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La présente invention se rapporte à un procédé et à un dispositif pour tremper des surfaces d'objets métalliques par chauffage électrique à induction et trempe.
La présente invention a pour but principal de procurer un procédé et un dispositif pour tremper des surfaces d'objets qui assure l'obtention d'un contrôle parfait de la dureté donnée à ces surfaces de manière que différentes surfaces identiques d'un objet ou d'une série d'objets aient pratiquement la même dureté.
L'invention a encore pour but de permettre le maintien de la masse de l'objet à une température peu élevée pendant tout le nrocessus de la trempe, une faible partie seulement de l'objet
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étant chauffée à tout moment,pour éviter une déformation et pour permettre à la masse de l'objet de conserver son état initial ou préchauffé, sous la'ou les surfaces durcies.
Suivant l'invention, pour tremper une surface d'un objet par chauffage électrique à induction et trempe, on immerge o cette surface de l'objet, ainsi que la face chauffante ou face dé travail d'un inducteur, dans un agent de refroidissement liquide et lorsque cette surface de l'objet ainsi que la face chauffante de l'inducteur sont Immergées, on alimente l'inducteur de courant électrique et on effectue un déplacement relatif entre l'inducteur et l'objet de façon que la surface de l'objet, par exemple avec surface travaillante de celui-ci, soit parcourue et chauffée par l'inducteur et qu'elle soit immédiatement trempée par l'agent de refroidissement liquide dans lequel elle est immergée.
Suivant l'invention, on peut également diriger un - ou des jets d'agent de refroidissement liquide sur des zones critique) de l'objet situées près de la surface chauffée par l'inducteur, et maintenir le ou les jets fixes par rapport à l'inducteur de manière que l'objet soit parcouru par les jets. On peut ainsi pratiquement empêcher la chaleur de gagner de façon indésirable des zones en- vironnant la partie de l'objet chauffée par l'inducteur.
En outre,suivant l'invention, on peut également effec- tuer un déplacement relatif entre l'inducteur et l'objet transver- salement au premier mouvement relatif, pour amener une autre sur- race de l'objet en regard de l'inducteur et ensuite effectuer un déplacement relatif entre l'inducteur et l'objet en sens inverse de ce premier mouvement relatif pour durcir cette autre surface, le processus étant répété jusqu'à ce que le nombre voulu de surfaces de l'objet aient été trempées par une succession de déplacements relatifs autre l'inducteur et l'objet dans un sens et dans l'autre.
Le dispositif destiné à la mise en oeuvre de la présente invention comporte un porte-inducteur, un dispositif pour ali- menter l'inducteur de courant électrique, un support pour l'objet,
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un dispositif pour effectuer un déplacement relatif entre le porte- inducteur et le support de l'objet pour permettre à la surface de l'objet d'être parcourue et chauffée par l'inducteur, et un récipient pour l'agent de refroidissement liquide dont le niveau est maintenu par rapport à la surface de l'objet et à la face chauffante ou face de travail de l'inducteur de manière que ces dernières soient immergées dans l'agent de refroidissement liquide pendant que l'inducteur parcourt l'objet.
Des dispositifs servant à diriger sur jet ou des jets d'agent de refroidissement liquide sur des zones critiques de l' objet près de la surface chauffée par l'inducteur peuvent être avantageusement prévus, ces dispositifs étant supportés par le porte-inducteur de manière à être fixés par rapport à l'inducteur et l'orifice ou chaque orifice de sortie d'un jet est immergé sous la surface de l'agent de refroidissement liquide pendant le dépla- cement relatif entre l'inducteur et l'objet.
Ce déplacement relatif est de préférence effectué horizontalement, c'est-à-dire parallèlement à la surface du liquide et en-dessous de cette dernière, de manière que la face chauffante ou face de travail de l'inducteur ainsi que la surface de l'objet soient immergées à une profondeur constante pendant la phase de chauffage et de trempe. Ce déplacement relatif peut être obtenu en déplaçant le porte-inducteur dans un plan horizontal tandis que le support reste fixe.
