CH338564A - Elément vitré multiple et procédé de fabrication de cet élément - Google Patents

Elément vitré multiple et procédé de fabrication de cet élément

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CH338564A
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Inventor
Harry Baker Arvid
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Pittsburgh Plate Glass Co
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C03GLASS; MINERAL OR SLAG WOOL
    • C03BMANUFACTURE, SHAPING, OR SUPPLEMENTARY PROCESSES
    • C03B23/00Re-forming shaped glass
    • C03B23/20Uniting glass pieces by fusing without substantial reshaping
    • C03B23/24Making hollow glass sheets or bricks
    • C03B23/245Hollow glass sheets
    • EFIXED CONSTRUCTIONS
    • E06DOORS, WINDOWS, SHUTTERS, OR ROLLER BLINDS IN GENERAL; LADDERS
    • E06BFIXED OR MOVABLE CLOSURES FOR OPENINGS IN BUILDINGS, VEHICLES, FENCES OR LIKE ENCLOSURES IN GENERAL, e.g. DOORS, WINDOWS, BLINDS, GATES
    • E06B3/00Window sashes, door leaves, or like elements for closing wall or like openings; Layout of fixed or moving closures, e.g. windows in wall or like openings; Features of rigidly-mounted outer frames relating to the mounting of wing frames
    • E06B3/66Units comprising two or more parallel glass or like panes permanently secured together
    • E06B3/6608Units comprising two or more parallel glass or like panes permanently secured together without separate spacing elements

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Description


      Elément    vitré multiple et procédé de fabrication de cet élément    La présente     invention    est relative à un élément  vitré multiple du type     dans    lequel des parties de  l'une     des    vitres sont décalées par     rapport    aux autres  afin de ménager un espace d'air entre les vitres. Les  bords des feuilles de verre peuvent être     fixés    ensem  ble de diverses manières ; la manière préférée con  siste toutefois à produire le décalage des vitres pen  dant que le verre est ramolli par la chaleur du sou  dage.  



  On     connait    depuis longtemps des éléments  vitrés doubles     comprenant    deux feuilles de verre  superposées à quelque     distance    l'une de l'autre et  dont les bords extrêmes sont réunis. Il est également  bien     connu    d'évacuer l'air contenu dans     l'espace     compris entre les feuilles de verre et de     remplir        cet     espace avec de     l'air    sec ou d'y conserver le vide.  



  D'ordinaire, les éléments à deux vitres constitués  par des feuilles planes s'infléchissent facilement sous       l'influence    des variations de température et de pres  sion barométrique du fait que le verre est une matière  plutôt     flexible    et que la flexion s'applique à une sur  face considérable. Dans les cas où l'on soumet à la  flexion une seule feuille ou les deux pour créer un       espace    plein d'air, les contraintes qui     prennent    nais  sance dans la partie incurvée au cours de la flexion  du verre, par suite de variations dues aux pressions  intérieures ou extérieures ont une importance capi  tale pour la durée de conservation de l'élément.

    C'est à     ce    dernier problème que se     rapporte    la pré  sente invention.  



  La présente invention a pour objet un élément  vitré multiple destiné à servir à la fermeture des       ouvertures        ménagées    dans des constructions mon  tées sur le sol et utilisées dans des conditions nor  males de pression atmosphérique et de température    ambiante, cet élément comprenant des     vitres    planes  écartées l'une de l'autre et réunies par fusion le long  de leurs bords extrêmes, étant     caractérisé    par le fait  qu'il présente une partie incurvée le long     desdits     bords.,

   et qu'il     contient    un gaz qui a été emprisonné  dans ledit élément sous des     conditions    de tempéra  ture et de pression telles que la face extérieure de  ladite partie incurvée se trouve soumise à une com  pression supérieure ou à une tension inférieure à  celles qui existeraient sous lesdites conditions nor  males.  



