DISPOSITIF DE DISTRIBUTION DE LIQUIDE DE REFROIDISSEMENT DANS UN MOTEUR DE VEHICULE AUTOMOBILE
[0001] La présente invention revendique la priorité de la demande française 0653585 déposée le 06/09/2006 dont le contenu (description, revendications et dessins) est incorporé ici par référence.
[0002] La présente invention concerne un système de refroidissement d'un moteur de véhicule automobile, du type dit à double refroidissement ou « split-cooling », tout particulièrement adapté au refroidissement des moteurs dont la combustion est auto- inflammée (Diesel).
[0003] Un moteur à combustion interne comporte habituellement un carter fermé par une culasse. Pour le bon fonctionnement du moteur, ces éléments doivent être refroidis. Pour ce faire, le moteur est muni d'un circuit de refroidissement dans lequel un fluide caloporteur est mis en circulation au moyen d'une pompe et qui, à son tour, est refroidi en traversant un radiateur.
[0004] Pour autant, la température de fonctionnement d'un moteur est normalement bien supérieure à la température extérieure, en particulier par temps froid. Tout démarrage s'accompagne donc d'une phase de préchauffage pendant laquelle les performances ne sont pas optimales, en particulier pendant laquelle les émissions de polluants (hydrocarbures imbrûlés) sont en quantité beaucoup plus importantes qu'en régime nominal.
[0005] Pour réduire ce temps de préchauffage, il est connu des systèmes dits à double refroidissement, souvent connus sous le terme anglo-saxon de split-cooling, dans lesquels le fluide caloporteur circule de façon indépendante dans la culasse et dans le carter, la circulation dans le carter n'étant établie qu'une fois la phase de préchauffage achevée.
[0006] On connaît du brevet américain n ° 6,823,823 un système de refroidissement de ce type, comportant une chambre de refroidissement disposée dans le carter et une seconde chambre, isolée de la première, disposée dans le carter. L'alimentation du fluide caloporteur dans les deux chambres de refroidissement est effectuée à l'aide d'une unique colonne constituée de deux parties, disposées respectivement
dans le carter et la culasse. Cette colonne comporte à cet effet deux orifices superposés, traversant une paroi de la colonne et débouchant respectivement dans chacune des deux chambres de refroidissement. Le fluide caloporteur est donc séparé en deux flux pour le refroidissement respectif du carter et de la culasse par des moyens internes à la colonne qui comprennent l'orifice débouchant dans la chambre de refroidissement carter.
[0007] Cette disposition a pour conséquence un refroidissement non homogène des cylindres, en particulier lorsque la circulation est coupée dans le carter, le cylindre le plus proche de l'orifice d'entrée restant en partie refroidi contrairement aux autres cylindres. De plus, quand le carter est effectivement refroidi, le débit du fluide caloporteur circulant dans la culasse est réduit et celle-ci n'est plus nécessairement correctement refroidie. Ces inconvénients sont surtout sensibles pour les moteurs de type Diesel.
[0008] Par ailleurs, un système à double refroidissement suppose de moyens pour couper la circulation du fluide caloporteur dans la chambre de refroidissement carter.
[0009] On connaît du brevet GB 2,245,703 un dispositif de distribution d'un fluide de refroidissement pour un système à double refroidissement comportant en aval de la chambre de refroidissement de la culasse un thermostat principal et en aval de la chambre de refroidissement du carter un thermostat auxiliaire. En dessous d'une première température de seuil, le fluide de refroidissement circule uniquement dans la culasse et le thermostat principal coupe la circulation dans la branche du circuit traversant le radiateur, de sorte que le fluide de refroidissement n'est pas refroidi. Au-delà d'une seconde température de seuil, supérieure à la première, le thermostat auxiliaire autorise de plus la circulation du fluide de refroidissement dans le carter moteur.
[0010] Avec un tel dispositif, tant que le débit est nul dans le carter, la température du fluide au niveau du thermostat auxiliaire peut ne pas être identique à celle du fluide dans la chambre de refroidissement carter ce qui génère un risque de surchauffe du moteur.
[0011] La présente invention a pour objet un nouveau système de refroidissement obviant tout ou partie des problèmes cités et notamment, tout particulièrement adapté au refroidissement des moteurs Diesel.