Des dispositifs sont avantageusement prévus pour effectuer un déplacement relatif vertical entre le récipient d'une part et le porte-inducteur et le support d'autre part, de manière que l'objet puisse être placé sur le support et être ajusté par rapport à l'inducteur pendant qu'il se trouve au-dessus de la surface du liquide, après quoi l'objet et la face chauffante ou face travaillante de l'inducteur sont immergés en relevant le récipient pour l'amener en position de travail par rapport à ces éléments.
Un dispositif peut également être prévu pour effectuer un déplacement relatif entre l'objet et l'inducteur pratiquement
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transversalement au premier mouvement relatif, afin d'amener une autre surface de l'objet en regard de l'inducteur, cette autre surface étant alors parcourue par l'inducteur par un mouvement re- latif en sens inverse. Si l'objet comporte des dents qui doivent être durcies, comme une roue dentée, le premier mouvement relatif peut être effectué par un dispositif d'avancement qui, lorsqu'un creux séparant deux dents adjacentes a été longitudinalement for- couru et chauffé par l'inducteur, fait tourner la roue dentée autour de son axe pour amener le creux suivant de la roue dentée en regard de l'inducteur qui doit le parcourir et le durcir.
Lorsqu'il faut durcir les dents d'une roue dentée ou d'un segment denté, des dispositifs de guidage peuvent être prévus qui sont fixes par rapport à l'inducteur et qui coopèrent avec les flancs d'un creux de l'objet pour assurer une mise en place précise de l'objet dans le sens angulaire par rapport à l'inducteur pendant tout le déplacement relatif durant lequel l'inducteur parcourt l'objet. Ces dispositifs de guidage peuvent présenter un bord d'entrée convenablement conformé pour donner un effet d'entrée lorsque le bord d'entrée attaque la dent ou le creux entre deux dents de l'objet.
Les dispositifs de guidage coopèrent de préférence avec la dent ou le creux qui est chauffé par l'inducteur pendant le déplacement relatif de l'inducteur et des dispositifs de gui- dage, ou avec une dent ou un creux adjacent à celui qui est chauffé.
Le dispositif précité servant à diriger un jet ou des jets d'agent de refroidissement liquide peut comporter deux aju- tages de part et d'autre de l'inducteur et dans le plan central transversal de ce dernier, ces ajutages étant disposés de manière que, lorsque l'inducteur est entré dans un creux, chaque jet soit dirigé vers la tête du flanc d'une dent définissant ce creux pour empêcher la chaleur de gagner la tête de la dent et de descendre le long d'un flanc devient adjacent qui a déjà été trempé.
Un support disposé horizontalement est prévu pour le
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porte-inducteur, sur lequel le porte-inducteur peut pivoter et coulisser,le porte-inducteur et l'inducteur étant supportés, pendant le déplacement relatif entre l'inducteur et l'objet, à la fois par le support et par le dispositif de guidage qui prend appui sur les flancs d'une dent.ou d'un creux de manière que le porte-inducteur puisse se déplacer angulairement autour de l'axe du support, pour s'adapter de lui-même à une légère variation dans la profondeur radiale d'un creux. Le porte-inducteur peut être équilibré autour de l'axe du support de'telle manière que la charge supportée par les dispositifs de guidage soit légère.
L'inducteur peut être monté sur le porte-inducteur de manière à pouvoir pivoter autour d'un axe vertical, ce qui permet de le régler suivant l'angle hélicoïdal d'une roue à denture hélicoïdale à durcir. Un agencement semblable peut également être utilisé pour les dispositifs de guidage.
