EP4720791A1 - Procédé de détection d'un moment fixe - Google Patents
Procédé de détection d'un moment fixeInfo
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- EP4720791A1 EP4720791A1 EP24735664.5A EP24735664A EP4720791A1 EP 4720791 A1 EP4720791 A1 EP 4720791A1 EP 24735664 A EP24735664 A EP 24735664A EP 4720791 A1 EP4720791 A1 EP 4720791A1
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- E06B—FIXED OR MOVABLE CLOSURES FOR OPENINGS IN BUILDINGS, VEHICLES, FENCES OR LIKE ENCLOSURES IN GENERAL, e.g. DOORS, WINDOWS, BLINDS, GATES
- E06B9/00—Screening or protective devices for wall or similar openings, with or without operating or securing mechanisms; Closures of similar construction
- E06B9/56—Operating, guiding or securing devices or arrangements for roll-type closures; Spring drums; Tape drums; Counterweighting arrangements therefor
- E06B9/68—Operating devices or mechanisms, e.g. with electric drive
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Abstract
Procédé de gestion d'une installation domotique (100) comprenant au moins une protection solaire (3) motorisée, et comprenant: Une étape de mesure de la température intérieure (T); Une étape de détection (ED) dans laquelle un instant repéré (lr) et une température repérée (Tr) sont détectés, l'instant repéré (lr) correspondant à un passage d'une phase de décroissance (Po) à une phase de croissance (Pc) de la température intérieure; Une étape de validation (EV) dans laquelle l'instant repéré (lr) est défini comme un instant de référence (B) en fonction d'une comparaison entre une durée de la phase de croissance (Pc) et une durée de validation postérieure (Dp); Une étape de détermination d'une position cible de la protection solaire (3), en fonction de l'instant de référence (B) Une étape de commande (EC) de la position prise par la protection solaire (3) vers la position cible.
Description
DESCRIPTION
TITRE : Procédé de détection d’un moment fixe
L’invention concerne le domaine de la gestion d'un confort thermique intérieur d’un bâtiment et plus particulièrement un procédé de gestion d’une installation domotique et un terminal d’une installation domotique.
Un bâtiment à usage domestique ou professionnel dispose d'un ensemble d'éléments actifs, comme des dispositifs de climatisation ou de chauffage, ou passifs, comme par exemple des protections solaires telles que des volets roulants ou des stores, dont un comportement, notamment par le biais d’un pilotage automatique, a une influence forte sur une évolution d’un confort thermique, c'est-à-dire une température intérieure du bâtiment, et d’un confort visuel intérieur.
Plusieurs phénomènes peuvent influencer la température intérieure, notamment : des conditions climatiques extérieures, dont l’irradiance des objets extérieurs, par leurs impacts sur une enveloppe externe du bâtiment, font évoluer la température intérieure avec une plus ou moins grande inertie. Cette dernière varie notamment en fonction des matériaux de construction, d’une isolation du bâtiment, d’une orientation des ouvertures, et d’une géométrie du bâtiment ; les dispositifs de climatisation et de chauffage peuvent également faire évoluer la température intérieure du bâtiment, notamment en compensant, à hausse ou à la baisse, des apports énergétiques issus d’autres sources d'énergie ; des activités effectuées à l’intérieur du bâtiment, comme une mise en fonctionnement d’un four, ou d’une cheminée, ou une présence d'un grand nombre de personnes, etc... font fortement évoluer la température intérieure du bâtiment.
Parmi ces phénomènes, l’irradiance et plus précisément la radiation solaire transmise à travers un vitrage d’une ouverture du bâtiment est l’une des composantes prédominantes d’une augmentation de la température intérieure.
Ainsi, un pilotage des protections solaires, c'est-à-dire une commande d'ouverture ou de fermeture de la protection solaire, en interagissant directement avec l’extérieur à un impact direct et important sur le confort thermique et visuel. Autrement dit, une bonne gestion des protections solaires permet de gagner plusieurs degrés sur la température intérieure.
On appelle pilotage ou gestion d'une protection solaire une modification des positions de la protection solaire au cours du temps entre une position déployée ou déroulée dans laquelle elle arrête au moins une partie d’un rayonnement solaire, et une position repliée ou enroulée dans laquelle elle arrête une partie moins importante du rayonnement solaire.
Un pilotage, ou une gestion, manuelle n’est pas optimale d'un point de vue énergétique car il est difficile pour un occupant du bâtiment de savoir exactement quelle est la position idéale de la protection solaire à chaque instant, et à quel moment il doit l’ouvrir ou la fermer. De plus, en cas d’inoccupation du bâtiment les mouvements sont impossibles contrairement à un pilotage automatique qui assure en continu le positionnement des protections. Il est donc important de pouvoir gérer le pilotage automatique de manière optimale, notamment pour limiter l’augmentation de la température intérieure.
Il est connu des solutions mettant en oeuvre une gestion ou un pilotage automatisé des protections solaires pour limiter l’augmentation de la température intérieure utilisant un ensemble de capteurs, par exemple de capteurs de luminosité extérieurs, et/ou d’une horloge crépusculaire en lien avec une centrale domotique. Cependant, ces solutions nécessitent une utilisation de capteurs onéreux et/ou une connexion à une centrale domotique et sont complexes à mettre en œuvre.
L’invention a pour but de remédier à tout ou partie des inconvénients précités en proposant un procédé qui permet de déclencher un pilotage automatique des protections solaires en limitant un nombre de mesures et de capteurs nécessaires, notamment en limitant les capteurs à un capteur de température et à un compteur de temps.