[0012] La solution au problème technique posé consiste à ce que la branche « culasse » soit exclusivement dédiée au côté échappement de la culasse, et ce que le côté admission de la culasse soit intégré à la branche « carter » du circuit de refroidissement. En d'autres termes, les chambres séparées culasse et carter sont remplacées par une chambre basse, comportant la chambre carter et la chambre de refroidissement des soupapes d'admission de la culasse et une chambre haute pour le refroidissement des soupapes d'échappement.
[0013] L'invention part de la considération que les besoins en refroidissement de la zone admission de la culasse, c'est-à-dire la zone qui entoure les soupapes d'admission en air frais, sont sensiblement équivalents à ceux du carter moteur, la zone échappement, qui entoure les soupapes d'échappement des gaz brûlés ayant pour sa part une nécessité d'un refroidissement permanent même lorsque le moteur est encore « froid ».
[0014] Les sorties des chambres haute et basse sont connectées aux entrées d'un boîtier de distribution du liquide dans le circuit de refroidissement. Ce boîtier est en général disposé sur la culasse. Comme le circuit du fluide caloporteur suit essentiellement un trajet en U, avec un passage dans la partie basse puis dans la direction opposée, en partie haute, l'association de la zone admission de la culasse à la zone de refroidissement carter permet une sortie de la chambre basse du même côté que la sortie de la chambre haute de sorte que la conception du boîtier et des raccords sur celui-ci n'a pas à être entière reprise.
[0015] Selon une variante plus spécialement préférée de l'invention, le flux de fluide caloporteur est séparé entre deux flux distincts dirigés vers la chambre basse et la chambre haute, par des moyens séparateurs situés en amont d'une entrée du fluide caloporteur dans la partie carter de la chambre basse.
[0016] Ceci permet une montée d'eau directe vers la chambre haute et évite le refroidissement non homogène du carter qui génère des déformations des fûts des
cylindres qui sont associés à des à des problèmes de gommage ou de grippage et des fuites accrues de gaz de carter (blow-by).
[0017] Avec un système de refroidissement d'un moteur selon l'invention, il est avantageusement prévu trois modes de fonctionnement :
« un mode principal, dans lequel le fluide caloporteur est refroidi par un radiateur et circule dans les chambres haute et basse ;
• un mode « froid », dans lequel le fluide caloporteur circule exclusivement dans la chambre haute, sans même être refroidi par le radiateur et ;
• un mode intermédiaire, dans lequel le fluide caloporteur est refroidi par le radiateur mais la circulation n'est pas pour autant établie dans la chambre basse.
[0018] Pour la mise en œuvre de ces trois modes de fonctionnement, la distribution du fluide caloporteur dans les différentes branches du système de refroidissement est avantageusement obtenu au moyen d'un système de distribution comportant d'une part une jonction ayant au moins 4 entrées/sorties une d'entre elles étant reliée à la chambre haute et d'autre part un raccord dont l'entrée reliée à la chambre basse et dont la sortie constitue une des 4 entrées/sorties de la jonction.
[0019] Les deux autres entrées/sorties de la jonction constituent une sortie principale et une sortie auxiliaire débouchant vers une dérivation passant par le radiateur. Cette sortie auxiliaire est contrôlée par une vanne Th1 pilotée pour atteindre une position d'ouverture lorsque le fluide caloporteur circulant dans la jonction atteint une première température de seuil Tsi.
[0020] Une autre vanne Th2 permet de bloquer le flux entrant provenant du raccord (et donc de la chambre basse). Cette vanne Th2 est pilotée pour atteindre une position d'ouverture lorsque le fluide caloporteur présent dans le raccord atteint une seconde température de seuil TS2 différente de la première température de seuil Tsi.
[0021] Par ailleurs, le circuit de distribution comporte des moyens pour établir une fuite de fluide caloporteur entre la jonction et le raccord, mais seulement lorsque la vanne Th2 est en position ouverte et la vanne Th1 en position fermée, ou en d'autres termes, lorsque la température du fluide caloporteur est comprise entre les deux températures de seuil.
[0022] Une telle disposition permet d'optimiser la montée en température du fluide caloporteur tout en évitant tout risque de surchauffe dû à une ouverture tardive de la vanne Th2 car dès que la température du fluide caloporteur excède la première température de seuil, le débit de fuite est suffisant pour garantir que le fluide caloporteur présent dans le raccord n'est pas significativement plus froid que celui présent dans le carter.