  L'invention comprend également le procédé de  fabrication d'un tel élément vitré multiple,     procédé     du type     consistant    à amener deux vitres à une petite       distance    l'une de     l'autre    et à     chauffer    les bords  extrêmes de     ces    vitres     pour    les faire fondre en for  mant un ensemble vitré multiple, présentant une  partie     incurvée    le long desdits bords,

   ce     procédé    étant       caractérisé    par le fait que l'on soumet l'élément à  une     contrainte        préliminaire    et que l'on     remplit        cet     élément de gaz que l'on y enferme sous des condi  tions de température et de pression telles que la     face     extérieure de ladite partie incurvée soit soumise à  une compression supérieure ou à une tension infé  rieure à     celles    qui existeraient sous lesdites condi  tions. normales.  



  Le dessin annexé représente, à titre d'exemple,  une     forme        d'exécution    de l'élément vitré selon l'in  vention  La     fig.    1 est une vue en plan de l'élément.  



  La     fig.    2 est une     coupe    transversale partielle à  grande échelle par     II-II    de la     fig.    1.  



  L'élément vitré représenté au dessin est formé  d'une feuille de verre 1 sensiblement plane, et d'une      seconde feuille 2 dont la partie marginale est dis  posée     angulairement    par rapport à     cette    feuille et se       termine    par des     parties    marginales     raccordées    par       fusion,    ou soudées aux     parties        correspondantes    de  la feuille 1.

   A l'intérieur de l'élément, les     faces    inté  rieures des feuilles 1 et 2 sont réunies par une sur  face     courbe        sensiblement        uniforme.    La     résistance     mécanique de l'élément dépend en grande partie de  l'uniformité des parties     courbées    intérieures et exté  rieures formant la liaison entre les- parties     planes     des     feuilles    1 et 2 et de la liaison     marginale    obtenue  par fusion     réunissant    les feuilles.  



  Le procédé de     scellement    des bords peut être  appliqué     indifféremment    par fusion ou par tout autre  moyen approprié. De même, la forme     particulière     donnée à la partie déportée, l'espace compris entre  les feuilles, et le procédé utilisé pour réaliser le dé  calage dans une seule des feuilles ou dans les deux  ne présentent pas     d'importance    particulière. Il est       important    toutefois d'éviter dans les     feuilles    des  coudes     prononcés    et de grandes variations de sec  tion à l'endroit de ces coudes.

   Il est évident que des  coudes     prononcés        créent    des     concentrations    de con  traintes, tandis que des     courbes        uniformes    d'un  rayon     appréciable    ont     tendance    à produire une répar  tition uniforme des     contraintes.    De même, des varia  tions de la section transversale, même si la courbe       est    uniforme sur une des surfaces de la     feuille,

       créent des zones de moindre     résistance.    Un autre       facteur        important    de la réalisation de ces     éléments     réside dans le fait que la     précontrainte    doit être  effectuée après que les parties     déportées    ont été for  mées dans le verre. S'il en est autrement, dans cer  taines     conditions,        cette    précontrainte peut être nui  sible plutôt qu'avantageuse,     ainsi    qu'on l'expliquera  en détail     ci-après.     



  La forme préférée de l'élément est celle repré  sentée sur le<B>-</B>dessin et est obtenue en superposant,  à quelque     distance    l'une de l'autre, deux     feuilles    de  verre ayant la     dimension    désirée et en     chauffant    les  bords de la feuille 2 jusqu'à     ce    qu'ils se ramollis  sent et se     raccordent    par fusion aux bords     corres-          pondants    de la feuille 1. On     exerce    ensuite une trac  tion sur la     feuille    2 pour l'éloigner de la feuille 1  jusqu'à l'écartement désiré, et l'on termine la sou  dure.  



  En se référant maintenant en détail à la     fig.    2,  on voit que la liaison marginale entre les feuilles 1  et 2     comprend    une partie 3 obtenue par fusion       simultanée,        une    partie incurvée extérieure 4 et une  partie     incurvée    intérieure 5 qui, avec les     parties     plates des feuilles 1 et 2, délimitent un     espace     d'air 6.     L'espace    6     communique    avec l'extérieur  par un trou d'échappement 7.  



