Cale pour machine à composer les lignes blocs La présente invention a pour objet une cale pour machine à composer les lignes blocs. Cette cale est caractérisée par le fait qu'elle comprend deux parties mobiles longitudinale ment l'une par rapport à l'autre, et des moyens d'arrêt permettant de les bloquer suivant une série de positions dont les distances les unes des autres sont exprimées par des longueurs typographiques, l'une des deux parties présen tant un prolongement s'étendant le long de l'autre partie, de manière que le bord actif de la cale, constitué par une partie de l'un de ses côtés longitudinaux, ne présente aucune solution de continuité, quelle que soit la posi tion relative des deux parties.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la cale objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue de dessous de la cale, les deux parties qu'elle comprend étant séparées.
La fig. 2 est une vue de dessus, les deux parties en étant également séparées.
La fig. 3 est une vue de dessous, les deux parties étant assemblées.
La fig. 4 est une coupe suivant la ligne <I>IV-IV</I> de la fig. 3 ; et la fig. 5 est une vue partielle en perspec tive d'un moule de machine à composer. Dans l'imprimerie, les machines à compo ser les lignes blocs comprennent un moule de forme rectangulaire schématiquement repré senté dans la fig. 5.
Ce moule comprend deux parties, à savoir une base 1 et un chapeau, non représenté, entre lesquelles s'ouvrent des trous 2 du creuset, par lesquels du plomb est coulé dans le moule. Une cale est placée dans le moule pour obturer une partie des trous et déterminer ainsi la longueur de la ligne à mouler.
Pour pouvoir effectuer toutes les justifica tions de deux à vingt-huit cicéros, en passant par les demi-cicéros, et ceci pour les corps allant du corps 6 au corps 12, l'imprimeur a besoin d'un jeu de plus de trois cent cinquante cales connues. Ce jeu de trois cent cinquante cales connues est remplacé par vingt et une cales selon l'invention: les sept corps, de 6 à 12, sont représentés chacun par un jeu de trois cales dont la plus courte permet les jus tifications de vingt-deux à vingt-huit cicéros, la moyenne de treize à vingt-deux cicéros, et la plus longue de<B>1</B>1/2 à 13 cicéros, en pas sant par les demi-cicéros. Ces trois cales rem placent cinquante-quatre cales connues.
La cale représentée dans les fig. - 1 à 4 comprend deux parties, chacune de forme gé nérale rectangulaire. L'une de ces parties, dé signée par 3, est moins large que l'autre, 4 ; celle-ci présente une rainure centrale 5 dans laquelle s'engage partiellement la partie 3. Une paroi longitudinale 6 de la rainure 5 est cré nelée en 7, alors qu'un bord longitudinal 8 de la partie 3 est crénelé en 9. Ces parties cré nelées sont destinées à s'engager les unes dans les autres lorsque la partie 3 est engagée dans la rainure 5.
Grâce à cette disposition, les deux parties peuvent occuper une série de po sitions relatives dans chacune desquelles elles sont empêchées, par les parties crénelées, de se déplacer axialement l'une par rapport à l'autre. La distance séparant deux dents est d'un demi-cicéro, ce qui est une mesure typo graphique représentant six points. La partie 4 de la cale présente un prolongement 4a, s'éten dant le long d'un des côtés longitudinaux de la partie 3 et qui est destiné à faciliter le cou lissement de la cale, en évitant tout jet de plomb. Ainsi, le bord actif 10 de la cale ne présente pas de solution de continuité, quelle que soit la position relative des deux parties 3 et 4.
La partie 3 de la cale est percée d'un trou 11 destiné au passage d'une cheville 12 de la machine à composer et présente deux prolongements 3a et 3b formant une four chette dans laquelle pénètre un goujon de fixa tion 13. Cette partie 3 est donc fixée dans le moule de la machine à composer, et c'est la partie 4 qui, selon les besoins, est déplacée longitudinalement par rapport à elle.
Dans une autre forme d'exécution, les par ties crénelées pourraient être remplacées par d'autres moyens d'arrêt, par exemple une sé rie de trous dans une des parties de la cale dans lesquels pénétreraient une ou des che villes portées par l'autre partie.