Procédé et kit de test olfactif
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L’invention concerne le domaine des tests olfactifs, en particulier pour identifier d’éventuels troubles olfactifs. L’invention concerne plus particulièrement un procédé de test olfactif accompagné d’une méthode d’interprétation de résultats du test. L’invention concerne également un kit de test olfactif permettant de mettre en œuvre le procédé de test et le diagnostic associé.
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Un test olfactif peut permettre de connaître les capacités olfactives d’une personne. Cela peut être intéressant par exemple si l’on veut entraîner ou tester un étudiant souhaitant exercer le métier de « nez » pour devenir créateur de parfums. Un test peut également permettre de vérifier qu’une personne possède ses pleines capacités olfactives, ou encore d’identifier un trouble olfactif qui pourrait gêner le confort de vie de cette personne ou révéler une pathologie.
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Au niveau des capacités olfactives, il peut exister d’une part une atteinte périphérique de l’olfaction, qui est déterminée par une augmentation du seuil de détection olfactive des odeurs, de sorte qu’une personne peut ne pas percevoir certaines odeurs si elles ne sont pas suffisamment concentrées. D’autre part, il peut exister une atteinte centrale, qui réside dans une altération de l’identification des odeurs, de sorte que la personne croit sentir une certaine odeur alors qu’il s’agit d’une autre. Au niveau précoce d’un trouble olfactif, ce peut être cette altération de l’identification olfactive qui est la plus marquée et spécifique.
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L’apport d’un test olfactif est déjà démontré et son utilisation recommandée depuis plusieurs années. Sont connus des tests tels que le test d’identification des odeurs commercialisé sous la marque « UPSIT », qui évalue l’identification des odeurs, le test connu sous le nom « ETOC » (European Test of Olfactory Capabilities) qui est un test auto-administré avec 16 odorants, ou encore le test commercialisé sous la marque « Sniffin’Sticks », validé dans plusieurs pays européens. Néanmoins, de manière générale, ceci est encore très peu utilisé jusqu’à présent.
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On connaît déjà dans l'état la technique, notamment d'après le document US6338715, un dispositif et une méthode pour identifier le niveau de concentration minimum qu’une personne peut percevoir. Pour ce faire, ce document propose un olfactomètre digital comprenant un dispositif d’injection de gouttelettes de fluide sur un élément chauffant, via lequel le liquide est transformé en vapeur pour être senti par l’utilisateur. Pendant le test, si l’utilisateur détecte l’odeur à un niveau de concentration, alors la concentration est diminuée et le test se répète ; dans le cas contraire, le niveau de concentration est augmenté jusqu’à ce que le seuil soit déterminé. Il est à noter que l’évaluation telle que proposée dans ce document est axée uniquement sur le seuil de concentration auquel l’utilisateur est capable de percevoir l’odorant. Il s’agit donc un test pour déterminer si l’utilisateur est hyposmique ou normosmique.
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Un autre document EP3193712 décrit un olfactomètre capable de distribuer plusieurs odeurs, faisant appel à un système informatique dans le but de détecter des maladies. Le système informatique est conçu pour recevoir des saisies de l’utilisateur dans le cadre de différents tests, via une interface utilisateur. Le système calcule ensuite un score basé sur les tests effectués et fournit des données indiquant si l’utilisateur a un déficit de mémoire d’odeur.
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Ainsi, les tests connus de l’état de la technique ne permettent pas d’évaluer pleinement les capacités olfactives d’une personne, notamment à la fois les capacités périphériques et les capacités centrales.
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L'invention a notamment pour but de fournir un procédé de test olfactif permettant une meilleure évaluation des capacités olfactives d’une personne.