L’invention porte sur un procédé de gestion d’une installation domotique d’un bâtiment comprenant au moins une protection solaire motorisée, une unité de gestion d’une position prise par la protection solaire au cours du temps, et au moins un dispositif de mesure d'une température intérieure du bâtiment, le procédé étant mis en œuvre par l'unité de gestion et comprenant les étapes suivantes :
Une étape de mesure dans laquelle la température intérieure est mesurée;
Une étape de détection dans laquelle un instant repéré et une température repérée sont détectés, l'instant repéré correspondant à un passage d'une phase de décroissance de la température intérieure à une phase de croissance de la température intérieure, et la température repérée correspondant à la valeur de la température intérieure à l’instant repéré;
Une étape de validation dans laquelle l’instant repéré est défini comme un instant de référence en fonction d’un résultat d’une comparaison entre une durée de la phase de croissance de la température intérieure et au moins une durée de validation postérieure;
Une étape de détermination d’une position cible de la protection solaire, cette étape prenant en compte l’instant de référence ;
Une étape de commande (EC) de la position prise par la protection solaire vers la position cible
On détermine dans la suite de la description que le terme « jour » correspond à une phase d'une journée calendaire dans laquelle des apports thermiques associés une radiation solaire sont possibles, tandis que le terme « nuit » correspond à une phase de la journée calendaire dans laquelle les apports thermiques associés à la radiation solaire ne sont pas possibles.
L'unité de gestion du procédé selon l’invention cherche à modifier une position des protections solaires notamment pour protéger d’une élévation importante de la température intérieure liée à la radiation solaire transmise à travers un vitrage d'une ouverture du bâtiment. Autrement dit, l’unité de gestion doit commander la position prise par les protections solaires le jour, et non pendant la nuit. Plus précisément, l’unité de gestion doit commander la position prise par les protections solaires lorsque les apports thermiques associés à la radiation solaire sont possibles. Ainsi, l’unité de gestion doit avoir une information concernant un instant de référence à partir duquel elle va piloter la commande des protections solaires pendant le jour ou du moins déterminer la ou les commandes à fournir aux protections solaires. L’instant de référence correspond donc au début d’une phase dans laquelle des apports thermiques associés à la radiation solaire sont possibles, c'est-à-dire un début de jour. De cette manière il est possible de s'affranchir d'ordres intempestifs, de fermeture des protections solaires par exemple, en dehors d’une période débutant à l’instant de référence. Autrement dit, la nuit, l’unité de gestion ne modifie pas la position des protections solaires.
L'objet de l’invention est de déterminer ledit instant de référence sur la seule information de la température intérieure. En effet, afin que l’installation domotique soit la plus simple possible, celle-ci ne détermine pas l’instant de référence sur la base d’une information donnée par une horloge, interne à l’unité de gestion ou par connexion à une centrale domotique, qui indiquerait le jour et l’heure calendaire.
L'instant de référence peut varier au cours de l’année calendaire. Le procédé selon l’invention doit donc s'adapter au cours de l’année calendaire. Le procédé selon l'invention doit également s’affranchir de toute valeur seuil de température intérieure, valeur seuil qui serait difficile à déterminer car variable selon les installations, les localisations géographiques, les conditions météorologiques, etc.
Le procédé détermine donc sur la seule information de la température intérieure un passage de nuit à jour.
Pour cela, lors de l’étape de détection, l'unité de gestion détermine un instant repéré associé à un minimum local de température intérieure. On note température intérieure repérée la température intérieure repérée à l'instant repéré. L’instant repéré correspond à un passage d’une phase de décroissance de la température intérieure à une phase de croissance de la température intérieure. Autrement dit, l’instant repéré correspond à l’instant pour lequel un minimum de la température intérieure est déterminé.
La phase de décroissance correspond à une période pendant laquelle la température intérieure reste supérieure ou égale à la température repérée.
La phase de croissance correspond à une période pendant laquelle la température intérieure reste supérieure ou égale à la température repérée.
Plus précisément, l’étape de détection détermine l’instant repéré par une comparaison d’une valeur de la température intérieure à une valeur de température intérieure précédente. Néanmoins, les températures intérieures enregistrées dans une mémoire de l’unité de gestion peuvent en réalité être des températures intérieures moyennées sur une durée déterminée (30min, 1h...) de sorte à filtrer des phénomènes de bruit. De la même identique, une température intérieure peut être considérée comme supérieure ou inférieure à la température intérieure antérieure si elle est supérieure (ou inférieure) à la température intérieure plus un bruit défini.
Lorsque cet instant repéré est détecté, il doit être validé pendant une durée de validation postérieure afin d’être défini comme un instant de référence. La durée de validation postérieure est une valeur seuil de temps. Autrement dit, l’instant repéré doit être suivi d’une phase de croissance de la température intérieure pendant au moins la durée de validation postérieure pour devenir l’instant de référence. La température repérée doit donc être la température minimum pendant au moins la durée de validation postérieure pour que l’instant repéré soit défini comme l’instant de référence.
Lors de l’étape de validation, l’unité de gestion compare la durée de la phase de croissance de la température intérieure à la durée de validation postérieure. Si la durée de la phase de croissance de la température intérieure est supérieure ou égale à la durée de validation postérieure, l’instant repéré est défini comme l’instant de référence. Dans le cas contraire, l’instant repéré n’est finalement pas validé comme instant de référence.
Ainsi, le procédé détecte une élévation durable de la température intérieure qui suit une phase de décroissance de cette température jusqu’à un minimum et l'associe au début du jour. En effet, classiquement, la nuit, c'est-à-dire lorsqu’il n’y a pas d’apport thermique, la température intérieure va diminuer puis le jour, lorsqu’il y a de nouveau des apports thermiques, la température intérieure va augmenter. L’instant de référence correspond donc au moment où les apports thermiques associés à la radiation solaire réchauffent de nouveau le bâtiment, c'est-à- dire au début du jour ou au passage de la nuit au jour.
