Domaine technique
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La présente invention concerne un mécanisme horloger comprenant un dispositif de correction de deux organes indicateurs, ledit dispositif de correction étant pourvu de deux organes de correction, chacun agencé pour pouvoir corriger son organe indicateur respectif, ledit dispositif de correction étant agencé pour être mobile jusqu'à une première position extrême de correction pour permettre à l'un des organes de correction de pouvoir agir sur l'organe indicateur associé pour le corriger, l'autre des organes de correction étant inactif, et jusqu'à une seconde position extrême de correction pour permettre à l'autre des organes de correction de pouvoir agir sur l'organe indicateur associé pour le corriger, ledit un des organe de correction étant inactif, et un dispositif d'actionnement dudit dispositif de correction agencé pour pouvoir être commandé par un organe de commande pour déplacer ledit dispositif de correction jusqu'à l'une ou l'autre de ses positions extrêmes de correction pour corriger l'un ou l'autre des organes indicateurs de manière indépendante.
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La présente invention concerne également un mouvement horloger comprenant un tel mécanisme horloger, ainsi qu'une pièce d'horlogerie comprenant un tel mécanisme horloger ou un tel mouvement horloger.
Etat de la technique
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Un tel mécanisme est décrit par exemple dans le brevet
CH 705116 . Dans ce document, le dispositif de correction est constitué par une bascule pourvue de deux becs agencés pour agir respectivement sur un indicateur associé, selon le sens de pivotement de la bascule. Des moyens manuels de correction sont prévus pour agir sur la bascule de façon à la faire pivoter sélectivement dans un sens ou dans l'autre pour corriger les indicateurs indépendamment l'un de l'autre. Une telle construction nécessite de travailler sur le même plan ou des plans le plus proches possibles. Il est donc nécessaire d'avoir une organisation très rapprochée des deux indicateurs, ce qui limite les possibilités d'organisation du mouvement horloger autour du mécanisme de correction ainsi que les possibilités de disposition des indicateurs sur le cadran. De plus, la construction de la bascule doit être précise pour que l'un des becs puisse corriger l'indicateur correspondant sans que l'autre ne corrige également son indicateur par erreur. Sinon, du fait de la disposition rapprochée des indicateurs, il y a un risque à ce que la correction des indicateurs indépendamment l'un de l'autre ne soit pas garantie. De plus, la manière dont travaillent les becs n'offre pas beaucoup de course. Il est donc nécessaire que le nombre de dents des étoiles soit important afin d'avoir une course réduite. Un nombre de dents plus faible augmenterait l'angle de déplacement de la bascule, ce qui aurait pour conséquence d'augmenter les diamètres de la roue entraineuse.
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Par ailleurs, dans le brevet
CH 705116 , la bascule est également utilisée pour l'entrainement normal des indicateurs. A cet effet, elle nécessite une construction très spécifique afin de pouvoir pivoter dans les deux sens également lors de son fonctionnement normal.
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La présente invention vise à remédier à ces inconvénients en proposant un mécanisme horloger qui comprend un dispositif de correction de deux organes indicateurs de construction simple et qui permet de garantir une correction indépendante desdits organes indicateurs en toute sécurité ainsi qu'une plus grande liberté dans la disposition desdits organes indicateurs sur un cadran.
Divulgation de l'invention
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A cet effet, l'invention concerne un mécanisme horloger comprenant un dispositif de correction de deux organes indicateurs, ledit dispositif de correction étant pourvu de deux organes de correction, chacun agencé pour pouvoir corriger son organe indicateur respectif, ledit dispositif de correction étant agencé pour être mobile jusqu'à une première position extrême de correction pour permettre à l'un des organes de correction de pouvoir agir sur son organe indicateur pour le corriger, l'autre des organes de correction étant inactif, et jusqu'à une seconde position extrême de correction pour permettre à l'autre des organes de correction de pouvoir agir sur son organe indicateur pour le corriger, ledit un des organes de correction étant inactif, et un dispositif d'actionnement dudit dispositif de correction et un organe de commande, ledit dispositif d'actionnement étant agencé pour pouvoir être commandé par ledit organe de commande pour déplacer ledit dispositif de correction jusqu'à l'une ou l'autre de ses positions extrêmes de correction pour corriger l'un ou l'autre desdits organes indicateurs de manière indépendante.
