FR2461324A1 - - Google Patents

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Abstract

<P>ON PROCEDE A UNE EXPOSITION SUPERFICIELLE D'IMAGE LATENTE DANS UNE COUCHE PHOTO-SENSIBLE D'EMULSION D'HALOGENURE D'ARGENT APPLIQUEE SUR UN SUPPORT, ON MET LADITE COUCHE D'EMULSION PHOTOSENSIBLE AU CONTACT D'UN BAIN UNIQUE AQUEUX CONSTITUE PAR UN REVELATEUR FAIBLE DE L'HALOGENURE D'ARGENT POUR DEVELOPPER LADITE IMAGE LATENTE ET PAR UN SOLVANT A ACTION RAPIDE DE L'HALOGENURE D'ARGENT QUI REAGIT AVEC L'HALOGENURE D'ARGENT NON EXPOSE ET NON DEVELOPPE EN FORMANT DES IONS ARGENT COMPLEXES SOLUBLES QUI SONT TRANSPORTES PAR REPORT CHIMIQUE DE DIFFUSION SUR LES NOYAUX DE PRECIPITATION D'ARGENT DE LADITE IMAGE LATENTE, ET ON PORTE LEDIT MILIEU A UNE TEMPERATURE D'AU MOINS 250C.</P><P>LA FIGURE 12 INDIQUE LE RAPPORT DE CONTRASTE PAR REFLEXION, EN FONCTION DE LA PUISSANCE LASER, OBTENU APRES RECUIT (COURBE C) ET SON RECUIT (COURBES A ET B).</P>

Description

La présente invention se rapporte à des milieux d'enregistrement par laser

et elle vise plus spécialement un milieu réfléchissant en argent pour l'enregistrement et la mémorisation de données, permettant de lire des enregistrements

par laser tout de suite après l'enregistrement.

Jusqu'à présent, de nombreux types de milieux d'enregistrement optique ont été mis au point en vue de l'enregistrement par laser. Certains de ces milieux nécessitent, avant de pouvoir être lus, un traitement postérieur à l'enregistrement tandis que d'autres milieux peuvent être lus tout de suite après l'enregistrement par laser. Les milieux considérés ici sont susceptibles d'une lecture directe après enregistrement, et ils sont appelés couramment des milieux "DRAW". Les milieux DRAW connus jusqu'à présent consistent en des pellicules minces de métal dans lesquelles on peut fondre des trous, en des pellicules composites brillantes dont le pouvoir réfléchissant en un point donné peut être atténué par évaporation, en des pellicules minces de teintures ou autres revêtements que l'on peut enlever en un point donné, ou en des matériaux diélectriques dont on peut modifier l'indice de réfraction en un point donné, de façon à provoquer une diffusion de la lumière lorsque l'on

balaie ce milieu à l'aide d'un laser de lecture.

Les milieux DRAW les plus courants consistent en de minces pellicules de métal, appliquées en général sur un support en verre. De telles pellicules de métal présentent divers avantages en premier lieu, en vue de la recherche, on peut les confectionner facilement par petites quantités à l'aide d'installations de pulvérisation cathodique que l'on trouve facilement dans le commerce; en second lieu, on peut les lire aussi bien par réflexion que par transmission; enfin, les pellicules de tellure et de bismuth possèdent une

sensibilité d'enregistrement relativement élevée.

Pour toutes ces raisons, les pellicules de métal ont fort heureusement permis d'effectuer une grande quantité de recherches et de réaliser de nombreux progrès dans la réalisation d'installations optiques de mémorisation de données. Jusqu'à présent, ce sont le tellure et ses mélanges amorphes le plus largement utilisés pour la confection de pellicules de métal.Mais, le tellure doit être traité selon un procédé discontinu et assez coûteux de pulvérisation cathodique sous vide; il ne constitue pas un revêtement solide; en raison de sa toxicité, il est à l'origine de complications en ce qui concerne sa fabrication et le milieu environnant et, du fait qu'il s'oxyde rapidement à l'air, il faut l'enrober dans un dispositif étanche à l'air afin qu'il ait une assez longue durée de conservation. Il a été signalé, dans des rapports techniques, que l'on peut diminuer le taux d'oxydation en formant des mélanges amorphes

de tellure avec de l'arsenic et du sélénium.

Ce qui est particulièrement intéressant à propos du tellure, c'est qu'il a un point de fusion bas pour un métal, à savoir 450'C et, de plus, une conductivité thermique très faible de 2,4 watts par mètre et par degré Kelvin, à la température de 5730K. Par comparaison, l'argent a un point de fusion de 9600C et une conductivité thermique de 407 watts par mètre et par degré Kelvin, à cette même température élevée. Lorsque l'on envisage l'utilisation de ces deux métaux pour effectuer un enregistrement par laser à impulsions faibles, le tellure se révèle bien supérieur du point de vue de la sensibilité d'enregistrement, étant donné que sa faible conductivité thermique maintient la chaleur développée par le faisceau laser dans une zone étendue et

que son bas point de fusion facilite la fusion du trou.

Au contraire, l'argent, en raison de sa conductivité

thermique élevée, à savoir environ 170 fois celle du tellure.

convient mal à l'enregistrement par laser.

Une surface peut réfléchir une forte proportion de la lumière incidente sans pour cela être conductrive de l'électricité. On sait que, si de très petites sphères métalliques ou des particules sphériques conductrices de l'électricité sont réparties dans toute la masse d'un milieu diélectrique, la constante diélectrique efficace (ou indice de réfraction) augmente en raison de l'adjonction des dipoles

des particules métalliques.

Lorsque l'on porte la gélatine photographique à une température supérieure à environ 2450C, elle abandonne toute l'eau qu'elle avait retenue, elle présente un état de pyrolyse qui libère une certaine quantité de carbone et sa configuration passe de la forme de longues hélices à celle de spirales, plus courtes et disposées au hasard,

caractéristique des matériaux polymères.

Bien qu'il soit possible de réaliser, sur des supports, des revêtements métalliques réfléchissants de types très variés par pulvérisation cathodique sous vide ou par évaporation, un milieu en argent présente cet avantage de pouvoir également être obtenu et recevoir des motifs par des

procédés photographiques. Dans le passé, un milieu réfléchis-

sant en argent d'enregistrement par laser a été l'objet d'une demande de brevet aux Etats Unis d'Amérique, selon laquelle on transforme une émulsion d'argent noir traitée en un milieu réfléchissant d'enregistrement en la portant à une température comprise entre 250 et 3300C dans une atmosphère contenant de l'oxygène, jusqu'à obtention d'un aspect réfléchissant et brillant. Il semble que cette opération de chauffage ait pour effet de briser les grains d'argent noirs à l'état de filaments en très petits segments de quelques centaines d'angstrbms. En quelques minutes, la chaleur et l'oxygène

s'associent pour former le composant superficiel réfléchis-

sant de l'argent, plus concentré à la surface et qui décroît de façon continue dans le corps de l'émulsion transformée, sans que l'on n'obtienne une couche d'argent nettement délimitée. Le demandeur considère que, dans ce processus de transformation, il se forme de l'oxyde d'argent qui, ensuite, se décompose. Des enregistrements numériques de données à fort contraste, présentant des variations de contraste réfléchissant de 20 % dans un sens ou dans l'autre, peuvent être obtenus à l'aide d'un faisceau laser de 5 milliwatts, d'un diamètre de 0,8 micron, dont la période d'impulsions

est de 100 nanosecondes.

Un procédé photographique par réflection de report en négatif par diffusion d'argent permettant d'obtenir

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un milieu réfléchissant de mémorisation de données sans opération de chauffage, est l'objet d'une seconde demande de brevet aux Etats Unis d'Amérique. Le milieu réfléchissant, non conducteur de l'électricité, d'enregistrement laser et de mémorisation de données, est obtenu dans ce second brevet, à partir d'une émulsion photo-sensible d'halogénure d'argent que l'on trouve dans le commerce, selon un processus de report en négatif à diffusion d'argent, qui repose sur l'indice de réfraction élevé du composé argent-gélatine à la

surface de l'émulsion pour assurer le pouvoir réfléchissant.

Dans cette application, on obtient une couche bien délimitée de gélatine d'argent réfléchissante sur une surface de l'émulsion d'halogénure d'argent, par formation d'une image latente suivie d'un traitement spécial de développement dans

un bain unique, ce traitement comportant un léger développe-

ment chimique et un report chimique par diffusion des complexes d'argent et un développement physique de cette image latente. Conformément au brevet que l'on vient de citer, on obtient des enregistrements numériques de données à fort contraste, les variations de contraste étant de 40 % dans un sens ou dans l'autre, à l'aide d'un faisceau laser de 13 milliwatts, d'un diamètre de 0,8 micron-et dont la période d'impulsion est de 100 nanosecondes. Il semble que ces variations de contraste de réflection soient associées à des variations locales du pouvoir réfléchissant, dues à des variations locales de la densité de l'argent au sein de la

couche de gélatine.

Des procédés de report en négatif et d'inversion à

diffusion d'argent ont été décrits dans divers brevets.

Dans le brevet des Etats Unis d'Amérique 3.464.822 est décrit un procédé d'inversion par report à diffusion d'argent permettant de former des images d'argent conductrices de l'électricité pour la fabrication de plaquettes de circuits imprimés. Cette invention repose, elle-même, sur des inventions concernant des procédés de report d'argent par diffusion du type à inversion, conduisant à la formation d'images non réfléchissantes et non conductrices; on peut

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citer dans ce domaine, le brevet des Etats Unis d'Amérique no 2.500421. Le procédé d'inversion par report à diffusion d'argent est à la base de la fabrication des tirages directs en positif selon le procédé Polaroid Land de la société Polaroid Corporation et les procédés Gevacopy et Copyrapid de la société Agfa-Gevaert. Il convient de distinguer ces procédés d'inversion du processus de tirage en négatif à diffusion d'argent. Un tel procédé conduisant à des images noires non réfléchissantes et non conductrices est décrit

dans le brevet des Etats Unis d'Amérique n0 3.179.517.

La présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'un milieu réfléchissant non conducteur de l'électricité, de mémorisation de données, caractérisé par le fait qu'il consiste à procéder à une exposition superficielle d'image latente dans une couche photo-sensible d'émulsion d'halogénure d'argent appliquée sur un support, de manière à délimiter une zone pour la mémorisation de données, ladite expostion conduisant à la formation d'une couche superficielle de noyaux de précipitation d'argent, dont la concentration en volume varie suivant un gradient dans toute la profondeur de l'émulsion, de l'halogénure d'argent photo- sensible non exposé demeurant dans ladite émulsion sous des concentrations inversement proportionnelles à ladite concentration des noyaux, et à mettre ladite couche photo-sensible non exposée d'halogénure d'argent en contact avec un bain unique aqueux constitué par un révélateur faible d'halogénure d'argent servant à développer ladite

image latente et par un solvant à action rapide de l'halo-

génure d'argent, qui réagit avec l'halogénure d'argent non exposé et non développé, pour constituer des complexes d'ions argent solubles qui sont transportés, par report par diffusion chimique, dans lesdits noyaux de précipitation d'argent de ladite image latente, o lesdits complexes d'ions argent sont précipités et adsorbés sur lesdits noyaux en présence dudit révélateur qui joue le rôle de réducteur, de manière à constituer un négatif d'argent réfléchissant, non conducteur de l'électricité de ladite image latente dans ladite zone pour la mémorisation de données, et à porter ledit milieu réfléchissant, non conducteur de l'électricité, de mémorisation de données, à une température d'au moins

2500C.

- Parmi les avantages que présentent les formes de réalisation préférées de l'invention, on peut citer le fait qu'il est possible de confectionner le milieu selon l'invention sans dispositif sous vide et de façon continue, et que l'on peut l'utiliser pour enregistrer des points à pouvoir réfléchissant faible dans un domaine réfléchissant,

à l'aide d'impulsions laser d'énergie relativement faible.

On peut, au préalable, enregistrer des repères de réglage et certaines données de base par des procédés photographiques, afin de faciliter l'emploi de disques ou de plaques, aussi bien dans l'appareil d'enregistrement que dans l'appareil de reproduction immédiate. Il est possible de confectionner des copies de milieux enregistrés optiquement, par impression photographique par contact, que l'on peut lire aussi bien en réflexion qu'en transmission. Un autre avantage important

tient au fait que l'on peut fabriquer un milieu d'enregis-

trement par laser et de mémorisation de données de sensibilité

élevée, à partir de photo -plaques du commerce.

