Appareil de galvanothérapie
La répartition inégale des ions qui sont composés de cations positifs et d'anions négatifs de part et d'autre des membranes cellulaires et entre les divers compartiments liquidiens de l'organisme humain, engendre une différence de potentiel qui est mesurée en millivolts sous forme de potentiel de repos. Cette différence de potentiel représente la bioélectricité corporelle normale. L'électroencéphalographie et l'électrode cardiographie expriment les variations momentanées des concentrations ioniques, et par suite, des potentiels locaux qui se produisent dans le cerveau ou dans le muscle cardiaque respectivement.
Inversement, l'application d'un courant électrique continu de faible intensité, dénommé courant galvanique, dans tout ou partie du corps, par l'intermédiaire d'électrodes appliquées sur la peau, suscite un mouvement d'électrolytes qui se manifeste sous la forme d'un transfert généralisé et accru des anions et cations au travers des membranes.
Il résulte de cette stimulation des échanges une action favorable sur diverses fonctions, notamment sur les activités métaboliques cellulaires, la nutrition et la formation des tissus, l'élimination des substances de déchet, la circulation sanguine qui s'intensifie et enfin sur la tonicité musculaire et l'acuité sensorielle.
Ces divers effets s'étendent à l'organisme tout entier. Ils sont à la base des nombreuses possibilités d'application des courants galvaniques.
La présente invention a pour objet un appareil de galvanothérapie, caractérisé en ce qu'il comprend, logés dans un boîtier, une batterie sèche alimentant en basse tension un oscillateur, ledit oscillateur comportant un transistor, au moins deux résistances et un transformateur, la haute tension alternative sortant par un enroulement dudit transformateur étant redressée par une diode et filtrée par un condensateur, un transistor limitant l'intensité du courant fourni qui produit une chute de tension dans des résistances, ladite chute de tension étant appliquée par une diode à la base du transistor pour maintenir constante l'intensité dudit courant, ledit transistor étant polarisé par une résistance, au moins deux bornes de prise de courant délivrant ledit courant électrique à intensité constante et reliées chacune à un conducteur aboutissant à une électrode,
les dites électrodes étant destinées à être appliquées sur le corps d'un patient, et une lampe témoin pour contrôler le fonctionnement du circuit électrique.
Le dessin schématique annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'appareil objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation de l'appareil dans une première forme d'exécution constituant un appareil fixe.
La fig. 2 est une vue en plan de l'appareil de la fig. 1.
La fig. 3 est une coupe transversale, suivant la ligne IIt-III de la fig. 2.
La fig. 4 est un schéma de montage électrique de l'appareil fixe.
La fig. 5 est une vue en élévation de l'appareil dans une seconde forme d'exécution constituant un appareil portatif, le couvercle du boîtier étant enlevé.
La fig. 6 est une vue en plan de l'appareil de la fig. 5.
La fig. 7 en est une vue en bout, le boîtier étant fermé par un couvercle faisant office de deuxième électrode.
La fig. 8 est un schéma de montage électrique de l'appareil portatif.
L'appareil, dans la forme d'exécution représentée aux fig. 1 à 4, est du genre fixe. ll comprend un boîtier en forme générale de pupitre, renfermant une batterie sèche 1 de faible tension. La basse tension provenant des éléments de la batterie 1 est enclenchée par un interrupteur général 2 et arrive à un oscillateur comportant un transistor 3, des résistances 4 et 5 et un transformateur 6 à enroulements 7, 8 et 9.
La haute tension alternative sortant du transformateur 6 par l'enroulement 9 est redressée par une diode 10 puis filtrée par un condensateur 11, un transistor 12 limitant l'intensité du courant. Le courant produit une chute de tension en traversant des résistances 13 et 15, ladite chute de tension étant réglée par un potentiomètre 14. Cette chute de tension est ensuite appliquée par une diode 16 à la base du transistor 12 qui est polarisé par une résistance 17.