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Selon l'invention, ledit dispositif de correction est agencé pour pouvoir être déplacé sélectivement par ledit dispositif d'actionnement, par l'intermédiaire de l'organe de commande, selon un mouvement de translation rectiligne, à partir d'une position neutre, dans un sens entre ladite position neutre et la première position extrême de correction, et dans l'autre sens entre ladite position neutre et la seconde position extrême de correction, le retour en position neutre étant assuré par un organe de rappel élastique associé au dispositif de correction.
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Un tel déplacement en translation rectiligne du dispositif de correction permet de pouvoir éloigner les organes indicateurs l'un de l'autre sans nuire à la précision et à la sécurité de leur correction indépendamment l'un de l'autre. Les organes indicateurs peuvent être très éloignés l'un de l'autre. Par conséquent, il est également plus facile d'organiser les différents éléments du mouvement horloger, la surface libre autour d'un tel dispositif de correction étant augmentée. De plus, les organes indicateurs peuvent être disposés sur le cadran avec plus de liberté. Par ailleurs le dispositif de correction de l'invention autorise à travailler sur des plans qui peuvent être à différents niveaux sans péjorer la fonction de correction. Il permet également de transmettre des efforts importants.
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La présente invention concerne également un mouvement horloger comprenant un mécanisme horloger tel que défini ci-dessus.
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La présente invention concerne également une pièce d'horlogerie comprenant un mécanisme horloger ou un mouvement tels que définis ci-dessus.
Brève description des dessins
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D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée suivante d'un mode de réalisation de l'invention, donné à titre d'exemple non limitatif, et faite en référence aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue schématique d'un mécanisme horloger selon l'invention en position neutre ;
- les figures 2 à 5 sont des vue schématiques du mécanisme horloger de la figure 1 dans différents positions depuis la position neutre jusqu'à la première position extrême de correction; et
- les figures 6 à 8 sont des vue schématiques du mécanisme horloger de la figure 1 dans différents positions jusqu'à la deuxième position extrême de correction.
Modes de réalisation de l'invention
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En référence à la figure 1, la présente invention concerne un mécanisme horloger comprenant un dispositif de correction 1 d'un premier et d'un second organes indicateurs d'un mouvement horloger. Lesdits premier et second organes indicateurs sont représentés ici uniquement par une première étoile 2, respectivement une seconde étoile 4, chacune étant liée cinématiquement à son organe indicateur respectif. Par exemple chaque étoile 2, 4 peut être solidaire de l'organe indicateur associé. D'une manière connue, chacune des premières et seconde étoiles 2, 4 est soumise à l'action d'un ressort-sautoir respectif 6, 8 fixé sur le bâti.
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Lesdits organes indicateurs du mouvement horloger peuvent être par exemple des organes indicateurs des heures et des minutes, tels que des disques portant les chiffres des heures et des minutes, ou tout autre organe agencé pour indiquer d'autres informations qui doivent pouvoir être corrigées manuellement par un utilisateur lors de l'utilisation du mouvement horloger au cours du temps, lesdites informations à indiquer par les deux organes indicateurs pouvant être dépendantes ou indépendantes l'une de l'autre.
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Le dispositif de correction 1 est pourvu de deux organes de correction 10, 12, chacun desdits organes de correction 10, 12 étant agencé pour pouvoir corriger son organe indicateur respectif, à savoir un premier organe de correction 10 prévu pour coopérer avec la première étoile 2 en la faisant tourner par pas, ici dans le sens antihoraire (vu en regardant la figure 1), pour faire tourner le premier organe indicateur pour le corriger pas par pas, et un deuxième organe de correction 12 prévu pour coopérer avec la seconde étoile 4 en la faisant tourner par pas, ici dans le sens horaire (vu en regardant la figure 1), pour faire tourner le second organe indicateur pour le corriger pas par pas.