  Le     dessin.    montre de façon évidente que, lorsque       l'espace    6 de l'élément est     rempli    d'air à la pression  atmosphérique et à la température ambiante et que  le     trou    7     est        scellé,    les     surfaces    4 et 5     (fig.    2) ne  sont soumises à aucun effort de     compression    ou de  tension.

   Cependant, si la température ou la pres-         sion    barométrique régnant au lieu où l'on utilise  l'élément     diffèrent    de     celles    qui existent au lieu où  l'on a     effectué    ce scellement, les deux surfaces 4  et 5 se trouveront soumises à des contraintes de  valeurs différentes et s'exerçant de diverses maniè  res. Si la pression extérieure augmente, les feuilles  1 et 2 ont     tendance    à se rapprocher l'une de l'autre,  la surface 4 subira un     effort    de tension et la     surface     5 subira un effort de compression.

   De même, si la  pression extérieure demeure égale à celle régnant au  moment où l'on a réalisé le     scellement    et si la pres  sion de l'air régnant dans l'espace 6 augmente par  suite d'une élévation de la température, la     surface    4  se trouve soumise à un     effort    de compression et la       surface    5 à un effort de tension.  



  On peut calculer     ces    contraintes qui prennent       naissance    dans les     surfaces    4 et 5 et réaliser les  feuilles 1 et 2 en utilisant du verre présentant une  résistance mécanique suffisante pour résister de  façon sûre à     ces        contraintes.    Toutefois,     l'utilisation     de verre de     résistance    mécanique spéciale augmente  toujours les prix de revient et il en résulte que la  fabrication d'un élément de ce genre n'est pas dési  rable du point de vue     économique.     



  Un but visé par la précontrainte est d'éviter  qu'il soit     nécessaire        d'utiliser    des verres spéciaux.  Outre les contraintes calculables,     il    existe     certaines     autres variations de contraintes ou variations de  contraintes potentielles, auxquelles l'élément se trouve       soumis    pendant son utilisation et qui sont imprévi  sibles.  



  La     surface    5 se trouve à l'intérieur de l'élément  et n'est pas     soumise    à une détérioration qui amène  rait rapidement la     destruction    de l'élément. La sur  face 4,     toutefois,    se trouve à     découvert    et est sus  ceptible     d'être        endommagée    pendant la durée d'uti  lisation de l'élément.

   Par exemple, la     surface    4 peut  être accidentellement     éraflée    par le vitrier au     cours     de l'assemblage du vitrage et du cadre ou bien la       surface    pourrait être volontairement     éraflée    par une  personne mal     intentionnée,    négligente ou malfai  sante. La     surface    4 pourrait également, pendant la  durée d'utilisation de l'élément, être endommagée  par les intempéries ou de quelque autre manière.

    Toute détérioration de la     surface    4     diminue    la résis  tance de l'élément et crée une source de concentra  tion des     contraintes    pouvant     entramer    la destruction  de l'élément sous une contrainte que l'élément aurait  pu supporter si cette détérioration ne s'était pas  produite.  



  Le verre est élastique entre     certaines        limites,    il  peut fléchir facilement, pourvu qu'on applique suf  fisamment lentement l'effort de flexion et il reprend  toujours sa forme     initiale    lorsque cette force     cesse     de     s'exercer.    On peut le souder à chaud, le courber  à chaud et le façonner autrement à chaud. Lorsque  le verre est soumis, à froid, à des contraintes dépas  sant sa limite élastique, il ne prend pas une défor  mation permanente, il se rompt. Il est, en outre,  bien connu que la rupture du verre     commence    tou-      jours du côté où     s'exerce    la tension provoquant la  déformation.  



  Si l'on se réfère     maintenant    à la     fig.    2 du dessin,  on va examiner les     contraintes    appliquées à la sur  face 4 et à la surface 5 pendant l'utilisation normale  prévue de l'élément utilisé comme panneau transpa  rent placé dans un immeuble, un train, un réfrigéra  teur ou dans d'autres utilisations similaires, à des tem  pératures, et à des pressions barométriques autres  que     celles    existant au moment où l'élément est  scellé.