[0023] La description qui va suivre en regard des dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs, fera bien comprendre en quoi consiste l'invention et comment elle peut être réalisée.
[0024] La figure 1 est une vue d'ensemble en perspective d'un moteur comportant un système de refroidissement selon un mode de réalisation de l'invention.
[0025] La figure 2 est une vue schématique des chambres de refroidissement du moteur, appartenant au système de refroidissement selon le mode de réalisation représenté à la figure 1.
[0026] La figure 3 est une vue détaillée des moyens de séparation du système de refroidissement de la figure 1.
[0027] La figure 4 est un schéma d'un système de refroidissement d'un moteur selon un premier mode de réalisation particulier de l'invention. Les figures 4A, 4B et 4C illustrent les flux de circulation du fluide de refroidissement selon différentes températures du moteur ;
[0028] La figure 5 est un schéma de détail du dispositif de distribution de liquide du système de refroidissement de la figure 4.
[0029] Sur les figures 1 et 2, est représenté un moteur comportant un carter 10 et une culasse 12. Ce moteur est par exemple de type Diesel. Ce système de refroidissement comporte une chambre 14 de refroidissement, disposée dans le carter 10 et destinée à recevoir un liquide de refroidissement, échangeant de la chaleur avec les cylindres C1 , C2, C3, C4 du moteur dans lesquels se produit la combustion du carburant.
[0030] La chambre de refroidissement 14 communique avec une chambre 18 qui entoure les soupapes d'admission SA de la culasse 12, les chambres 14 et 18 constituant au sens de l'invention la chambre basse de refroidissement.
[0031] Le système des figures 1 et 2 comporte également une chambre 16 de refroidissement, isolée de la chambre 18 par une paroi 19 interne à la culasse et de la chambre 14 par un joint de culasse 20 placé entre le carter 10 et la culasse 12. La chambre 16 entoure les soupapes d'échappement SA et forme donc la chambre haute. Cette chambre haute est isolée de la chambre basse et permet un refroidissement séparé de la culasse 1 au niveau de l'échappement.
[0032] Le joint 20 de culasse comprend des orifices 22, pratiqués uniquement dans la partie du joint 20 de culasse pour la circulation du fluide caloporteur entre les chambres 14 et 18.
[0033] Comme le montre la figure 1 , le système de refroidissement décrit dans cet exemple comporte également une pompe 24 pour alimenter les chambres 14, 16, 18 en fluide caloporteur.
[0034] Une chicane 26 est disposée en aval de la pompe 24 d'alimentation et en amont d'une entrée 34 du liquide dans le carter 10. Cette chicane assure la séparation du liquide en deux flux distincts 28 et 28'. Comme cela apparaît plus clairement sur la figure 3, la chicane 26 peut être constituée par un prisme, de section de forme générale triangulaire, dont un sommet 30 est disposé face à la sortie du liquide de la pompe 24 d'alimentation
[0035] Les deux côtés reliant le sommet 30 au côté 38, opposé au sommet 30, sont courbes, leur centre de courbure étant du même côté de la médiane issue du sommet 30, afin de permettre la déviation progressive des flux 28, 28' vers les entrées 34, 40 des première 14 et deuxième 16 chambres de refroidissement, toutes deux situées dans le moteur.
[0036] La chicane 26 est donc conçue pour diriger les flux 28, 28' vers les entrées 34, 40 des chambres 14, 16, 18 de refroidissement et profilé pour éviter la formation de turbulences dans le liquide de refroidissement.
[0037] Un déflecteur 36 est également agencé dans la première chambre 14 de refroidissement et disposé au voisinage de l'entrée 34 du liquide dans ladite chambre 14. Ce déflecteur 36 est de forme générale sensiblement allongée parallèlement aux axes des cylindres du carter et est de même dimension que la chambre 14 de refroidissement dans cette direction. Il est destiné à diriger le liquide rentrant dans la première chambre 14 dans une direction donnée. En effet, il empêche le passage du liquide dans la direction opposée à la direction donnée en obturant l'espace entre les parois internes de la chambre 14 de refroidissement.
[0038] On va maintenant décrire la circulation du fluide caloporteur dans le système décrit dans cet exemple.
