuses SL^, avec 1 < k < K et K > 2. Afin de ne pas surcharger la figure 1, seulement trois sources lumineuses SLi, SL2 et SL3 sont représentées.
Une source lumineuse SL^ sert d'émetteur photosensible pour une transmission optique de données et sert également de source d'éclairage.
Par exemple, le dispositif d'émission SE couvre une espace relativement clos, tel qu'une pièce cloisonnée a l'intérieur d'un immeuble de bureaux appartenant a une entreprise, ou bien une pièce cloisonnée a l'intérieur d'un appartement ou d'une maison individuelle.
A titre d'exemple, le dispositif d'émission SE est utilise pour une diffusion de données a haut débit, telle que la diffusion d'enregistrements video numériques. Le dispositif d'émission SE peut être connecte a un ordinateur dans lequel est mémorise un fichier video. Le fichier video est alors diffuse via le dispositif d'émission et reçu par un photorecepteur adapte a une transmission optique. Un autre ordinateur connecte au photorecepteur peαt alors lire le fichier video ainsi diffuse. De manière générale, le dispositif d'émission peut servir a établir un reseau sans fil entre des entités informatiques situées dans une même pièce, tout en éclairant la pièce.
Les ondes lumineuses utilisées dans la transmission optique, dont la longueur d'onde est de l'ordre de quelques centaines de nanomètre, sont en partie absorbées et réfléchies par des obstacles situés dans la pièce et par les parois de la pièce. Par conséquent, deux dispositifs d'émission utilisés respectivement dans deux pièces closes différentes ne peuvent pas interférer entre eux. En outre, un photorécepteur peut recevoir des ondes qui ont été émises par le dispositif d'émission SE et réfléchies sur des parois de la pièce, ce qui permet au dispositif d'émission de couvrir une vaste zone volumique de la pièce.
Une source lumineuse SL^ est par exemple une diode électroluminescente qui émet un rayonnement monochromatique au moyen d'une jonction P-N à une ou plusieurs longueurs d'onde données selon la nature du matériau composant la jonction P-N. Selon une réalisation de l'invention, le dispositif d'émission SE comprend trois sources lumineuses SL1, SL2 et SL3 qui sont des diodes électroluminescentes émettant chacune une radiation lumineuse de couleur primaire différente. Par exemple, les trois sources lumineuses SLi, SL2 et SL3 sont respectivement des diodes émettant dans le bleu, le verte et le rouge, de sorte que la combinaison des radiations lumineuses émises par les diodes forme une lumière sensiblement blanche.
Chaque source lumineuse SL^ émet un rayonnement sensiblement monochromatique à une longueur d'onde donnée et est associée à un photorécepteur RECj^, avec 1 < k < K, apte à recevoir et analyser le rayonnement émis. Par exemple, le photorécepteur REC^ comprend un
photodétecteur comme une photodiode qui convertit l'énergie lumineuse incidente en signal électrique. Le photorécepteur comprend alors une jonction P-N polarisée en inverse qui absorbe les ondes du rayonnement émis par la source SL^ et génère un courant électrique dont l'amplitude est proportionnelle à la puissance optique incidente du rayonnement reçu.
Chaque photorécepteur REC]^ peut être équipé d'un filtre FIL pour concentrer et filtrer le rayonnement reçu. Ce filtre sélectionne la ou les longueurs d'onde transportant des données utiles et élimine des rayonnements parasites émis par d'autres sources lumineuses, diminuant ainsi le bruit induit par ces derniers. Par exemple, le filtre FIL comprend une lentille hémisphérique centrée sur la photodiode pour augmenter l'angle d'incidence du rayonnement reçu par rapport à l'axe central de la face photosensible de la photodiode. En particulier, le courant électrique d'intensité I généré par le photorécepteur REC^ est proportionnel à une puissance optique PO reçue par le photorécepteur : I = R x PO, où R un facteur de proportionnalité.
Le rapport signal à bruit SNR]4 dans le photorécepteur REC^ est alors donné par la relation suivante :
SNRk = (R x PO) 2 / σ2,
2 où σ est la variance du bruit.