Le récipient destiné au liquide de refroidissement est de préférence amené à sa position de travail tandis que le support pour l'objet reste fixe. Cela étant, un dispositif peut également être prévu pour relever ou abaisser le récipient, ce dispositif étant agencé de manière que niveau auquel est élevé le récipient puisse être réglé avec précision. Les dispositifs commandant l'arrivée du courant électrique à l'inducteur et/ou le déplacement relatif du récipient sont de préférence interdépendants, de manière que le déplacement relatif entre l'inducteur et l'objet à chauffer ne puisse se faire avant que le récipient ait été relevé vers sa position de travail.
Si on le désire, le support pour l'objet peut être agencé de manière à pouvoir basculer dans un plan vertical parallèle à l'axe du support du porte-inducteur pour permettre la trempe de pignons coniques.
Une forme d'exécution de l'invention qui se présente sous la forme d'une machine servant à tremper les dents des roues dentées par chauffage électrique à induction à haute fréquence sera mainte-
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nant décrite à titre d'exemple, avec référence aux dessins annexés, dans lesquels : les figs. 1 et 2 sont respectivement des élévations de face et de côté de la machine ; la fig. 3 est une vue en plan; la fig. 4 est une vue fragmentaire en plan, à plus grande échelle, d'une partie d'extrémité du porte-inducteur destine à un inducteur représenté sur les figs. 1 à 3; la fig. 5 est une vue détaillée du dispositif servant à relever ou à abaisser un récipient contenant le liquide de refroi- dissement ;
la fig. b est une vue détaillée de l'inducteur et des dispositifs de refroidissement auxiliaires montés près de l'induc- teur et se présentant sous formes d'ajutages servant à diriger des jets de liquide de refroidissement sur la roue dentée; la fig. 7 montre les pièces représentées sur la fig. 6, vues dans le sens de la flèche de cette figure ; les figs. 8 et 9 sont respectivement une vue de c8té et une vue d'extrémité à plus grande échelle de dispositifs de gui- dage qui assurent la mise en place d'un creux de la roue dentée à tremper par rapport à l'inducteur pendant le fonctionnement de la machine ; et, la fig. 10 montre une variante du support pour la roue dentée, qui peut basculer dans le plan vertical pour permettre de tremper des dents de pignons coniques.
Sur les figs. 1 à 3 des dessins, le corps de la machine 2Q représentée comporte une base 21 sur un côté de laquelle se dresse un socle en forme de botte pratiquement rectangulaire 22. Sur le dessus du socle 22 est prévue une barre de support horizontale 23, montée sur des supports 24 et servant à supporter le porte- inducteur 25 d'un inducteur 26 qui est alimenté de courant électri- que à haute fréquence (le terme haute fréquence couvre les hautes fréquences normales et les radio-fréquences) par un transformateur
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27 fixé à la partie d'extrémité saillante 2%du porte-inducteur et en-dessous duquel l'inducteur est fixé de façon amovible et de façon à s'étendre vers le bas.
Le porte-inducteur 25 peut coulis- ser sur la barre de support 23 et pivoter autour de celle-ci . l'aide de paliers 28 qui entourent partiellement la barre. Le transformateur 27 est alimenté de courant à haute fréquence par l'intermédiaire d'un générateur de chauffage à induction à haute fréquence ou à radio-fréquence.
Du même c8té du socle 22 que l'inducteur 2b et sous ce dernier, est prévu un support 29 destiné à la roue dentée 30 à tremper et qui a la forme d'une plaque rectifiée ou plateau de travail 31 disposé parallèlement à la face verticale avant du socle et porté par une plaque formant support 32. La roue dentée
30 est supportée par la plaque rectifiée 31 sur deux bras 33 qui s'étendent horizontalement , dont les surfaces supérieures portent . des blocs 34 pourvus d'évidements semi-circulaires 35 destinés à recevoir un mandrin ou arbre 36 sur lequel est monté la roue dentée, des moyens étant prévus pour retenir l'arbre en place dans les évidements. Les blocs 34 sont disposés de préférence de manière que l'axe de l'arbre 36 recoupe le plan vertical contenant l'axe central de l'inducteur 26.