L'appareil comporte, en outre, un commutateur 18 destiné à court-circuiter la résistance 15 et à shunter un instrument 19 destiné à mesurer l'intensité délivrée. Le commutateur 18 permet, au moyen d'une résistance 20, d'obtenir deux gammes d'utilisation de l'appareil, représentant deux étages d'intensités différentes, la polarité desdits étages pouvant être inversée sur des bornes de prise de courant 21, 22, 23 et 24, 25, 26 respectivement, au moyen d'un commutateur 27. Une lampe témoin 28, par exemple au néon, permet de contrôler le bon fonctionnement de l'appareil.
On peut, par exemple, relier les bornes 21 et 24 (fig. 1) à une électrode 30, 30' respectivement, au moyen d'un conducteur 29, 29' respectivement, l'électrode étant appliquée à une partie du corps du patient. L'appareil fournit une intensité dont la valeur est indiquée sur un cadran de l'instrument de mesure 19. Cette intensité, pratiquement constante, est réglée au moyen du potentiomètre 14 et du commutateur 18, indépendamment de la résistance qu'offre le patient.
Dans les traitements par galvanothérapie de l'en- semble de l'organisme du patient on utilise les bomes 21 à 23 et 24 à 26 avec les électrodes correspondantes qui sont appliquées aux différentes parties du corps.
L'appareil fixe décrit est destiné à la famille. I1 est simple et fonctionnel, d'un maniement facile. I1 permet à chacun d'effectuer à domicile et sans complication une galvanisation efficace et bienfaisante, d'une intensité rigoureusemenet constante.
Dans une deuxième forme d'exécution représentée aux fig. 5 à 8, l'appareil de galvanothérapie est du genre portatif. I1 comprend un boîtier de forme oblongue renfermant, comme c'était le cas pour l'appareil fixe décrit ci-dessus, une batterie sèche 1 de faible tension. La basse tension provenant des éléments de la batterie 1 est enclenchée par un interrupteur général 2 et arrive à un oscillateur comportant un transistor 3, des résistances 4 et S et un transformateur 6 à enroulements 7, 8 et 9.
La haute tension alternative sortant du transformateur 6 par l'enroulement 9 est redressée par une diode 10 puis filtrée par un condensateur 11. Cette haute tension est limitée en intensité par un transistor 12, le courant produisant une chute de tension en traversant des résistances 13, 14' et 15'. Cette chute de tension est appliquée par une diode 16 à la base du transistor 12 qui est polarisé par une résistance 17. Des bornes de prise de courant positif 31, 32 et 33 délivrent trois intensités différentes constantes par rapport à une borne de prise de courant négatif 34.
Cette borne 34 est reliée au boîtier de l'appareil qui peut servir d'électrode. Une lampe témoin 28, par exemple au néon, permet de contrôler le bon fonctionnement de l'appareil.
L'appareil portatif décrit a les mêmes fonctions que l'appareil fixe et n'en diffère que par les intensités de sorties qui sont préalablement réglées une fois pour toutes. L'appareil est pourvu de trois sorties d'intensités différentes, le boîtier pouvant former une électrode et délivrant alors l'intensité minimum possible.
Dans le cas où le boîtier ne sert pas d'électrode, on ne branche que deux électrodes au maximum.
Les batteries sèches utilisées dans les deux formes d'exécution de l'appareil sont de faible tension, ladite tension étant ensuite amplifiée par un oscillateur pour la rendre utilisable dans un traitement galvanothérapeutique.
L'appareil décrit dans les deux formes d'exécution peut être utilisé notamment pour les buts suivants: à titre préventif, les courants produits contribuent au maintien de l'équilibre nerveux et du bien-être général ainsi qu'à l'effacement de la lassitude et de la fatigue. A titre curatif, pour la galvanothérapie, qui permet de rétablir l'une ou l'autre des fonctions susmentionnées amoindries, et qui a des applications très nombreuses, que ce soit dans les affections aigües ou chroniques, telles que: arthrite, arthrose, discopathies, rhumatismes articulaire et musculaire, goutte. paralysies diverses, crampes, troubles de la menstruation, insomnies, nervosité, névralgies.