Il est décrit, dans la présente demande, un procédé

permettant d'obtenir une meilleure sensibilité d'enregistre-

ment haut et des variations plus faibles du contraste par réflexion qu'avec les milieux d'enregistrement de la technique antérieure, tout en conservant les avantages appréciables des matériaux d'enregistrement par laser décrits

dans ces diverses demandes de brevets.

Le demandeur a constaté que l'utilisation d'une photo-plaque à émulsion d'halogénure d'argent et la mise en oeuvre d'un procédé photographique de report en négatif à diffusion d'argent, permettent d'obtenir une couche d'argent bien délimitée et que, si ce procédé est suivi d'une opération de recuit, on obtient un milieu réfléchissant de

mémorisation de données présentant une sensibilité d'enre-

gistrement élevée et une faible variation de contraste par réflexion. On a pu réaliser des enregistrements numériques de données à contraste élevé, ne présentant des variations de contraste que de 10 % dans un sens ou dans l'autre, avec un faisceau laser de 3 milliwatts, d'un diamètre de

0,8 micron et dont la période d'impulsions est de 100 nano-

secondes. Moyennant une exposition photographique par l'intermédiaire d'un cache, on peut former des motifs sur la surface réfléchissante ou donner un format désiré à cette

surface, avant l'enregistrement par laser.

Les opérations à effectuer sont les suivantes en premier lieu, on crée, sur une face de l'émulsion,

un gradient de concentration en volume de noyaux de préci-

pitation d'argent, à l'aide d'un rayonnement actinique ou par d'autres procédés, la concentration allant en diminuant,

conformément à ce gradient, dans le sens de la profondeur.

Cette opération est suivie d'une opération de développement en négatif, en un seul stade, par report par diffusion d'argent dans un bain unique, ce procédé étant essentiellement un procédé de développement physique en solution, destiné à augmenter la concentration en volume de l'argent sur la face qui contient les noyaux de précipitation jusqu' à ce que

cette face devienne réfléchissante. -

L'opération finale, qui est une opération de recuit, a pour résultat une plus grande concentration d'argent à la surface et un léger effet de pyrolyse de la gélatine,

conduisant à une augmentation de la sensibilité d'enregis-

trement par laser, à un rapport de contraste plus uniforme et à un plus grand pouvoir réfléchissant superficiel. Une telle opération de recuit peut s'effectuer en atmosphère inerte, ou neutre, mais il semble que la diffusion de l'argent sur la surface soit plus rapide et plus complète si elle s'effectue

dans une atmosphère contenant de l'oxygène.

La couche réfléchissante superficielle achevée a

une épaisseur inférieure à 1 micron; son pouvoir réfléchis-

sant est compris entre 20 % et 50 %; elle n'est pas conductrice de l'électricité et mauvaise conductrice de la chaleur, étant donné que la matrice est essentiellement en gélatine, corps qui maintient sous une forte concentration les particules très petites et les agglomérats de particules d'argent séparés les uns des autres par cette matrice en gélatine. Bien que la couche réfléchisse la lumière à la manière d'un métal, elle fond facilement sous l'action d'un faisceau laser focalisé, avec ce résultat que sa sensibilité d'enregistrement est presque le double de celle des milieux d'enregistrement par laser de la technique antérieure, qui utilisent le tellure ou la couche d'argent non conductrice

de l'électricité.

Un stade important du procédé consiste en une exposition, ou activation superficielle, de la zone qui doit

être utilisée pour l'enregistrement de données ou l'enregis-

trement de portionsneutres(c'est-à-dire qui ne sont pas -

destinées à l'enregistrement de données), cette exposition agissant essentiellement sur ceux des grains d' halogénure d'argent qui se trouvent au voisinage de l'une des faces de l'émulsion. Une telle exposition ou activation donne naissance à une image latente superficielle présentant un gradient d'exposition en profondeur, la concentration de l'halogénure d'argent exposé étant à son maximum sur cette face et ayant sa valeur minimale dans la masse de l'émulsion. La surface présentant la concentration la plus forte peut être soit la surface qui est le plus éloignée du support ou au contraire,

celle qui en est voisine, suivant l'endroit o l'enregistre-

ment par laser commence à frapper le milieu. C'est ainsi par exemple que, si c'est sur la face supérieure que l'on doit faire l'enregistrement par laser, la face de l'émulsion qui est le plus éloignée du support présente la plus forte

concentration d'halogénure d'argent exposé.

L'image latente superficielle peut comporter des images au sens d'un enregistrement photographique ou bien, elle peut recouvrir toute la surface, mais elle est youjours

située essentiellement sur une face d'une émulsion photo-

graphique, dans la masse de laquelle se trouve une certaine quantité d'halogénure d'argent non exposé. On peut réaliser une telle image matente superficielle à l'aide de la lumière elle-même, c'est-à-dire en exposant volontairement à la lumière une face ou l'autre de l'émulsion photo-sensible, aux endroits o l'on procèdera à l'enregistremernt de données, les zones restantes demeurant masquées. Suivant une variante, letraitement superficiel peut être obtenu à l'aide d'un produit chimique d'activation superficielle, à savoir un agent de voilage, comme parexemple de l'hydrazine ou un borohydrure (par exemple, borohydrure de potassium), assurant, sur les émulsions d'halogénure d'argent une activation d'image latente superficielle, équivalente à une exposition à la lumière. Suivant une autre variante, au cours de la fabrication de la plaque ou du film photographique d'halogénure d'argent, on applique une mince couche de gélatine renfermant des noyaux de précipitation d'argent, sur la face qui est le plus éloignée du support ou sur la face qui en est le plus rapprochée, cette opération étant le début de la formation d'une surface réfléchissante sur

l'une ou l'autre de ces deux faces du support.

La seconde opération importante du procédé consiste à mettre l'halogénure d'argent exposé (ou activé, mais non exposé) en contact avec un bain unique renfermant un révélateur d'halogénure d'argent destiné à développer l'image

latente superficielle formée au cours de l'opération d'expo-

sition ou d'activation. En même temps, un solvant de l'halo-

génure d'argent, contenu dans ce bain unique, de préférence un thiocyanate soluble ou de l'hydroxyde d'anmonium, réagit rapidement avec l'halogénure d'argent non exposé et non développé en formant des complexes d'ions argent solubles qui sont transportés, par report par diffusion, sur des noyaux de l'image latente en cours de développement ou, suivant une variante, sur la couche qui renferme des noyaux, o l'argent des complexes d'ions précipite en présence du révélateur de l'halogénure d'argent. Ce procédé donne une image d'argent réfléchissante, qui constitue le négatif de

l'image latente exposée à la lumière ou activée superficiel-

lement. La troisième opération importante du procédé consiste en une opération de recuit qui dure quelques minutes à une température de l'ordre de 300'C, de préférence dans une atmosphère contenant de l'oxygène. Une telle opération de recuit a pour effet manifeste de provoquer la diffusion des particules d'argent sur la surface réfléchissante, de pyrolyser légèrement la gélatine, en libérant ainsi une certaine quantité de carbone, de chasser l'eau contenue dans la gélatine et de faire passer la structure physique de cette gélatine de l'état de longueshélices à l'état de spirales plus courtes, caractéristique des matériaux polymères. Ce procédé a également pour effet de diminuer l'épaisseur de la couche

de gélatine. L'opération de chauffage provoque une augmen-

tation du pouvoir réfléchissant superficiel, cette augmenta-

tion étant due à l'acugmentation de la concentration en volume d'argent à la surface. Cette opération a en outre pour effet d'augmenter la sensibilité à l'enregistrement par laser, très certainement en raison du fait que de la gélatine revêtue de carbone et de couleur brun clair absorbe mieux l'énergie du faisceau laser que de la gélatine parfaitement transparente. De plus, cette opération a pour résultat un rapport de contraste par réflexion des points enregistrés, nettement plus uniforme, ce qui peut être dû à une surface réfléchissante plus uniforme ou à un pouvoir d'absorption

de la gélatine plus uniforme, ou à ces deux raisons réunies.

On peut effectuer cette opération de recuit en atmosphère inerte (ou neutre), mais il semble que la diffusion de l'argent sur la surface soit plus rapide et plus complète

si elle ne fait dans une atmosphère renfermant de l'oxygène.

L'enregistrement s'effectue par attaque de la surface réfléchissante à l'aide d'un faisceau laser qui forme, dans le composant réfléchissant, un trou que l'on peut ensuite détecter par toute une série de moyens, reposant par exemple sur le pouvoir réfléchissant plus faible du trou, la diffusion de la lumière par ce trou, ou une

meilleure transmission de la lumière par ce dernier.

L'un des avantages du procédé de fabrication d'un milieu réfléchissant d'enregistrement tel que décrit ci-dessus tient au fait qu'il assure une fabrication peu coûteuse, avec

formation, sur le milieu, d'une couche d'argent réfléchis-

sante que l'on peut utiliser pour des enregistrements par

laser de très faible puissance.

Plusieurs modes de mise en oeuvre du procédé selon

l'invention peuvent faire appel à des opérations de fabrica-

tion en continu, mais l'invention couvre également les

opérations en discontinu, ou par fournées.

D'autres caractéristiques et avantages de l'inven-

tion ressortiront de la description qui va suivre, faite en

regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, une forme de mise en oeuvre, avec

des variantes.

Sur ces dessins, La Figure 1 est une vue en plan de dessus du milieu d'enregistrement selon l'invention; La Figure 2 est une vue de côté et en coupe, suivant la ligne 2-2 de la Figure 1; Les Figures 3 à 8 sont des vues détaillées du milieu d'enregistrement représenté sur la Figure 1, ces vues indiquant les résultats obtenus par différentes combinaisons de traitements photographiques destinés à l'obtention du milieu d'enregistrement définitif; Les Figures 9 à Il sont des vues de côté et en coupe de trois variantes du milieu d'enregistrement représenté sur la Figure 1, ces vues correspondants à l'application de procédés de lecture ou d'écriture par laser; La Figure 12 représente des courbes de variation du contraste par réflexion en fonction de la puissance (en milliwatts) du faisceau laser; ces courbes correspondent l'une à une photo-plaque développée dans un bain unique avec recuit, et les deux autres à des photos-plaques développées de la même manière, mais sans recuit; et La Figure 13 représente les courbes de variation du rapport de contraste par réflexion en fonction de la puissance (en milliwatts) d'un faisceau laser; ces courbes correspondent l'une à une photo-plaque soumise à un recuit qui a été au préalable développé dans un bain unique, et les deux autres courbes, à deux photo -plaques du même type initial, ayant subi une inversion thermique, et qui étaient

chimiquement noires avant cette inversion thermique.

Le procédé d'obtention d'un milieu réfléchissant d'enregistrement par laser selon l'invention comprend trois opérations principales que l'on peut effectuer en continu, la première de ces opérations correspondant à la formation d'une image latente superficielle, la seconde opération correspondant à un report chimique par diffusion de complexes d'ions argent et la troisième opération consistant en un recuit ayant pour effet de provoquer un report par diffusion thermique de l'argent sur la surface réfléchissante, une légère pyrolyse de la gélatine libérant

du carbone et une diminution de l'épaisseur de cette gélatine.

I - Formation de l'image latente superficielle On assure la formation d'une image latente superficielle destinée à un milieu d'enregistrement par laser, en exposant à la lumière ou à un agent de voilage, une zone d'une émulsion photographique non exposée, aux endroits o on doit effectuer un enregistrement par laser. Suivant une

variante, au début de la confection de la plaque photographi-

que ou du film en halogénure d'argent, on applique, sur la face la plus éloignée du-support ou au contraire sur la face la plus rapprochée de ce support, une couche très mince de gélatine contenant des noyaux de précipitation d'argent, cette couche constituant la base du pouvoir réfléchissant de l'une ou l'autre de ces deux surfaces. En vue d'enregistrer des repères de réglage sur le milieu, on peut soit masquer une partie de l'émulsion à l'aide d'un cache, soit exposer préalablement cette partie de l'émulsion puis la développer chimiquement avant cette opération de formation de l'image latente superficielle. Suivant une forme de réalisation - concrète, ce milieu consiste en un disque, représenté sur la Figure 1, mais ce pourrait être tout aussi bien une plaque

carrée ou rectangulaire.