Dans la machine représentée, les bras 33 peuvent supporter une roue dentée de diamètre comparativement grand, par exemple de 26 pouces (66 cm), et les bras se prolongent au delà des blocs 34 vers les ,colonnes 37 qui se dressent à partir des cStés de la base 21 opposés à ceux sur lesquels est monté le socle 22. Un rail horizontal 38 relie les extrémités extérieures des co- lonnes 37, et les extrémités extérieures 33a des bras 33 sont sup- portées par le rail par l'intermédiaire de tiges verticales filetées
39 qui relient ces extrémités extérieures à des supports 40 qui peu- vent coulisser sur le rail.
Des dispositifs, que l'on décrira ci- après, sont prévus pour faire monter ou descendre la plaque rectifier
31 par rapport au support 32 et les tiges filetées 39 sont réglées suivant la position de la plaque rectifiée.
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Des dispositifs sont prévus pour relever ou abaisser l'inducteur 26 par rapport au support 29 de la roue dentée 30 pour permettre au nez 26a de l'inducteur, qui a pratiquement la forme d'un V et qui est disposé de manière que son nez ou pointe soit dirigé vers le bas, de pénétrer dans un creux entre deux dents de la roué dentée pour chauffer les flancs et le fond de ce creux.
La partie d'extrémité saillante 25a du porte-inducteur 25 est atta- chée à la partie restante par des glissières verticales 41, fig. 4, et la partie d'extrémité ainsi que l'inducteur 26 qu'elle porte peuvent être relevés ou abaissées,à la main, pour permettre de tremper des roues dentées de différents diamètres, par un mécanisme de commande à vis et écrou 42, l'extrémité supérieure 42a de la vis étant de section carrée pour recevoir une manivelle amovible. La phase de chauffage est exécutée en déplaçant le dispositif porte- inducteur 25 dans un plan horizontal de manière que l'inducteur 26 pénètre dans le creux d'une dent de la roue dentée 30 par une extrémité et le parcoure axialement de bout en bout.
Ce déplacement du porte-inducteur 25 est effectué par une vis-mère 43 disposée parallèlement à la barre de support 23 qui coopère avec un demi- écrou 44 prévu sur le porte-inducteur, le demi-écrou étant articulé sur le porte-inducteur par des bras radiaux 45 de sorte que le pivotement du porte-inducteur autour de la barre de support n'est pas affecté par la présence du demi-écrou qui peut également être relevé hors de contact de la vis-mére pour permettre au porte- inducteur de coulisser rapidement dans la machine.
Un récipient destiné au liquide de refroidissement qui se présente sous la forme d'un réservoir pratiquement rectangulaire 46 peut coulisser dans l'espace compris entre la face avant du socle 22 et les colonnes 37, et des dispositifs sont prévus pour relever ou abaisser le réservoir de manière que 1 a roue dentée 33 et le nez 26a de l'inducteur puissent être immergés dans le liquide de refroidissement en relevant le réservoir jusqu'à ce que le niveau du liquide de refroidissement qu'il contient soit compris
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entre l'extrémité inférieure et 1'extrémité supérieure de l'indue- teur,comme le montre la ligne 47 sur la fig. 2, Le réservoir monte ou descend sous Inaction d'un moteur électrique 48, fig.
5, qui entraîne un pignon 49 sur lequel passe une chaîne 50 dont une extrémité est attachée au réservoir tandis que l'extrémité opposée porte un.contrepoids 51. Des arrêts sont prévus pour contrôler la course verticale du réservoir 46 qui peut être réglée suivant le diamètre des roues dentées à tremper. Ainsi, lorsque l'on trempe des roues dentées de petit diamètre, la course du réservoir peut être réduite de manière que le laps de temps nécessaire pour remplacer une roue dentée trempée par la roue dentée suivante à tremper soit réduit au minimum.