   Les statistiques démographiques     actuelles     montrent que 85 % de la population des Etats-Unis  résident et travaillent dans des régions qui se trou  vent à une altitude inférieure à 910 m et qui sont  desservies par des lignes de chemin de fer ne dépas  sant jamais des altitudes de 910 m environ. En     con-          séquence,    il faut s'attendre à ce que l'élément à  double vitrage décrit soit utilisé normalement à des  altitudes comprises entre le niveau de la mer et  910 m environ.

   De même,     ces    mêmes     statistiques     accusent des probabilités de températures, à l'inté  rieur de l'élément, de 430 C     environ,    à une     altitude     de 910 m     environ    lorsqu'il est exposé au soleil en  été, et de - 290 C environ au niveau de la mer       dans    des conditions défavorables. Ces valeurs ex  trêmes de     conditions    climatiques     détermineraient     des valeurs extrêmes de     contraintes    de tensions sur  la surface 4 au niveau de la mer et sur la     surface    5  à l'altitude de 910 m environ.  



  Le tableau ci-après indique les contraintes de  tensions auxquelles serait soumis un élément à dou  ble vitrage entre les     conditions    extrêmes d'altitudes  et de températures précédentes.  



  Pression barométrique à environ 910 m d'alti  tude = 0,920 kg/ce.  



  Pression     barométrique    au niveau de la mer  = 1,033     kg/cm2.     



  Pression barométrique à environ 455 m d'alti  tude = 0,977     kg/ce.     



       Dimensions    de l'élément = 0 m 60 X 0 m 60  environ.  



       Espace    d'air = 4,70 mm environ.       Epaisseur    du verre = 3 mm environ.  
EMI0003.0026     
  
    Condition <SEP> de <SEP> scellement <SEP> Contrainte <SEP> en <SEP> 41 <SEP> Contrainte <SEP> en <SEP> 5
<tb>  au <SEP> niveau
<tb>  Essais <SEP> à <SEP> environ
<tb>  de <SEP> la <SEP> mer <SEP> 910 <SEP> mètres
<tb>  Pression <SEP> d'altitude
<tb>  Température <SEP> et <SEP> à <SEP> -29"C <SEP> o
<tb>  barométrique <SEP> o <SEP> C <SEP> en <SEP> k <SEP> mm- <SEP> et <SEP> à <SEP> 43- <SEP> <B>C</B>
<tb>  g/ <SEP> en <SEP> kg/mm2
<tb>  en <SEP> kg/cmz
<tb>  1 <SEP> 1,033 <SEP> <B>-29</B> <SEP> 0 <SEP> 4
<tb>  2 <SEP> 0,920 <SEP> 43 <SEP> 2,95 <SEP> 0
<tb>  3 <SEP> 0,977 <SEP> 21 <SEP> 2,2 <SEP> 1,23
<tb>  4 <SEP> 0,977 <SEP> - <SEP> 1 <SEP> 1,41 <SEP> 2,11
<tb>  5 <SEP> 1,054 <SEP> 21 <SEP> 1,41 <SEP> 2,

  11       Si l'on se réfère au tableau     précédent,    on voit  nettement que les     contraintes    imposées à des élé  ments à vitrages doubles du type comportant du    verre courbe varient considérablement dans les limi  tes de fluctuation des pressions. et des températures  auxquelles on peut normalement s'attendre.  



  D'après les, valeurs     indiquées    à la     ligne    1 du  tableau, un élément     scellé    à la pression atmosphé  rique, au niveau de la mer et à la température de  - 290 C, aurait, d'une part, sa     surface    extérieure 4       maintenue    sous un effort de compression dans toute  la gamme d'abaissement de la pression atmosphéri  que et d'augmentation de la température jusqu'à  une altitude de 910 m environ et une température  de 430 C environ et, d'autre.

   part, sa surface inté  rieure 5 soumise à une contrainte de tension maxi  mum de 4     kg/mn±z.    De même, si l'on se rapporte  aux indications de la ligne 2 du tableau, on voit  qu'un élément scellé à une altitude de 910 m envi  ron et une température de 430 C environ se trouve  soumis, lorsqu'il est utilisé au niveau de la mer et à  une température de - 290 C environ, à une con  trainte de tension maximum de 2,95     kg/me    dans  la.