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[Reprise des revendications]
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A cet effet l’invention a pour objet un procédé de test olfactif comprenant les étapes suivantes :
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- étape 0 : disposer d’un nombre n d’odeurs différentes, chaque odeur étant disponible à plusieurs concentrations différentes ;
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- étape 1 : faire sentir à un individu une odeur (N) ayant une concentration prédéterminée (i) et lui demander s’il perçoit l’odeur afin d’obtenir une première réponse (I) ;
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- étape 2 : acquérir la première réponse (I) de l’individu pour l’odeur (N) ;
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- étape 3.1 : si la première réponse (I) est négative, reprendre à l’étape 1 en faisant sentir la même odeur (N) à une concentration supérieure ;
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- étape 3.2 : si la première réponse (I) est positive, demander à l’individu de nommer l’odeur (N) afin d’obtenir une seconde réponse (G), le nommage de l’odeur (N) se faisant à partir d’un choix parmi un groupe de propositions (identification), le groupe de propositions étant composé d’une proposition dite réponse cible et d’autres propositions dites distracteurs ;
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- étape 4 : après l’étape 3.2, acquérir la seconde réponse (G) de l’individu pour l’odeur (N) ;
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- étape 4.1 : si la seconde réponse (G) est correcte c’est-à-dire si elle correspond à la réponse cible, reprendre à l’étape 1 en passant à une odeur suivante à identifier ;
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- étape 4.2 : si la seconde réponse (G) est incorrecte, reprendre à l’étape 1 en passant à une odeur suivante à identifier et effectuer ultérieurement un rattrapage en reprenant à l’étape 1 avec la même odeur (N) à une concentration supérieure dans une étape 1 ultérieure, si la concentration de l’odeur n’est pas à la valeur maximale ;
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- étape 5 : en cas de rattrapage, acquérir la réponse du rattrapage (R).
Dans le procédé, les étapes 2, 4 et 5 sont mises en œuvre par un appareil électronique.
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Ainsi, on propose un test dans lequel, d’une part, les étapes 1, 2 et 3.1 sur la perception de l’odeur permettent d’évaluer les capacités olfactives du point de vue périphérique, c’est-à-dire le seuil de détection olfactive d’une odeur donnée par la personne testée, tout particulièrement lorsque plusieurs odeurs sont présentées successivement pendant le test. D’autre part, les étapes 3.2, 4 et 4.1 permettent d’évaluer les capacités olfactives du point de vue central, c’est-à-dire que l’on évalue les capacités d’identification d’une odeur. Enfin, les étapes 4.2 et 5 permettent de s’assurer que les capacités d’identification sont indépendantes de la concentration de l’odeur présentée et d’évaluer d’une manière plus fiable les capacités olfactives du point de vue central.
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De ce fait, il est possible, avec la présente invention, d’évaluer pleinement les capacités olfactives d’une personne, et à la fois les capacités périphériques et les capacités centrales. Cette évaluation est particulièrement intéressante par exemple si l’on veut entraîner ou tester un étudiant souhaitant exercer le métier de « nez » pour devenir créateur de parfums. Cette évaluation peut également permettre de vérifier qu’une personne possède ses pleines capacités olfactives, ou encore d’identifier un trouble olfactif qui pourrait gêner le confort de vie de cette personne ou révéler une pathologie.
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En particulier, cette évaluation peut être particulièrement avantageuse pour évaluer des troubles olfactifs signes du développement de la Maladie d’Alzheimer (ci-après « MA »). En effet depuis une vingtaine d’années, la recherche a mis en évidence un lien très fort entre les troubles olfactifs et la MA. L’accent est mis sur l’altération précoce de l’olfaction qui agit comme signe avant-coureur de la maladie puisqu’elle est détectable dans sa phase asymptomatique. De plus, l’atteinte olfactive se révèle comme un signal précurseur de la transformation de la déficience cognitive légère en MA. En effet, les structures anatomiques les premières lésées sont située dans la région transentorhinale du lobe temporal et entorhinale en phase initiale, avant de progresser vers le système limbique, ce qui marque l’apparition clinique des premiers signes de la maladie. Il a été montré que le procédé selon l’invention donne des résultats significativement différents pour des patients ayant le diagnostic de MA et des personnes témoins. Ce procédé peut donc avantageusement être utilisé comme un test participant au diagnostic de MA. Il fournit un test simple et rapide à utiliser.
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En outre, au niveau précoce d’un trouble olfactif, ce peut être l’altération de l’identification olfactive qui est la plus marquée et spécifique, notamment par rapport à d’autres pathologies, telles que la maladie de Parkinson.
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Ainsi, des études récentes ont montré qu’un test d’identification olfactive était comparable en précision prédictive à la neuro-imagerie et au prélèvement du liquide céphalo-rachidien.
