DESCRIPTION
TITRE : Contrôle d'accès à un réseau de communication sans fil par authentification fondée sur une empreinte biométrique d'un utilisateur Domaine technique
Le domaine de l’invention est celui du contrôle de l'accès de terminaux utilisateurs à un réseau de communication local, accessible via une passerelle d'accès. L’invention concerne notamment, mais non exclusivement, les problématiques de la planification de l'accès des terminaux utilisateurs à un tel réseau de communication local, et du contrôle parental pour les utilisateurs mineurs.
Art antérieur
La planification de l'accès des terminaux utilisateurs aux ressources d'un réseau de communication local, notamment domestique, et du réseau de communication étendu de type Internet auquel il permet d'accéder, est une problématique majeure pour les opérateurs des réseaux de communication, ainsi que pour les acteurs offrant des services de contournement de type OTT (pour l'anglais « Over The Top »), qui doivent gagner la confiance de leurs clients. Notamment, la problématique du contrôle parental, permettant de sécuriser l'accès des utilisateurs mineurs à ces ressources, est un enjeu majeur pour les foyers avec enfants.
Il est ainsi important pour les parents, d'une part de pouvoir planifier de manière certaine les horaires auxquels leurs enfants sont autorisés à accéder à ces ressources, afin par exemple de réduire le risque d'addiction aux écrans, et d'autre part de contrôler leur accès aux seules ressources qui ne sont pas susceptibles de heurter leur sensibilité, de leur nuire ou tout simplement de les exposer à des contenus inappropriés.
A ce jour, dans un réseau de communication local de type résidentiel, cette planification d'accès et ce contrôle parental sont mis en oeuvre dans la passerelle d'accès (par exemple la Livebox® d'Orange®). Cette dernière a pour rôle de contrôler l'accès des terminaux utilisateurs au réseau de communication, en assurant la configuration automatique des paramètres IP de ces derniers, notamment en leur attribuant automatiquement une adresse IP (pour l'anglais « Internet Protocol », en français protocole internet).
Selon les techniques connues, ce contrôle est intégralement fondé sur l'adresse MAC (pour l'anglais « Media Access Control », en français adresse physique) que le terminal utilisateur déclare au serveur DHCP du réseau local. On parle de filtrage par adresse MAC. Cette adresse MAC est un identifiant physique stocké dans une carte réseau ou une interface réseau similaire, généralement constituée de 48 bits et représentée sous la forme hexadécimale.
La passerelle résidentielle mémorise une table de correspondance, permettant d'associer des permissions d'accès aux différentes adresses MAC des terminaux utilisateurs du réseau local. Par exemple, l'adresse MAC du smartphone (en français « téléphone intelligent ») d'un utilisateur mineur est enregistrée en association avec certaines règles d'autorisation permettant de limiter son accès sur certaines plages horaires seulement, ou à certains contenus uniquement. Cette table de correspondance est générée par l'administrateur du réseau (le parent client) lors du paramétrage des autorisations d'accès pour l'ensemble des terminaux utilisateurs du foyer, et mémorisée sous forme de table statique dans la passerelle.
Cependant, ce contrôle d'accès fondé sur l'adresse MAC des terminaux utilisateurs pose deux problèmes principaux à ce jour.
Un premier problème résulte de ce que tout utilisateur peut aujourd'hui modifier de façon simple l'adresse MAC logicielle de son terminal. En effet, avec certains systèmes d'exploitation (ou OS pour « Operating System »), l'adresse matérielle MAC n'est pas utilisée directement, on lui substitue une adresse MAC logicielle choisie par l'OS. Cette modification de l'adresse MAC, au niveau logiciel, est à la portée de la plupart des utilisateurs mineurs du foyer, qui souhaitent contourner le contrôle parental ou la planification établis par leurs parents. La fiabilité du contrôle parental et de la planification mis en oeuvre dans les passerelles domestiques est donc insuffisante pour recueillir la confiance des clients des opérateurs et des acteurs OTT.
Un second problème découle de ce que certains fournisseurs de systèmes d'exploitation mobiles, comme Apple® ou Google®, poussent pour l'utilisation d'une adresse MAC aléatoire pour la connexion aux réseaux Wi-Fi. Ceci rendrait impossible le contrôle d'accès au niveau de la passerelle résidentielle par filtrage d'adresses MAC.