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De préférence, les organes de correction 10, 12 sont des cliquets, chacun étant associé à un ressort de rappel 10a, 12a respectivement.
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Le dispositif de correction 1 est agencé pour être mobile jusqu'à une première position extrême de correction pour permettre à l'un des organes de correction 10, 12 de pouvoir agir sur son organe indicateur associé par l'intermédiaire de l'étoile associée 2, 4 pour corriger ledit organe indicateur, l'autre des organes de correction 10, 12 étant inactif, et jusqu'à une seconde position extrême de correction pour permettre à l'autre des organes de correction 10, 12 de pouvoir agir sur son organe indicateur associé pour corriger ledit organe indicateur, ledit un des organes de correction 10, 12 étant inactif.
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Le mécanisme horloger comprend également un dispositif d'actionnement 14 dudit dispositif de correction 1 et un organe de commande 16, de préférence manuel, ledit dispositif d'actionnement 14 étant agencé pour pouvoir être commandé par ledit organe de commande 16 pour déplacer ledit dispositif de correction 1 jusqu'à l'une ou l'autre de ses positions extrêmes de correction pour corriger l'un ou l'autre desdits organes indicateurs de manière indépendante, comme cela sera décrit plus en détails ci-après.
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Conformément à l'invention, le dispositif de correction 1 est agencé pour pouvoir être déplacé sélectivement par le dispositif d'actionnement 14, par l'intermédiaire de l'organe de commande 16, selon un mouvement de translation rectiligne selon un axe X à partir d'une position neutre P0 dans un sens, ici vers la gauche, vu en regardant la figure 1, entre ladite position neutre P0 et la première position extrême de correction P1, et ou dans l'autre sens, ici vers la droite, vu en regardant la figure 1, entre ladite position neutre P0 et la seconde position extrême de correction P2, le retour en position neutre P0 étant assuré par un organe de rappel 18 élastique associé au dispositif de correction 1 lorsque le dispositif de correction 1 n'est plus soumis à l'action du dispositif d'actionnement 14.
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D'une manière avantageuse, chaque organe de correction 10, 12 est un cliquet agencé pour entraîner l'organe indicateur associé, via son étoile 2, 4 associée, d'un pas pour sa correction, à chaque déplacement en translation selon l'axe X du dispositif de correction 1 jusqu'à la position extrême de correction dans le sens correspondant.
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D'une manière avantageuse, le dispositif de correction 1 comprend une glissière 20 dont la dimension principale s'étend selon l'axe X du mouvement de translation et apte à se déplacer en translation rectiligne selon l'axe X entre les deux positions extrêmes de correction P1 et P2. Les positions P0, P1 et P2 correspondent à la longueur occupée par la glissière 20 selon l'axe X par rapport au bâti, ladite longueur étant prise entre les deux extrémités 20a, 20b de la glissière, lorsque ladite glissière 20 se trouve dans ladite position P0, P1, P2, respectivement par rapport au bâti.
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Afin de guider la glissière 20 en translation, celle-ci présente de préférence deux rainures oblongues 22, dans lesquelles sont disposées deux vis de guidage 24 solidaires du bâti.
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L'organe de rappel 18 élastique est monté par une extrémité sur le bâti. Son autre extrémité 18a est associé au dispositif de correction 1. A cet effet, ladite extrémité 18a présente une lumière dans laquelle circule une goupille 26 fixée sur la glissière 20. Il est bien évident que tout autre organe de rappel peut être utilisé, tel qu'un ressort bi-lame.
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D'une manière avantageuse, lesdits premier et second organes de correction 10, 12 sont positionnés sur la glissière 20 de sorte que l'un est inactif par rapport à l'organe indicateur associé lorsque l'autre agit sur l'autre organe indicateur associé.
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A cet effet, les premier et second organes de correction 10, 12 sont disposés sur la glissière 20 par rapport à leur étoile respective 2, 4 de sorte que, lorsque l'un des organes de correction 10, 12 agit sur l'étoile 2, 4 associée, l'autre des organes de correction 10, 12 se situe hors du rayon de giration de son étoile 2, 4 associée. Ainsi, le dispositif de correction 1 n'est actif que par un seul coté à la fois, ce côté actif dépendant du sens du déplacement en translation de la glissière 20.