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Par ailleurs, le procédé proposé peut également permettre d’identifier et évaluer un trouble olfactif tel que ceux apparaissant avec le virus SARS-CoV-2 (responsable de la COVID-19), voire d’évaluer et éventuellement de quantifier la récupération de l’odorat suite à une COVID-19. Il a ainsi été utilisé pour tester la fonction olfactive de patients malades de la COVID-19 souffrant d’un trouble olfactif.
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On comprend que le rattrapage permet de faire sentir à nouveau la même odeur à l’individu.
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On comprend également que les étapes listées ci-dessus sont des étapes qui se suivent. D’autres étapes peuvent être éventuellement présentes entre les étapes listées.
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Suivant d’autres caractéristiques optionnelles du procédé de test olfactif prises seules ou en combinaison :
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- Les distracteurs comprennent des distracteurs sémantiques olfactifs.
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Ainsi, on présente des distracteurs sémantiques, qui peuvent par exemple prendre la forme d’images et/ou de mots ; et olfactifs, représentant des odeurs, autres que celle de la réponse cible. Ceci peut permettre par la suite d’évaluer si la personne se trompe et à quel point la personne a des difficultés au niveau de l’identification des odeurs. En effet, on peut proposer à la personne testée des odeurs différentes, permettant d’évaluer si la personne se trompe sur des odeurs proches ou éloignées de celle attendue. Ceci permet d’améliorer la qualité et la finesse du test effectué.
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On notera que certaines maladies, telles que la maladie d’Alzheimer ou la COVID -19, causent une atteinte au niveau des réseaux sémantiques. Celle-ci est présente sous forme d’un trouble d'identification au niveau central, ce qui empêche la personne de distinguer des odeurs proches. L’utilisation de distracteurs sémantiques olfactifs permet une évaluation du point de vue central de l’odorat et de la mémoire sémantique des odorants.
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Tout particulièrement en ce qui concerne la COVID : les troubles olfactifs sont identifiés au niveau central dans le virus SARS-CoV-2 (responsable de la COVID-19). Selon différents auteurs, il existe des troubles de l’olfaction et de la gustation chez 15%-85% des patients. Le procédé de test proposé par l’invention permet ainsi de détecter une atteinte centrale séquellaire à l’infection au SARS-CoV-2, se traduisant par une atteinte sémantique au niveau olfactif sur les traits distinctifs et se rapprochant des atteintes constatées dans un trouble neurologique central au niveau temporal interne.
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- Le groupe des distracteurs sémantiques olfactifs proposés comprend un distracteur prédéfini comme proche de la réponse cible et un distracteur prédéfini comme éloigné de la réponse cible. A titre d’exemple, si la réponse cible est la clémentine, on peut prédéfinir l’orange comme distracteur sémantique proche et la noix comme distracteur sémantique éloigné.
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Ainsi, on peut en déduire que la personne confondant l’odeur sentie avec une odeur proche de la réponse cible sera jugée comme ayant de meilleures capacités olfactives que celle confondant l’odeur avec une odeur éloignée.
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La notion de distracteur sémantique proche est particulièrement intéressante dans le cadre d’une atteinte centrale du cerveau au niveau entorhinal et touchant la mémoire sémantique des odorants. En effet lors d’une atteinte précoce (ou légère) de la mémoire sémantique olfactive, ce sont les distracteurs proches qui sont atteints. Il est à souligner que cette particularité est cruciale lors d’une atteinte précoce au niveau temporal interne. En proposant un test permettant d’évaluer si la personne se trompe sur les distracteurs proches ou éloignés, et en fonction du nombre d'erreurs sémantiquement proches et du nombre d'erreurs sémantiquement éloignées, on peut déterminer s’il s’agit d’une atteinte plus ou moins sévère.
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Le choix et le regroupement des distracteurs proches et distracteurs éloignés est basé sur l’expérience. En générale, une odeur qualifiée comme distracteur proche présente plus de traits distinctifs communs par rapport à l’odeur cible qu’un distracteur éloigné.
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- Le rattrapage avec la même odeur (N) se fait à la concentration maximale disponible.