Chaque photorécepteur REC^ est sensible à un rapport signal à bruit SNR^ qui dépend de la source lumineuse SL^ associée. Chaque source lumineuse SL^ présente donc un rapport signal à bruit SNRj^ différent qui dépend de la longueur d'onde de la
lumière émise par la source lumineuse. En référence a l'exemple avec les trois sources lumineuses SL]_, SL2 et SL3 qαi émettent respectivement dans le bleu, le vert et le rouge, la source lumineuse SLi émettant une radiation bleue présente un rapport signal a bruit SNRi supérieur a celui des autres sources lumineuses SL2 et SL3.
Un signal numérique peut être ainsi émis sous forme d'un rayonnement d'ondes lumineuses depuis une source lumineuse SL^ vers un photorecepteur REC^ selon une modulation en intensité a détection directe IM/DD ("Intensity Modulation/Direct Détection" en anglais) . Lors de la réception du rayonnement, le photorecepteur REC^ produit un courant électrique proportionnel a la puissance optique incidente et effectue ainsi une détection directe, tandis que la source lumineuse SL^ émet un signal numérique sous forme d'ondes lumineuses qui est module en intensité par les données binaires du signal. Par exemple, la source lumineuse SL^ émet un signal numérique X(t) a M bits et module en intensité selon la relation suivante :
M
X(t) = ∑ dm p(t - mt) , m=l ou p(t) = Rect(t) est une impulsion rectangulaire de
1 GÏÏÏΘ largeur T et dm est le m bit du signal a l'état "0" ou "1". Cette modulation en intensité est du type "tout ou rien" 0OK ( "On-Off Feymg" en anglais) et consiste a moduler directement une onde porteuse sensiblement monochromatique par le signal binaire, c'est-a-dire a n'émettre αne impulsion lumineuse que pour les bits "1" et aucune impulsion pour les Dits "0". Cette modulation requiert une implementat±on de faible complexité et consomme peα d'énergie. Le photorecepteur effectue alors une détection directe
bxt par bit. Dans le photorecepteur, la puissance optique reçue pour un bit "0" est nulle et la puissance optique reçue pour un bit "1" est égale au double de la puissance optique moyenne reçue. Le dispositif d'émission SE traite une série de bits SER qui sont repartis et émis en parallèle au moyen des K sources lumineuses SLi a SLK.
Dans le dispositif d'émission SE, un convertisseur seπe-parallele CSP convertit la série de bits SER en K séquences de bits SBi a SBK qui sont reparties respectivement sur K voies d'émission parallèles terminées par les sources lumineuses SLi a Le dispositif d'émission SE comprend un codeur COD qui transforme éventuellement une séquence de bits SB^ en une séquence de bits codée respective SCj4 qui est ensuite émise par la source lumineuse SLj4 respective. Chaque séquence de bits codée SC]4 peut être codée de manière différente. Par ailleurs, au moins une séquence de bits n'est pas codée. La séquence αe bit qui n'est pas codée est celle qui est émise par la source lumineuse qui présente le rapport signal a bruit le plus eleve parmi les différentes sources lumineuses. Selon l'exemple avec les trois sources lumineuses SLi, SL2 et SL3 qui sont respectivement des diodes bleue, verte et rouge, la séquence de bits SBi n'est pas codée.
Quelques termes et concepts utiles a la compréhension de l'invention sont définis ci-apres. Une séquence de bits SB]4 peut être codée en une séquence de bits codée SCj4 par un code binaire CB de longueur n, contenant 1 bits d'information utile, avec 1 < n, et de distance minimale d. La distance minimale est égale au nombre minimum de bits qui différent entre deux mots du code CB. Un code a une
capacité de correction élevée lorsque la distance minimale est grande.
Le poids de Hamming est défini comme le nombre de bits non nuls dans un mot de code. Un polynôme enumerateur des poids P (X) est le polynôme dont chaque coefficient P1 du monôme respectivement X est égal au nombre de mots de code de poids de Hamming égal a 1 :
ou n, la longueur du code, est aussi le poids de Hamming maximal du code.
