Mécanisme de distribution pour machines<B>à</B> vapeur. L'objet de l'invention est Un mécanisme de distribution pour machines<B>à</B> vapeur com portant une coulisse et un levier d'avance, tels que, par exemple, ceux de la distribution Walschaerts.
On sait que les distributions pour machines <B>à</B> vapeur, en particulier pour locomotives, généralement connues sous le nom de cou lisses, présentent le sérieux inconvénient, lorsqu'elles sont au point mort, (comme par exemple<B>à</B> l'arrêt, ou quand la locomotive descend une pente, oui qu'elle roule sous Fim- pulsion de la vitesse acquise) que les gaz chauds et les escarbilles sont aspirés par le jeu des pistons moteurs, et échauffent par suite les surfaces 'frottantes ou en décom posent les huiles de graissage, ce qui donne lieu<B>à</B> des grippages et conséquemment<B>à</B> des immobilisations pour réparations.
De plus, le régulateur étant fermé, la surchauffe est in terrompue, ce qui donne lieu<B>à</B> d'importantes pertes<B>de</B> chaleur.
Ces inconvénients, auxquels on n'a remé dié jusqu'à présent que par des palliatifs tels qu'une soupape de rentrée d'air et un grais- sage surabondant lorsque la machine roule avec régulateur fermé, proviennent<B>du</B> fait que, même lorsque la coulisse est amenée<B>à</B> son point mort, le levier d'avance oscille autour de son articulation, sous l'action de la tige du piston, et imprime au tiroir un Mouvement alternatif pendant lequel les lu mières d'admission communiquent avec celles d'échappement, et par suite avec la boîte<B>à</B> fumée.
La présente invention a pour but de sup primer ces inconvénients par un dispositif permettant d'immobiliser le tiroir dans sa pq- sition de fermeture lorsque la coulisse est amenée<B>à</B> son point mort. DU meme coupy toute entrée de vapeur. dans les cylindres se trouve interrompue, ce qui évite de devoir fermer le régulateur pendant les arrêts<B>OU</B> lorsque la machine roule en pente ou sous l'impulsion de la vitesse acquise. On ne le ferme donc que lors des arrêts prolongés, afin d'éviter la condensation<B>-</B> dans les tuyaux d'amenée et dans la chapelle.
Ce résultat est obtenu en construisant le mécanisme de distribution de telle manière qu'on puisse, en marche et au repos, faire coincider l'axe d'oscillation de la bielle ac tionnée par la coulisse avec l'axe de Parti- culation qui relie le levier d'avance<B>à</B> la cros- sette de la tige du tiroir.
Le dessin annexé représente une forme d'exécution de l'objet de l'invention donnée <B>à</B> titre d'exemple, et appliquée<B>à</B> une distri bution pour locomotives du système Wal- schaerts.
Fig. <B>1</B> est un schéma de la distribution, montrant les pièces dans la position qu'elles occupent pendant la marche avant; Fig. 2 est un schéma semblable, mais représentant les pièces dans la position oc- cup6e lors de la marche sans admission de vapeur; Fig. <B>3</B> est une coupe longitudinale et Fig. 4 une coupe transversale du méca- nisnie.
La distribution WaIschaerts est suffisam ment connue pour qu'il suffise de rappe ler ici le fonctionnement des pièces qui la composent, pièces qui, sur le dessin, portent les nIl <B>1 à 13.</B>
Un excentrique<B>1</B> calé sur l'arbre moteur, <B>à</B> angle droit avec la manivelle motrice 2, actionne une coulisse<B>3</B> qui oscille autour d'un axe 4. Une bielle<B>5</B> est articulée d'une part <B>à</B> un levier d'avance<B>6</B> autour d'un axe<B>7</B> et supportée d'autres part par une barre de rele- vage <B>8</B> qu'on peut actionner<B>à</B> l'aide d'un levier<B>9.</B> Le levier d'avance<B>6</B> est articulé<B>à</B> l'une de ses extrémités<B>à</B> la crossette. 6' de la tige<B>6'</B> du tiroir<B>10</B> et<B>à</B> l'autre extrémité <B>à</B> une biellette<B>11,</B> raccordée<B>à</B> un appendice <B>de</B> la crossette, 12 du piston.