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Ceci permet de vérifier rapidement si les troubles d’identification sont indépendants de la concentration de l’odeur présentée. Le fait de se dispenser des concentrations intermédiaires permet de raccourcir la durée du procédé de test.
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- Lors du rattrapage avec la même odeur (N), les distracteurs sont différents de ceux de l’étape 3.2 afin d’éviter un biais de déduction.
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- Le rattrapage de l’odeur (N) est effectué une fois que toutes les odeurs disponibles ont été présentées à l’individu dans le but de minimiser l’effet de répétition.
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- Les propositions sont présentées sous forme d’image.
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Le fait de proposer des images pour l’identification de l’odeur permet d’éviter que la présence d’« un manque du mot » ou d’un « manque de vocabulaire » ne biaise le calcul des scores. Ceci permet également d’éviter un test de mots trop long, donc notamment un problème de batterie de test trop longue.
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On relève en particulier que le « manque du mot » est un symptôme majeur dans la Maladie d’Alzheimer, mais aussi dans un grand nombre d’autres pathologies (troubles de l’humeur, traumatisme crânien, maladies neuromusculaires, etc…). Le test proposé permet donc de mieux évaluer les capacités olfactives et de ne pas les confondre avec d’autres capacités.
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- Les étapes 1 à 5 sont répétées n fois pour présenter au moins une fois toutes les odeurs disponibles à l’individu.
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– Le procédé de test comprend une étape (étape 6) de calcul d’un score seuil en utilisant les premières réponses (I) pour chaque odeur présentée.
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Le score seuil permet d’évaluer la capacité de l’individu à percevoir une odeur. Cela permet en particulier de savoir si l’individu est hyposmique ou normosmique.
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On note que le score seuil correspond à l’intensité moyenne à laquelle la première réponse I de l’individu est correcte.
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– Le procédé comprend une étape (étape 7) de calcul d’un score d’identification, en utilisant les secondes réponses (G) et les réponses de rattrapage (R) de chaque odeur présentée.
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Le score d’identification permet de détecter en particulier une éventuelle atteinte centrale. Par exemple, si le score seuil est dans les normes et le score d’identification inférieur aux normes, une atteinte centrale enthorinale pourrait être supposée. Si les deux seuils sont inférieurs aux normes , une atteinte centrale plus globale (enthorinale et orbitofrontale) pourrait être déduite.
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On note que le score d’identification correspond au nombre d’odeurs correctement identifiées.
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– Le procédé comprend une étape (étape 8) de calcul d’un score composite en utilisant les premières réponses (I), les secondes réponses (G) et les réponses de rattrapage (R) de chaque odeur présentée.
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Le score composite permet de donner une évaluation globale de la performance olfactive de l’individu. En effet, si le score composite est inférieur aux normes, on peut déduire que la personne ne dispose pas de capacités olfactives suffisantes. On peut obtenir en particulier une identification de marqueur de la pathologie d’Alzheimer au stade précoce.
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Par exemple, on attribue des points pour chaque odeur correctement reconnue, en donnant d’autant plus de points que la concentration était faible. Si l’individu ne sent pas l’odeur ou se trompe de réponse, aucun point n’est attribué.
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- Les étapes 6, 7 et 8 sont mises en œuvre par un appareil électronique.
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L’acquisition des réponses ainsi que le calcul de différents scores sont informatisés. Ceci permet une utilisation simplifiée du procédé de test et un calcul de score plus rapide. Comme les scores sont directement disponibles à la fin du test, il est possible d’effectuer directement une interprétation des scores en termes de pathologies.
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Par exemple, cette version informatisée peut être développée en tant qu’application web accessible par Internet, de manière à pouvoir être utilisée sur ordinateur ou tablette tactile. L’utilisation sur tablette tactile ou sur téléphone portable permet de rendre le test facile à transporter et à faire passer. Le déroulé du test, l’enregistrement des réponses et le calcul du score sont automatiques, ce qui permet au clinicien de se concentrer sur les autres aspects, tels que la bonne compréhension du patient et la gestion des différents odorants. L’application peut être utilisée sans accès Internet. Le premier écran de l’application permet d’entrer, si on le souhaite, le nom du sujet et de la personne faisant passer le test, par exemple un clinicien.