   surface extérieure 4,     contrainte    qui est également       indésirable.    La     ligne    3 du tableau     indique    qu'un élé  ment     scellé    à une pression atmosphérique régnant  à une altitude intermédiaire de 455 m environ et à  une température de 210 C environ imposerait, au  niveau de la mer et à une température de - 290 C,  sur la     surface    extérieure 4, une     contrainte    de tension  de 2,200 kg/me environ et une pression de tension  de 1,23     kg/me    environ sur la     surface    intérieure 5  à une altitude de 910 m environ et une température  de 430 C environ.  



  Les     comparaisons    ci-dessus, fournies par le ta  bleau,     entre    les contraintes maxima possibles impo  sées aux     surfaces    4 et 5 des     parties    courbées de     cet     élément, lorsqu'il est     scellé    dans l'une ou l'autre des  conditions extrêmes d'utilisation probable et à celles  correspondant à un     point    choisi entre     ces    extrêmes,

    démontrent     qu'il    est     nécessaire    d'appliquer à l'élé  ment un traitement supplémentaire     afin.    de réaliser  une structure qui se comportera sans danger     dans     toutes les     conditions    d'utilisation et     d'abus.    que l'on  connaît et que l'on peut     raisonnablement    prévoir.  L'élément doit être tel qu'on puisse l'utiliser sans  danger en n'importe quel endroit se trouvant     dans     la     gamme    de     conditions    choisies.  



  C'est pourquoi le procédé dont     il    s'agit ici vise  à     placer    un élément     précontraint    de telle manière  que, indépendamment du lieu où l'on     réalise    le scel  lement, et dans des limites choisies, lorsqu'on uti  lise cet élément entre ces limites, les, parties vulné  rables de     ce    dernier ne soient pas soumises à des       contraintes    dépassant les     limites    de sécurité prévues  et l'utilisation excessive qu'on peut prévoir de     cet     élément.  



  Le susdit     procédé        consiste     a) à prendre,     dans    le calcul, un coefficient mini  mum de sécurité     correspondant    aux con  traintes maxima prévisibles auxquelles l'élé  ment est susceptible d'être soumis ;

        b) à     réaliser    l'élément de telle manière que la  majeure     partie    de la     totalité    des contraintes  de tensions     susceptibles    de     s'exercer    sur la       partie        courbée    de l'élément soient     appliquées     sur la     surface    intérieure 5 ;  c) à soumettre la     surface    extérieure 4 à des       efforts    de     compression    pendant une     partie          importante    de la gamme prévue des varia  tions de températures.  



  La     surface    5 de la partie courbée de l'élément  étant     scellée    à     l'intérieur    de     ce    dernier se trouve,  par conséquent, protégée contre les. types de dété  rioration     précités    auxquels la     surface    4 se trouve  exposée. Par     conséquent,    la     surface    5 peut suppor  ter avec sécurité une charge plus élevée que la sur  face 4.

   C'est pourquoi, on     répartit    la     totalité    des       contraintes    de tensions qui s'exercent sur la     partie     courbée de l'élément, de telle sorte que la surface  5     supporte    une     contrainte    de tension de traction       50        %        plus        élevée        que        celle        que        supporte        la        surface     4.

   Ce résultat peut être obtenu soit en faisant varier  les températures ou les pressions au moment où l'on  réalise le scellement, soit en contrôlant le volume  d'air     remplissant    l'élément. Bien entendu, si on le  désire, on peut répartir les     contraintes    dans une  proportion     différente.     



  Afin de     déterminer    les diverses contraintes ad  missibles     appliquées    sur les parties courbées des  éléments de     dimensions    différentes dans des condi  tions variables de température et de pression, on  peut utiliser la     formule        ci-après    ; cette formule a  été     mise    au point     afin    de déterminer la pression  absolue requise pour amener la rupture d'éléments  de     dimensions    différentes et     comportant    des inter  valles d'air différents.  



  P = pression externe de rupture de l'élément.  PI = pression interne de l'élément après scel  lement.  