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De préférence, le premier organe de correction 10, c'est-à-dire le cliquet et son ressort 10a est monté à l'extrémité 20a de la glissière 20 et le second organe de correction 12, c'est-à-dire le cliquet et son ressort 12a est monté à l'extrémité 20b de la glissière 20. Le premier organe de correction 10 est monté à l'amont de l'étoile associée 2, c'est-à-dire à l'arrière de l'étoile 2 par rapport au sens de déplacement de la glissière 20 lorsque le premier organe de correction 10 est activé. Le second organe de correction 12 est monté à l'amont de l'étoile associée 4, c'est-à-dire à l'arrière de l'étoile 4 par rapport au sens de déplacement de la glissière 20 lorsque le second organe de correction 12 est activé.
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De plus, de préférence, les premier et second organes de correction 10, 12 sont disposés sur la glissière 20 par rapport à leur étoile respective 2, 4 de sorte que lesdits organes de correction 10,12 se situent hors du rayon de giration de leur étoile respective 2, 4 lorsque le dispositif de correction est en position neutre P0 afin de ne pas gêner le fonctionnement normal des organes indicateurs, le cas échéant.
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D'une manière avantageuse, le dispositif d'actionnement 14 comprend un levier 28 agencé pour être lié au dispositif de correction 1 et pour pouvoir pivoter en un point de pivotement C dans un sens, d'un angle +α, entre une position de repos et une première position angulaire extrême de manière à entraîner le dispositif de correction 1, et plus spécifiquement la glissière 20, de sa position neutre P0 à sa première position extrême de correction P1, et pour pouvoir pivoter dans l'autre sens, d'un angle -α, entre la position de repos et une seconde position angulaire extrême de manière à entraîner le dispositif de correction 1, et plus spécifiquement la glissière 20, de sa position neutre P0 à sa seconde position extrême de correction P2.
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A cet effet, le levier 28 comprend de préférence un premier bras 28a et un deuxième bras 28b reliés au niveau du point de pivotement C du levier 28, ledit premier bras 28a ayant son extrémité libre 30 liée au dispositif de correction 1 et le second bras 28b ayant son extrémité libre 32 agencée pour être actionnée par au moins un doigt d'actionnement 34 dans un sens ou dans l'autre. Plus particulièrement, ladite extrémité libre 30 du premier bras 28a est solidaire d'une goupille 36 engagée dans un oeillet prévu sur la glissière 20.
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Ledit au moins un doigt d'actionnement 34 est agencé pour pouvoir être actionné par l'intermédiaire de l'organe de commande 16 et pour faire pivoter le levier 28 dans un sens ou dans l'autre tant que ledit doigt d'actionnement 34 agit sur l'extrémité libre 32 du second bras 28b du levier 28. Lorsque le doigt d'actionnement 34, entraîné par l'organe de commande 16 dans un sens ou dans l'autre, quitte l'extrémité libre 32 du second bras 28b du levier 28, ledit levier 28 est ramené de l'une ou l'autre de ses positions angulaires extrêmes vers sa position de repos par la glissière 20 soumise à l'action de son organe de rappel 18.
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D'une manière avantageuse, ledit au moins un doigt d'actionnement 34 est solidaire d'une roue 38 agencée pour être entraînée en rotation dans un sens ou dans l'autre par l'intermédiaire de l'organe de commande 16 actionné dans le sens correspondant.
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D'une manière avantageuse, il peut être prévu d'utiliser par exemple trois doigts d'actionnement 34 solidaires formant une étoile à trois branches, solidaire de la roue 38, comme représenté sur la figure 1.