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L’invention a également pour but de fournir un kit de test olfactif pour mettre en œuvre le procédé de test, le kit comprenant :
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- des échantillons odorants émanant une pluralité d’odeurs différentes, chaque odeur étant disponible à plusieurs concentrations différentes ;
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- un moyen de rangement et de transport, par exemple une mallette, configuré pour contenir les échantillons odorants ;
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- un dispositif électronique portable, par exemple une tablette ou un téléphone, pour mettre en œuvre le procédé de test selon l’une quelconque des revendications précédentes, le dispositif comprenant une interface utilisateur.
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Le kit qui est transportable permet une utilisation plus aisée dans le cadre du soin courant.
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De préférence, le moyen de rangement et de transport est susceptible d’être fermé hermétiquement.
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De façon avantageuse, le dispositif électronique portable pour mettre en œuvre le procédé de test comprend une application permettant d’effectuer directement une interprétation des scores en termes de pathologies.
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Avantageusement, les échantillons odorants sont identifiés par un code permettant au dispositif électronique portable d’indiquer quelle odeur doit être sentie par l’individu.
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Le codage par des lettres de l’alphabet permet de ne pas influencer le participant. De préférence, la lettre de l’alphabet est sans lien avec l’odeur correspondante.
Brève description des figures
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L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre donnée uniquement à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins annexés dans lesquels :
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est un schéma de fonctionnement du procédé de test selon un mode de réalisation de l’invention ;
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est un exemple d’affichage lors d’une étape d’identification d’odeur du procédé de test ;
Description détaillée
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On a représenté sur la un procédé de test olfactif pour évaluer les capacités olfactives d’une personne. Ce test peut être utile par exemple si l’on veut entraîner ou tester un étudiant souhaitant devenir créateur de parfums. Le procédé peut également permettre de vérifier qu’une personne possède ses pleines capacités olfactives, ou encore d’identifier un trouble olfactif qui pourrait gêner le confort de vie de cette personne ou révéler une pathologie. En particulier, le procédé peut être utilisé pour identifier si un patient est atteint d’une maladie telle que la Maladie d’Alzheimer.
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La première étape du procédé de test olfactif est de disposer de plusieurs odeurs différentes, chaque odeur étant disponible à plusieurs concentrations différentes. Par exemple, les odeurs sont présentées chacune par un pot olfactif contenant une composition odorante. Les pots sont configurés pour être rangés dans une mallette olfactive pour le transport.
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Chaque composition odorante est diluée à des concentrations comprises entre 1 et 40% dans une base grasse (cire mélangée à de la paraffine), de manière à se présenter sous forme solide. Chaque odeur est présentée, par exemple, dans un pot poudrier avec tamis pour favoriser l’émanation odorante et occulter le contact avec la matière. Chaque odeur est proposée sous quatre concentrations en fonction du seuil de détection nécessaire. La concentration 1 varie entre 1 et 5% de matière première olfactive, la concentration 2 est à 10%, la concentration 3 est à 20% et la concentration 4 à 40%.
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À titre d’exemple, une sélection de 14 odeurs plaisantes, familières, alimentaires ou naturelles sont regroupées en 5 groupes comme suit :
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Alimentaires : Vanille, Chocolat, Noix de coco, Amande
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Fruits : Fraise, Poire, Agrumes
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Fleurs : Jasmin, Lavande, Rose
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Écologiques : Bois, Propre
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Trigéminaux : Menthe, Herbe coupée
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Pour choisir les 6 odeurs à présenter, on prend les deux odeurs écologiques (Crayon et Propre) et une odeur dans chacune des quatre autres catégories.
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On peut ainsi construire plusieurs listes d’odeurs, comme par exemple :
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- Crayon, Propre, Vanille, Fraise, Jasmin, Menthe
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- Crayon, Propre, Chocolat, Poire, Lavande, Herbe coupée
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Les pots olfactifs sont identifiés par un code, par exemple une lettre de l’alphabet sans lien avec l’odorant, permettant à l’application d’indiquer quel odorant doit être senti par le participant. Le codage par des lettres de l’alphabet permet de ne pas influencer le participant. Dans l’exemple du procédé de test décrit, 6 odeurs sont sélectionnées aléatoirement parmi les 14 disponibles afin de respecter le format rapide du test et de ne pas saturer olfactivement les perceptions du participant.