Le procédé comprend également une étape de détermination d’une position cible en fonction de l’instant de référence, puis une étape de commande.
Ainsi un calage de l’étape de commande peut être effectué sur la base de cet instant de référence.
Il est à noter que l’étape de détection et de validation peuvent être réalisées de manière concomitante.
L’invention peut également présenter une ou plusieurs des caractéristiques suivantes prises seules ou en combinaison.
Selon un mode de réalisation, le durée de validation postérieure est compris entre Oh et 12h, de préférence entre Oh et 3h, par exemple 1h.
Selon un mode de réalisation, l’instant de référence est déterminé en fonction d’un instant de référence précédent.
Au cours de l’année, la durée du jour varie faiblement d’une journée calendaire à l’autre. Généralement la durée du jour varie de quelques minutes. Ainsi, il est probable que l’instant de référence du jour calendaire en cours soit espacé d'environ 24h de l'instant de référence précédent, c'est-à-dire de l’instant de référence de la veille.
Déterminer l’instant de référence en fonction de l’instant de référence précédent permet de limiter des erreurs de détection de début de jour.
Selon un mode de réalisation, l’instant repéré est défini comme un instant de référence en fonction d’un résultat d’une comparaison entre l’instant repéré et une période de temps dite période de confirmation débutant à l’instant de référence précédent augmenté d’une durée de jour.
Selon un mode de réalisation, la durée de jour est égale à 24h.
Selon un mode de réalisation, la période de confirmation est comprise entre Oh et 15h, de préférence entre 6h et 12h, par exemple 10h.
La période de confirmation correspond à une période pendant laquelle l'instant repéré doit être défini comme l’instant de référence, c'est-à-dire la période pendant laquelle se réalise l'étape de détection et/ou de validation.
Selon un mode de réalisation, la période de confirmation débute après la durée de jour.
Autrement dit, l'instant de référence précédent augmenté de la durée de jour donne un début de la période de confirmation.
Selon un mode de réalisation, lequel si aucun instant de référence n’est validé dans la période de confirmation, alors l’instant de référence précédent augmenté d’une durée de forçage est défini comme l’instant de référence.
Ainsi, lorsque la température intérieure baisse sur plusieurs jours consécutifs, aucun instant de référence ne peut être détecté sur la journée en cours. L’instant de référence du jour en cours est donc déterminé par rapport à l’instant de référence précédent augmenté de la durée de forçage. Il s’agit donc d'un instant de référence théorique. L’instant de référence n’a pas besoin d’être particulièrement précis. Auquel cas, si aucun nouvel instant de référence ne peut être détecté par analyse de la température intérieure, il est absolument possible de recalculer cet instant de référence sur la base du ou des précédents instants de référence.
Selon un mode de réalisation, la durée de forçage est égale à la durée de jour.
Selon un mode de réalisation, la durée de forçage est égale à 24h
Selon un mode de réalisation, lequel l’étape de détermination d’une position cible et/ou l’étape de commande est réalisée après l’instant de référence, ou l’instant de référence précédent, augmenté d’une durée de commande.
La durée de commande correspond au temps entre la détection de l’instant de référence ou l’instant de référence précédent et la réalisation de l’étape de commande et/ou de détermination d’une position cible. Autrement dit, l’étape de commande de la journée en cours peut être réalisée quelques heures après l’étape de validation de l’instant repéré de la journée en cours, ou, par exemple, débuter quelques heures après l’étape de validation de l'instant repéré la veille. Selon un mode de réalisation, la durée de commande est égale à 24h.
Selon un mode de réalisation, l'étape de détermination d’une position cible et/ou l'étape de commande est réalisée pendant une période d'activation.
La période d’activation correspond à la durée pendant laquelle l’étape de commande et/ou l’étape de détermination d’une position cible est active. Autrement dit, l’unité de gestion peut modifier la position des protections solaires pendant la période d’activation. La période d'activation peut donc correspondre environ à la phase pendant laquelle des apports thermiques associés une radiation solaire sont possibles.
Selon un mode de réalisation, la période d’activation est comprise entre 6h et 15h, de préférence entre 10h et 13h, par exemple 12h.
Selon un mode de réalisation, l'étape de détection est réalisée après l’instant de référence augmenté d’une durée d’attente.
Afin de s’affranchir d’erreurs de détection, l’étape de détection est inhibée pendant la durée d’attente. Autrement dit, l’étape de détection n'est pas réalisée pendant la durée d’attente successive à la validation de l'instant de référence. L’étape de détection est donc réalisée de nouveau après l’instant de référence augmenté de la durée d’attente.
Selon un mode de réalisation, la durée d’attente est comprise entre 6h et 15h, de préférence entre 9h et 13h, par exemple 10h.
Selon un mode de réalisation, lors de l'étape de validation, l’instant repéré est défini comme un instant de référence en fonction d'un résultat d’une comparaison entre une durée de la phase de décroissance de la température intérieure et au moins une durée de validation antérieure.
Afin de s’affranchir d'erreurs de détection, l’étape de validation peut également comporter une condition sur la durée de la phase de décroissance de la température intérieure.
La durée de validation antérieure est une valeur seuil de temps.
Selon un mode de réalisation, la durée de validation antérieure est compris entre Oh et 12h, de préférence entre Oh et 3h, par exemple 1h.
Selon un mode de réalisation, le procédé de gestion est tel que l’instant repéré est défini comme un instant de référence en fonction d’un résultat d’une comparaison entre : une somme de la durée de la phase de décroissance de la température intérieure et de la durée de la phase de croissance de la température intérieure, d’une part et une durée de validation totale, d’autre part.
Afin de s’affranchir d'erreurs de détection, l’étape de validation peut également comporter une condition sur la somme d’une durée de la phase de décroissance et de la phase de croissance de la température intérieure.