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D'une manière avantageuse, l'organe de commande 16 est une tige de commande manuelle, actionné par un utilisateur, et plus spécifiquement la tige de remontoir du mouvement. D'une manière connue, l'organe de commande 16 comprend un pignon coulant 40 agencé pour entraîner un premier renvoi 42 d'un train de renvoi 44 lorsque la tige de commande, positionnée dans une position tirée, est entraînée en rotation. Le premier renvoi 42 correspondant au renvoi de mise à l'heure d'un mouvement horloger traditionnel. Le fonctionnement d'une telle tige de remontoir est connu de l'homme du métier et ne nécessite pas de description détaillée.
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Ledit train de renvoi 44 comprend un dernier renvoi 46 agencé pour actionner le dispositif d'actionnement 14 du dispositif de correction 1 dans un sens ou dans l'autre lors d'une rotation de la tige de commande dans un sens ou dans l'autre, afin de pouvoir déplacer en translation ledit dispositif de correction 1 dans un sens ou dans l'autre de manière à corriger l'un des organes indicateurs, indépendamment de l'autre.
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Plus particulièrement, le dernier renvoi 46 est agencé pour entraîner la roue 38 solidaire dudit au moins un doigt d'actionnement 34.
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Le train de renvoi 44 est dimensionné pour que le doigt d'actionnement 34 actionne le levier 28 au moins une fois par tour de tige de commande, afin de déplacer le dispositif de correction 1 dans un sens ou dans l'autre au moins une fois par tour de tige de commande, de manière à corriger l'un ou l'autre des organes indicateurs au moins d'un pas par tour de tige de commande.
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La présente invention concerne également un mouvement horloger comprenant un mécanisme horloger tel que décrit ci-dessus. Ce mouvement horloger peut comprendre par exemple un dispositif d'affichage comprenant les premier et second organes indicateurs décrits ci-dessus, et le mécanisme horloger est un mécanisme de correction desdits organes indicateurs du dispositif d'affichage indépendamment l'un de l'autre. Par exemple, le dispositif d'affichage peut être un dispositif d'affichage de l'heure, les organes indicateurs étant des organes indicateurs de l'heure et des minutes. Le mécanisme horloger de l'invention est alors utilisé comme mécanisme de correction de l'affichage de l'heure et de l'affichage des minutes indépendamment l'un de l'autre.
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La présente invention concerne également une pièce d'horlogerie comprenant un mécanisme horloger ou un mouvement horloger tels que décrits ci-dessus.
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Le fonctionnement du mécanisme horloger selon l'invention est décrit ci-dessous en relation avec les figures 2 à 8.
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En référence à la figure 2, le mécanisme horloger est au repos, le dispositif de correction 1 étant dans sa position neutre P0, non soumis à l'action de son organe de rappel élastique 18. Les premier et deuxième organes de correction 10, 12 portés par la glissière 20 sont inactifs et sont positionnés hors des rayons de giration des étoiles associées 2, 4. Ainsi, si les étoiles 2,4 sont liées à des organes indicateurs tels qu'un organe indicateur des minutes et des heures, lesdits organes indicateurs peuvent tourner et fonctionner normalement, sans être gênés par les organes de correction 10,12. Le dispositif d'actionnement 14 est également inactif, le levier 28 étant dans sa position de repos.
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En référence à la figure 3, lorsqu'une correction du premier organe indicateur est nécessaire, l'utilisateur tire sur l'organe de commande 16 pour le placer en position de correction. Lorsque l'utilisateur tourne l'organe de commande 16 dans le sens horaire, le pignon coulant 40 engrène alors avec le premier renvoi 42, et entraine en rotation la roue 38 portant le doigt d'actionnement 34 dans le sens horaire par l'intermédiaire du train de renvoi 44, et notamment des renvois 42 et 46. Le doigt d'actionnement 34 soulève alors l'extrémité libre 32 du second bras 28b du levier 28 pour faire pivoter ledit levier 28 en C dans le sens antihoraire. Le premier bras 28a, et notamment son extrémité libre 30 s'écarte alors de la position de repos dans le sens antihoraire, entrainant la glissière 20 par la goupille 36 solidaire dudit premier bras 28a, ce qui entraine un déplacement en translation de la glissière 20 selon l'axe X vers la gauche, comme représenté sur la figure 3. Ladite glissière 20 est guidée dans son déplacement en translation par le contact des bords de ses rainures 22 avec les vis 24. Lors du déplacement en translation de la glissière 20, le premier organe de correction 10 positionné jusqu'alors à l'arrière de l'étoile associée 2 se déplace également en translation selon l'axe X vers la gauche de sorte qu'il vient au contact de l'étoile 2 et l'entraine en rotation dans le sens antihoraire, à l'encontre du sautoir 6. L'organe élastique 18 commence à se tendre, son extrémité 18a étant entraînée vers la gauche par la goupille 26 de la glissière 20.