Le disque 11 de la Figure 1 présente un pourtour intérieur 13 et un pourtour extérieur 15. La surface délimitée a par ce pourtour intérieur 13 est vide, ce qui permet d'utiliser un collier de centrage pour maintenir ce disque 1i sur un axe en vue de sa rotation à grande vitesse. Comme on vient de le signaler, le milieu d'enregistrement selon l'invention peut se présenter sous la forme d'un disque, mais cela n'est pas indispensable à son fonctionnement. C'est ainsi par exemple que ce milieu d'enregistrement peut consister en une feuille plate, par exemple carrée, munie en son centre d'un moyeu au lieu d'un trou. Ce milieu d'enregistrement peut

encore consister en une plaque rectangulaire non rotative.

En fait, les disques rotatifs sont préférables pour un accès éventuel rapide à une quantité moyenne de données, tandis que les plaques rectangulaires non rotatives, empilées les unes sur les autres, sont préférables si l'on veut avoir éventuellement accès, à une vitesse plus faible, à de grandes quantités de données, en choisissant mécaniquement l'une des plaques puis en la balayant à l'aide de moyens mécaniques et électro-optiques. Le disque représenté sur la Figure 1 est divisé, par des moyens photographiques, en des zones d'enregistrement et des zones sans enregistrement. C'est ainsi par exemple

qu'une première couronne d'enregistrement 17 pourrait être-

séparée d'une seconde couronne d'enregistrement 19, par une couronne neutre 21. Une telle couronne neutre peut avoir pour rôle de séparer différents domaines d'enregistrement, de porter des informations de réglage (par exemple des signaux de réglage temporel) et de constituer un espace libre pour loger les transducteurs de lecture et d'enregistrement de données lorsque ces transducteurs ne se trouvent pas au-dessus des zones d'enregistrement. De telles bandes neutres sont avantageuses, maiselles ne sont pas indispensables à la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Il convient de noter

que les zones d'enregistrement sont destinées à l'enregistre-

ment de données et de signaux de réglage, tandis que la bande neutre, bien que n'étant pas destinée à l'enregistrement de données, peut comporter des enregistrements de signaux de réglage. La zone d'enregistrement 19 est représentée comme comportant toute une série de lignes de guidage 23 concentriques, réparties suivant des circonférences. Ce sont des lianes minces qui délimitent les intervalles entre les trajectoires circulaires sur lesquelles sont enregistrées les données. Le motif formé par de telles lignes est appliqué photographiquement, comme on l'expliquera ci-après en se

reportant aux Figures 3 à 8.

La Figure 2 est une vue de côté et en coupe du milieu d'enregistrement de la Figure 1. Ce milieu consiste en un support 27, qui est une couche constituée par une feuille, éventuellement transparente ou translucide, formant de préférence une pièce aux dimensions stables, par exemple en verre ou en une matière plastique utilisée comme base de pellicules photographiques. Les matériaux opaques peuvent contenir dans les applications de l'invention pour lesquelles le support n'a pas à être traversé par de la lumière. Suivant que ce support est transparent ou opaque, le faisceau lumineux de l'appareil de reproduction immédiate, lorsqu'il a frappé une zone enregistrée, traverse le support ou bien est absorbé par ce dernier avec très peu de réflexion. Si le support est en un matériau qui absorbe la lumière, il peut être absorbant pour les longueurs d'onde du faisceau d'enregistrement ou pour celles du faisceau de lecture, ou de

préférence pour les deux.

Dans le cas o le support est en un matériau transparent, l'enregistrement des données et leur lecture par réflexion peuvent se faire à travers le support, comme représenté sur les Figures 10 et 11, ou bien sur la face qui est le plus éloignée de ce support, comme représenté sur la Figure 9 (sur les Figures 9 à 11, la référence 31 désigne un faisceau laser). Pour la lecture par transmission, on peut faire appel aux formes de réalisation représentées sur les Figures 10 et 11. Si le support est en un matériau qui absorbe la lumière, la lecture ne peut se faire que par réflexion et il convient d'employer la forme de réalisation

représentée sur la Figure 9.

L'épaisseur du support est sans grande importance lorsque le faisceau laser est dirigé vers la surface, comme représenté sur la Figure 9, mais toutefois ce support doit avoir une épaisseur suffisante pour posséder une bonne résistance à la rupture. Dans le cas o le faisceau laser traverse un support transparent (Figures 10 et 11), il faut, pour que ce faisceau demeure focalisé, que l'épaisseur de ce support transparent soit très régulière (ce qui est possible, par exemple avec du verre flotté ou avec du verre étiré de qualitéélevée). En outre, l'épaisseur du support peut être fonction des dimensions d'ensemble du milieu d'enregistrement utilisé; c'est ainsi par exemple que, dans le cas d'un disque

de 30 cm de diamètre, une épaisseur de 3 mm peut convenir.

Le support 27 a pour rôle de porter un revêtement 29 d'une émulsion d'halogénure d'argent,appliqué de façon uniforme sur ce support d'une manière connue et qui est transformé, par formation d'une image latente superficielle et par report par diffusion d'argent, en composants 32 et 33 (Figures 9, 10 et 11). Un tel procédé de formation de la couche réfléchissante 32 ne nécessite, dans l'émulsion, la présence d'aucun constituant chimique autre qu'un halogénure d'argent de type classique maintenu dans un support colloïdal approprié, de préférence de la gélatine. L'émulsion peut comporter également des sensibilisateurs optiques et chimiques, des agents anti-voile, des produits de stabilisation, des

agents de durcissement et des agents d'humidification.

Toutefois, lorsque l'on utilise des plaques photographiques ou des pellicules du commerce, il se peut qu'elles possèdent certaines propriétés physiques ou qu'elles contiennent certains produits chimiques d'addition, qui risquent tout

aussi bien de conduire à des résultats avantageux ou désavan-

tageux. C'est ainsi par-exemple que la plupart des pellicules photographiques comporte, par dessus l'émulsion d'halogénure d'argent, un revêtement de gélatine pouvant avoir une épaisseur de 1 micron. Etant donné que la couche 32 n'est pas conductrice de l'électricité mais est réfléchissante en raison de sa constante diélectrique élevée, tout revêtement de constante diélectrique élevée et d'épaisseur moyenne appliqué sur cette couche aura pour effet de diminuer son pouvoir réfléchissant, surtout si la température est portée à une température élevée et devient absorbante pour la lumière en raison d'une transformation en carbone de cette gélatine par pyrolyse partielle. Par conséquent, si l'on doit utiliser une plaque photographique munie d'un revêtement, il faut retirer ce dernier, par exemple au moyen d'une enzyme ou avec de l'eau très chaude. Mais, si l'on veut obtenir des surfaces de très bonne qualité, il est préférable d'utiliser

au départ un milieu ne comportant pas de revêtement.

L'un des avantages assurés par la gélatine tient au fait que son point de fusion est relativement bas (à savoir inférieur à 400'C), ce qui facilite l'enregistrement par laser. De tels supports à bas point de fusion sont préférés dans le cas de l'invention, mais ils doivent être en mesure de supporter les températures de l'opération de recuit,

qui peuvent monter jusqu'aux environs de 330'C.

Si l'on utilise dans l'émulsion, une-teinture de filtration pour obtenir un gradient d'exposition en ce qui concerne l'exposition à des radiations actiniques, il faut choisir une teinture qui ne risque pas d'être emprisonnée dans la couche 32 pour y former une surface rayée présentant un pouvoir réfléchissant non uniforme. A vrai dire, il est possible d'atténuer ce manque d'uniformité par l'opération

de recuit.

Des émulsions *d'une épaisseur comprise entre 3 et 6 microns conviennent bien car elles renferment une quantité d'halogénure d'argent suffisante pour assurer la formation de la couche réfléchissante par les opérations de formation d'un complexe et de report par diffusion. Si l'on utilise des émulsions commerciales plus épaisses, qui nécessitent donc

des durées de traitement plus longues, la couche réfléchis-

sante risque d'être trop épaisse ou trop conductrice de la chaleur pour qu'il soit possible d'enregistrer à l'aide de lasers de faible puissance. Plus le revêtement est épais, plus la puissance du faisceau laser doit être élevée pour pouvoir traverser ce revêtement;. de plus, une plus grande conductivité thermique a pour conséquence que la chaleur s'échappe plus rapidement de la zone en cours d'enregistrement, de sorte qu'il faut disposer d'une plus grande puissance d'enregistrement. Si l'on désire obtenir une émulsion durcie, il peut être avantageux de durcir ou de réticuler la gélatine après formation de la couche réfléchissante 32. Si l'on a commencé par durcir l'émulsion, elle se gonfle légèrement au cours du traitement par bain unique, ce qui a pour effet de ralentir la dissolution de l'halogénure d'argent et la formation du

complexe et, par suite, d'augmenter la durée des opérations.

Les petits grains d'halogénure d'argent que l'on - trouve couramment dans les plaques photographiques de forte résolution ou de définition élevée disponibles sur le marché et qui sont utilisés pour la confection de caches, pour l'holographie et l'enregistrement à résolution élevée, conviennent particulièrement bien pour la confection de matériaux réfléchissants d'enregistrement par laser. De telles émulsions ont une granulométrie moyenne de 0,05 micron et un étalement de l'ordre de 0,007 micron. En particulier, la plaque Millimask HD fabriquée par Agfa-Gewaert a une granulométrie moyenne de 0,035 micron et un étalement de 0,0063 micron. Les grains fins ont pour effet de réduire le plus possible les microvariations du pouvoir réfléchissant et de l'épaisseur de l'élément réfléchissant et, par suite, de permettre l'enregistrement et la lecture de trous plus

petits que dans le cas d'émulsions à grains plus gros.

De plus, les émulsions à grains fins se dissolvent plus rapidement en raison de leur rapport surface/volume plus

élevé, ce qui diminue la durée du traitement.

Les plaques de verre recouvertes d'une émulsion à résolution élevée possédant de telles caractéristiques sont disponibles sur le marché et elles sont connues sous le nom de plaques photographiques servant à la confection de caches

destinés à la réalisation de circuits intégrés à semi-

conducteurs. C'est ainsi par exemple que l'on peut citer comme plaques revêtues d'une émulsion convenant bien à la présente invention, les plaques fabriquées par la société 18- Agfa -Gevaert de Belgique, par la société Konishiroku Photo Industries Co., Ltd. au Japon et par la société Eastman Kodak Company. Le composant réfléchissant brillant 32, représenté

sur les Figures 9, 10, et 11, résulte du traitement photogra-

phique par bain unique décrit dans la présente demande, mais l'argent est présent d'abord sous la forme d'halogénure et, au début, l'émulsion n'a pas de pouvoir réfléchissant. Au début, l'argent du composant réfléchissant 32 se trouve dans

l'émulsion photographique 29, dont la composisition est uni-

forme. Une sous-couche neutre (non représentée) est normale-

ment utilisée pour fixer le support 27 à l'émulsion 29. A la suite de la transformation photographique selon l'invention, l'émulsion 29 (Figure 2) fournit un composé réfléchissant 32 à la surface de l'émulsion (Figure 9) avec, au-dessous de ce

composant 32, une sous-couche 33 à faible pouvoir réfléchis-

sant. L'épaisseur de la couche réfléchissante 32 est déterminée plus nettement lorsque l'on introduit des noyaux en cours de fabrication ou lorsque l'on utilise un agent de voilage en vue de l'activation superficielle. Ainsi, bien que les Figures 9, 10 et 11 donnent au composant réfléchissant 32 des limites bien nettes, -il n'en est pas de même si l'on procède à une exposition à la lumière, et, dans ce cas, la concentration diminue et se prolonge dans la sous-couche 33. La diminution est plus rapide si l'émulsion contenait au préalable une

teinture de filtrage.