Il existe donc un besoin d’une technique de contrôle de l'accès de terminaux utilisateurs à un réseau de communication local, notamment de type domestique, qui ne présente pas ces inconvénients de l'art antérieur. Notamment, il existe un besoin d'une telle technique qui permette la mise en place d'une planification d'accès et d'un contrôle parental présentant une fiabilité accrue par rapport aux solutions antérieures. Il existe également un besoin d'une telle technique qui soit simple à mettre en oeuvre, et compatible avec les normes de communication existantes (notamment IEEE 802. lli). Il existe en effet un besoin d'une telle technique qui permette un contrôle d'accès efficace au réseau, quel que soit le terminal utilisé par un utilisateur du réseau local.
Exposé de l'invention
L'invention répond à ce besoin en proposant un procédé de contrôle d'accès à un réseau de communication local sans fil, comprenant une passerelle d'accès au réseau local et une pluralité de terminaux utilisateurs aptes à être connectés au réseau local via la passerelle d'accès.
Selon l'invention, le contrôle d'accès d'un des terminaux utilisateurs au réseau comprend :
- une authentification du terminal utilisateur à partir d'une information dérivée d'une empreinte biométrique d'un utilisateur du terminal utilisateur, et
- une application au terminal utilisateur d'un profil d'accès au réseau personnalisé pour l'utilisateur auquel appartient l'empreinte biométrique.
Ainsi, l’invention repose sur une approche tout à fait nouvelle et inventive du contrôle d'accès à un réseau de communication local, notamment à des fins de contrôle parental et de planification d'accès au réseau. En effet, l’invention propose que l'authentification du terminal utilisateur sur le réseau s'effectue à partir d'une information dérivée d'une empreinte biométrique de l'utilisateur du terminal, plutôt que, classiquement, à partir d'une adresse MAC du terminal. En d'autres termes, selon une approche nouvelle et inventive, on propose d'authentifier l'utilisateur du terminal, à partir de son empreinte biométrique, plutôt que le terminal lui-même. On renforce ainsi la fiabilité du contrôle parental et de la planification d'accès au réseau, en s'assurant d'appliquer au terminal utilisateur un profil d'accès personnalisé en fonction de son utilisateur du moment, identifié à partir de son empreinte biométrique. On évite ainsi avantageusement qu'un utilisateur du réseau contourne les restrictions d'accès qui devraient lui être imposées en empruntant le terminal d'un autre utilisateur disposant de davantage de droits.
On notera que, par empreinte biométrique, on entend un ensemble de caractéristiques physiques ou comportementales propres à un individu, permettant de vérifier de manière fiable son identité. Une telle empreinte biométrique peut être une empreinte digitale de l'utilisateur, i.e. le dessin formé par les lignes de la peau des doigts ou des paumes de mains. Il peut également s'agir d'une empreinte rétinienne de l'utilisateur, permettant la reconnaissance de son iris, à partir d'un code iridien accompli grâce à l'algorithme de Daugman. Il peut encore s'agir d'un ensemble de caractéristiques faciales de l'utilisateur (écartement des yeux, arêtes du nez, commissure des lèvres, oreilles, menton...) permettant une reconnaissance fiable de son visage. Enfin, une telle empreinte biométrique peut être construite à partir d'un ensemble de caractéristiques comportementales d'un individu, par exemple dans le cas d'une empreinte vocale de l'utilisateur. Selon un premier mode de réalisation de l’invention, l'information dérivée de l'empreinte biométrique est une adresse MAC générée par hachage d'une représentation robuste de l'empreinte biométrique.
Ainsi, après capture d'une empreinte biométrique de l'utilisateur par le terminal utilisateur, ce dernier en enregistre une représentation robuste, afin d'éviter de stocker l'empreinte biométrique en elle-même, ce qui pourrait poser des problèmes de sécurité si quelqu'un parvenait à s'en emparer de manière frauduleuse. Par représentation robuste, on entend un nombre réduit de caractéristiques extraites de l'empreinte, mais néanmoins suffisamment élevé
pour permettre une identification fiable de son propriétaire. Une adresse MAC est générée en appliquant une fonction de hachage à cette représentation robuste de l'empreinte de l'utilisateur. Le terminal utilisateur reconfigure alors son interface réseau avec cette adresse MAC générée, qui est alors utilisée, au niveau de la passerelle d'accès, pour authentifier le terminal utilisateur, et déterminer le profil d'accès, associé au propriétaire de l'empreinte biométrique, qu'il convient de lui appliquer.