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Le kit de test olfactif pour mettre en œuvre le procédé de test comprend un dispositif électronique portable comprenant une interface utilisateur, par exemple un écran tactile. Lorsque le procédé de test démarre, la consigne suivante est affichée sur l’écran : « On va vous faire sentir une odeur, si vous la percevez, à votre signal nous vous proposerons de l’identifier parmi 4 images. Si vous ne la percevez pas, nous vous la proposerons dans une concentration plus élevée ».
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Par la suite, le procédé de test suit un programme défini, tel qu’illustré par la .
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Comme visible dans la , le procédé de test commence par la présentation au participant d’une première odeur à concentration minimale en lui demandant s’il perçoit l’odeur (étape 1). Si le participant ne détecte pas l’odeur, on lui présente la même odeur mais à la concentration supérieure (étape 3.1) jusqu’à la concentration maximale (niveau 4). Si le participant détecte l’odeur à une certaine concentration, alors un écran d’identification apparaît, tel qu’illustré à la , pour que le participant nomme l’odeur à partir d’un choix parmi un groupe de propositions (étape 3.2). Dans les deux cas (étapes 3.1 et 3.2), la première réponse I du participant est saisie dans le dispositif électronique pour des calculs de scores(étape 2).
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Pour chaque odeur, 4 images sont présentées pour l’identification : la bonne odeur, une odeur sémantiquement proche, une odeur sémantiquement éloignée, et une odeur n’ayant rien en commun (intrus). Les distracteurs présentés varient selon la dilution de l’odorant. Un exemple des odeurs et des distracteurs associés à chaque concentration est illustré à la table 1 ci-après. Dans l’exemple d’identification attendue illustré à la , l’odeur cible est agrumes, et les 4 images proposées sont : amande, pêche, agrumes et miel.
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Le participant répond en saisissant la seconde réponse G sur l’écran tactile. Cette seconde réponse G est également enregistrée dans le dispositif électronique pour calculs de scores (étape 4). Si la seconde réponse G est correcte, on lui fait sentir une odeur suivante à identifier (étape 4.1) et on commence la boucle du test.
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Si la seconde réponse G est erronée et que la concentration de l’odeur n’est pas à la valeur maximale, on reprend à l’étape 1 en passant à une odeur suivante à identifier et ultérieurement, on lui fait sentir la même odeur avec la concentration supérieure et on recommence la boucle du test dans une étape dite rattrapage (étape 4.2). Dans l’étape du rattrapage, la seconde réponse, dite réponse du rattrapage R, est saisie et enregistrée dans le dispositif électronique (étape 5). Si la seconde réponse G est erronée et que la concentration de l’odeur est déjà à la valeur maximale, on lui fait sentir une odeur suivante.
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De façon alternative, le rattrapage (l’étape 4.2) est effectué directement avec la concentration maximale de l’odeur que le participant n’a pas réussi à identifier pour la première fois (à étape 3.2). Dans ce cas de figure, chaque odeur est associée à un premier groupe de distracteurs pour la première tentative d’identification (étape 3.2) et un second groupe de distracteurs pour l’étape de rattrapage (étape 4.2) si la première tentative d’identification est échouée (voir tableau ci-dessous) :
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| Amande |
Amande si identification échouée |
| Image sémantique proche : NOIX |
Image sémantique éloignée : COCO |
Image sémantique proche : PISTACHE |
Image sémantique éloignée : VANILLE |
| Image distracteur sémantique : LILAS |
Image CIBLE |
Image distracteur sémantique : ORANGE |
Image CIBLE |
| Agrumes |
Agrumes si identification échouée |
| Image sémantique proche : CLÉMENTINE |
Image sémantique éloignée : COCO |
Image sémantique proche : CITRON VERT |
Image sémantique éloignée : NOIX |
| Image distracteur sémantique : MENTHE |
Image CIBLE |
Image distracteur sémantique : MIEL |
Image CIBLE |
| Chocolat |
Chocolat si identification échouée |