[0039] Le fluide caloporteur, en l'occurrence le liquide de refroidissement, sort tout d'abord de la pompe 24 d'alimentation. Il est alors séparé par la chicane 26 en deux flux distincts 28, 28', destinés au refroidissement, respectivement du carter 10 et de la culasse 12. Dans une variante de l'invention, la chicane 26 est ajourée pour permettre la circulation d'un débit résiduel.
[0040] Le flux 28 entre ensuite dans la première chambre de refroidissement par une entrée 34. Puis, il est dirigé par le déflecteur 36 dans la direction donnée, représentée à la figure 2. Le liquide circule donc dans la première chambre 14 autour des cylindres dans un unique sens, en trombone, comme cela est visible sur la figure 2. Lorsque la chambre 14 est remplie par le liquide, ce dernier traverse les orifices 22 du joint 20 de culasse puis entre dans la chambrel 8.
[0041] En parallèle, le flux 28' s'engage dans une montée 38 d'eau de la culasse 12 puis entre dans la chambre 16 par une entrée 40. Les deux flux 28 et 28' s'écoulent sensiblement parallèlement dans les chambres 16 et 18 et s'échappent de la culasse 12 par des sorties respectives 42, 44, disposées à une même extrémité de ladite culasse 12.
[0042] Une fois que le liquide a traversé les sorties 42, 44, il circule dans un boîtier de distribution du liquide dans le circuit de refroidissement (non représenté sur les figures), aménagé sur la culasse 12. Ce boîtier dirige le liquide vers un radiateur du moteur, permettant le refroidissement de celui-ci, d'où il est à nouveau envoyé vers la pompe 24 d'alimentation.
[0043] La conception du système de distribution est plus spécialement illustrée à l'aide des figures 4 et 5. Sur ces figures, on trouve les chambres 14, 16 et 18 alimentées en liquide de refroidissement par la pompe 24. Le circuit comporte par ailleurs un radiateur 15 pour refroidir le fluide après la traversée du moteur. Par ailleurs, dans et éventuellement, d'autres moyens échangeurs de chaleur, comme par exemple un aérotherme A - pour réchauffer de l'air destiné à l'habitable et un échangeur EGR EE (EGR étant l'acronyme anglais de Exhaust Gaz Recirculation, signifiant « recyclage des gaz d'échappement »), destiné à refroidir une fraction des gaz d'échappement réinjectées dans les chambres de combustion.
[0044] Dans certaines conditions, par exemple suite à un démarrage à froid, une mise en route immédiate de l'ensemble du système de refroidissement peut conduire à un retard de montée en température du moteur, néfaste à ses performances. Les auteurs de la présente invention proposent donc 3 modes de fonctionnement, illustrés respectivement aux figures 4A, 4B et 4C :
[0045] Le mode illustré à la figure 1A correspond à un fluide de refroidissement « froid », dont la température est inférieure à une première température de seuil Ts1 par exemple de l'ordre de 83° C. Dans ces conditions, il est inutile de refroidir le fluide de refroidissement qui peut donc court-circuiter le radiateur 15 ce qui permet de plus de favoriser la montée en température du carter pour atteindre le plus rapidement possible une température de régime, ne serait-ce que pour se placer dans la plage de température optimale pour la lubrification. Le fluide de refroidissement traverse donc simplement la culasse, avec un retour « direct » 3 vers la pompe 24 - ou éventuellement passe par la branche 4 portant l'aérotherme et l'échangeur EGR, les débits de liquide de refroidissement traversant ces éléments ou passant par la branche 4 étant contrôlés par exemple au moyen d'une vanne ici non représentée.
[0046] Quand la température du fluide de refroidissement s'élève au-delà de cette température de seuil Ts-ι, un refroidissement du liquide devient nécessaire, d'où comme illustré figure 4B la mise en circulation dans la branche 5 passant par le radiateur 15, avec une dérivation au niveau de la vanne Th1. Comme il sera plus particulièrement expliqué en relation avec la figure 5, simultanément on coupe la circulation dans le by-pass 3.
[0047] Enfin, dans le mode de fonctionnement correspondant à la figure 4C, au-delà d'une seconde température de seuil, Ts2, par exemple de l'ordre de 105°c, la circulation est établie dans le carter 14 au moyen de la branche 6 dont le débit est contrôlé au niveau de la vanne Th2.