Selon un aspect de ce premier mode de réalisation, un tel procédé de contrôle d'accès comprend un pré-enregistrement du terminal utilisateur auprès de la passerelle d'accès comprenant une mémorisation en association de l'adresse MAC générée et d'un identifiant de l'utilisateur.
En effet, l'adresse MAC utilisée par un utilisateur donné du réseau est toujours la même, dans la mesure où elle est directement dérivée de l'empreinte biométrique de ce dernier. Il peut donc être avantageux, dans une phase d'enrôlement initial, d'enregistrer, au niveau de la passerelle d'accès, l'adresse MAC associée à chacun des utilisateurs habituels du réseau, dans une table de correspondance dédiée. La passerelle d'accès peut ainsi aisément établir la table de correspondance associant les adresses MAC utilisées par les terminaux qui s'authentifient sur le réseau et les profils d'accès définis par l'administrateur du réseau, comprenant l'ensemble des règles et permissions associées à chacun des utilisateurs identifiés du réseau local. Le contrôle parental et la planification d'accès en sont ainsi simplifiés et fiabilisés.
Selon un deuxième mode de réalisation de l'invention, l'information dérivée de l'empreinte biométrique est un mot de passe généré par hachage d'une représentation robuste de l'empreinte biométrique. Ce deuxième mode de réalisation est avantageux en ce qu'il nécessite peu d'adaptation des terminaux utilisateurs existants.
Ainsi, comme dans le premier mode de réalisation, après capture d'une empreinte biométrique de l'utilisateur par le terminal utilisateur, ce dernier en enregistre une représentation robuste, afin d'éviter de stocker l'empreinte biométrique complète. Il génère ensuite un mot de passe, en appliquant à cette représentation robuste une fonction de hachage.
Selon ce deuxième mode de réalisation, l'authentification du terminal utilisateur est mise en oeuvre sur un portail captif à partir d'un identifiant de l'utilisateur et d'un hachage du mot de passe. L'utilisateur, connecté sur le réseau local sans fil, n'a aucun droit tant qu'il ne s'est pas authentifié sur le portail captif, i.e. une page web spéciale qui s'affiche dans le navigateur du terminal utilisateur dans un but d'authentification, préalable à tout accès au réseau internet étendu. Après authentification réussie sur le portail captif, une association est établie au niveau de la passerelle d'accès entre l'adresse MAC du terminal utilisateur et l'identité de l'utilisateur, déduite de son empreinte biométrique. Il est donc possible pour la passerelle d'accès d'appliquer au terminal utilisateur le profil d'accès, i.e. l'ensemble des permissions et restrictions qui ont été
définies par l'administrateur du réseau pour l'utilisateur identifié du terminal. Dans ce mode de réalisation, la durée de validité de ce profil d'accès est liée à la durée d'ouverture du portail captif : dès lors que l'utilisateur ferme sa session, tous les droits d'accès accordés par la passerelle deviennent caducs, et une nouvelle authentification sur le portail captif est requise pour que l'utilisateur retrouve le profil d'accès au réseau local qui lui est propre.
Selon ce mode de réalisation, un tel procédé de contrôle d'accès comprend un pré enregistrement du terminal utilisateur auprès de la passerelle d'accès comprenant une mémorisation en association du hachage du mot de passe généré et d'un identifiant de l'utilisateur.
Au cours de cette phase d'enrôlement initial, les utilisateurs habituels du réseau local s'enregistrent auprès de la passerelle d'accès en fournissant leur identifiant et le mot de passe généré par hachage de la représentation robuste de leur empreinte biométrique. Ce mot de passe est de préférence mémorisé sous forme hachée par la passerelle résidentielle, afin d'éviter tour problème de sécurité qui pourrait être associé à son interception frauduleuse par un individu malveillant.
Ainsi, la passerelle d'accès peut mémoriser une table de correspondance associant un ensemble de règles et de permissions d'accès au mot de passe haché obtenu à partir de l'empreinte biométrique de chacun des utilisateurs.