Il est à remarquer que dans le présent procédé de trempe de roues dentées, où l'on amène une bande étroite ou ligne de chaleur à se déplacer progressivement le long des flancs de deux dents adjacentes, la masse de métal derrière la zone chauffée varie donsidérablement, ce qui engendre des vitesses de conduction différente de la chaleur à partir de cette zone, la masse de métal située derrière les têtes des dents étant., par exemple, beaucoup moindre que 13. masse de métal située derrière le fond du creux entre deux dents.
Lorsqu'on opère la trempe, comme dans la présente machin ne 20, et que la roue dentée 30 est complètement Immergée dans le liquide de refroidissement, l'effet de la masse de métal située. derrière la zone chauffée est considérablement réduit et la con- duction de la chaleur à partir de .la zone chauffée est plus uniforme, Cependant, dans le cas de roues dentées dont les têtes des dents sont comparativement étroites, ou lorsque l'on désire produire une trempe délimitée par un bord bien défini sur la surface d'un objet, par exemple lorsque l'on ne trempe que la base et les flancs d'un creux de manière à laisser une zone non durcie de part et d'autre du- @ creux,
un dispositif de refroidissement auxiliaire peut être néces saire pour empêcher la chaleur de s'étendre.
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Ce dispositif de refroidissement auxiliaire comporte, dans la forme d'exécution représentée, des ajutages dirigés vers le bas 52, 52, figs. 6 et 7, disposés de part et d'autre de l'in- ducteur 26, et alimentés de liquide de refroidissement par des tuyaux 52a, 52a, les ajutages se trouvant pratiquement dans le plan centrai transversal de l'inducteur. Chaque ajutage 52 est supporté à partir de l'extrémité supérieure de l'inducteur 26 par une barre 53 de manière que les ajutages se déplacent avec l'inducteur pendant 13 déplacement de ce dernier.
L'orifice 54 à l'extrémité inférieure de chaque ajutage 52 est disposé de manière à être sous le niveau 47 du liquide de refroidissement lorsque le réservoir 46 est en position relevée de fonctionnement, et les ajutages sont disposés par rapport à l'inducteur 26 de manière que chaque jet soit dirigé, comme le montre la fig. 7, vers la tête 55 du flanc d'une dent délimitant le creux 56 qui est parcouru par l'in- ducteur. Si l'inducteur 26 est pourvu d'un noyau concentrant le flux, les ajutages sont disposés dans le plan central transversal du noyau.
Comme la température atteinte par la zone chauffée est de l'ordre de 800 C, ou même plus, lorsque l'on utilise de l'eau comme liquide de refroidissements il se produit autour de la zone chauffée une pellicule de vapeur qui tend à isoler la partie de la roue dentée 30 entourant cette zone de l'action refroidissante de l'eau environnante. Cette tendance est surmontée en utilisant les ajutages de trempe mentionnés ci-dessus 52, 52, qui dirigent des jets d'eau de refroidissement sur les zones critiques de la roue dentée.
Lorsque l'inducteur 26 pénètre dans le creux 56 entre deux dents, les ajutages de trempe 52, 52 dirigent le long des extrémités des flancs des dents un courant d'eau de refroidissement qui tend à enlever une pellicule de vapeur qui peut se former sur ces flancs, cu empêche en fait sa formation, et assure un refroi- dissement plus efficace des extrémités de ces flancs. Aussitôt que l'inducteur 26 pénètre dans le creux 56, chaque jet de trempe est
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dirigé vers les têtes 55 des dents délimitant le creux et descend le long des flancs avoisinants de ces dents, supprimant ainsi ou évitant la formation d'une pellicule de vapeur et empêchant la chaleur de gagner la tête d'une dent adjacente et de descendre le long du flanc de cette dent qui a déjà été trempé.