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Lorsque l'utilisateur continue de tourner l'organe de commande 16, le doigt d'actionnement 34 poursuit sa rotation dans le sens horaire et continue à soulever le second bras 28b, de sorte que le premier bras 28a poursuit son pivotement dans le sens antihoraire en entrainant la goupille 36. De ce fait, la glissière 20 et les organe de correction 10, 12 sont poussés par la goupille 36 et poursuivent leur déplacement en translation selon l'axe X vers la gauche, comme représenté sur la figure 4, le premier organe de correction 10 continuant à entraîner la première étoile 2 dans le sens antihoraire.
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La glissière 20 et les organe de correction 10, 12 poursuivent leur déplacement en translation jusqu'à ce que la glissière 20 atteigne sa première position extrême de correction P1 comme représenté sur la figure 5. Dans cette première position extrême de correction P1, le premier organe de correction 10 a fait tourner la première étoile 2 d'un pas, le sautoir 6 étant retombé sur ladite étoile 2. L'extrémité libre 32 du second bras 28b du levier 28 arrive à l'extrémité du doigt d'actionnement 34, le levier 28 ayant pivoté d'un angle +α par rapport à sa position de repos pour atteindre sa première position angulaire extrême. L'organe élastique 18 est tendu au maximum.
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Lorsque l'utilisateur poursuit la rotation de l'organe de commande 16, le doigt d'actionnement 34 quitte l'extrémité libre 32 du second bras 28b du levier 28, de sorte que ledit levier 28 n'est plus retenu par ledit doigt d'actionnement 34 et n'exerce plus d'action sur la glissière 20. L'organe élastique 18 peut alors se détendre et ramène la glissière 20 et les organes de correction 10, 12 en translation vers la droite de la première position extrême de correction P1 à la position neutre P0. L'organe de correction 10 pivote lorsqu'il repasse au-dessus de l'étoile 2 lors du retour à la position neutre P0 et reprend sa position grâce à son ressort de rappel 10a. En parallèle, la glissière 20, par l'intermédiaire de la goupille 36 solidaire du premier bras 28a du levier 28, fait pivoter ledit levier 28 dans le sens horaire pour le ramener dans sa position de repos. Le mécanisme est alors revenu dans sa position de repos de la figure 2. Pendant toute cette phase de correction du premier organe indicateur par le premier organe de correction 10, le second organe de correction 12 est à distance de la seconde étoile 4.
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En référence à la figure 6, lorsqu'une correction du second organe indicateur est nécessaire, l'utilisateur tire sur l'organe de commande 16 pour le placer en position de correction. Lorsque l'utilisateur tourne l'organe de commande 16 dans le sens antihoraire, le pignon coulant 40 engrène alors avec le premier renvoi 42, et entraine en rotation la roue 38 portant le doigt d'actionnement 34 dans le sens antihoraire par l'intermédiaire du train de renvoi 44, et notamment des renvois 42 et 46. Le doigt d'actionnement 34 pousse alors l'extrémité libre 32 du second bras 28b du levier 28 pour faire pivoter ledit levier 28 en C dans le sens horaire. Le premier bras 28a, et notamment son extrémité libre 30 s'écarte alors de la position de repos dans le sens horaire, entrainant la glissière 20 par l'intermédiaire de la goupille 36 solidaire du premier bras 28a, ce qui entraine un déplacement en translation de la glissière 20 selon l'axe X vers la droite, comme représenté sur la figure 6. Ladite glissière 20 est guidée dans son déplacement en translation par le contact des bords de ses rainures 22 avec les vis 24. Lors du déplacement en translation de la glissière 20, le second organe de correction 12 positionné jusqu'alors à l'arrière de l'étoile associée 4 se déplace également en translation selon l'axe X vers la droite de sorte qu'il vient au contact de l'étoile 4 et l'entraine en rotation dans le sens horaire, à l'encontre du sautoir 8. L'organe élastique 18 commence à se tendre, son extrémité 18a étant entraînée vers la droite par la goupille 26 de la glissière 20.