Après authentification sur le portail captif, la passerelle d'accès peut établir une correspondance entre les adresses MAC des terminaux utilisateurs et les mots de passe hachés préalablement enregistrés. Elle en déduit donc directement la table de correspondance associant à chacune des adresses MAC des terminaux utilisateurs l'ensemble des règles et permissions constituant leur profil d'accès. Le contrôle parental et la planification d'accès au réseau sont ainsi simplifiés et fiabilisés.
Selon un troisième mode de réalisation de l'invention, l'information dérivée de l'empreinte biométrique est une adresse MAC dérivée, à partir d'une information d'horodatage, d'un hachage d'une représentation robuste de l'empreinte biométrique. Ce troisième mode de réalisation est avantageux en ce qu'il permet de satisfaire aux contraintes qui s'imposent actuellement sur le marché des réseaux locaux sans fil, selon lesquelles les terminaux utilisateurs doivent présenter des adresses MAC aléatoires et tournantes, afin d'éviter toute traçabilité de leurs utilisateurs. En effet, selon ce mode de réalisation, une dérivation de clé commune peut être réalisée en parallèle, sur le terminal utilisateur et sur la passerelle résidentielle, qui permet de calculer une même adresse MAC sur chacun des deux équipements, à partir de l'empreinte biométrique de l'utilisateur, et d'une information d'horodatage, correspondant par exemple à l'heure courante. Ainsi, l'adresse MAC utilisée par le terminal utilisateur change à chaque nouvelle demande
d'accès au réseau local, mais elle reste toujours connue de la passerelle d'accès, qui peut donc aisément l'associer à un identifiant de l'utilisateur du terminal, et donc aux permissions et restrictions d'accès qui lui sont accordées par l'administrateur du réseau.
Pour ce faire, un tel procédé de contrôle d'accès comprend avantageusement un pré enregistrement du terminal utilisateur auprès de la passerelle d'accès comprenant une mémorisation en association du hachage de la représentation robuste de l'empreinte biométrique et d'un identifiant de l'utilisateur.
Ainsi, après saisie de l'empreinte biométrique de l'utilisateur sur le terminal qu'il utilise, le terminal opère une transformation initiale de l'empreinte saisie, afin d'en extraire une représentation robuste, permettant d'identifier de manière unique l'utilisateur, mais ne permettant pas une reconstruction réversible de l'empreinte. Le terminal utilisateur s'enregistre ensuite auprès de la passerelle d'accès, en fournissant un identifiant de l'utilisateur et la représentation robuste de l'empreinte, qui sont mémorisés en association au niveau de la passerelle, après éventuel hachage. C'est à partir de cette représentation robuste mémorisée pour chacun des utilisateurs enregistrés du réseau local que la passerelle d'accès peut à tout moment calculer l'adresse MAC du terminal utilisateur qui souhaite accéder au réseau.
Selon un aspect avantageux de ce mode de réalisation, l'authentification comprend la génération, par la passerelle d'accès, d'au moins deux adresses MAC candidates pour le terminal utilisateur, à partir d'un hachage de la représentation robuste de l'empreinte biométrique mémorisé et d'au moins deux informations d'horodatage temporellement proches, et la comparaison des adresses MAC candidates avec l'information dérivée de l'empreinte biométrique reçue du terminal utilisateur.
Ainsi, en générant plusieurs adresses MAC candidates du côté de la passerelle d'accès, un tel procédé selon un mode de réalisation de l'invention est robuste aux éventuels décalages d'horloge entre le terminal utilisateur et la passerelle. En fonction de la fiabilité de la synchronisation temporelle des deux équipements, on peut choisir une granularité plus ou moins fine, et donc deux informations d'horodatage plus ou moins proches temporellement. Par exemple, on peut choisir une granularité de 5 minutes, et calculer deux adresses MAC à partir de l'empreinte biométrique d'une part, et de deux informations d'horodatage distantes de 5 minutes l'une de l'autre. Ainsi, à chaque connexion d'un nouveau terminal utilisateur préalablement enregistré sur le réseau local, la passerelle d'accès calcule ces deux adresses MAC candidates, et les compare à l'adresse MAC fournie par le terminal utilisateur dans sa requête DHCP. En cas de correspondance, la passerelle peut appliquer au terminal les droits d'accès qui sont propres à son utilisateur. Dans le cas contraire, la passerelle peut appliquer au terminal non reconnu une politique d'accès par défaut.