Par suite du déplacement progressif de l'inducteur 26 par rapport à la roue dentée 30, la bande étroite ou ligne de chaleur créée est toujours disposée légèrement en arrière du plan central transversal de l'inducteur. Les jets d'eau provenant des ajutages de trempe 52,52 viennent également frapper les têtes 55, 55 des dents légère- ment en arrière des ajutages de trempe à cause de la résistance offerte aux jets qui se déplacent vers l'avant, par la masse d'eau contenue dans le réservoir 46. Ce retard de la bande ou ligne chauffée doit correspondre jusqu'à un certain point à celui des jets d'eau, de manière que dans le sens du parcours de l'inducteur,
les jets d'eau soient en ligne avec la bande chauffée et cette correspondance est obtenue en relevant ou en abaissant les ajutages de trempe 52, 52, par rapport à l'inducteur 26 pour faire varier la résistance offerte par la masse d'eau interposée contenue dans le réservoir' permettant ainsi l'obtention de cette correspondance dans les deux sens du parcours de l'inducteur. Ce relèvement ou abaissement des ajutages 52,52 est obtenu en relevant ou en abais- sant la barre 53 qui les supporte, un dispositif de réglage à vis 57 étant prévu à cet effet.
L'allongement des ajutages de trempe 52,52, dans le sens de leur avancement, comme le montre la fig. 6, peut également être avantageux dans certaines circonstances pour obtenir un refroidissement plus efficace sur les extrémités des faces et sur les têtes 55, 55 des dents.
Un dispositif désigné dans son ensemble par 58 sur la fig. 2, est prévu pour faire tourner la roue dentée 30 de manière que chaque creux puisse être amené successivement en regard de l'inducteur 26 et être ainsi parcouru par l'inducteur. Ce dispositif d'avancement comporte un élément d'avancement 59 disposé près du
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nez 26a de l'inducteur et relié par une biellette 60 à une came entraînée 61 montée sur le socle 22, la rotation de la came animant l'élément d'avancement d'un mouvement de va-et-vient calculé pour faire avancer la roue dentée d'un creux à la fois, à la manière d'un échappement.
La vis-mère 43 est également entraînée par un dispositif d'entraînement indiqué schématiquement en 62 et par l'intermédiaire d'arrêts ou de butées 63, figs. 1 et 3, portés par un arbre horizontal 64 sur lequel le porte-inducteur 25 est calé de manière à coulisser avec lui,et qui coopère avec un mé- canisme de distribution, le dispositif d'avancement 58 pouvant fonctionner en synchronisme avec le déplacement transversal de l'inducteur 26, de manière que ce dernier parcoure un creux pour chauffer les flancs des dents définissant ce creux,, après quoi la roue dentée 30 est tournée d'un cran pour amener le creux suivant en regard de l'inducteur qui se déplace ensuite en sens inverse pour chauffer les flancs des dents du creux suivant, le processus se répétant automatiquement jusqu'à ce que tous les creux aient été traités.
En variante.. les arrêts 63 et le mécanisme de distri- bution associé peuvent être disposés de manière que l'inducteur 26 parcoure en premier lieu un creux, et soit ensuite alimenté en courant à haute fréquence, la phase de chauffage étant réalisée lorsque l'inducteur est renvoyé à sa position initiale, après quoi., la roue dentée 30 étant ensuite avancée, d'un cran pour amener le creux suivant en regard de l'inducteur et permettre le chauffage des flancs de ce creux.
Dans le cas des roues dentées planes, qui ne comportent pas d'épaulement près des dents, le chauffage peut se faire dans les deux sens du parcours de l'inducteur, comme décrit plus haut.
Cependant, pour des roues dentées à épaulement, la machine est réglée de manière que le chauffage s'opère uniquement dans un sens du parcours'de l'inducteur. Une manivelle 43a qui s'ajoute au dispositif entrainé 62 servant à entraîner la vis-mère 43, est également prévue à cet effet.