| Image sémantique proche : VANILLE |
Image sémantique éloignée : CAFE |
Image sémantique proche : MIEL |
Image sémantique éloignée : CRAYON |
| Image distracteur sémantique : FLEUR D’ORANGER |
Image CIBLE |
Image distracteur sémantique : POMME |
Image CIBLE |
| Coco |
Coco si identification échouée |
| Image sémantique proche : VANILLE |
Image sémantique éloignée : BANANE |
Image sémantique proche : CHOCOLAT |
Image sémantique éloignée : MENTHE |
| Image distracteur sémantique : HERBE COUPÉE |
Image CIBLE |
Image distracteur sémantique : CRAYON |
Image CIBLE |
| Crayon |
Crayon si identification échouée |
| Image sémantique proche : VANILLE |
Image sémantique éloignée : FUMÉE |
Image sémantique proche : POIVRE |
Image sémantique éloignée : GERANIUM |
| Image distracteur sémantique : AGRUMES |
Image CIBLE |
Image distracteur sémantique : ANANAS |
Image CIBLE |
| Fraise |
Fraise si identification échouée |
| Image sémantique proche : FRAMBOISE |
Image sémantique éloignée : PÊCHE |
Image sémantique proche : CASSIS |
Image sémantique éloignée : ANANAS |
| Image distracteur sémantique : COCO |
Image CIBLE |
Image distracteur sémantique : ORANGE |
Image CIBLE |
| Herbe |
Herbe si identification échouée |
| Image sémantique proche : MENTHE |
Image sémantique éloignée : POIRE |
Image sémantique proche : ANIS |
Image sémantique éloignée : PROPRE |
| Image distracteur sémantique : CRAYON |
Image CIBLE |
Image distracteur sémantique : CARAMEL |
Image CIBLE |
| Jasmin |
Jasmin si identification échouée |
| Image sémantique proche : FLEUR D’ORANGER |
Image sémantique éloignée : GERANIUM |
Image sémantique proche : MIMOSA |
Image sémantique éloignée : ROSE |
| Image distracteur sémantique : CHAMPIGNON |
Image CIBLE |
Image distracteur sémantique : NOIX |
Image CIBLE |
| Lavande |
Lavande si identification échouée |
| Image sémantique proche : SAVON de Marseille |
Image sémantique éloignée : FLEUR D’ORANGER |
Image sémantique proche : SAVON de Marseille |
Image sémantique éloignée : PROPRE |
| Image distracteur sémantique : CHOCOLAT |
Image CIBLE |
Image distracteur sémantique : VANILLE |
Image CIBLE |
| Menthe |
Menthe si identification échouée |
| Image sémantique proche : HERBE COUPÉE |
Image sémantique éloignée : POIRE |
Image sémantique proche : PIN |
Image sémantique éloignée : CARAMEL |
| Image distracteur sémantique : MIEL |
Image CIBLE |
Image distracteur sémantique : FUMEE |
Image CIBLE |
| Poire |
Poire si identification échouée |
| Image sémantique proche : POMME |
Image sémantique éloignée : BANANE |
Image sémantique proche : PÊCHE |
Image sémantique éloignée : CAFÉ |
| Image distracteur sémantique : CRAYON |
Image CIBLE |
Image distracteur sémantique : PROPRE |
Image CIBLE |
| Propre |
Propre si identification échouée |
| Image sémantique proche : CRAYON |
Image sémantique éloignée : LAVANDE |
Image sémantique proche : SCIURE |
Image sémantique éloignée : ROMARIN |
| Image distracteur sémantique : COCO |
Image CIBLE |
Image distracteur sémantique : CHOCOLAT |
Image CIBLE |
| Rose |
Rose si identification échouée |
| Image sémantique proche : JASMIN |
Image sémantique éloignée : FLEUR D’ORANGER |
Image sémantique proche : MUGUET |
Image sémantique éloignée : MENTHE |
| Image distracteur sémantique : CARAMEL |
Image CIBLE |
Image distracteur sémantique : CHOCOLAT |
Image CIBLE |
| Vanille |
Vanille si identification échouée |
| Image sémantique proche : COCO |
Image sémantique éloignée : CARAMEL |
Image sémantique proche : MIEL |
Image sémantique éloignée : ANIS |
| Image distracteur sémantique : AGRUMES |
Image CIBLE |
Image distracteur sémantique : GERANIUM |
Image CIBLE |
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Lorsque le dispositif électronique dispose d’un moyen de connexion à un réseau informatique, par exemple l’Internet, les premières réponses I, les secondes réponses G et les réponses de rattrapage R du test peuvent enregistrées dans la mémoire du navigateur, avant d’être envoyées au serveur dès qu’une connexion internet est disponible. Les données sont agrégées dans une base de données qui permet à la personne faisant passer le test de récupérer et d’analyser toutes les données récoltées : identifiants du sujet et de la personne faisant passer le test, odeurs rencontrées, réponses fournies, scores calculés ainsi que la date de passation.