On peut bien sûr choisir une granularité temporelle plus fine ou plus grossière, et même calculer plus que deux adresses MAC candidates si besoin.
L'invention concerne également un produit programme d’ordinateur comprenant des instructions de code de programme pour la mise en oeuvre d'un procédé de contrôle d'accès tel que décrit précédemment, lorsqu'il est exécuté par un processeur.
L'invention vise également un support d'enregistrement lisible par un ordinateur sur lequel est enregistré un programme d'ordinateur comprenant des instructions de code de programme pour l'exécution des étapes du procédé de contrôle d'accès selon l'invention tel que décrit ci-dessus.
Un tel support d’enregistrement peut être n’importe quelle entité ou dispositif capable de stocker le programme. Par exemple, le support peut comporter un moyen de stockage, tel qu’une ROM, par exemple un CD ROM ou une ROM de circuit microélectronique, ou encore un moyen d’enregistrement magnétique, par exemple une clé USB ou un disque dur.
D’autre part, un tel support d’enregistrement peut être un support transmissible tel qu’un signal électrique ou optique, qui peut être acheminé via un câble électrique ou optique, par radio ou par d’autres moyens, de sorte que le programme d'ordinateur qu'il contient est exécutable à distance. Le programme selon l’invention peut être en particulier téléchargé sur un réseau par exemple le réseau Internet.
Alternativement, le support d’enregistrement peut être un circuit intégré dans lequel le programme est incorporé, le circuit étant adapté pour exécuter ou pour être utilisé dans l’exécution du procédé de contrôle d'accès précité.
L'invention concerne encore une passerelle d'accès à un réseau de communication local sans fil, le réseau local comprenant une pluralité de terminaux utilisateurs aptes à être connectés au réseau local via la passerelle d'accès. Selon l'invention, une telle passerelle d'accès comprend :
- un module d'authentification d'un terminal utilisateur à partir d'une information dérivée d'une empreinte biométrique d'un utilisateur du terminal utilisateur, et
- un module de contrôle de l'accès du terminal utilisateur authentifié, configuré pour appliquer au terminal utilisateur un profil d'accès au réseau personnalisé pour l'utilisateur auquel appartient l'empreinte biométrique.
Une telle passerelle d'accès est configurée pour mettre en oeuvre le procédé de contrôle d'accès tel que décrit précédemment.
L'invention concerne également un procédé d'accès d'un terminal utilisateur à une passerelle d'accès à un réseau de communication local sans fil, qui comprend :
- une capture d'une empreinte biométrique d'un utilisateur ;
- une dérivation d'une information d'authentification de l'utilisateur à partir de l'empreinte
biométrique capturée ;
- une émission d'une requête d'accès à la passerelle d'accès à partir de l'information dérivée.
Selon un aspect particulier, la dérivation d'une information d'authentification comprend :
- une transformation de l'empreinte capturée en une représentation robuste de l'empreinte ;
- une génération d'une adresse MAC par hachage de la représentation robuste de l'empreinte ; et, préalablement à l'émission d'une requête d'accès, un tel procédé d'accès comprend une configuration d'une interface réseau du terminal utilisateur avec l'adresse MAC générée.
Selon une variante de réalisation, la génération d'une adresse MAC met également en oeuvre une fonction de dérivation à partir d'une information d'horodatage.
L'invention concerne encore un produit programme d’ordinateur comprenant des instructions de code de programme pour la mise en oeuvre d'un procédé d'accès tel que décrit ci-dessus, lorsqu'il est exécuté par un processeur.
L'invention vise également un support d'enregistrement lisible par un ordinateur sur lequel est enregistré un programme d'ordinateur comprenant des instructions de code de programme pour l'exécution des étapes du procédé d'accès selon l'invention tel que décrit ci-dessus.
Un tel support d’enregistrement peut être n’importe quelle entité ou dispositif capable de stocker le programme. Par exemple, le support peut comporter un moyen de stockage, tel qu’une ROM, par exemple un CD ROM ou une ROM de circuit microélectronique, ou encore un moyen d’enregistrement magnétique, par exemple une clé USB ou un disque dur.