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La mise en place précise du creux qui doit être parcoure par l'inducteur 26 est assurée par des dispositifs de guidage, fixes par rapport à l'inducteur 26 pendant le fonctionnement de la machine qui pénètrent dans un creux de la roue dentée 30 et assurent la position angulaire de cette dernière pendant le parcoure de l'inducteur. Ces dispositifs de guidage comportent deux billes 66, 66, montées chacune à l'extrémité inférieure d'un bras articulé 67, figs.
8 et 9, dont la longueur et la position angulaire par rapport à une glissière 68 disposée horizontalement et mobile transversalement peut être modifée pour permettre le réglage de la position des billes par rapport au nez 26a de l'inducteur, Un autre réglage des dispositifs de guidage 65 est également prévu et consiste à monter la glissière 68 sur une autre glissière horizon- tale 69 disposée perpendiculairement à la première, ces deux glis- sières étant montées à l'extrémité inférieure d'une glissière verti- cale 70 qui peut coulisser verticalement dans la partie d'extrémité 25a du porte-inducteur et qui est commandée par une manivelle amo- vible qui la surplombe.
Les surfaces arrondies des billes 66, 66 ont un effet d'entrée'lorsque le dispositir de guidage attaque un creux. Les bras 67,67 et les différentes glissières sont réglées de façon que les dispositifs de guidage 65 attaquent un creux aussi près que possible de l'inducteur 26, de préférence le creux suivant l'inducteur, pour éviter une accumulation d'erreurs dues à de légères différences dans l'espacement des dents. Pendant que l'in- ducteur 26 parcourt un creux, le porte-inducteur 25 repose sur la barre de support 23 et sur le dispositif de guidage 65 de manière à pouvoir basculer légèrement autour de l'axe de la barre de support .pour se conformer de lui-même aux légères variations de la profon- deur radiale des creux.
Un contrepoids 72 est prévu pour réduire la pression exercée vers le bas par les porte-inducteur 25 sur les dispositifs de.guidage 65, le contrepoids pouvant être rapproché ou écarté de la barre de support 23 pour permettre le réglage de la pression du porte-inducteur de manière que la charge imposée au
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dispositif de gufdage soit légère.
Des dispositifs sont sollicités successivement par le déplacement du porte-inducteur 25 pour modifier automatiquement la tension du courant à haute fréquence fourni à l'inducteur 26 et/ou la vitesse de ce déplacement pour permettre l'obtention de la chaleur voulue sur les dents de la roue dentée 30. Le coulissement du porte-inducteur 25 amené les arrêts ou butées 73 disposés de façon réglable sur une barre horizontale 74 dont l'extrémité intérieure est fixée au porte-inducteur, contre des organes qui sont déplacés par ce contact pour actionner un dispositif commandant @ la tension du courant à haute fréquence fourni à l'inducteur et/ou modifier la vitesse du mécanisme qui déplace le porte-inducteur.
De même, des arrêts ou butées 75 montés sur une autre barre horizon- o tale 76 ouvrent ou ferment le circuit d'alimentation du courant à haute fréquence à l'inducteur 26.
Pour permettre à l'inducteur 26 et aux dispositifs de guidage 65 de basculer autour d'un axe vertical suivant l'angle hélicoïdal d'une roue à denture hélicoïdalela partie d'extrémité saillante 25a du porte-inducteur 25 sur laquelle est monté le trans- formateur 27 est une pièce séparée supportée par la partie intérieure 25b du porte-inducteur sur des guides courbes 77, fig. 4, dans un plan horizontal.
Les guides courbes 77 sont disposés par rapport à l'inducteur 26 de manière que le centre 77a autour duquel ils sont formés coïncide pratiquement avec l'axe central vertical de l'inducteur. De's dispositifs de réglage précis qui se présentent sous la forme d'un mécanisme de commande à vis et écrou 78, sont prévus pour permettre de régler l'inducteur 26 et le dispositif de guidage 65 à un angle choisi et de les mainte- iir dans la position voulue.