Selon un mode de réalisation, la durée de validation totale est comprise entre Oh et 12h, de préférence entre 6h et 12h, par exemple 10h.
Selon un mode de réalisation, si l'instant repéré n'est pas défini comme l’instant de référence lors de l’étape de validation, alors le procédé recommence l’étape de détection.
Ainsi, l'étape de détection et l’étape de validation se succèdent jusqu’à détecter l’instant de référence.
L'invention porte également sur un terminal d’une installation domotique mettant en œuvre le procédé selon l'invention.
Selon un mode de réalisation, le terminal comprend un dispositif de mesure d’une température et la détection de l’instant repéré et la validation de l’instant de référence sont réalisées sur la base d’une information de température, celle-ci étant uniquement issue de mesures de température intérieure par le dispositif de mesure d'une température du terminal.
L’invention porte également sur un procédé de gestion d’une installation domotique d’un bâtiment comprenant au moins une protection solaire motorisée, un terminal de commande, une unité de gestion d’une position prise par la protection solaire au cours du temps, et au moins un dispositif de mesure d’une température intérieure du bâtiment, le procédé étant mis en œuvre par l’unité de gestion et comprenant, à partir d’un instant de référence, une ou deux commandes maximum de fermeture de l’au moins une protection solaire sur une période de 24 heures lorsqu'une dynamique de surchauffe est détectée, la dynamique de surchauffe et/ou l'instant de référence étant déterminé(e)(s) uniquement sur des mesures de température intérieure.
L’invention porte également sur un terminal de commande mettant en œuvre un tel procédé.
L’invention sera mieux comprise, grâce à la description ci-après, qui se rapporte à plusieurs modes de réalisation selon la présente invention, donné à titre d’exemples non limitatifs et expliqués avec référence aux dessins schématiques annexés, dans lesquels :
[FIG. 1] est une représentation schématique d’un bâtiment comprenant une installation domotique mettant en œuvre un procédé conforme à l’invention;
[FIG. 2] est une coupe schématique transversale d'une protection solaire de l'installation domotique de la figure 1 ;
[FIG. 3] est une vue schématique en perspective de la protection solaire illustrée à la figure 2 ; [FIG. 4] est un graphique illustrant une évolution d’une température intérieure et d’une quantité de radiation solaire transmise à travers un vitrage sur deux jours;
[FIG. 5] est un graphique illustrant un procédé selon l’invention selon un premier mode de réalisation ;
[Fig. 6] est un graphique illustrant le procédé selon une deuxième mode de réalisation.
La solution proposée ici est relative à une gestion automatique d'une position d’une protection solaire 3 au cours du temps permettant d’agir sur un confort thermique d’une zone d’un bâtiment 1.
Comme illustré à la figure 1 , un bâtiment 1 comprend une installation domotique 100 comprenant une protection solaire motorisée 3. L’installation domotique 100 comprend une unité de gestion 102 d'une position prise par la protection solaire 3 au cours du temps.
L’installation comprend également au moins un dispositif de mesure 104 de la température intérieure T du bâtiment, notamment d’une pièce du bâtiment 1 associée à la protection solaire 3, c’est-à-dire dans une pièce du bâtiment 1 comprenant au moins une ouverture 108 qui peut être masquée ou non ou partiellement par la protection solaire 3. Le dispositif de mesure 104 comprend également un compteur de temps et une mémoire dans laquelle peuvent être mémorisées des données de température intérieure T à intervalles sensiblement réguliers sur une période prédéfinie, par exemple sur 72h.
D’autres paramètres associés au confort intérieur du bâtiment 1 peuvent également être mesurés, notamment un degré de luminosité, un degré d’hygrométrie ou une grandeur composite définie comme une fonction des grandeurs précédemment citées, ou une prévision de ces paramètres.
Selon le mode de réalisation présenté, l’installation 100 comprend un dispositif actif 106 pour la fourniture d’apports thermiques à l’intérieur du bâtiment 1 , tel que par exemple un chauffage, une climatisation ou une pompe à chaleur réversible. Dans un mode de fonctionnement de l’installation 100, le dispositif actif fonctionne de manière indépendante par rapport à l’unité de gestion 102. Dans un mode de fonctionnement alternatif, l’unité de gestion 102 et le dispositif actif 106 partagent un certain nombre de composantes, par exemple le dispositif de mesure 104 de la température intérieure peut être commun au dispositif actif et à l’unité de gestion.
La protection solaire 3 est installée à l’extérieur ou à l’intérieur du bâtiment, en particulier à proximité d’une ouverture 108 du bâtiment. Une ouverture 108 est par exemple une fenêtre, une porte-fenêtre ou une porte vitrée. La protection solaire est avantageusement un store d’intérieur
ou d’extérieur en toile ou muni de lames orientables. La présente invention s’applique cependant à tous les types de protection solaire.
Comme représenté sur les figures 2 et 3, la protection solaire 3 comprend une toile 2 fixée par une de ses extrémités sur un tube d'enroulement 4, disposé à l’intérieur d'un coffre 9 et entraîné par un actionneur électromécanique 5, et par l'autre extrémité à une barre lestée 8. La protection solaire 3, et plus particulièrement la toile 2 est mobile entre une position enroulée ou repliée, en particulier haute, dans laquelle la toile 2 découvre l’ouverture 108 au niveau de laquelle la protection solaire est positionnée, et une position déroulée ou déployée, en particulier basse, dans laquelle la toile 2 couvre l’ouverture et bloque ainsi au moins partiellement le rayonnement solaire à travers l’ouverture 108. Le déploiement de la toile 2 peut être guidé par des coulisses 6.
De manière connue, l’actionneur électromécanique 5 est fixé sur une structure porteuse 9 liée au bâtiment 1 et inséré dans le tube d’enroulement 4 pour entraîner celui-ci en rotation de sorte à dérouler ou enrouler la toile 2.