De la sorte, lorsque l'on procède à une exposition à la lumière, la souscouche 33, bien qu'elle ne soit pas complètement dépourvue d'argent, en contient beaucoup moins que la composante réfléchissante 32. Du point de vue optique,

la sous-couche 33 est soit incolore, soit d'une couleur rou-

geatre laissant passer les radiations rouges d'une longueur d'onde d'au moins 630 nanomètres. La sous-couche 33 a tendance

à être parfaitement incolore ou légèrement jaune si l'halogé-

nure d'argent qu'elle renferme n'est pas soumis à la formation d'une image latente. Cette sous-couche 33 a tendance à avoir une couleur ambrée ou rouge s'il s'y produit la formation d'une image latente. Comme expliqué ci-après, on obtient une meilleure définition du composé réfléchissant si l'on utilise un agent de voilage pour la formation des images latentes superficielles. Etant donné que l'on peut régler la profondeur de pénétration de l'agent de voilage, par exemple en réglant la durée pendant laquelle l'émulsion est plongée dans l'agent de voilage, l'halogénure d'argent non voilé, situé plus bas que cette profondeur de pénétration,.constitue la sous-couche 33. Du fait que l'argent contenu dans la zone d'halogénure d'argent non voilé pénètre ultérieurement dans la solution sous la forme d' un complexe d'argent, dont une certaine

partie se dépose sur des noyaux d'argent du composant réflé-

chissant 32, la sous-couche 33 devient pratiquement incolore

et elle est constituée essentiellement par de la gélatine.

Au contraire, si l'on procède au traitement de l'image latente superficielle par exposition à la lumière, la profondeur du traitement est plus difficile à régler,

mais elle est toutefois facilitée par des teintures de fil-

trage. Le rôle d'uneteinture de filtrage est d'atténuer les radiations actiniques dans toute la profondeur de l'émulsion de façon qu'il ne se forme une image latente superficielle que sur une fraction de l'épaisseur de cette émulsion. Des teintures de filtrage ont en général une largeur de bande étroite, et elles absorbent soit la lumière bleue, soit la lumière verte, mais pas les deux. Par conséquent, si l'on utilise une teinture de ce type, la largeur de bande de radiation actinique doit elle aussi être faible ou bien il faut filtrer convenablement cette radiation, faute de quoi il pénétrerait dans l'émulsion une trop forte quantité de radiations actiniques. Par suite, d'une façon générale,

l'exposition à une radiation actinique ne permet pas d'ob-

tenir une limite bien nette entre les zones de formation d'images latentes. Au contraire, on a un gradient avec une formation nette d'images latentes superficielles au voisinage immédiat de la source lumineuse, o l'exposition est la plus forte, et une formation plus faible d'images latentes, plus

loin de la source lumineuse, o l'exposition est très faible.

Dans ce cas, le bain unique révèle l'image latente faible de la souscouche 33, qui, de la sorte, constitue une base de noyaux en vue de nouveaux dépôts d'argent provenant du complexe d'argent, avec pour conséquence que cette sous-couche prend une couleur rouge ou ambrée. Chacun des procédés de traitement d'images latentes superficielles conduit à un gradient d'exposition avec une plus grande concentration de l'halogénure d'argent exposé au voisinage de la surface de l'émulsion, là o l'exposition est la plus forte. Des fractions des grains d'halogénure d'argent

exposés et partiellement révélés deviennent des noyaux d'ar-

gent, dans lesquels l'argent se forme à partir de complexes d'ions d'argent au cours du report par diffusion. Lorsque c'est sur la face de l'émulsion qui est la plus éloignée du support que l'on veut obtenir la plus forte concentration en grains exposés d'halogénure d'argent, on peut appliquer l'un ou l'autre des deux procédés de traitement des images latentes superficielles. Au-contraire, lorsque c'est au voisinage du support que l'on veut avoir la surface présentant la plus forte concentration en halogénure d'argent exposé, dans ce cas, les noyaux doivent être inclus en cours de fabrication ou bien une exposition aux radiations actiniques à travers le support transparent est nécessaire pour la formation de

l'image latente superficielle. Dans ce cas, il faut néces-

sairement utiliser une émulsion fortement teintée d'une teinture de filtrage pour obtenir une concentration d'images

latentes superficielles au voisinage du support. On peut pro-

céder, avant la révélation par bain unique, à un développement photographique rapide, pour favoriser la formation des noyaux de précipitation d'argent, avant la formation du complexe d'argent, et, de la sorte, augmenter le report par diffusion et le pouvoir réfléchissant au voisinage du support. En raison de la constante diélectrique du verre, il faut assurer une concentration en volume de l'argent beaucoup plus forte pour obtenir le même pouvoir réfléchissant que dans le cas d'une couche réfléchissante sur une face de l'émulsion. La couche nécessaire de noyaux de précipitation d'argent à concentration élevée sur le support ou sur la face qui est la plus éloignée de ce support peut être appliquée au cours du procédé de fabrication de la pellicule ou de la plaque photographique. Une fois que sont formés des cratères pénétrant dans le composant réfléchissant 32, on peut lire les données contenues dans ces cratères d'après les variations du pouvoir réfléchissant du composant réfléchissant brillant dans tout le spectre visible et dans l'infrarouge proche, o s'arrête

pratiquement le pouvoir réfléchissant, étant donné que l'é-

lément régléchissant 32 devient de plus en plus transparent et, par conséquent, de moins en moins réfléchissant. On peut également détecter les cratères par la transmission de la

lumière rouge, à la condition que l'opacité de la couche ré-

fléchissante soit suffisamment grande, pour la longueur d'onde choisie, pour permettre de détecter les cratères par

différence de transmission de la lumière.

Il convient de remarquer que les zones d'enregis-

trementl7, 19 et la bande neutre 21 (Figure 1), consistent au début en une émulsion d'halogénure d'argent recouvrant

un support. Par conséquent, les dénominations "zones d'en-

registrement" et "zones neutres" sont arbitraires car, si on le voulait, on pourrait utiliser toute la surface pour l'enregistrement.-Cependant, par commodité, il est préférable de considérer certaines zones comme étant des zones neutres (c'est-à-dire non destinées à l'enregistrement). La limite entre zones d'enregistrement et zones neutres est constituée par des lignes concentriques, de même que les lignes de guidage de la Figure 1, qui sont fortement agrandies. Dans uncas concret, les lignes de guidage 23 consistent en des circonférences concentriques très rapprochées les unes des autres ou en une spirale aux spires très rapprochées, les

données étant enregistrées sur les lignes ou entre les lignes.

Ces lignes de guidage, ainsi que les lignes frontières des zones neutres, peuvent être imprimées photographiquement sur le milieu d'enregistrement avant tout enregistrement de données. De plus, d'autres informations alpha-numériques ou informations fondamentales de données destinées à constituer une partie permanente du milieu d'enregistrement peuvent également être appliquées photographiquement sur le milieu d'enregistrement, au cours de l'un des premiers stades du cycle de traitement, étant donné que ces information doivent

devenir un élément permanent du mileiu d'enregistrement.

L'un des avantages de l'invention réside dans le fait que l'information permanente que l'on doit enregistrer préalablement sur le milieu d'enregistrement selon l'invention peut être appliquée selon des procédés photographiques, étant donné que le matériau de départ du milieu d'enregistrement est

une plaque photographique non exposée, que l'on trouve facile-

ment dans le commerce, utilisée pour la confection de circuits

intégrés à semi-conducteurs ou de matériaux à base de pellicu-

le de qualité identique. L'une des principales caractéristicues des matériaux photo-sensibles à émulsion d'halogènure d'argent convenant à la présente invention, tient à la finesse des grains grâce à laquelle la réflexion est réduite au minimum et des trous de très petites dimensions peuvent présenter des variations mesurables de leur pouvoir réfléchissant. Des grains plus gros conduiraient à une granulométrie plus grande qui aurait tendance à masquer les variations de la réflexion provoquées par de petits trous. L'enregistrement préalable des informations peut s'effectuer en masquant certaines zones

comme expliqué dans la présent description. Après traitement

photographique, ces informations préalablement enregistrées

peuvent être lues par réflexion, du fait que les zones d'en-

registrement préalable sont soit des zones blanches d'argent ayant un pouvoir de réflexion élevé, soit des zones noires d'argent à faible pouvoir de réflexion, soit encore, des

zones en gélatine transparente ayant un faible pouvoir ré-

fléchissant.

Les procédés photographiques utilisés pour l'en-

registrement préalable d'informations de règlage et de base de Ionnées sont liés intimement à la fabrication de caches pour émulsions dans l'industrie des semi-conducteurs. Grace à ces procédés de fabrication de caches, on peut obtenir des lignes d'une épaisseur d'un micron. Les Figures 3 à 8 illustrent certains procédés de réalisation d'un motif à

lignes préalablement enregistrées.

Dans le cas de la Figure 3, le milieu il de l'émulsion d'halogénure d'argent à grains fins est exposé

aux radiations actiniques dans les zones destinées à l'en-

registrement de données, tandis que le motif de lignes cons-

titué par les lignes circulaires 23a, 23b et 23c est à l'abri

de ces radiations. Un tel procédé permet d'obtenir la forma-

tion d'une image latente superficielle dans les zones d'en-

registrement de données. On retire-ensuite le cache des zones masquées puis on soumet l'émulsion au traitement par bain unique, décrit dans la présentedemande, qui assure la

formation de la surface réfléchissante destinée à l'enregis-

trement par laser sur la partie 11 de la Figure 4. Si-les zones à enregistrer doivent être activées par des radiations actiniques, il est préférable que l'émulsion renferme une teinture de filtrage qui absorbe les radiations actiniques afin que l'image latente des noyaux d'argent soit concentrée à la surface. Il est préférable d'employer une teinture de filtrage, mais toutefois cela n'est pas indispensable pour l'obtention d'une surface réfléchissante. Si l'on n'utilise pas une teinture de filtrage, le gradient de concentration en argent ne baisse pas aussi rapidement de la surface du support vers l'intérieur, et dans certains cas, il peut être nécessaire, pour effectuer l'enregistrement, d'utiliser un

faisceau laser de plus grande puissance.

Il existe deux raisons principales pour que l'ar-

gent se concentre sur la surface qui est la plus éloignéee

du support, si l'un n'emploie pas de teinture de filtrage.

En premier lieu, les photons qui irradient la surface sont absorbés par l'halogénure d'argent en formant des atomes d'argent; de la sorte il se produit une exposition plus forte à la surface de l'émulsion que dans la masse. En second lieu, lorsque l'on plonge l'émulsion dans le bain

unique, les noyaux d'argent situés à la surface se déve-

loppent par croissance chimique plus rapidement que les noyaux d'argent situés dans la masse, étant donné qu'ils sont les premiers à venir en contact avec le révélateur. Par conséquent, lorsque commence la partie du développement du bain unique qui représente le développement physique de la solution, il se précipite une plus grande quantité d'ions argent complexés, aux endroits de la

surface o les noyaux d'argent sont plus gros et plus nom-

breux. En outre, on sait qu'il faut quatre atomes d'argent par grain d'halogénure d'argent pour que ce grain puisse participer à la croissance chimique. Par conséquent, toute absorption par l'hélogénure d'argent a pour conséquence une plus grande probabilité pour les grains d'halogénure d'argent

situés à la surface que pour les grains intérieurs, de possé-

der les quatre atomes d'argent réduit. Comme plaques photo-

graphiques disponibles sur le marché renfermant des teintures de filtrage, on peut citer la plaque Eastman Kodak's High Resolution Plate - Type II, et trois plaques Agfa-Gevaert, à savoir les plaques dites Millimask Negative, Millimask

Reversal et Millimask Precision Flot RD. Il faut des tein-

tures de filtrage plus denses que celles-ci pour assurer le pouvoir réfléchissant voulu sur celle des faces qui est

la plus voisine du support.

Les lignes circulaires 23a, 23b et 23c qui étaient masquées par un cache, constituent des lignes de guidage de fabile pouvoir réfléchissant, destinées à faire savoir si le laser d'enregistrement enregistre bien la piste prévue pour les données, ou au contraire s'il s'est écarté de cette piste

En vue de fournir des renseignements complémentaires au dis-

positif d'asservissement, les lignes de guidage peuvent comporter un motif présentant des surfaces réfléchissantes et des surfaces non réfléchissantes, tel que celui qui est représenté sur la Figure 5, permettant de savoir si la correction à effectuer nécessite un déplacement vers la droite ou vers la gauche. Il convient de remarquer que les lignes de guidage de droite et de gauche peuvent-fournir des

signaux de fréquences différentes au dispositif de reproduc-

tion immédiate. Le petit motif en pointillé représenté sur la

figure peut être obtenu à l'aide d'un cache, ou par interrup-

* tion du faisceau laser d'enregistrement photographique.