Comme on le sait, l'axe d'oscillation<B>7</B> cons titue le centre de courbure de la coulisse<B>3,</B> et lorsque la bielle<B>5</B> est amenée dans la position 13, qui est la position du point mort, la coulisse n'a plus d'action sur le mouvement du tiroir. <B>A</B> ce moment, le point<B>7</B> est fixe, et le levier d'avarice<B>6</B> oscille autour de ce point, de telle sorte qu'il communique au tiroir<B>10</B> un mou vement de va-et-vient, susceptible, comme le montre la fig. <B>1,</B> de donner encore aux lu mières d'admission des ouvertures égales<B>à</B> l'avance linéaire, ce qui a pour effet<B>de</B> produire une admission intempestive,
de mettre les lumières d\ôchappenient en coinnitinica- tion avec celles d'admission et de provoquer ainsi l'aspiration par- le piston des gaz chauds <B>à</B> l'intérieur de la chapelle de vapeur et du cylindre. En outre, lorsque le régulateur est fermé, il se produit par le tiroir et le cylindre un échappement intempestif de la vapeur cou- tenue dans le surchatiffeur et les conduites attenantes.
L'invention a pour but<B>de</B> remédier<B>à</B> ces défauts au moyen d'un dispositif qui, dans la position du point mort, relève l'axe d'os cillation<B>7</B> ait niveau de la tige du tiroir<B>10.</B> Dans cette position, l'extrémité 14<B>de</B> la bielle <B>5</B> reste également fixe, puisque<B>le</B> pivot 4 est fixe, ce qui fait que<B>le</B> tiroir<B>10</B> est inimo- bilisé dans sa position moyenne, supprimant ainsi toutes communications du cylindre avec la cliaDelle et avec les conduits de l'échap- pemeni vers la boîte<B>à</B> fumée, le levier d'a vance<B>6</B> oscillant alors autour du point 14,
(fig. 2), Dans ce but, l'articulation<B>7,</B> au lieu d'être solidaire du levier d'avance<B>6,</B> est for mée par des tourillons<B>37</B> venus d'une pièce avec un sabot<B>15</B> (fig. <B>3</B> et 4) dans lequel peut glisser,<B>à</B> frottement doux, mais sans jeu, la tête du levier d'avarice<B>6.</B> Les tou rillons<B>37</B> servent également d'articulation<B>à</B> la bielle<B>5</B> et sont suspendus par des biellettes <B>16 à</B> un levier<B>17</B> calé sur un arbre<B>18</B> qu'on petit faire osciller par un jeu de leviers<B>19</B> et 20 (fig. <B><I>1</I> à</B> 4)
<B>à</B> l'aide<B>d' "</B> un levier de ma- nceuvre 21 #fig- <B>1</B> et 2). L<B>)</B> arbre<B>18</B> est porté par des paliers<B>29.</B>
La tête du levier d'avance<B>6</B> comporte une âme centrale 22 et daux flasques laté raux<B>23.</B> Ceux-ci portent la cheville 24 de l'articulation de la crossette<B>5'</B> qui est fixée sur la tige<B>6'</B> du tiroir. L'âme centrale 22 est pourvue d'une boutonnière<B>27</B> dans la quelle passe une buselure entretoisant les joues du sabot. Celles-ci, de même que la buselure, sont traversées par un boulon<B>28</B> serré<B>à</B> bloc sur les joues du sabot<B>15. L a,</B> longueur de la boutonnière<B>27</B> est calculée de manière<B>à</B> arPéter <B>10</B> s0ulèvement du sabot <B>15</B> lorsque l'axe des tourillons<B>7</B> coïncide avec celui de l'articulation 24.
Le sabot<B>15</B> est guidé dans son mouvement par des fias ques latéraux<B>23</B> de la tête du levier d'avance. On voit que, le mécanicien petit en tout temps, aussi bien au repos qu'en marche, amener l'axe des articulations<B>7</B> dans le prolongement de l'axe de l'articulation 24 et supprimer ainsi le mouvement d'oscillation du tiroir. Il lui suffit pour cela d'amener le changement de marche au point mort<B>à</B> l'aide du levier <B>9</B> et de soulever ensuite le sabot<B>15</B> au moyen du levier 21 jusqu'à ce que la butée 28 frappe l'extrémité de la boutonnière<B>27.</B>
Il va sans dire qu'on pourrait remplacer le levier 21 par un mécanisme<B>à</B> vis ou un servo-moteur, par exemple.