Dans le cas d'une protection solaire de type store à lames, les différentes lames du store sont de préférence suspendues via des cordons destinés à être enroulés sur le tube d’enroulement ou déroulés du tube d'enroulement de sorte à replier ou déployer l'écran.
L’actionneur électromécanique 5 est commandé par une unité de commande locale 12 pouvant être munie d’une antenne 12a. L’unité de commande locale 12 prend la forme d’un interrupteur mural, ou d’une télécommande.
L'installation 100 peut également comprendre une unité de commande centrale 13 pouvant être munie d’une antenne 13a, qui peut assurer un rôle de passerelle entre l’installation 100 et un réseau Internet extérieur à l’installation. L’unité de gestion 102 peut être une unité de commande locale 12 ou centrale 13. De manière préférentielle, l'unité de commande centrale 13 de l’installation 100 mettant en oeuvre le procédé selon l’invention ne communique pas avec un réseau extérieur.
L’actionneur électromécanique 5 est configuré pour exécuter des commandes de déplacement, notamment de déploiement ou de repli, des protections solaires 3, les commandes pouvant être émises, notamment, par l’unité de commande locale 12 ou l’unité de commande centrale 13, qui font partie de l’installation 100.
L’actionneur électromécanique 5 comprend un moteur électrique 10 et une unité électronique de contrôle 15 apte à mettre en fonctionnement le moteur électrique 10 de l’actionneur électromécanique 5, et, en particulier, permettre l’alimentation en énergie électrique du moteur électrique 10.
L'unité électronique de contrôle 15 comprend un module de communication, en particulier de réception d’ordres de commande, les ordres de commande étant émis par l'unité de commande
locale 12 ou l'unité de commande centrale 13, par exemple par le biais d'ordres de commande radioélectriques.
Une télécommande 14, pouvant être un type d’unité de commande locale, et pourvue d'un clavier de commande, qui comprend des moyens de sélection et éventuellement d’affichage, permet, en outre, à un utilisateur d'intervenir sur l’actionneur électromécanique 5 et/ou l'unité de commande locale 12 et/ou centrale 13.
L’installation peut également comprendre de manière optionnelle une station météorologique, non représentée, déportée à l'extérieur du bâtiment, incluant, notamment, un ou plusieurs capteurs pouvant être configurés pour déterminer, par exemple, une température extérieure, une luminosité ou encore une vitesse de vent.
L’actionneur électromécanique 5 peut comprendre une liaison vers une source d’énergie secteur ou peut comprendre un dispositif d'alimentation en énergie électrique autonome, comme par exemple un panneau photovoltaïque et/ou un dispositif de stockage d’énergie électrique.
L’installation 100, en particulier l’unité de gestion 102, et l’actionneur électromécanique 5 comprennent tous les moyens matériels et/ou logiciels de mise en œuvre du procédé de gestion objet de l’invention.
L’unité de gestion 102 comprend une unité de traitement agencée pour contenir et exécuter un produit programme d’ordinateur comprenant des portions de code de programme pour l’exécution des étapes d'un procédé de gestion de l’installation domotique 100 selon l’invention. En particulier, l’unité de gestion 102 est apte à mettre en œuvre une gestion automatique d’un positionnement de la protection solaire 3, lorsqu'un mode de pilotage automatique est préalablement sélectionné. La gestion automatique de la protection solaire 3 comprend notamment des ordres de commande de déploiement, c'est-à-dire d’ouverture, ou de repli, c'est- à-dire de fermeture de la protection solaire transmis de l'unité de gestion 102 à l’actionneur électromécanique 5 conformément au mode de pilotage automatique sélectionné.
L’unité de gestion 102 comprend une mémoire dans laquelle peut être stocké le mode de pilotage à mettre en œuvre et un ensemble de programmes associés à différents modes de pilotage sélectionnables.
L'unité de gestion 102 est également agencée pour recevoir des données du dispositif de mesure 104 de température intérieure. L’unité de gestion 102 peut également recevoir des données d’état ou de position fournies par l’actionneur électromécanique 5, concernant la protection solaire 3. A ce propos, l’unité de gestion 102 comprend un module de communication.
L’unité de gestion 102 comprend également une interface utilisateur. L’interface utilisateur est agencée pour permettre une programmation éventuelle de l’unité de gestion 102.
L’unité de gestion 102 comprend en outre un élément d’affichage pour fournir une valeur de la température intérieure T et/ou une référence du mode de pilotage suite à la mise en œuvre du procédé de gestion décrit plus loin.
L’unité de gestion 102 comprend également de manière optionnelle des éléments de mesure d'illuminance, par exemple un luxmètre ou des moyens de communication avec de tels éléments de mesure d’illuminance.
De manière optionnelle, le module de communication de l’unité de gestion 102 est également adapté pour recevoir des informations relatives à des prévisions météorologiques, par exemple par le biais d’une connexion à un réseau Internet par le biais de l’unité de commande centrale. Optionnellement, l’unité de gestion 102 peut utiliser des prédictions météorologiques de la température extérieure et du rayonnement solaire sur 24h. Le rayonnement solaire peut être déduit d'une mesure d’illuminance via un luxmètre.
Dans le cas où l’unité de gestion comprend des éléments de mesure d’illuminance, ou peut recevoir des informations relatives à des prévisions météorologiques, ces informations ne sont pas prises en compte dans la mise en œuvre du procédé selon l’invention.
Le procédé de gestion conforme à l’invention est décrit ci-dessous en relation avec les figures 4, 5 et 6.