Un premier polynôme enumerateur de poids A(X, z), désigne par IOWEF ("Input Output Weight Enumerator Function" en anglais), est défini de la manière suivante : i l A(X, z) = ∑ ∑ A1,-, 7? X1,
I=O]=O ou A1^-, est le nombre de mots avec un poids de Hamming égal a i et ayant j bits d'information utile non nuls, X est un monôme associe au poids de Hamming î, z est un monôme associe au nombre j de bits non nuls. Les coefficients A1^ sont nuls pour
0 < î < d, par définition de la distance minimale du code. D'autre part l'indice -\ prend des valeurs entre
1 et 1 puisque l'indice j indique sur combien de bits d'information différent deux mots du code de longueur n et dimension 1, la dimension étant le nombre de bits d'information des mots de code.
Un deuxième polynôme enumerateur de poids B(X) est défini de la rraniere suivante : n B(X) - X B1 XX,
ou B1 est défini selon la relation suivante :
U = = Σ j A 1 ' ]
J = I
Dans un premier exemple, le code binaire CB est un code BCH (Bose-Chaudhuri-Hocquenghem) de longueur n = 31, contenant 1 = 21 bits d'information utile et de distance minimale d = 5. Des premiers termes des premier et deuxième polynômes énumérateurs du code BCH sont : A(X, z) = 1 + X5(5z + 29z2 + 63z3 + 67z4 + 22z5) + X6(3z + 57z2 + 173z3 + 279z4 + 24Oz5 + 54z6) + ..., et B(X) = 630 X5 + 3276 X6 + ....
Le terme 29 z X pour le premier polynôme A(X, z) signifie que le code BCH a Α^,2 = 29 mots de code avec le poids de Hamming égal à i = 5 et ayant j = 2 bits d'information utile non nuls.
Dans un deuxième exemple, le code binaire CB est un code de Golay de longueur n = 24, contenant 1 — 12 bits d'information utile et de distance minimale d = 8. Des premiers termes du premier polynôme énumérateur du code de Golay sont :
A(X, z) = 1 + X8(12z + 6Oz2 + 18Oz3 + 255z4 + 18Oz5 + 6Oz6 + 12z7) + X12(6z2 + 4Oz3 + 24Oz4 + 60Oz5 + 804z6 + 60Oz7 + 24Oz8 + 4Oz9 + 6z10) + X16(12z5 + 6Oz6 + 180 z 7 +, 2o5c5cz8 +, -1io8nOz9 +, r6rO,z10 +,
+, ^X24z12 Dans un troisième exemple, le code binaire CB est un code de parité de longueur n, contenant 1 = n- 1 bits d'information utile et de distance minimale d = 2. Dans un tel code, le bit de parité n'est égal à "1" que lorsque le poids des n-1 bits d'information utile est impair. Les premier et deuxième polynômes énumérateurs du code de parité sont :
A (X , Z ) v
X1] i = A ' ,A,6t ...
i = 2,4,6,... où C est l'opérateur de combinaison.
Comme expliqué précédemment, chaque photorécepteur RECk reçoit un rapport signal à bruit SNRk qui dépend de la source lumineuse SLk associée. Chaque source lumineuse SLk émet une séquence de bits SC^ éventuellement codée par un code binaire CBk de distance minimale dk. Lorsqu'un photorécepteur RECk reçoit un signal qui a été modulé selon une modulation du type "tout ou rien" 0OK et qui contient une séquence de bits SCk codée par un code CBk de distance minimale dk, un taux d'erreur binaire BERk peut être estimé après un décodage du signal reçu de la manière suivante :
1 ^
BERk ≈ ∑ Bi x Q^i x SNRk), lk i=dk où 1< est la dimension du code considéré et Q(x) est la fonction d'erreur suivante :
Par exemple pour un code BCH de distance minimale d = 5, la dimension du code vaut 1 = 21.
Puisque la fonction d'erreur Q(x) décroît exponentiellement, le taux d'erreur binaire BERk peut être approximé en fonction du premier terme de la somme, c'est-à-dire par :
BERk — Bd, x Q (jd< x SNRk).
1,
Selon l'invention, des séquences de bits codées
SEk peuvent être codées respectivement par des codes CBk de distances minimales dk de manière à ce que les différents taux d'erreur binaire BERk correspondant
aux signaux comprenant respectivement les séquences de bits codées SC^ et émis respectivement par les sources lumineuses SLj1 soient proches les uns des autres et éventuellement proches du taux d'erreur binaire correspondant au signal comprenant une séquence de bits non codée et émis par la source lumineuse présentant le rapport signal à bruit le plus faible.