D’autre part, un tel support d’enregistrement peut être un support transmissible tel qu’un signal électrique ou optique, qui peut être acheminé via un câble électrique ou optique, par radio ou par d’autres moyens, de sorte que le programme d'ordinateur qu'il contient est exécutable à distance. Le programme selon l’invention peut être en particulier téléchargé sur un réseau par exemple le réseau Internet.
Alternativement, le support d’enregistrement peut être un circuit intégré dans lequel le programme est incorporé, le circuit étant adapté pour exécuter ou pour être utilisé dans l’exécution du procédé d'accès précité.
L'invention concerne enfin un terminal utilisateur apte à être connecté à un réseau de communication local sans fil via une passerelle d'accès, qui comprend :
- un module de capture d'une empreinte biométrique d'un utilisateur ;
- un module de dérivation d'une information d'authentification de l'utilisateur à partir de l'empreinte biométrique capturée ;
- un module d'émission d'une requête d'accès à la passerelle d'accès à partir de l'information dérivée.
La passerelle d'accès, le terminal utilisateur et le programmes d’ordinateur correspondants
précités présentent au moins les mêmes avantages que ceux conférés par les procédés d'accès et de contrôle d'accès selon la présente invention.
Présentation des figures
D’autres buts, caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante, donnée à titre de simple exemple illustratif, et non limitatif, en relation avec les figures, parmi lesquelles :
[Fig. 1] présente un réseau de communication local sans fil domestique, comprenant une passerelle d'accès et plusieurs terminaux utilisateurs ;
[Fig. 2] illustre, selon un premier mode de réalisation de l'invention, une technique de génération d'adresse MAC à partir d'une empreinte digitale d'un utilisateur ;
[Fig. 3] décrit sous forme de logigramme les étapes mises en oeuvre lors de la connexion d'un terminal utilisateur à la passerelle d'accès selon ce premier mode de réalisation ;
[Fig. 4] présente sous forme de logigramme une phase préalable d'enregistrement d'un terminal utilisateur auprès de la passerelle d'accès selon ce premier mode de réalisation ;
[Fig. 5] illustre sous forme d'organigramme un deuxième mode de réalisation de l'invention, dans lequel l'information dérivée de l'empreinte biométrique d'un utilisateur est un mot de passe utilisé pour permettre l'authentification du terminal utilisateur sur un portail captif ;
[Fig. 6] illustre plus précisément les différentes étapes de génération d'un mot de passe selon le mode de réalisation de la figure 5 ;
[Fig. 7] présente la phase préalable d'enrôlement des différents utilisateurs du réseau auprès de la passerelle d'accès selon le mode de réalisation de la figure 5 ;
[Fig. 8] illustre le mécanisme d'authentification mis en oeuvre selon le mode de réalisation de la figure 5 ;
[Fig. 9] illustre sous forme d'organigramme un troisième mode de réalisation de l'invention, dans lequel l'information dérivée de l'empreinte biométrique d'un utilisateur est une adresse MAC générée à la volée pour le terminal utilisateur, par dérivation de clé commune sur la passerelle d'accès et sur le terminal utilisateur ;
[Fig. 10] présente un logigramme de la phase préalable d'enrôlement de l'utilisateur auprès de la passerelle d'accès selon le mode de réalisation de la figure 9 ;
[Fig. 11] illustre sous forme de logigramme la phase d'authentification d'un utilisateur et de son terminal associé lors d'une tentative de connexion à la passerelle d'accès selon le mode de réalisation de la figure 9 ;
[Fig. 12] présente la succession d'étapes mises en oeuvre côté terminal utilisateur pour la génération d'une adresse MAC de session selon le mode de réalisation de la figure 9 ;
[Fig. 13] présente la succession d'étapes mises en œuvre côté passerelle d'accès pour la génération d'une adresse MAC de session selon le mode de réalisation de la figure 9 ;
[Fig. 14] présente sous forme de schéma simplifié la structure matérielle d'une passerelle d'accès selon les différents modes de réalisation de l'invention ;
[Fig. 15] présente sous forme de schéma simplifié la structure matérielle d'un terminal utilisateur selon les premier et troisième modes de réalisation de l'invention.