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Lorsque l'utilisateur continue de tourner l'organe de commande 16, le doigt d'actionnement 34 poursuit sa rotation dans le sens antihoraire et continue à appuyer sur le second bras 28b, de sorte que le premier bras 28a poursuit son pivotement en C dans le sens horaire en entrainant la goupille 36. De ce fait, la glissière 20 et les organes de correction 10, 12 sont tirés par ladite goupille 36 et poursuivent leur déplacement en translation selon l'axe X vers la droite, comme représenté sur la figure 7, le second organe de correction 12 continuant à entraîner la seconde étoile 4 dans le sens horaire.
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La glissière 20 et les organes de correction 10, 12 poursuivent leur déplacement en translation jusqu'à ce que la glissière 20 atteigne sa seconde position extrême de correction P2 comme représenté sur la figure 8. Dans cette seconde position extrême de correction P2, le second organe de correction 12 a fait tourner la seconde étoile 4 d'un pas, le sautoir 8 étant retombé sur ladite étoile 4. L'extrémité libre 32 du second bras 28b du levier 28 arrive à l'extrémité du doigt d'actionnement 34, le levier 28 ayant pivoté d'un angle -α par rapport à sa position de repos pour atteindre sa seconde position angulaire extrême. L'organe élastique 18 est tendu au maximum.
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Lorsque l'utilisateur poursuit la rotation de l'organe de commande 16, le doigt d'actionnement 34 quitte l'extrémité libre 32 du second bras 28b du levier 28, de sorte que ledit levier 28 n'est plus retenu par ledit doigt d'actionnement 34 et n'exerce plus d'action sur la glissière 20. L'organe élastique 18 peut alors se détendre et ramène la glissière 20 et les organes de correction 10, 12 en translation vers la gauche de la seconde position extrême de correction P2 à la position neutre P0. L'organe de correction 12 pivote lorsqu'il repasse au-dessus de l'étoile 4 lors du retour à la position neutre P0 et reprend sa position grâce à son ressort de rappel 12a. En parallèle, la glissière 20, par l'intermédiaire de la goupille 36 solidaire du premier bras 28a du levier 28, fait pivoter ledit levier 28 dans le sens antihoraire pour le ramener dans sa position de repos. Le mécanisme est alors revenu dans sa position de repos de la figure 2. Pendant toute cette phase de correction du second organe indicateur par le second organe de correction 12, le premier organe de correction 10 est à distance de la première étoile 2.
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Le mécanisme horloger de l'invention permet donc de corriger l'un ou l'autre des organes de correction indépendamment l'un de l'autre, par rotation d'une tige de commande dans un sens ou dans l'autre.
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Lorsque les deux organes indicateurs sont agencés pour être liés cinématiquement lors du fonctionnement normal du mouvement, il est prévu un dispositif de débrayage permettant de déconnecter lesdits organes indicateurs l'un de l'autre pour pouvoir les corriger indépendamment l'un de l'autre par le mécanisme de l'invention.
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L'utilisation d'une glissière 20 se déplaçant selon un mouvement de translation rectiligne dans un sens et dans l'autre permet de pouvoir disposer les organes de correction à chaque extrémité de la glissière 20. Par conséquent, les organes indicateurs associés peuvent être éloignés l'un de l'autre sans nuire à la précision et à la sécurité de leur correction indépendamment l'un de l'autre. La glissière allongée permet également d'organiser plus facilement les différents éléments du mouvement horloger autour de la glissière, la surface libre autour de la glissière étant augmentée. De plus, les organes indicateurs peuvent être disposés sur le cadran avec plus de liberté.