Afin que les lignes de guidage ou tous autres repères se présentent sous l'aspect d'argent noir à faible pouvoir réfléchissant, contrairement aux repères transparents en gélatine étudiés plus haut, on pourrait exposer les lignes de guidage à travers un cache ou en utilisant un faisceau

laser continu ou interrompu. La Figure 6 illustre la réali-

sation de tels repères dans le cas o on utilise d'abord des radiations actiniques pour exposer les lignes de guidage 43a, 10. 43b, 43c, la surface restante 41 étant masquée. On procède ensuite à un développement chimique normal ou développement direct pour obtenir un motif en noir, de faible pouvoir réfléchissant, tel que celui qui est représenté sur la Figure 7 o à motif comme sur la Figure 8. On ne fait appel à aucun moyen de fixation étand donné que l'halogénure d'argent

contenu dans la zone 41 est utilisé dans le traitement ulté-

rieur par bain unique pour la formation de zones réfléchissan-

tes. Il convient de noter également que les lignes 43a, 43b et 43c pourraient être interrompues de manière à former un tracé en pointillé comme celui de la Figure 5. Les lignes de guidage et éventuellement, d'autres repères étant enregistrés en argent noir, l'opération suivante consiste à exposer l'image latente superficielle des zones restantes en vue de l'enregistrement par laser. Après l'opération finale de recuit, les lignes de guidage en noir et blanc sont transformées en un motif à pouvoir réfléchissant respectivement élevé et faible. On procède à la formation de l'image latente superficielle dans la zone d'enregistrement 41 de la Figure 8 ainsi que dans la zone d'enregistrement 11 de la Figure 4 signalée plus haut, en appliquant l'un des trois procédés

suivants: 1) par exposition de la zone non exposée d'enre-

gistrement de données constituée par une émulsion d'halogénure d'argent, à une radiation actinique, par exemple, la radiation d'une lampe à arc de mercure, d'une lampe incandescence, d'une lampe éclair au xénon, l'émulsion contenant une teinture de filtrage qui arrête toute la bande de radiations actiniques; 2) par une activation superficielle d'un agent de voilage,

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par exemple de l'hydrazine en solution aqueuse ou à l'état gazeux, ou encore du borohydrure de potassium en solution aqueuse; ou 3) en appliquant une couche de noyaux de précipitation d'argent au voisinage de la surface d'émulsion,

aux endroits o on veut former l'image superficielle latente.

La formation de l'image superficielle latente doit être suivie

du traitement décrit ci-après.

Lorsqu'il s'agit de former des images superficielles

latentes à l'aide d'un agent de voilage, il est sans importan-

ce que la teinture de filtration ait été chassée au cours de

l'opération préalable de développement. On peut assurer l'ac-

tivation superficielle de l'émulsion soit en la trempant pendant quelquessecondes dans un agent de voilage (par exemple un support aqueux renfermant de l'hydrazine), soit par exposition à de l'hydrazine à l'état gazeux pendant quelques minutes. On peut réduire au minimum la pénétration de l'agent de voilage dans la masse de l'émulsion en partant d'une émulsion sèche. Après développement au bain unique, le milieu d'enregistrement laser une fois terminé à l'aspect qui est représenté sur la Figure 5 ou la Figure 8. Il convient

de remarquer que les repères noirs de règlage (43) préala-

blement enregistrés (Figure 8) sont des zones ayant un pouvoir

réfléchissant faible par rapport à celui des zones d'enregis-

trement 41 en argent brillant avant l'opération de recuit.

A l'aide d'un agent de voilage, on forme des noyaux dans lesquels l'argent à l'état de complexes d'ions peut être réduit et absorbé. Au lieu d'employer un agent de filtration on peut introduire, dans l'émulsion non exposée d'halogénure d'argent, des noyaux de précipitation d'argent préalablement

confectionnés, par exemple en cours de fabrication. Les pel-

licules à développement immédiat qui l'on trouve sur le marché et qui sont fabriquées par la société Polaroid-Lahd,

- comportent de telles couches de noyaux au contact de l'émul-

sion d'halogénure d'argent. Il convient de noter que l'emploi de couches de noyaux de précipitation d'argent incorporé à l'émulsion n'interdit pas l'utilisation de repères de règlage préalablement enregistrés. Les zones neutres (c'est-à-dire qui ne sont pas destinées à l'enregistrement des données)

peuvent d'abord être exposées, suivant un motif puis dévelop-

pees chimiquement jusqu'à obtention d'argent noir à faible pouvoir réfléchissant, sans être fixées après effacement. On soumet ensuite toute la plaque à un développement dans un bain unique, de manière à obtenir des zones réfléchissantes d'enregistrement de données.et à obtenir, dans les zones neutres, des parties à faible pouvoir réfléchissant, aux endroits o l'argent noir a été effacé et également des

parties réfléchissantes au voisinage de ces zones noires ef-

facées. Un autre procédé de formation d'images latentes superficielles consiste à exposer la zone d'enregistrement de données à une radiation actinique. Il est bon que le milieu

contienne une teinture de filtration afin de limiter l'expo-

sition à la surface du support, mais cette teinture rique d'être chassée si l'on a préalablement traité le milieu, par

exemple pour former des repères de règlage en argent noir.

On peur remédier à cet inconvénieur par teinture après achèvement du développement chimique ou par utilisation, au cours de la fabrication de l'émulsion, d'une teinture de

filtration permanente non soluble qui ne risque pas de pro-

voquer un pouvoir réfléchissant non uniforme. Le traitement par bain unique peut s'effectuer de la même manière que dans

le cas décrit plus haut de l'activation de l'agent de voilage.

De plus, on peut éventuellement, avant le traitement au bain unique, effacer les zones en argent noir créées par la première

exposition et par le développement.

Les procédés de formation d'images latentes super-

ficielles conduisent à un gradient d'exposition dans le sens de la profondeur, la concentration en halogénure d'argent exposé ayant sa valeur maxima sur la face de l'émulsion o l'exposition est la plus forte. Cette concentration diminue à mesure que l'on pénètre à l'intérieur (et de façon assez rapide dans le cas d'agents de voilage), de telle sorte que la concentration de la formation d'image latente diminue de façon continue à partir de la surface exposée et a sa valeur la plus faible sur la face opposée de l'émulsion au voisinage

de celle-ci.

La concentration de l'halogénure d'argent non exposé est

inversement proportionnelle à la concentration par exposition.

Après traitement au bain unique, la concentration en volume de particules d'argent réfléchissantes sur celle des faces réfléchissantes qui est la plus éloignée du support est supérieure à la concentration la plus faible dans la masse

de l'émulsion, dans un rapport supérieur à 5/1.

Le composant réfléchissant 32 des Figures 9 à il, provient donc de l'argent contenu dans l'émulsion d'halogénure d'argent. Ce composant d'argent réfléchissant peut se trouver sur l'une ou l'autre des deux faces de l'émulsion et il s'y concentre, mais l'épaisseur de ce composant réfléchissant n'est pas nettementdéfinie lorsque ce composant a été obtenu par exposition à des radiation actiniques, étant donné que certaines radiations pénètrent jusqu'au-dessous de la surface

de l'émulsion et qu'il se forme une image latente d'argent.

L'avantage que Présente, par rapport à l'exposition à des ra-

diations actiniques, l'utilisation d'un agent de voilage pour la formation d'images latentes superficielles réside dans le fait qu'un tel agent de voilage assure la formation d'une couche réfléchissante mieux définie et une concentration d'argent plus faible dans la masse de l'émulsion. Avec l'un ou l'autre de ce procédés,.lhalogénure d'argent dans une émulsion photographique que l'on peut se procurer facilement> constitue le matériau de départ pour la formation du milieu d'enregistrement par laser selon l'invention, et l'on peut

considérer que le produit fini est constitué par des parti-

cules d'argent dans une matrice diélectrique en gélatine,

l'halogénure étant chassé par un traitement au bain unique.

Pour utiliser le milieu d'enregistrement par laser selon l'invention, on focalise de la lumière laser sur un point de l'élément réfléchissant, soit en projetant cette lumière sur la face la plus éloignée du support, soir en

faisant passer un faisceau laser dans un support transparent.

Pour l'enregistrement par laser, par opposition à la mémorisa-

tion de données, le pouvoir réfléchissant de la couche réflé-

chissante doit de préférence être compris entre 15% et 50%; par conséquent, la fraction restante de la radiation incidente (à savoir une proportion comprise entre 85% et 50%) est

absorbée par le composant réfléchissant, ou bien elle le tra-

verse partiellement. L'énergie absorbée a pour effet de défor-

mer ou de fondre la gélatine qui porte le composant réfléchissant, ce qui diminue le pouvoir réfléchissant à l'endroit o tombe le faisceau laser et assure un contraste

convenable dans la lecture par réflexion des données enregis-

trées. Dans le cas d'applications à la mémorisation de données, c'est-àdire la lecture laser mais non pas l'enregistrement, le pouvoir réfléchissant peut être aussi élevé que possible

et l'épaisseur de la couche réfléchissante est sans importance.

Le composant réfléchissant 32 est au-dessus de la sous-couche dans le cas des Figures 9 et 11, mais il est appliqué contre le support dans le cas de la Figure 10. Dans ces trois cas, on peut faire appel à un procédé de lecture par réflexion comme par exemple celui qui est décrit dans le brevet des E.U.A. 3.657.707. Dans les cas représentés, le faisceau laser d'enregistrement ne doit obligatoirement agir que sur le composant réfléchissant et il n'est pas nécessaire qu'il

pénètre dans la masse du composant 33.

Dans le cas de la Figure 9, le support peut aussi

bien laisser passer la lumière ou être opaque, pour une lectu-

re par réflexion, mais il doit être transparent au faisceau

laser de lecture, s'il s'agit d'une lecture par transmission.

Le composant 33, consiste en un complexe de gélatine et d'ar-

gent, de couleur rouge ou ambrée, si, pour la formation du composant 32, on utilise une teinture soluble de voilage et si l'on effectue une exposition aux radiations actiniques au contraire, ce composant 33 doit être essentiellement constitué par de la gélatine transparente si l'on procède à une activation de l'agent de voilage ou si l'émulsion a été préalablement confectionnée avec inclusion d'une couche de noyaux de précipitation d'argent. La couleur du composant 33 a peu d'effet sur les procédés de lecture par réflexion mais elle peut constituer un inconvénient dans le cas de procédés de lecture par transmission. Si ce composant 33 est rouge, la lecture par transmission peut s'effectuer dans une certaine mesure si l'on utilise un faisceau laser rouge ou dans l'infrarouge proche, à la condition que l'opacité du revêtement réfléchissant non perturbô arrête environ 90% de la lumière et que les cratères enregistrés laissent passer au moins environ 50% de la lumière. Si le composant 33 consiste essentiellement en gélatine transparente, il permet des lectures par transmission avec un faisceau laser vert ou bleu; et, du fait que le composant réfléchissant est plus opaque pour ces longueurs d'onde, on obtient un meilleur contraste que dans le cas d'un faisceau laser

rouge ou infrarouge utilisé pour la lecture par transmission.

La Figure 10 représente une disposition que l'on pourrait obtenir par exposition photographique, à l'aide de radiations actiniques bleues ou vertes contenues dans une bande étroite, traversant un support transparent 27 et venant frapper une émulsion fortement teintée pour diminuer la bande étroite de radiations actiniques. On peut obtenir ce résultat en utilisant des teintures solubles de filtration, faciles à trouver sur le marché, possédant des propriétés convenables

d'absorption. Les teintures contenues dans les plaques photo-

graphiques du commerce ne permettent pas d'obtenir le pouvoir réfléchissant désiré. Après le traitement final, le composant 33 est de couleur-rouge ou.ambrée. L'enregistrement et la lecture par réflexion s'effectuent à travers le support. La lecture par transmission peut être réalisée dans une certaine

*mesure à l'aide d'un faisceau laser rouge, ou dans l'infrarou-

ge proche, à la condition que l'opacité du revêtement réfléchissant arrête 90% des radiations du faisceau de lecture et que les cratères enregistrés laissent passer au moins 50% de la lumière. Si l'on réalise une telle configuration en utilisant une émulsion dans laquelle on a introduit, en cours de fabrication, une couche de noyaux de précipitation d'argent, le composant 33 doit consister essentiellement en gélatine transparente et la lecture par transmission peut s'effectuer également en bleu et en vert, comme expliqué au paragraphe précédent. La Figure 11 représente une configuration suivant laquelle le support et la sous- couche laissent tous deux passer

les radiations du spectre visible et les radiations de l'in-

frarouge proche. Cette configuration présente cet avantage que la couche 32 peut être revêtue d'une couche protectrice plate, neutre du point de vue optique, destinée à enrober

la couche 32. On ne pourrait pas utiliser une couche protec-

trice de ce type dans le cas de la Figure 9, étant donné que

cette couche protectrice se trouverait sur le trajet optique.