Une variante du support pour la roue dentée est représentée sur la fig. 10, la plaque rectifiée ou plateau de travail 31a étant montée sur le support 32a par l'intermédiaire d'un pivot horizontal ?9, la plaque rectifiée pouvant ainsi basculer dans un
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@ plan vertical parallèle à 1?axe de la barre de support 23 autour du pivot pour que le fond d'un creux d'un pignon conique puisse être amené dans un plan horizontal de manière que le creux prisse être parcouru par l'inducteur 26.
Le pivot 79 est monté dans un bloc 80 qui peut coulisser dans une fente verticale 81 ménagée dans le support 32a, le coulissement vertical du bloc et du pivot et par conséquent de la plaque rectifiée 31a, étant effectué par un arbre fileté 82 attaqué par un écrou 82a dans le bloc. L'arbre fileté 82 est entraîné par un arbre horizontal 83 par l'intermédiaire de pignons coniques 84, pour relever ou abaisser la plaque rectifiée 31 et la roue dentée, qui y est montée sur des blocs s'étendant horizontalement, non représentés, peut être rapprochée ou écartée de l'inducteur 26 pour permettre de tremper des roues dentées de différents diamètres. L'extrémité extérieure de l'arbre horizontal est pourvue d'une manivelle 94, fig. 3.
Pour fixer la plaque rectifiée 31a au support 32a dans la position angulaire choisie, un boulon à écrou 85 porté par le bloc 80 traverse une fente courbe 86 ménagée dans la plaque, d'autres dispositifs de fixation à boulon à écrou 87 montés dans des fentes courbes 88 ménagées dans la plaque et dans des fentes verticales 89 ménagées dans le support étant également prévus. Un dispositif de réglage par vis et écrou 90 est disposé d'un c8té du support 32a et de la plaque rectifiée 31a pour permettre un. réglage angulaire précis de cette plaque rectifiée.
Quoique la machine décrite serve à traiter à chaud des roues dentées qui sont complètement immergées dans le liquide de re- froidissement, il est à remarquer que dans certaines applications, par exemple lorsque la roue dentée est en acier trempé à l'air, cette immersion totale de la roue dentée peut ne pas être nécessaire et les jets de trempe décrits plus haut, ou un agencement différent des jets de trempe, peuvent être suffisants pour tremper les flancs des dents chauffés par l'inducteur.
Lorsque l'on utilise un tel agencement pour la trempe, on peut constater que le liquide de refroi.
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dissement provenant des jets suffit pour refroidir toute .La masse de la roue dentée; en variante, seul le bas de la roue peut être immergé dans le liquide de refroidissement pour assurer un re- froidissement général.
De plus, lorsque l'on trempe des roues dentées de grand diamètre,le réservoir 46 pour le liquide de refroidissement peut être omis. et être remplacé par un montage autour de 1 a roue dentée destiné à recevoir le liquide de refroidissement, le niveau du liquide étant calculé de manière que l'inducteur, le creux à tremper, et les jets de trempe auxiliaire, si ces derniers sont utilisés, soient disposés sous la surface du liquide de refroidis- sement. Si on le désire, dans un tel agencement., le haut de la roue dentée peut dépasser le niveau du liquide de refroidissement.
Lorsque le chauffage est réalisé par un déplacement de l'inducteur dans un seul sens de son parcours, un dispositif peut être prévu pour permettre à l'inducteur de se déplacer en sens inverse, entre les cycles de chauffage, à une vitesse beaucoup plus élevée que celle utilisée pendant le chauffage, les arrêts ou butées 73 actionnant le mécanisme de distribution qui permet d'obte- nir l'effet décrit plus haut.
REVENDICATIONS.
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