Dans la suite de la description que le terme « jour » correspond à une phase d'une journée calendaire dans laquelle des apports thermiques associés à une radiation solaire a sont possibles, tandis que le terme « nuit » correspond à une phase de la journée calendaire dans laquelle les apports thermiques associés à la radiation solaire a ne sont pas possibles.
Le procédé a pour objet un procédé de gestion de l’installation 100 domotique en fonction d’un instant de référence B déterminé uniquement en fonction de valeurs de la température intérieure T mesurées par le dispositif de mesure 104 et des instants de mesure.
Plus particulièrement, l'unité de gestion 102 du procédé selon l’invention cherche à modifier la position des protections solaires 3 notamment pour fermer celles-ci pour protéger d’une élévation importante de la température intérieure T liée à la radiation solaire a transmise à travers le vitrage de l’ouverture 108 du bâtiment 1 , notamment en période chaude. Autrement dit, l’unité de gestion 102 doit commander la position prise par les protections solaires 3 le jour, et non pendant la nuit où la fermeture des protections solaires n’aurait aucun effet sur l’isolation de l’intérieur du bâtiment par rapport à la radiation solaire, voire aurait un effet négatif en empêchant des flux d'air. Plus précisément, l'unité de gestion doit commander la position prise par les protections solaires 3 lorsque les apports thermiques associés à la radiation solaire a sont possibles. L’unité de gestion doit également éviter les situations de fausses détections.
L'unité de gestion 102 doit donc avoir une information concernant un instant de référence à partir duquel elle va déterminer une situation nécessitant une commande et effectuer la commande
des protections solaires. L’instant de référence correspond donc au début d’une phase dans laquelle des apports thermiques associés à la radiation solaire a sont possibles, c'est-à-dire un début de jour. De cette manière il est possible de s’affranchir d’ordres intempestifs, de fermeture des protections solaires 3 par exemple, en dehors de l’instant de référence. Autrement dit, la nuit, l’unité de gestion 102 ne modifie pas et ne doit pas modifier la position des protections solaires.
L’instant de référence peut varier au cours de l’année calendaire. Le procédé selon l’invention doit donc s’adapter au cours de l’année calendaire.
Afin que l’installation 100 domotique soit la plus simple possible, l'instant de référence est déterminé sur la seule information de la température intérieure T.
Plus précisément, l’information de température est uniquement issue d’une succession de mesures de température intérieure espacées d’un intervalle de temps d’échantillonnage, ce dernier étant de préférence compris entre Oh et 1 h, par exemple 15 minutes.
L’instant de référence B correspond à un début du jour ou au passage de la nuit au jour. Cependant, en l’absence d’une horloge qui puisse donner le jour et l’heure calendaire, l’instant de référence B n’est pas le début du jour calendaire. Il correspond à un passage d’une phase de décroissance Pc de la température intérieure T à une phase de croissance Pc. Plus précisément, le procédé détecte une élévation durable de la température intérieure T qui suit une phase de décroissance durable et l'associe au début du jour. En effet, la nuit, c'est-à-dire lorsqu’il n’y a pas d'apport thermique a, la température intérieure T va diminuer puis le jour, lorsqu'il y a de nouveau des apports thermiques a, la température intérieure T va augmenter.
La figure 4 illustre un décalage de temps lié à une inertie du bâtiment 1 entre une augmentation A de la radiation solaire a, correspondant au début du jour calendaire, et une augmentation de la température intérieure T, correspondant à l’instant de référence B détecté par le procédé selon l’invention. Autrement dit, la figure 4 illustre l’écart entre le début du jour tel que détecté par le procédé et appelé l’instant de référence B, et le début du jour calendaire A.
Plus précisément, l'unité de gestion 102 met en œuvre une étape de mesure de la température intérieure T. Puis, elle effectue une étape de détection ED dans laquelle elle détermine un instant repéré lr associé à une température intérieure repérée Tr. L’instant repéré lr correspond au passage d’une phase de décroissance PD de la température intérieure T à une phase de croissance Pc de la température intérieure T. Autrement dit, l’instant repéré lr correspond à l’instant pour lequel un minimum de la température intérieure T est détecté.
Lorsque cet instant repéré lr est détecté, il doit être validé lors d’une étape de validation EV. Si l’instant repéré lr est suivi d'une phase de croissance Pc de la température intérieure T pendant un seuil de durée, dit durée de validation postérieure DP, l’instant repéré lr est défini comme
l’instant de référence B. La température repérée Tr doit donc être la température minimum pendant au moins la durée de validation postérieure Dp pour que l’instant repéré lr soit défini comme l’instant de référence B.
Un premier mode de réalisation du procédé va être décrit en référence à la figure 5.
Dans ce mode de réalisation, l’unité de gestion 102 met en œuvre une étape de mesure dans laquelle le température intérieure T est mesurée.
Puis l’unité de gestion 102 met en œuvre l'étape de détection ED dans laquelle l’instant du passage d’une phase de décroissance Pc de la température intérieure T à une phase de croissance Pc de la température intérieure T est marquée comme l’instant repéré lr. L’instant repéré lr est associé à la température repérée Tr, correspondant à la valeur de la température intérieure T à l’instant repéré lr.
Dès la détection de l’instant repéré lr, débute l’étape de validation EV. Lors de l’étape de validation, l’unité de gestion 102 compare la durée de la phase de croissance Pc de la température intérieure T à la durée de validation postérieure Dp.
Si la durée de la phase de croissance Pc de la température intérieure T est supérieure ou égale à la durée de validation postérieure Dp, l'instant repéré lr est défini comme l’instant de référence B.
Si la durée de la phase de croissance Pc de la température intérieure T est inférieure à la durée de validation postérieure Dp, comme cela est visible sur la figure 5, zone (a), l’instant repéré lr n’est pas défini comme l’instant de référence B. Le procédé relance alors l'étape de détection et de validation en prenant en compte les valeurs de température intérieure mesurées antérieurement à la relance, comme cela est visible sur la figure 5, zone (b).