       P2    = pression interne de l'élément juste avant  la rupture.  



       V1    = volume de l'élément après scellement.  



       V2    = volume de l'élément juste avant la rup  ture.  



       t,    = température     intérieure    de l'élément après       scellement.     



       t2    = température intérieure de l'élément juste  avant sa rupture.  



  q =     différence    de pression entre la pression       régnant    à l'intérieur et la pression s'exer  çant à l'extérieur de l'élément.  



  L = côté du carré.  



  n = écartement entre les feuilles de verre.  h = épaisseur du verre.    E = module d'élasticité = 7030     kg/mm .     R = module de     rupture.     



  S =     contrainte    maximum en     kg/mm2.     d = flèche au centre de la plaque.  



  F = flèche moyenne<B>/</B>     flèche    au     centre    =  0,25 pour plaque encastrée.  



  a =     constante    de déformation = 0,0138 pour  plaque carrée encastrée.  



  b = constante de tension = 0,0513 pour  plaque carrée encastrée.  



  Lorsque l'élément est sur le point de se rompre  
EMI0004.0067     
    Par conséquent  
EMI0004.0068     
    D'après     Timoshenko,          Strength    of     Materials    5>,  vol. II, pages 506-7-8 (1930),  
EMI0004.0072     
    Par conséquent  
EMI0004.0073     
    (d'après     Timoshenko    - supra -page 104).  



  En substituant     ces    expressions de q et de d dans  l'expression de P, il vient  
EMI0004.0076     
    Si l'on se réfère maintenant aux valeurs indi  quées du tableau ci-dessus pour l'essai No 3, on  voit qu'un élément d'environ 0,60 m X 0,60 m dont  le     scellement    a été réalisé dans des conditions sen  siblement moyennes de température et de pression  donnerait, dans la surface 4, au niveau de la mer  et à une température de -     29o    C environ, une ten  sion d'environ 2,00     kg/mm2    et, dans la     surface    5,  à l'altitude de 910 m environ et à une température  de 430 C environ, une tension de 1,23     kg/mm2    envi  ron.

   Les valeurs indiquées pour l'essai No 4 mon  trent qu'un élément de la même dimension dont le      scellement a été réalisé à la même pression mais à  une température de - 1 0 C environ donnerait, sur  la surface 4, une     tension    de 1,40     kg/mm     et, sur la       surface    5, une tension de 2,11     kg/mm     à une alti  tude de 910 m environ et à une température de  430 C. Ceci     correspond    à une répartition des con  traintes telle que la contrainte maximum s'exerçant  sur la face intérieure de l'élément à l'endroit de la  surface 5, est 50 % plus élevée que la contrainte  maximum s'exerçant sur la surface extérieure 4 de  cet élément.

   En d'autres termes, les contraintes se  trouvent dans une situation relative     inverse    de     celle     qui résulte des valeurs indiquées au tableau pour  l'essai No 3, à savoir que la contrainte la plus éle  vée est celle qui     s'exerce    sur l'intérieur.

   D'après les  valeurs indiquées au tableau pour l'essai No 5, on  voit qu'en effectuant également le scellement de  l'élément à la température de     21     C, comme dans le  cas de l'essai No 3, mais en augmentant de  0,977     kg/cm2    à 1,055     kg/cmz    la pression à laquelle  on effectue le scellement, les tensions sont les mê  mes que dans le cas de l'essai No 4 ou, en d'autres  termes, la proportion entre les contraintes se trouve  renversée et la contrainte maximum     s'exerce    main  tenant sur la     partie    protégée intérieure 5.  



  Un autre avantage de ce procédé de précon  trainte apparaît de la comparaison des essais     Nos    3  et 5. De calculs basés sur la formule donnée     ci-          dessus,    on déduit que la     contrainte    qui s'exerce à la       partie    coudée est d'environ 0,034     kg/mm2    par     demi-          degré    centigrade- environ de variation de tempéra  ture.