Le composant 33 en gélatine transparente meut être obtenu par activation superficielle par un agent de voilage ou par

une exposition à des radiations actiniques éloignées du -

support d'une émulsion fortement chargée d'une teinture de filtrage, de façon que pratiquement aucune image latente d'argent dans la masse de l'émulsion ne soit réduite au cours du développement par bain unique. Une telle configuration peut également être obtenue au moyen d'une émulsion dans

laquelle a été introduite une couche de noyaux de précipita-

tion d'argent au moment de la fabrication, à l'endroit de la couche 32. Dans ce cas, le composant 33, en plus du fait qu'il permet d'effectuer une lecture par réflexion avec des longueurs d'onde du spectre visible et de l'infrarouge proche, permet la lecture par transmission à ces longueurs d'onde par de la lumière laser traversant le support 27 et qui parvient au composant 33 en gélatine transparente qui traverse le cratère

30 du composant 32.

Les Figures 9, 10 et 11 montrent le revêtement d'émulsion 29 appliqué sur le support 27, recouvert par un composant brillant 32 présentant un cratère 30 creusé par le faisceau laser désigné par les rayons 31, et qui entame ce composant brillant. On maintient la dimension de ces cratères à une valeur minimum, de préférence de l'ordre d'un diamètre de 1 micron, et, en tout cas, d'un diamètre ne dépassant pas

quelques microns, pour obtenir de fortes densités de données.

Les données inscrites à l'aide de la lumière laser sont enre-

gistrées dans les zones d'enregistrement 17,19 représentées sur la Figure 1, désignées par la lettre R. Comme signalé

plus haut, ces zones d'enregistrement peuvent contenir égale-

ment des données de base préalablement enregistrées et des repères-de réglage qui peuvent occuper pratiquement toute la surface du milieu. Aucune donnée n'est enregistrée dans la bande neutre 21, désignée par la lettre G, mais cette zone peut comporter des repères de réglage. Les repères de réglage de l'une quelconque de ces zones peuvent être inscrits selon des procédés photographiques ou pyrographiques, comme par

exemple, l'enregistrement par laser.

Par conséquent, le milieu d'enregistrement selon l'invention peut comporter un mélange de données préalablement enregistrées et de repères de réglage qui ont été appliquées

sur ce milieu d'enregistrement par des procédés photographi-

ques, ainsi que des données inscrites ultérieurement et appliquées sur ce milieu d'enregistrement par des procédés d'inscription pyrographique par laser. Il n'y a pas lieu de faire de distinction de mémorisation de données entre les points non réfléchissants, préalablement enregistrés photographiquement, et les points non réfléchissants obtenus

par inscription par laser. Dans l'enregistrement, l'informa-

tion de réglage préalablement enregistrée sert à déterminer

la position des cratères de données en cours d'enregistrement.

II. Report par diffusion d'argent *Le demandeur a constaté que l'on peut réaliser une surface d'argent très mince et possédant un pouvoir réfléchissant élevé en reportant par diffusion des ions argent à l'état de complexe sur une couche de noyaux de précipitation d'argent. Une telle couche réfléchissante est non conductrice de l'électricité, elle possède une faible conductivité thermique et elle peut être réalisée par des moyens photographiques, ces deux dernières propriétés étant

très avantageuses pour les moyens d'enregistrement par laser.

On forme les ions argent à l'état de complexe en faisant réagir un produit chimique approprié avec l'halogénure d'argent utilisé dans les émulsions classiques d'halogénure d'argent. On peut incorporer à cette solution un agent révélateur ou réducteur pour que les ions argent à l'état

de complexe puissent se précipiter sur la couche de noyaux.

Une telle combinaison d'un aaent révélateur et d'un solvant de formation de complexe dans une même solution est appelée une solution à bain unique. Les formules préférées de bain unique pour surfaces fortement réfléchissantes comprennent un agent révélateur qui peut se caractériser par le fait qu'il possède une activité faible. Le choix de l'agent révélateur semble être moins important que le niveau d'activité

déterminé par la concentration du révélateur et par le pH.

L'agent révélateur doit avoir un potentiel redox suffisant pour assurer une réduction des ions argent et leur absorption ou leur agglomération sur des noyaux d'argent. La concentration de l'agent révélateur et le pH du bain unique ne doivent pas provoquer une croissance de filaments d'argent donnant un aspect noir à faible pouvoir réfléchissant. Les particules d'argent développées doivent avoir une forme géométrique, par exemple sphérique ou hexagonale, de manière à former une surface convenablement

réfléchissante une fois concentrées.

Les révélateurs possédant de bonnes caractéristiques sont bien connus des spécialistes et l'on peut obtenir un fonctionnement satisfaisant de presque n'importe quel révélateur photographique en choisissant convenablement la concentration, le pH et l'agent de formation de complexe d'argent, de manière qu'il ne se produise pas de réaction chimique entre le révélateur et l'agent de formation du complexe. Il est bien connu que les révélateurs photographiques

nécessitent, pour leur conservation, un anti-oxydant.

Les combinaisons suivantes de révélateur et d'anti-oxydant.

permettent d'obtenir les pouvoirs réfléchissants suivants avec les plaques du type Agfa-Gevaert Millimask HD exposées et

développées au bain unique.

Bain utilisant du Na (SCN) comme solvant et un agent de formation de complexe d'argent Révélateurs Anti- Valeur approchée oxydants du pouvoir réfléchissant maximum p-méthylaminophénol Acide ascorbique 46 % pméthylaminopjénol Sulfite 37 % Acide ascorbigue 10 % p-phénylènediamine Acide ascorbique 24 % Hydroquinone Sulfite 10 % Catéchol Sulfite 60 % Bain utilisant du NH 4OH comme solvant et un agent de formation de complexe d'argent Révélateurs Anti- Pouvoir oxydants réfléchissant Hydroquinone Sulfite 25 % Catéchol Sulfite 30 % Les mélanges préférés de solvants et d'agents de formation de complexe d'argent, qui doivent être compatibles avec le révélateur, sont mélangés avec de dernier selon des proportions qui favorisent le report complet par diffusion en

un temps relativement court, par exemple quelques minutes.

De tels agents de formation de complexes d'argent, dans des concentrations en volume convenables, doivent être en mesure de dissoudre pratiquement la totalité de l'halogénure d'argent d'une émulsion à grains fins, en quelques minutes. Le solvant ne doit pas réagir avec les grains d'argent de développement pour les dissoudre ou former du sulfure d'argent, étant donné

que cela aurait tendance à donner de l'argent non réfléchis-

tant. Le solvant doit être tel que la vitesse de réduction de son complexe d'argent dans la couche de noyaux soit assez grande même en présence de révélateurs de faible activité, que l'on préfère afin d'éviter la formation de filaments noirs d'argent à faible pouvoir réfléchissant au début du développement

de l'image latente superficielle.

Les produits chimiques suivants jouent le rôle de solvants de l'halogénure d'argent et d'agents de formation de complexes d'argent dans le développement physique de la solution. Ils ont été regroupés approximativement en fonction de la vitesse de développement physique de la solution, autrement dit en fonction de la quantité d'argent déposée par unité de temps sur les noyaux de précipitation, lorsqu'ils

sont utilisés avec, comme révélateur, le mélange p-méthyl-

aminophénol-acide ascorbique.

Produits chimiques les plus actifs Thiocyanates (ammonium, potassium, sodium, etc.) Thiosulfates (ammonium, potassium, sodium, etc.) Hydroxyde d'anm.onium Produits chimiques moyennement actifs Bromure d'a-picolinium -phényléthyle Ethylènediamine 2-Aminophénol furanne n-Butylamine 2Aminophénol thiophène Isopropylamine Produits chimiques beaucoup moins actifs Sulfate d'hydroxylamine Chlorure de potassium Bromure de potassium Triéthylamine Sulfite de sodium On voit, d'après ce qui précède que les thiocyanates et l'hydroxyde d'ammonium sont parmi les mélanges les plus actifs de solvant et d'agent de tormatlon ce complexe. Presque tous les révélateurs qui conviennent pour le développement physique d'une solution peuvent servir dans le procédé de report par diffusion d'argent selon l'invention moyennant une concentration convenable et un pH approprié, mais les mélanges de solvant et d'agent de formation de complexe n'agissent pas

tous dans le court délai désiré ni d'une manière convenable.

C'est ainsi par exemple que les thiosulfates, qui constituent le solvant d'halogénure d'argent le plus courant utilisé en photographie et dans le procédé de report par diffusion de photographies instantanées en noir et blanc du type Polaroid-Land, ne conviennent pas dans ce procédé, pour

deux raisons.

Les ions argent à l'état de complexe de ce solvant sont tellement stables qu'il faut faire appel à un réducteur iO puissant pour précipiter l'argent sur les noyaux, et ce réducteur ou révélateur puissant présente l'inconvénient de développer des filaments d'argent noirs à faible pouvoir réfléchissant. Il présente un autre inconvénient, en commun avec la thio-urée, à savoir qu'il forme du sulfure d'argent noir, à faible pouvoir réfléchissant, avec les grains d'argent du développement. Mais au contraire, dans le cas du procédé Polaroid-Land en noir et blanc, l'argent noir assure un résultat avantageux. Le cyanure de sodium est à éviter bien qu'il soit un excellent solvant de l'halogénure d'argent, étant donné qu'il constitue également un excellent solvant de l'argent à l'état métallique et que, par conséquent, il risque d'attaquer l'image en formation. De plus il est environ fois plus toxique que le thiocyanate de sodium qui est un

réactif photographique d'usage courant.

Les produits chimiques en question peuvent être appliqués selon toute une série de procédés, par exemple par immersion, à l'aide d'une lame racleuse, au moyen d'applicateurs capillaires, ou à l'aide de dispositifs de pulvérisation rotatifs. Il convient de régler la quantité de produits chimiques et la température de ces produits afin de régler le pouvoir réfléchissant. De préférence, le poids molaire du révélateur doit être inférieur de 7 % au poids molaire du solvant, étant donné que de fortes concentrations en révélateur peuvent provoquer la formation de filaments d'argent à faible pouvoir réfléchissant; toutefois font exception à cette

proportion la p-phényléthylènediamine et ses dérivés N,N-

dialkylés ayant un potentiel d'alternance compris entre 170 mv et 240 mv pour un pH de 11,0, qui ont une plus faible vitesse de développement et exigent de plus fortes concentrations, c'est-à-dire des concentrations pouvant aller jusqu'à 15 g/l, avec un minimum d'environ 2 g/l. Ces dérivés et leurs potentiels d'alternance sont reportés au Tableau 13.4 du livre intitulé "The Theory of the Photographic Process", 3ème édition, édité par Macmillan (1966). La concentration du solvant sous la forme d'un thiocyanate soluble ou d'hydroxyde d'ammnium doit être supérieure à 10 g/l, sans toutefois atteindre 45 g/l. Si la concentration est trop faible, le solvant n'est pas en mesure de transformer l'halogénure en un complexe d'argent en un temps bref, tandis que si la concentration en solvant est trop grande, l'image latente n'est pas convenablement développée pour donner les noyaux de précipitation d'argent, de sorte qu'une forte proportion du complexe d'argent demeure à l'état de solution au lieu d'être précipitée. Le procédé selon lequel le complexe d'argent est réduit en noyaux de précipitation et détermine la dimension des noyaux est appelé développement physique en solution. Il est important de remarquer que, dans le développement physique en solution tel que considéré dans la

présente description, les particules d'argent ne se

développent pas sous la forme de filaments comme dans le cas du développement direct ou chimique, mais, au contraire, se développent de façon à peu près uniforme dans toutes les directions, en donnant une image développée constituée par des particules tassées de forme arrondie. Au cours du développement des particules, on observe souvent un passage à la forme hexagonale. S'il se forme une très forte concentration de noyaux d'argent dans l'émulsion en cours de développement, et s'il y a une quantité suffisante d'halogénure d'argent à dissoudre, les sphères se développent finalement jusqu'à ce que certaines d'entre elles se touchent

en constituant des agrégats de plusieurs sphères ou hexagones.