Si lorsque débute une nouvelle étape de détection ED, la température intérieure T est croissante, l’instant de début de l’étape de détection ED est indiqué comme l’instant repéré lr et une nouvelle étape de validation débute immédiatement. Autrement dit, dans le mode de réalisation représenté en figure 5, en l’absence d’une contrainte sur la phase de décroissance, l’instant de début de l’étape de détection ED, indiqué comme l’instant repéré lr, sera validé comme instant de référence si la durée de la phase de croissance est supérieure ou égale à la durée de validation postérieure.
Dans le premier mode de réalisation, il y a un enchainement des étapes de détection ED et de validation EV.
Selon un mode de réalisation, la durée de validation postérieure Dp est au minimum égale à 1 h. L’unité de gestion 102 met en œuvre également une étape de détermination d’une position cible que devrait prendre la protection solaire, cette étape prenant en compte l’instant de référence. L'unité de gestion 102 met en œuvre également une étape de commande EC dans laquelle elle
modifie la position des protections solaires 3 selon la position cible déterminée à l’étape précédente.
Les étapes de détermination d’une position cible et de commande EC sont réalisées après l’instant de référence B ou après l’instant de référence précédent augmenté d’une durée de commande Dc.
Selon un mode de réalisation, la durée de commande Dc est égale à 24h.
Ceci permet, en l’absence de détermination d'un nouvel instant de référence lors d’une nouvelle journée, de pouvoir réaliser la mise en œuvre des étapes de détermination de position cible et de commande sur la base d'un instant de référence précédent.
L’étape de détermination d’une position cible reste active à partir de l’instant de référence pendant une période d’activation Da, ceci pour limiter les ressources dédiées au calcul de cette position cible. Selon un mode de réalisation, la période d’activation est égale au plus à 12h. Ceci permet d’éviter la mise en œuvre de cette étape lors de périodes de nuit dans lesquelles des radiations solaires sont peu susceptible d’être présentes. La période d’activation n’est pas fixe. Par exemple, la période d'activation Da se termine à l’issue d'une phase de décroissance durable de la température intérieure ou au moment d’une validation d’un instant repéré lr. Autrement dit, l’étape détermination d'une position cible peut être réalisée en parallèle d’une étape de détection ED ou d’une étape de validation EV. L’étape de détermination d’une position cible, ou la période d'activation Da, débute après l'instant de référence B ou après l’instant de référence précédent B augmenté de la durée de commande Dc jusqu’à la validation d'un nouvel instant de référence. Si aucun instant de référence n’est trouvé, l'étape de détermination d’une position cible reste active. L’étape de commande a lieu lorsqu’une position cible appropriée est déterminée.
Un deuxième mode de réalisation du procédé va être décrit en référence à la figure 6.
Dans ce mode de réalisation, l’unité de gestion 102 met en œuvre une étape de mesure dans laquelle la température intérieure T est mesurée.
Puis l’unité de gestion 102 met en œuvre l’étape de détection ED dans laquelle l'instant du passage d’une phase de décroissance PD de la température intérieure T à une phase de croissance Pc de la température intérieure T est marquée comme l'instant repéré lr. L’instant repéré lr est associé à la température repérée Tr, correspondant à la valeur de la température intérieure T à l’instant repéré lr.
Dès la détection de l’instant repéré lr, débute l’étape de validation EV. Lors de l’étape de validation, l’unité de gestion 102 compare :
- la durée de la phase de croissance Pc de la température intérieure T à la durée de validation postérieure Dp,
- la durée de la phase de décroissance PD de la température intérieure T à une durée de validation antérieure,
- une somme de la durée de la phase de décroissance Pc de la température intérieure T et de la durée de la phase de croissance Pc de la température intérieure T, d’une part à une durée de validation totale, d’autre part.
Selon un mode de réalisation, la durée de validation postérieure Dp est égal à 1h.
Selon un mode de réalisation, la durée de validation antérieure est égal à 1 h.
Selon un mode de réalisation, la durée de validation totale est égal à 10h.
Autrement dit, si la durée de la phase de croissance Pc de la température intérieure T est supérieure ou égale à la durée de validation postérieure Dp, et que la durée de la phase de décroissance PD de la température intérieure T est supérieure ou égale à la durée de validation antérieure, et que la somme de la durée de la phase de décroissance PD et de la durée de la phase de croissance Pc de la température intérieure T est supérieure ou égale à la durée de validation totale, alors l’instant repéré lr est défini comme l’instant de référence B.
Afin de s’affranchir d'une erreur de détection, des contraintes sont imposées pour la réalisation de l’étape de validation EV. Notamment, l’étape de validation EV doit être plus particulièrement réalisée, d'une part après l’instant de référence B précédent augmenté d’une durée de jour Dj, et d’autre part pendant une période de confirmation Dev. La durée de jour Dj indique donc le point de départ de la période de confirmation Dev.
Selon un mode de réalisation, la période de confirmation Dev est égale à 10h.
Selon un mode de réalisation, la durée de jour Dj est égale à 24h.
Si l'étape de validation EV ne permet pas de détecter un instant de référence B comme cela est visible sur la figure 6, zone (c), alors l'instant de référence précédent augmenté d’une durée de forçage Df est défini comme l’instant de référence B.
Selon un mode de réalisation, la durée de forçage Df est égale à 24h.
Une nouvelle étape de détection ED débute après un instant de référence B détecté augmenté d’une durée d’attente Dan. Lorsqu’aucun instant de référence B n’est détecté, comme c'est le cas dans la zone (c) de la figure 6, une nouvelle étape de détection ED débute après la fin de la période de confirmation Dev augmentée de la durée d’attente Datt.