   Il s'ensuit que la surface 4 d'un élément     scellé     dans les     conditions    indiquées au tableau pour l'essai  No 5 se trouverait, au niveau de la mer et pour une  température de -     29c,    C environ, soumise à une  contrainte de tension d'environ 1;40     kg/mmD.    Pour  une augmentation de température d'environ     42o    C,  c'est-à-dire pour une température     d'environ        13o    C,  la     surface    4 se trouverait soumise à une contrainte  de compression et demeurerait en compression pour  toutes les températures supérieures à cette dernière.  



  Si l'on compare à nouveau les valeurs indiquées  au tableau pour les essais     Nos    3 et 4, on voit que la  surface 4 d'un élément de 0,60 m X 0,60 m scellé  dans les conditions indiquées. pour l'essai No 3 ne  serait, à la température précitée d'environ 130 C,  soumise à aucune contrainte, mais que, au fur et à  mesure que la température s'abaisse, la     surface    4  se trouverait soumise à une contrainte de tension  pour toutes les températures inférieures à 210 C  environ. Si un élément scellé dans les conditions  précitées avait sa surface 4 soumise à une     contrainte     de compression pour toutes les températures supé  rieures à -10 C, on verrait que l'essai No 4 aurait  une avance de 400 C sur l'essai No 3.

   Par consé  quent, non seulement un élément scellé dans les  conditions de l'essai No 4 est soumis à la contrainte  maximum dans les conditions     extrêmes    inversées de  la face extérieure à la face intérieure de l'élément  quand on effectue la comparaison avec les condi-         tions    de l'essai No 3, mais encore la surface exté  rieure 4 se trouve     soumise    à la compression pour  la majeure partie des     gammes    de températures pos  sibles que l'on peut rencontrer, c'est-à-dire de  -10 C, à 430 C, soit une     différence    de 44 degrés,  comparée à la gamme comprise entre -10 C et  - 290 C, soit une différence de 28 degrés seule  ment.  



  On peut     appliquer    le procédé de     précontrainte     à tout élément de dimension quelconque comportant  un     espace        quelconque    entre les feuilles de verre et  présentant     n'importe    quelle forme de courbure dans  la feuille, ainsi qu'un congé interne à l'endroit de  la soudure. Il n'est pas     nécessaire    que les bords  marginaux de la feuille soient reliés par fusion (ob  tenue par un     procédé    de soudure électrique) si ce  n'est que c'est là le seul     procédé        actuellement    connu  du demandeur pour produire un congé interne entre  les deux feuilles de verre.  



  On peut résumer     comme    suit le procédé per  mettant de     précontraindre    l'unité. Après avoir choisi  la dimension de l'élément désiré, l'écartement entre  les feuilles et l'épaisseur de la feuille, on évalue les  contraintes réelles à l'endroit des parties courbes  de la feuille,     conformément    à la formule ci-dessus,  pour des conditions de précontrainte dans lesquelles  l'élément doit être     utilisé.    On choisit alors la répar  tition     maximum    désirée des contraintes aux condi  tions extrêmes     d'utilisation    envisagées.

   On peut  ensuite évaluer les températures et les pressions de  scellement pour assurer les contraintes désirées, en  tenant compte du fait qu'une rupture dans une       pièce    de verre courbée commencera toujours du  côté de la courbure où se produit la tension. En  conséquence, on peut tolérer de plus grandes con  traintes du côté de la     courbure    où     s'exerce    la com  pression, dans les conditions extrêmes d'utilisation  pour obtenir un élément dont le côté exposé de la  courbure peut être maintenu sous compression pen  dant la majeure portion de la gamme des tempéra  tures possibles que l'on     rencontre    à l'endroit possible  d'utilisation.

   On prend, de préférence, la gamme de  températures comme donnée variable, étant donné  qu'il est possible qu'un élément installé à     n'importe     quelle altitude soit soumis à toute la gamme des  températures choisies, alors que les pressions baro  métriques pour le niveau de la mer et pour une  altitude d'environ 910m sont seulement comprises  entre 0,921     kg/cm-    et 1,029     kg/cm".    De même, cha  que degré de variation de température se produisant  dans un élément d'environ 0;60 m X 0,60 m produit  des changements de contrainte     d'approximativement     1,85     kg/cm-.    Les éléments ayant d'autres dimen  sions subissent des variations proportionnelles ana  logues.