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La durée de passation du test est comprise généralement entre 10 à 15 minutes maximum.
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Le tableau suivant présente les données récupérées pour chaque odeur N présentée, c’est-à-dire l’intensité (i) de l’odeur N que le participant a perçu et pour laquelle il a donné une première réponse I correcte, la deuxième réponse G sur l’identification de l’odeur et éventuellement la réponse de rattrapage R.
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| Nom de l’odorant |
Intensité |
Réponse |
Rattrapage (deuxième essai) |
| N |
i |
G |
R |
| Exemple : « Menthe » |
Quand le sujet dit oui : 1 à 4 ou 5 s’il ne dit jamais oui |
1 si correctement identifié 0 si trompé |
1 si correctement identifié 0 si trompé |
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Sur la base de toutes les données récupérées pour l’ensemble du test, il est possible de calculer différents scores qui sont les suivants :
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- Le score d’identification qui correspondant à un score sur 6 donnant le nombre d’odeurs correctement identifiées (en première présentation ou au rattrapage). L’équation se présente comme suit :
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Le score d’identification est ensuite normalisé sur 10 comme suit :
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Il est arrondi à l’entier le plus proche (score possible = 0, 2, 3, 5, 7, 8, 10)
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- Le score de seuil qui correspond à un score en 1 et 4, donnant l’intensité moyenne choisie. L’équation se présente comme suit :
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Il est ensuite normalisé sur 10 comme suit :
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- Le score composite qui correspond à un score combinant intensité et identification pour donner une évaluation globale de la performance du sujet. Pour chaque odeur, on octroie 4 points si elle est bien reconnue à l’intensité 1, 3 points à l’intensité 2, 2 points à l’intensité 3, 1 point à l’intensité 4, et aucun point si elle n’est pas reconnue. On prend en compte les rattrapages (seconde présentation à l’intensité 4, donc 1 point pour une bonne réponse). Le score final est donc entre 0 (aucune odeur reconnue) et 24 (toutes les odeurs reconnues à l’intensité 1). L’équation se présente comme suit :
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- Le score de trouble. Le trouble est présent si l’odeur est bien sentie mais mal identifiée. Il est entre 0 (toutes les odeurs reconnues) et 24 (aucune odeur reconnue mais toutes senties à l’intensité 1). Le score de trouble se calcule comme suit :
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La partie (5-I) mesure un bon odorat (une faible intensité) et la partie (1-G) mesure une mauvaise identification.
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Sur la base des différents scores calculés, il est alors possible d’obtenir un résultat de diagnostic automatiquement en fonction des critères suivants :
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- En termes de trouble périphérique, le résultat est considéré comme pathologique si au moins 2 odeurs non pas été détectées au seuil 3 à la première présentation, c’est-à-dire lorsque
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- En termes de trouble d’identification, le résultat est considéré comme pathologique si au moins 2 odeurs non pas été reconnues à la concentration maximale, par exemple à la concentration 4, c’est-à-dire lorsque
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Le critère (I=4 et G=0) signifie que l’odeur est sentie à la concentration 4 mais mal identifiée. Il n’y a pas d’étape de rattrapage dans ce cas. Le critère (R=0) signifie que l’identification de l’odeur a été échouée au rattrapage à la concentration 4.
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- On considère que le trouble est mixte si le résultat remplit les critères à la fois du trouble périphérique et du trouble d’identification.
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L'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation présentés et d'autres modes de réalisation apparaîtront clairement à l'homme du métier.