Tandis que ce procédé est mis en oeuvre, la lumière transmise par ce milieu commence par prendre un aspect jaunâtre lorsque les grains sont très petits. Puis la couleur passe du jaune au rouge à mesure que les particules grossissent et, finalement, le milieu devient réfléchissant comme un

métal à mesure que se forment des agrégats.

Les deux premiers stades du procédé selon l'invention peuvent être assurés par un phénomène physique, par des traitements chimiques ou par des processus de fabrication, mais, si ces divers stades sont liés les uns aux autres dans l'ordre convenable, ils conduisent à un milieu réfléchissant de mémorisation de données susceptible d'être utilisé également pour l'enregistrement par laser, même sans

opération de recuit.

Le Tableau l comporte quatorze exemples expérimentaux destinés à faire ressortir certaines variations possibles des divers stades opératoires et à donner une vue globale des deux

principaux stades nécessaires pour former un milieu réfléchis-

sant de mémorisation de données. On peut utiliser un tel milieu également pour l'enregistrement par laser, mais il est à noter que sa sensibilité d'enregistrement et son rapport de contraste peuvent être améliorés par recuit, comme expliqué

au paragraphe suivant.

TABLEAU 1

I i I Exemples Activation Révélateur Solvant/Agent de M4atériel Pouvoir superficielle formation d'un photographique réfléchissant complexe Exemple 1 Lumière P-phénylènediamine Thiocyanate de Photoplaque Agfa- 20 % - 24 % sodium HD;:: Emulsion de 4-1/2 microns Exemple 2 Lumière P- méthylaminoThiocyanate de Photoplaque Agfa 20 % - 35 % phénol et acide sodium HD; Emulsion ascorbique de 4-1/2 microns Exemple 3 Lumière P- méthylaminoThiocyanate de Photoplaque Koni- 15 % - 27 %

phénol et acide sodium shiroku ST; Emul-

ascorbique sion de 3 microns Exemple 4 Lumière P-méthylamino- Thiocyanate de Film Agfa-Gevaert 40 % - 43 % phénol et acide sodium du type 10E75;

ascorbique émulsion de 5 mi-

crons Exemple 5 Hydrazine aqueuse; P-méthylamino- Thiocyanate de Film Kodak S0173; 32 %

voilage superfic. phénol et acide sodium émulsion de 6 mi-

ascorbique crons Exemple 6 Hydrazine aqueuse; P-méthylamino- Thiocyanate de Photoplaque Agfa 39 % - 41 % voilage superfic. phénol et acide sodium HD; émulsion de ascorbique 4-1/2 microns Exemple 7 Hydrazine aqueuse; Pméthylamino- Thiocyanate de Photoplaque Koni- 23 %

voilage superfic. phénol et acide sodium shiroku SN; émul-

ascorbique sion de 6 microns Agfa HD est l'abréviation d' "Agfa-Gevaert Millimask HD Photoplate" w 0% (A> TABLEAU 1 (suite) IExemples Activation Révélateur olvant/Agent de Matériel Ppuvoir superficielle formation d'un photographique réfléchissant complexe Exemple 8 Hydrazine à P-méthylaminoThiocyanate de Photoplaque Agfa- 22 % l'état gazeux; phénol et acide sodium BD; émulsion voilage superf. ascorbique 4-1/2 microns Exemple 9 Borohydrure de P-méthylamino- Thiocyanate de Photoplaque Agfa- 75 % potassium aqueux phénol et acide sodium HD; émulsion voilage superfic. ascorbique.. . . 4-1/2 microns _ Exemple 10 Lumière P-mêthylaminoChlorhydrate Photoplaque Agfa- 18 % phénol et acide d'hydroxylamine HD; émulsion ascorbique..4-1/2 microns Exemple 11 Lumière Catéchol Thiocyanate de Photoplaque Agfa- 56 % (1 g/litre) sodium HD; émulsion 4- 1/2 microns Exemple 12 Lumière Catéchol Thiocyanate de Photoplaque Agfa- 35 % (0,5 g/litre). sodium HD; émulsion 4-1/2 microns Exemple 13 Lumière CatécholPhotoplaque Agfa- 30 % (0,5g/lire)HydroxydePotpauAg- 30' (0,5 g/litre) Hdammonium HD; émulsion de d.a...nu. 4-1/2 microns Exemple 14 Lumière Hydroquinone Hydroxyde Photoplaque Agfa- 25 % (0,5 g/litre) HD; émulsion de d ' ammonium 4-1/2 microns o rs 0% LN FN, 4- III. Opération de recuit Les deux premiers stades du procédé décrit ci-dessus, à savoir la formation de l'image latente superficielle et le report par diffusion d'argent ont pour résultat l'obtention d'un-milieu réfléchissant de mémorisation de données que l'on

peut utiliser également pour l'enregistrement par laser.

Ces opérations du procédé et la nature même des milieux réfléchissants de mémorisation de données résultants figurent dans une demande de brevet aux Etats Unis d'Amérique

n' 55.270. Dans la présente invention, la sensibilité d'enre-

gistrement du laser est accrue, les variations du rapport de contraste sont plus faibles et le pourcentage de réflexion superficielle est augmenté par une opération de recuit effectuée à la température d'environ 3000C, de préférence dans une atmosphère contenant de l'oxygène, cette opération

durant de trois à cinq minutes.

Le demandeur ne s'explique pas parfaitement les raisons pour lesquelles le traitement thermique améliore ces caractéristiques, mais cependant les résultats d'observation

fournissent quelques indications sur les phénomènes en jeu.

On constate toujours que le pouvoir réfléchissant augmente lorsque l'on porte la température à environ 300'C pendant plusieurs minutes; même en. atmosphère inerte (par exemple, dans l'azote), mais que le pouvoir réfléchissant peut être multiplié par un facteur de 2 à 4 lorsque l'on fait appel à une atmosphère d'oxygène, comme dans le cas de l'Exemple I. On constate ainsi que la concentration en volume de l'argent sur la surface réfléchissante augmente avec la température et encore plus, s'il y a à la fois élévation de température et utilisation d'oxygène. On pourrait en conclure que, en vue d'augmenter la concentration superficielle en volume de l'argent, la série des opérations comprend un report thermique sur la surface par diffusion de l'argent à l'état métallique. Il est possible que, au cours des opérations, de l'oxyde d'argent se forme pour être ensuite ramené à l'état d'argent métallique, étant donné qu'à la température

en jeu, il peut se former de l'oxyde d'argent très instable.

Du fait que l'épaisseur de la gélatine diminue nettement au cours du recuit, il doit se produire une augmentation de la

concentration en volume de l'argent.

De plus, au cours de l'opération de recuit, la matrice de gélatine subit une pyrolyse légère, ce qui a pour effet de libérer une certaine quantité de carbone et

d'augmenter le pouvoir d'absorption de la gélatine.

Le résultat est indiqué à l'Exemple 4, dans lequel le pourcentage d'absorption est donné pour cinq températures différentes et pour trois longueurs d'onde de lumière visible et une longueur d'onde dans l'infrarouge. Le demandeur estime qu'une augmentation du pouvoir absorbant de la gélatine de couleur brun clair provoque une augmentation de l'absorption de la puissance laser incidente au cours de la mise en oeuvre du procédé d'enregistrement, ce qui, à son tour, provoque une augmentation de la sensibilité d'enregistrement

par laser.

L'opération de recuit comprend le chauffage du revêtement réfléchissant de l'émulsion à la suite des deux premiers stades du procédé, indiqués plus haut, jusqu'à une température comprise environ entre 2800C et 360'C, dans l'air, de 2500C à 360'C, dans l'oxygène, ou de 310'C à 360'C en atmosphère inerte; une atmosphère contenant de l'oxygène étant préférée. La présence d'oxygène permet d'appliquer une température moins élevée ou bien diminue la durée des opérations et, en tout cas, elle apparaît comme permettant d'effectuer un traitement plus poussé. Une longue durée de traitement à une température supérieure à 340'C risque de provoquer une pyrolyse trop forte de la gélatine. Des mesures de résistance électrique effectuées sur la couche brillante 32 de la Figure 8 n'indiquent aucune conductivité électrique appréciable. Les procédés de chauffage comprennent l'utilisation d'un four à air à convection, une source de contact très chaude ou un chauffage par rayonnement. Chacun de ces trois

procédés peut être utilisé pour l'opération de recuit.

On utilise à cette fin un four à air à convection fabriqué par la société GCA Corporation, sous le nom de "Precision Scientific Model 605", de 2. 500 watts. Ce four, bien qu'il convienne pour des expériences, présente deux inconvénients: en premier lieu, il ne peut servir que dans le cas d'un procédé discontinu (c'est-à-dire par fournées) et, en second lieu, le support en verre subit un choc thermique important lorsque l'on introduit les plaques dans le four à

convection ou qu'on les en retire.

Un perfectionnement par rapport au four à air à convection est représenté par une source à contact très chaude, constituée par une partie de chauffage préalable,

une partie pour le recuit et une partie de refroidissement.

On utilise une barre de poussée pour faire passer la pièce

de l'une à l'autre de ces parties. La partie de refroidisse-

ment et la partie de chauffage préalable sont prévues pour contenir trois pièces. On peut donc effectuer le traitement d'une fournée de trois plaques. La plaque de contact est en aluminium et l'on introduit des couples thermoélectriques pour déterminer les réglages convenables de température. Un tel montage réduit au minimum le choc thermique, mais il s'agit encore d'un procédé discontinu. Le chauffage par rayonnement est préféré étant donné qu'il peut permettre un écoulement continu et que le choc thermique est très faible. Autrement dit, si l'on utilise une courroie transporteuse pour faire défiler les plaques au-dessous de sources de chauffage par rayonnement, on peut régler l'intensité de chacune des sources de chauffage ou l'égalité de leurs intensités de

manière à obtenir le profil de chauffage désiré.

On a prévu un dispositif de chauffage par rayonnement

permettant d'effectuer le recuit d'une plaque à la fois.

Ce dispositif de chauffage destiné à des plaques ayant des dimensions allant jusqu'à 10 cm sur 10 cm, consiste en un alignement plan de cinq appareils de chauffage à infrarouge, à enveloppe en quartz, du type 500T3 (Westinghouse), de 500 watts chacun. Les tubes sont montés avec leurs axas distants do 18 mm et sont distants de 43 mm de la surface de la plaque à soumettre à recuit. On intercale une plaque de quartz de 12,5 cm sur 12,5 cm sur 3 mm entre la source et la pièce pour rendre étanche la chambre o s'effectue le recuit,

tout en laissant passer les radiations infrarouges.

On enferme la plaque destinée à subir un recuit dans cette chambre fermée hermétiquement, dans laquelle règne l'atmosphère convenable. On monte audessus de ces appareils de chauffage un réflecteur cylindrique chromé ayant un rayon de courbure de 7,5 cm, les divers dispositifs de chauffage étant disposés

approximativement sur le pourtour de ce cylindre.

Exemple 1

On prend une photo-plaque revêtue d'une émulsion Konishiroku Photo Industries ST du commerce, d'une épaisseur de 3 microns, ne contenant pas de teinture de filtration; on la plonge dans une solution à 1 % d'hydroxyde de sodium dans l'eau pour chasser l'enduit anti-halo puis, après lavage,

on expose cette plaque à la lumière ambiante, pendant 10 mn.

On la plonge ensuite dans une solution de révélateur à bain unique ayant la composition suivante: p-phényènediamine, ,4 g; acide ascorbique, 5 g; soude, 2 g; NaSCN, 5 g. On ajoute de l'eau jusqu'à 1 litre. La durée du développement

est de 5 minutes.-On lave les plaques puis on les sèche.

Le pouvoir réfléchissant superficiel est de 12,3 %.

Après avoir chauffé un échantillon dans l'azote à la température de 310'C pendant 5 minutes, on constate que le pouvoir réfléchissant s'élève jusqu'à 15,9 %, c'est-à-dire 29 % au-dessus du pouvoir réfléchissant initial. Après avoir chauffé un second échantillon jusqu'à la température de 3280C dans l'azote pendant 5 minutes, on constate que le pouvoir réfléchissant s'élève à 19,5 %. Si l'on procède à l'opération de recuite dans une atmosphère d'oxygène au lieu d'azote, le pouvoir réfléchissant monte davantage. C'est ainsi par exemple que l'on porte l'échantillon à la température de

318'C pendant 5 minutes dans de l'oxygène, le pouvoir réflé-

chissant résultant est de 27,7 % et si l'on porte la température à 3280C, les autres conditions étant les mêmes

par ailleurs, le pouvoir réfléchissant monte à 31,8 %.