   Bien que lorsque l'on trace la courbe de la  variation de pression dans l'élément pour chaque  degré de changement de température, on n'obtient  pas une courbe rectiligne, on peut la     considérer     comme telle pour toutes les utilisations pratiques.  De même, on doit établir chaque dimension de l'élé-      ment pour assurer un coefficient de sécurité supé  rieur à 1, de manière que l'on puisse tolérer que  des     contraintes    éventuelles dépassant     celles    qui ont  été choisies par les     calculs        s'exercent    sur le verre,       grâce    à l'excès de     résistance    que l'on a prévu.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS 1. Elément vitré multiple destiné à servir à la fermeture des ouvertures ménagées dans des cons tructions montées sur le sol et utilisées dans des conditions normales de pression atmosphérique et de température ambiante, comprenant des vitres pla nes écartées l'une de l'autre et réunies par fusion le long de leurs bords extrêmes, caractérisé par le fait qu'il présente une partie incurvée le long desdits bords,
    et qu'il contient un gaz qui a été emprisonné dans ledit élément sous des conditions de tempéra ture et de pression telles que la face extérieure de ladite partie incurvée se trouve soumise à une com pression supérieure ou à une tension inférieure à celles qui existeraient sous lesdites conditions nor males. II.
    Procédé de fabrication de l'élément vitré multiple suivant la revendication I, consistant à amener deux vitres à une petite distance l'une de l'autre et à chauffer les bords extrêmes de ces vitres pour les faire fondre en formant un ensemble vitré multiple présentant une partie incurvée le long des- dits bords,
    ce procédé étant caractérisé par le fait que l'on soumet l'élément à une contrainte prélimi- naire et que l'on remplit cet élément de gaz que l'on y enferme sous des conditions de température et de pression telles que la face extérieure de ladite par tie incurvée soit soumise à une compression supé rieure ou à une tension inférieure à celles qui exis teraient sous lesdites conditions normales.
    SOUS-REVENDICATIONS 1. Elément vitré suivant la revendication I, caractérisé par le fait que le gaz a été emprisonné dans ledit élément, de telle manière que la tension maximum appliquée à ladite face extérieure soit inférieure à la tension maximum appliquée à la face intérieure de la partie incurvée voisine des bords réunis par fusion, lorsqu'on expose l'ensemble suc cessivement à des températures extrêmes hautes et basses.
    2. E1érnent vitré suivant la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé par le fait que le gaz a été emprisonné dans ledit élément, de telle manière que ladite face extérieure soit comprimée pour plus de la moitié de la gamme des températu res comprises entre 430 C et - 29o C.
    3. Elément vitré suivant la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé par le fait que le gaz a été emprisonné dans l'élément, de telle manière que le rapport entre la tension maximum appliquée à ladite face intérieure et celle appliquée à ladite face extérieure de la partie incurvée soit supérieur à l'unité.
    4. Elément vitré suivant la revendication 1 et la sous-revendication 1, caractérisé par le fait que le gaz a été emprisonné dans l'élément, de telle manière que le rapport entre la tension maximum appliquée à ladite face intérieure et celle appliquée à ladite face extérieure de la partie incurvée soit supérieur à 1,5.
    5. Elément vitré suivant la revendication I, caractérisé par le fait que les surfaces intérieures voisines des bords réunis par fusion sont lisses et présentent une section sensiblement semi-circulaire. 6. Procédé suivant la revendication II, carac térisé par le fait que le gaz est emprisonné dans l'élément sous une pression supérieure à la pres sion atmosphérique. 7. Procédé suivant la revendication II, carac térisé par le fait que le gaz est emprisonné dans l'élément sous une pression inférieure à la pression atmosphérique. 8.
    Procédé suivant la revendication II, carac térisé par le fait que l'on fait croitre la pression à l'intérieur de l'élément pendant que les bords réunis par fusion sont encore mous, afin d'obtenir le long de la surface intérieure de ces bords une surface lisse de section sensiblement semi-circulaire.
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