Par exemple, une séquence de bits codée SCj4 est à émettre par la source lumineuse SLj1 présentant un rapport signal à bruit SNR^ le plus faible parmi les différentes sources lumineuses et la séquence de bits SC^ est codée par un code de distance minimale d^ de sorte que le produit du rapport signal à bruit SNR^ le plus faible par la distance minimale d^ du code soit sensiblement égal au rapport signal à bruit le plus élevé parmi les différentes sources lumineuses, ou égale au moins au deuxième rapport signal à bruit le plus faible parmi les différentes sources lumineuses. Dans tous les cas, la source lumineuse présentant le rapport signal à bruit le plus élevé émet une séquence de bits SBj, qui n'est pas codée.
En référence à la figure 2, le procédé d'émission de signal par lumière blanche selon l'invention comprend des étapes El à E3 exécutées automatiquement dans le dispositif d'émission SE.
A l'étape El, le dispositif d'émission SE reçoit en entrée une série de bits SER à émettre au moyen des sources lumineuses SL^. Le convertisseur série- parallèle CSP répartxt la série de bits SER en K séquences de bits SB]_ à SBK, à raison d'un bit parmi K bits successifs de la série SER par source lumineuse. Les K séquences de bits SB]_ à SB^ sont fournies au codeur COD de manière à les émettre
respectivement par les K sources lumineuses SL]_ a SLK.
A l'étape E2, le codeur COD code une ou plusieurs séquences de bits SB^ en des séquences de bits codées SC^ qui sont a émettre respectivement par des sources lumineuses présentant des rapports signal a bruit les plus faibles parmi les différentes sources lumineuses. De manière complémentaire, le codeur COD ne code pas la ou les autres séquences de bits qui sont a émettre respectivement par les autres sources lumineuses présentant des rapports signal a bruit les plus élevés parmi les différentes sources lumineuses. Par conséquent, outre la séquence de bits codée a émettre par la source lumineuse présentant le rapport signal a bruit le plus faible, d'autres séquences de bits peuvent être codées si elles sont a émettre par d'autres sources lumineuses présentant des rapports signal a bruit strictement compris entre le rapport signal a bruit le plus faible et le rapport signal a bruit le plus eleve.
Selon une réalisation de l'invention avec les trois sources lumineuses SLi, SL2 et SL3 qui émettent respectivement dans le bleu, le vert et le rouge, seule la source lumineuse SL]_ qui présente un rapport signal a bruit beaucoup plus eleve que ceux des autres sources lumineuses SL2 et SL3 émet une séquence de bits SB]_ qui n'est pas codée, tandis que les autres sources lumineuses SL2 et SL3 émettent respectivement des séquences de bits codées SC2 et SC3.
Comme indique précédemment, la source lumineuse SLj_ émettant dans le bleu présente un rapport signal a bruit SNR]_ le plus eleve. Les séquences de bits SB2 et SB3 sont codées respectivement en des séquences de bits SC2 et SC3, codées respectivement par un code
CB2 de distance minimale d2 et par un code CB3 de distance minimale d3. Chaque code CB2, CB3 est sélectionné de sorte que le produit du rapport signal à bruit SNR2, SNR3 par la distance minimale d2, d3 du code soit sensiblement égal au rapport signal à bruit SNR1 :
SNR1 ≈ d2 x SNR2 ≈ d3 x SNR3.
A titre d'exemple, pour une position donnée des sources lumineuses SL1, SL2 et SL3 par rapport à des photorécepteurs et pour une puissance moyenne reçue de -30 dBm par les photorécepteurs, les rapports signal à bruit linéaires sont SNR1 = 19,86, SNR2 = 8,6 et SNR3 = 4,28 respectivement pour des diodes bleue, verte et rouge. La séquence de bits non codée SB1 contient U1 = 31 bits et donc I1 ~ 31 bits d'information utile. La séquence de bits codée SC2 peut être codée par un code de parité CB2 de longueur n2 , contenant I2 = n2-l bits d'information utile et de distance minimale d2 = 2. La séquence de bits codée SC3 peut être codée par un code BCH CB3 de longueur n3 = 31, contenant I3 = 21 bits d'information utile et de distance minimale d3 = 5.