[0048] La figure 5 montre plus particulièrement le dispositif de distribution du fluide caloporteur en sortie de moteur, avec la combinaison des deux vannes Th1 et Th2.
[0049] Ce dispositif disposé sur la culasse, comprend une jonction 70, disposée en aval de la chambre 16. Le fluide caloporteur est admis dans la jonction 70 par une entrée principale 21 reliée à la chambre de refroidissement du côté échappement de la culasse. La jonction 70 constitue l'élément principal du système de distribution du fluide caloporteur vers les différentes branches du circuit de refroidissement et pour ce faire, communique avec les branches 3, 4, 5 et 6 respectivement par les entrées/sorties 31 , 41 , 51 et 61. Dans le mode de réalisation ici représenté, seule la sortie 41 n'est pas dotée de moyens de contrôle du débit la traversant.
[0050] Les sorties 31 et 51 sont contrôlées par la vanne Th1 constituée par un système à deux clapets, avec un clapet 32 dimensionné pour obturer la sortie 31 et un clapet 52 dimensionné pour obturer la sortie 51. Le clapet 52 est appliqué contre la sortie 51 par un ressort 53. Par ailleurs, les clapets 32 et 52 sont pilotés par des moyens de pilotage comportant un organe thermoactif 54, par exemple constitué par de la cire, baigné par le liquide de la jonction 70. Cet organe 54 est apte à piloter la vanne Th1 entre une première position dans laquelle le clapet 52 obstrue la sortie 51 , alors que la sortie 31 est ouverte (hypothèse des figures 1 A et 2A, la température du fluide caloporteur est inférieure à Tsi) et une seconde position, dans laquelle le clapet 32 obstrue la sortie 31 alors que la circulation est établie dans la branche 5 (la température du fluide caloporteur est supérieure à Ts-ι).
[0051] La quatrième sortie de la jonction 70 est la sortie 61 permettant d'établir une circulation dans la chambre de refroidissement du carter 14. Pour ce faire, cette sortie 61 (ou plus précisément cette entrée si on considère le sens de circulation du fluide de refroidissement) communique avec un raccord 71 délimitant la conduite 6. La sortie 61 est contrôlée par la vanne Th2. Toute circulation entre le raccord 71 (et donc la chambre carter) et la jonction 70 en aval de la culasse est ainsi bloquée par
un clapet 62 déplacé d'une part par un ressort de rappel 63, des moyens 64 - analogues aux moyens 74 et des moyens électriques 75.
[0052] Les moyens 64 sont conçus pour provoquer l'ouverture du clapet 62 lorsque le fluide caloporteur a atteint une température supérieure à la seconde température de seuil TS2 Toutefois, dans la mesure où ces moyens sont localisés dans le raccord 71 dans lequel le fluide caloporteur ne circule pas tant que le clapet 62 est fermé, la montée en température du fluide dans le raccord peut être retardée, avec le risque d'une surchauffe du moteur dont le carter n'est pas refroidi.
[0053] C'est pourquoi selon l'invention une conduite 76 est prévue débouchant d'une part dans le raccord 71 et d'autre part au niveau du clapet 52 qui en position fermée obture également la conduite 76. La conduite 76 a une section étroite, par exemple de l'ordre du dixième de la section de la sortie 61.
[0054] Ainsi lorsque la température du fluide caloporteur est inférieure à la première température de seuil Tsi, aucune circulation de fluide caloporteur n'est permise dans le chambre carter. Une fois la conduite débouchée, une faible circulation se met en place au travers de cette conduite 76. Comme la section de la conduite est petite, cette circulation n'est pas suffisante pour permettre contrarier la montée en température du carter mais elle suffit à garantir que la température du fluide caloporteur dans le raccord 71 est bien la même que celle du fluide dans le carter, de sorte que l'ouverture du clapet 62 est bien réalisée dès que la phase de préchauffage du moteur est terminée.
[0055] Les moyens électriques 75 sont des moyens de pilotage auxiliaires permettant l'ouverture du clapet 62 pendant la phase de préchauffage, notamment lorsque le moteur fonctionne à régimes élevés pendant cette phase. Ces moyens sont donc pilotés par le contrôle moteur, qui par exemple en fonction d'une cartographie basée sur le régime moteur, le couple et une température prélevée par un capteur 77, et vont par exemple agir sur une résistance électrique qui, par effet Joule, va chauffer la cire pour actionner le clapet.