Dans le deuxième mode de réalisation, l’unité de gestion 102 met en œuvre également une étape de détermination d’une position cible que devrait prendre la protection solaire, cette étape prenant en compte l’instant de référence. L’unité de gestion 102 met en œuvre également une étape de commande EC dans laquelle elle modifie la position des protections solaires 3 selon la position cible déterminée à l’étape précédente. Les étapes de détermination d'une position cible et de commande EC sont réalisées après l'instant de référence B ou après l’instant de référence précédent B augmenté d’une durée de commande Dc.
Selon un mode de réalisation, la durée de commande Dc est égale à 24h.
Ceci permet, en l’absence de détermination d'un nouvel instant de référence lors d'une nouvelle journée, de pouvoir réaliser la mise en œuvre des étapes de détermination de position cible et de commande sur la base d’un instant de référence précédent.
L’étape de détermination d’une position cible reste active à partir de l’instant de référence pendant une période d’activation Da, ceci pour limiter les ressources dédiées au calcul de cette position cible. La période d’activation Da est fixe. La durée de commande Dc indique donc le point de départ de la période d’activation Da.
Selon un mode de réalisation, la période d’activation Da est égale à 12h.
Pendant la période d'activation Da, l’unité de gestion 102 peut modifier la position des protections solaires de sorte à notamment conserver une température intérieure T la plus faible possible.
En particulier, une dynamique de surchauffe est détectée lorsqu’une ou plusieurs valeurs de température intérieure ou variations de la température intérieure sont détectées supérieures à des seuils prédéfinis, tels qu’une borne d’une plage température de confort préprogrammée, une vitesse de surchauffe, un seuil de surchauffe fixe ou adaptable suivant l’évolution de la température intérieure à partir de l’instant de référence.
Bien entendu, l’invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés aux figures annexées. Des modifications restent possibles, notamment du point de vue de la constitution des divers éléments ou par substitution d’équivalents techniques, sans sortir pour autant du domaine de protection de l’invention.
Claims
1. Procédé de gestion d’une installation domotique (100) d’un bâtiment (1 ) comprenant au moins une protection solaire (3) motorisée, une unité de gestion (102) d'une position prise par la protection solaire (3) au cours du temps, et au moins un dispositif de mesure (104) d’une température intérieure du bâtiment (1 ), le procédé étant mis en œuvre par l’unité de gestion (102) et comprenant les étapes suivantes :
Une étape de mesure dans laquelle la température intérieure (T) est mesurée; Une étape de détection (ED) dans laquelle un instant repéré (lr) et une température repérée (Tr) sont détectés, l’instant repéré (lr) correspondant à un passage d’une phase de décroissance (PD) de la température intérieure à une phase de croissance (Pc) de la température intérieure, et la température repérée (Tr) correspondant à la valeur de la température intérieure (T) à l’instant repéré (lr);
Une étape de validation (EV) dans laquelle l’instant repéré (lr) est défini comme un instant de référence (B) en fonction d'un résultat d’une comparaison entre une durée de la phase de croissance (Pc) de la température intérieure (T) et au moins une durée de validation postérieure (Dp);
Une étape de détermination d'une position cible de la protection solaire (3), cette étape prenant en compte l’instant de référence (B) ;
Une étape de commande (EC) de la position prise par la protection solaire (3) vers la position cible.
2. Procédé de gestion selon la revendication 1 , dans lequel l’instant de référence (B) est déterminé en fonction d'un instant de référence précédent.
3. Procédé de gestion selon la revendication 2, dans lequel l’instant repéré (lr) est défini comme un instant de référence (B) en fonction d’un résultat d’une comparaison entre l’instant repéré et une période de temps dite période de confirmation (Dev) débutant à l'instant de référence précédent augmenté d’une durée de jour (Dj).
4. Procédé de gestion selon la revendication 3, dans lequel si aucun instant de référence (B) n’est validé dans la période de confirmation (Dev), alors l’instant de référence précédent augmenté d’une durée de forçage (Dt) est défini comme l’instant de référence (B).
5. Procédé de gestion selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, dans lequel l’étape de détermination d’une position cible et/ou l’étape de commande est réalisée après l’instant de référence (B), ou l’instant de référence précédent, augmenté d’une durée de commande (Dc).
6. Procédé de gestion selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l’étape de détermination d’une position cible et/ou l’étape de commande est réalisée pendant une période d’activation (Da).
7. Procédé de gestion selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l’étape de détection (ED) est réalisée après l’instant de référence (B) augmenté d’une durée d’attente (Datt).
8. Procédé de gestion selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel lors de l’étape de validation (EV), l’instant repéré (lr) est défini comme un instant de référence (B) en fonction d’un résultat d'une comparaison entre une durée de la phase de décroissance (PD) de la température intérieure (T) et au moins une durée de validation antérieure.
9. Procédé de gestion selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l’instant repéré (lr) est défini comme un instant de référence (B) en fonction d’un résultat d’une comparaison entre : une somme de la durée de la phase de décroissance (PD) de la température intérieure (T) et de la durée de la phase de croissance (Pc) de la température intérieure (T), d’une part et une durée de validation totale, d’autre part.
10. Procédé de gestion selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel si l’instant repéré (lr) n’est pas défini comme l'instant de référence (B) lors de l’étape de validation, alors le procédé recommence l’étape de détection (ED).
11. Terminal d’une installation domotique (100) mettant en œuvre un procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes.
12. Terminal d’une installation domotique (100) selon la revendication précédente, comprenant un dispositif de mesure (104) d’une température et la détection de l’instant repéré et la validation de l’instant de référence sont réalisées sur la base d’une information de température, celle-ci étant uniquement issue de mesures de température intérieure (T) par le dispositif de mesure (104) d'une température du terminal.
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