Par ailleurs, si chaque séquence de bits SB1, SC2, SC3 à émettre contient n]_ = n2 = n3 = 31 bits, le rendement global p de l'émission des séquences de bits est : p = (I1 + I2 + l3)/(3 x nx), soit p = (31 + 30 + 21 ) / ( 3 x 31) = 88%.
Dans un autre exemple, la séquence de bits non codée SB1 contient rt]_ = 24 bits et donc I1 = 24 bits d'information utile. La séquence de bits codée SC2 peut être codée par un code de parité CB2 de longueur n]_, contenant I2 = n]_-l = 23 bits d'information utile et de distance minimale d2 = 2. La séquence de bits codée SC3 peut être codée par un code de Golay CB3 de
longueur ni, contenant I3 = 12 bits d'information utile et de distance minimale d3 = 8. Dans ce cas, le rendement global p de l'émission des séquences de bits est : p = (24 + 23 + 12)/(3 x 24) = 82%.
L'utilisation d'un code de Golay par rapport a un code BCH offre une capacité de correction élevée mais engendre un rendement global d'émission plus faible. En variante, si les sources lumineuses SLi et SL2 présentent respectivement des rapports signal à bruit SNRi et SNR2 proches, les séquences de bits SBi et SB2 correspondantes ne sont pas codées et seule la séquence de bits SB3 est codée. A l'étape E3, le codeur COD fournit les séquences de bits codées ou non codées respectivement aux sources lumineuses. La source lumineuse SLi émet la séquence de bits SBi non codée et les sources lumineuses SL2 et SL3 émettent respectivement les séquences de bits codées SB2 et SB3.
Par exemple, chaque source lumineuse émet la séquence de bits sous forme d'un rayonnement monochromatique au moyen d'une jonction P-N polarisée en sens direct, après avoir appliqué une modulation en intensité du type "tout ou rien" 0OK à la séquence de bits.
L'émission des séquences de bits par l'intermédiaire de plusieurs sources lumineuses engendre une diminution du αebit relatif a chaque source lumineuse ce qui contribue à mieux remeαier aux interférences entre symboles lors de la réception des séquences de bits.
L'invention décrite ici concerne un procède et un dispositif pour émettre des séquences de bits.
Selon une împlernentation, les étapes du procède de l'invention sont déterminées par les instructions d'un programme d'ordinateur incorpore dans le dispositif tel que le dispositif d'émission SE. Le programme comporte des instructions de programme qui, lorsque ledit programme est exécute dans un processeur du dispositif dont le fonctionnement est alors commande par l'exécution du programme, réalisent les étapes du procède selon l'invention. En conséquence, l'invention s'applique également a un programme d'ordinateur, notamment un programme d'ordinateur enregistre sur ou dans un support d'enregistrement lisible par un ordinateur et tout dispositif de traitement de données, adapte a mettre en œuvre l'invention. Ce programme peut utiliser n'importe quel langage de programmation, et être sous la forme de code source, code objet, ou de code intermédiaire entre code source et code objet tel que dans une forme partiellement compilée, ou dans n'importe quelle autre forme souhaitable pour implementer le procède selon l'invention.
Le support d'enregistrement peut être n'importe quelle entité ou dispositif capable de stocker le programme. Par exemple, le support peut comporter un moyen de stockage sur lequel est enregistre le programme d'ordinateur selon l'invention, tel qu'une ROM, par exemple un CD ROM ou une ROM de circuit microelectronique, ou encore une cle USB, ou un moven d'enregistrement magnétique, par exemple une disquette (floppy dise) ou un disque dur.
D'autre part, le support d'enregistrement peut être un support transmissible tel qu'un signal électrique ou optique, qui peut être achemine via un câble électrique ou optique, par radio ou par d'autres moyens. Le programme selon l'invention peut
être en particulier téléchargé sur un réseau de type internet .
Alternativement, le support d'enregistrement peut être un circuit intégré dans lequel le programme est incorporé, le circuit étant adapté pour exécuter ou pour être utilisé dans l'exécution du procédé selon l'invention.