Exemple 2

On prend une photo-plaque revêtue d'une émulsion Agfa-Gevaert Millimask HD du commerce, d'une épaisseur de 4,5 microns, renfermant une teinture de filtration; on l'expose à la lumière du soleil pendant plusieurs minutes puis on la plonge pendant 5 minutes à la température de 230C dans un bain unique ayant la composition suivante: p-phénylènediamine, 5,4 g acide ascorbique: 5,0 g; bromure de potassium, 0,5 g; NaSCN, 10,0 g. On ajoute de l'eau jusqu'à 1 litre et l'on

porte le pH à la valeur de 11 par addition de soude.

Après séchage, les échantillons "A" et "B" (qui correspondent à la technique antérieure) présentent une gamme de pouvoirs réfléchissants cimprise entre 20 et 24 %, à la longueur d'onde de 633 nanomètres. L'échantillon "C" qui correspond à la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, et qui a subi un recuit pendant 5 minutes dans l'oxygène, à la température de

3200C, présente un pouvoir réfléchissant de 36 %.

On procède alors à un enregistrement par laser à l'aide d'un laser à argon qui utilise la raie verte ayant pour longueur d'onde 514 nanomètres. Le diamètre du faisceau de ce laser est d'environ 0,8 microns à la surface du milieu, la période étant de 100 nanosecondes. On procède à des essais pour savoir de quelle manière le rapport de contraste par

réflexion varie en fonction de la puissance du faisceau laser.

On effectue les mesures en commençant par des puissances de

28 milliwatts et en descendant jusqu'à moins de 3 milliwatts.

Les résultats de ces essais pour trois échantillons sont

reportés sous la forme des courbes A, B et C de la Figure 12.

Le rapport de puissance réfléchie entre la surface non enre-

gistrée et celle du trou pour une puissance de 24 milliwatts, est de l'ordre de 7/1 pour les trois échantillons. A chaque valeur mesurée de la puissance, on mesure le contraste en 32 points et on fait la moyenne. A leur niveau de puissance d'enregistrement laser de 13 milliwatts, pour le diamètre de

- 464

faisceau et la longueur d'impulsion indiqués ci-dessus, les échantillons "A" et "B" présentent des variations du rapport de contraste de 48 % et de 36 % aux points de distribution sigma, ces variations étant tirées des trente- deux rapports de contraste mesurés pour chaque valeur de la puissance laser. L'échantillon "C" présente des variations du rapport de contraste qui ne sont que de 16 %, à la puissance de 7 milliwatts. Aucun des échantillons "A" et "B" ne pourra être utilisé de façon efficace pour enregistrer avec une puissance inférieure à 5,7 milliwatts, étant donné qu'à cette puissance, la variation de contraste par réflexion atteint la valeur 50 %. Au contraire, l'échantillon "C" présente une variation de contraste inférieure à 40 %, pour la puissance

laser de 3,6 milliwatts.

Exemple 3

On prend une photo-plaque revêtue d'une émulsion Konishiroku Photo Industries ST du commerce, d'une épaisseur de 3 microns, ne contenant pas de teinture de filtration; on la plonge dans une solution à 1 % d'hydroxyde de sodium dans l'eau, pour chasser l'enduit anti-halo puis, après lavage,

on l'expose à la lumière ambiante pendant 10 minutes.

On plonge cette plaque dans une solution de révélateur à bain unique ayant la composition suivante: p-phénylènediamine, ,4 g; acide ascorbique, 5 g; soude, 2 g; NaSCN, 5 g; et bromure de potassium, 0,5 g. On ajoute de l'eau jusqu'à 1 litre. La durée du développement est de 5 minutes puis on lave les plaques et on les sèche. Après un recuit pendant 5 minutes dans l'oxygène, à la température de 3000C, l'échantillon présente un pouvoir réfléchissant de 25,5 % cet échantillon est désigné par la lettre "F" et il met en

oeuvre le procédé selon l'invention.

On procède ensuite à un enregistrement par laser à l'aide d'un laser à argon, en utilisant la raie verte de longueur d'onde 514 nanomètres. Le diamètre du faisceau laser est d'environ 0,8 micron à la surface du milieu et on utilise * 47 des impulsions d'une période de 100 nanosecondes. On procède à des essais pour savoir de quelle manière le rapport de contraste par réflection varie en fonction de la puissance du faisceau laser. On procède aux mesures en partant de puissance

laser 28 milliwatts et en descendant jusqu'à 1,3 milliwatt.

Les résultats de cette série d'essais sont indiqués à la fi-

gure 13 par la courbe "F". Les courbes "D" et "E" correspondent

aux essais effectués sur le milieu réflechissant d'enregistre-

ment laser de la technique antérieure (correspondant à la demande de brevet N'80 02270), utilisant cette même émulsion

Konishiroku Photo Industries ST comme matériau de départ.

Le rapport de la puissance réfléchie entre la surface non

enregistrée et celle du trou, pour la puissance de 24 milli-

watts, est de l'ordre de 7/1 pour les échantillons "D" et "F", et un peu plus petit pour l'échantillon "E". A chaque valeur -mesurée de la puissance, on mesure le contraste en 32 points

et l'on fait la moyenne.

Pour leur valeur de puissance d'enregistrement laser de 4,5 milliwatts, avec le diamètre de faisceau laser et la longueur d'impulsions indiqué cidessus, les échantillons "D" et "E" présentent des variations du rapport de contraste par réflection de * 16% et i 20%, aux points de répartition sigma, ces valeurs étant tirées des 32 rapports de contraste mesurés à chaque valeur de puissance laser. A la puissance de 2,8 milliwatts, ils présentent des variations du contraste par réflection respectivement de + 22% et + 29%. Pour le contraste, l'échantillon "F" présente des variations des rapports de contraste qui ne sont que de + 8,5%, pour un faisceau laser ayant une puissance de 4,6 milliwatts, et

seulement de + 10%, pour la puissance de 2,8 milliwatts.

Exemple 4

On prend un groupe de plaques en verre, revêtus

d'une couche de gélatine transparente de 3-microns d'épais-

seur fabriquées par la Société Konishiroku Photo Industries ST; on chauffe ces plaques dans l'air pendant cinq minutes à diverses températures, pour vérifier de quelle manière la pyrolyse de la gélatine à diverses températures conduit à différents degrés d'absorption de la lumière pour diverses longueurs d'onde. Les pourcentages d'absorption sont les suivants

Proportion d'absorption de la lumière par une couche de géla-

tine d'une épaisseur de 3-microns, en fonction

de la température des opérations et de la lon-

gueur d'onde de la lumière Longueurs d'onde de la lumière Température des Bleu Vert Rouge Infrarouge opérations (488 nm)(514 nm)(633 na) (833 nm)

*2760C 65% -- 16% --

2960C 78% -- 25% --

316 C 90% 77% 45% 18%

3390C 99% 89% 62% 25%

3600C -- 93% 75% 30%

En résumé, l'ensemble des opérations consistant à former des images latentes à effectuer un traitement selon le procédé chimique de report en négatif par diffusion

d'argent et à procéder à un recuit permet d'obtenir un ma-

tériau réfléchissant d'enregistrement par laser du type DRAW (c'est à dire "lecture directe après enregistrement")

beaucoup plus sensible que ceux de la technique antérieure.

De plus, ce procédé en trois stades assure les variations de contraste par réflection les plus faibles par rapport à celles qui ont été observées parmi les divers milieux de mémorisation de données à gélatine et argent, de la technique antérieure. L'exemple 1 montre comment l'état de recuit,

mesuré par le pouvoir réfléchissant, augmente avec la tem-

pérature et également si l'atmosphère environnante contient de l'oxygène. L'exemple 2 et le figure 12 qui lui correspond montrent comment le recuit augmente le rapport de contraste

par réflexion. et fait descendre la valeur utilisable d'enre-

gistrement de seuil de 7,5 milliwatts à 3,6 milliwatts et diminue nettement les variations du rapport de contraste par réflection pour toute une vaste gamme de valeurs de la puissance laser. Dans cet exemple, on utilise une émulsion Agfa-Gevaert HD comme matériau de départ, aussi bien dans le procédé selon l'invention que dans le procédé selon la technique antérieure. L'exemple 3 et la figure 13 qui lui correspond montrent comment le procédé en trois stades

selon l'invention conduit à un matériau réfléchissant d'enre-

gistrement par laser o le fonctionnement est meilleur à faibles puissances; en d'autres termes, ce matériau présente une sensibilité d'enregistrement plus élevée que celle qui est obtenue par l'application du procédé en trois stades de la technique antérieure, décrit dans la demande mentionnée page 47 ligne 11. Dans le présent exemple, on utilise la même émulsion Konishiroku Photo Industries ST comme

matériau de départ aussi bien pour le procédé selon l'inven-

tion que pour le procédé de la technique antérieure. L'exem-

ple 4 montre comment l'opération de recuit augmente le pou-

voir absorbant de la matrice de gélatine pour le faisceau laser d'enregistrement, ce qui peut expliquer l'augmentation

de la sensibilité d'enregistrement laser après recuit.

Claims (11)

REVENDICATIONS
1. Procédé de fabrication d'un milieu réfléchissant, non conducteur de l'électricité, pour la mémorisation de données, caractérisé par le fait qu'il consiste à pratiquer une expo-
sition superficielle d'image latente dans une couche d'émul-
sion photo-sensible d'halogénure d'argent appliquée sur un support, de manière à constituer une zone de mémorisation de données, ladite exposition provoquant la formation d'une couche superficielle de noyaux de précipitation d'argent ayant une concentration en volume qui varie suivant un gradient dans le sens de la profondeur de l'émulsion, une certaine quantité d'halogénure d'argent photo-sensible non exposé demeurant dans ladite émulsion, sous des concentrations qui
sont inversement proportionnelles àcelle de ladite concentra-
tion de noyaux; à mettre ladite couche d'émulsion photo-
sensible non exposée d'halogénure d'argent en contact avec
un bain aqueux constitué par un révélateur faible de l'halo-
génure d'argent servant à développer ladite image latente et par un solvant à action rapide de l'halogénure d'argent destiné à réagir avec l'halogénure d'argent non exposé et non développé de manière à former des complexes d'ions argent solubles qui sont transportés par report chimique de diffusion, dans lesdits noyaux de précipitation d'argent de ladite image latente, o l'argent contenu dans lesdits complexes d'ions précipite et est adsorbé sur lesdits noyaux en présence dudit révélateur qui joue le rôle de réducteur, ce qui donne un négatif d'argent réfléchissant, non conducteur de l'électricité de ladite image latente dans ladite zone
de mémorisation de données;et à porter ledit milieu réfléchis-
sant, non conducteur de l'électricité servant à la mémorisa-
tion de données à une température d'au moins 250'C.
2. Procédé selon la revendication l caractérisé par le fait
que l'on chauffe ledit milieu jusqu'à ce que le pouvoir ré-
fléchissant de la surface augmente d'au moins 5% par rapport
au pouvoir réfléchissant initial.
3. Procédé selon la revendication l caractérisé par le fait que l'on chauffe ledit milieu jusqu'à ce que le pouvoir d'absorption de la couche de gélatine transparente initiale atteigne la valeur d'au moins 20%, pour la longueur d'onde
du laser utilisé pour l'enregistrement.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications l
à 3, caractérisé par le fait que ce chauffage est effectué
dans l'air.
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1
à 3 caractérisé par le fait que ce chauffage est effectué
dans une atmosphère renfermant de l'oxygène.
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications l
à 3 caractérisé par le fait que ledit chauffage est effectué
dans une atmosphère d'oxygène.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications l
à 6 caractérisé par le fait que ledit chauffage est effectué
à température d'au moins 280'C.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1
à 7 caractérisé par le fait que ce chauffage est un chauffage
à rayonnement.
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications i
à 8 caractérisé par le fait que ledit chauffage dure entre
une demi-minute et vingt minutes.
10. Procédé selon l'une quelconque des revendications l
à 9 caractérisé par le fait que ledit chauffage dure de une
à cinq minutes. -
11. Milieu réfléchissant, non conducteur de l'électricité, pour la mémorisation de données, fabriqué conformément au
procédé décrit aux revendications l à 10.
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