Description détaillée de modes de réalisation de l'invention
Le principe général de l'invention repose, dans le cadre du contrôle d'accès de terminaux utilisateurs à un réseau de communication local sans fil, sur l'authentification des utilisateurs eux- mêmes, plutôt que des terminaux qu'ils utilisent, et ce, à partir d'une information dérivée d'une empreinte biométrique des utilisateurs. De cette façon, il est possible d'accroître la fiabilité du contrôle d'accès, en s'assurant que les permissions et restrictions d'accès définis par l'administrateur du réseau sont correctement appliquées à chacun des utilisateurs et ce, quel que soit le terminal utilisateur qu'ils emploient. La planification d'accès au réseau et le contrôle parental pour les utilisateurs mineurs sont ainsi sécurisés, pour une meilleure confiance du client dans le service rendu par son fournisseur d'accès.
On présente désormais, en relation avec la figure 1, un réseau de communication local sans fil, par exemple un réseau Wi-Fi familial. Un tel réseau domestique 2 comprend une passerelle résidentielle 10, par exemple une Livebox® d'Orange®, et une pluralité de terminaux utilisateurs, par exemple un téléphone intelligent 11, un ordinateur portable 12, un ordinateur familial de type PC 13, et une tablette 14. Ces différents terminaux utilisateurs peuvent se connecter à la passerelle résidentielle 10, comme symbolisé par les doubles flèches de la figure 1, pour accéder aux ressources du réseau de communication local 2, ou aux ressources d'un réseau de communication étendu 1, par exemple le réseau Internet, auquel la passerelle 10 forme point d'accès. En outre, on considère à titre d'exemple que ce réseau domestique est celui d'une famille comptant deux parents et deux enfants mineurs Alice et Bob. Le smartphone 11 et l'ordinateur portable 12 sont par exemple utilisés exclusivement par chacun des deux parents, tandis qu'Alice et Bob peuvent tous deux utiliser l'ordinateur familial 13 ou la tablette 14.
Afin de limiter le temps passé par Alice et Bob devant les écrans, et éviter tout phénomène d'addiction, il est important pour leurs parents de pouvoir planifier les plages horaires pendant lesquelles Alice et Bob sont autorisés à se connecter à la passerelle résidentielle 10. Ces plages horaires ne sont pas nécessairement les mêmes pour Alice et pour Bob. Par exemple, Alice est autorisée de 16h à 21h, et Bob est autorisé de 16h à 19h.
En outre, il est également important de mettre en place un contrôle parental, permettant de limiter l'accès d'Alice ou de Bob aux seuls contenus, disponibles sur le réseau de communication
étendu 1, adaptés à leur âge. A nouveau, ces contenus ne sont pas nécessairement les mêmes pour Alice et pour Bob.
Il est donc important pour les parents de pouvoir mettre en place un ensemble de permissions, ou de règles d'accès, personnalisées en fonction de l'identité d'Alice ou de Bob. En tant qu'administrateurs de la passerelle résidentielle 10 et du réseau local 2, ils peuvent configurer ces règles dans la passerelle résidentielle 10, où elles sont mémorisées sous forme d'une table de correspondance associant l'identité de chaque utilisateur de la famille à un ensemble de règles ou de droits d'accès qui lui sont affectés.
Pour permettre la mise en oeuvre d'un contrôle d'accès fiable respectant ces règles et permissions, le procédé selon l'invention repose, dans ses différents modes de réalisation, sur l'utilisation d'une empreinte biométrique de l'utilisateur, ou d'une information qui en est dérivée, pour son authentification sur le réseau local.
De manière générale, une telle empreinte biométrique correspond à un ensemble de caractéristiques physiques ou comportementales propres à l'utilisateur, permettant de vérifier de manière fiable son identité. Une telle empreinte biométrique peut être une empreinte rétinienne de l'utilisateur, permettant la reconnaissance de son iris, à partir d'un code iridien accompli grâce à l'algorithme de Daugman. Il peut aussi s'agir d'un ensemble de caractéristiques faciales de l'utilisateur (écartement des yeux, arêtes du nez, commissure des lèvres, oreilles, menton...) permettant une reconnaissance fiable de son visage. Une telle empreinte biométrique peut encore être construite à partir d'un ensemble de caractéristiques comportementales d'un individu, par exemple dans le cas d'une empreinte vocale de l'utilisateur.
Dans la suite de ce document, on s'attache plus particulièrement à décrire différents modes de réalisation de l'invention, dans lesquels l'empreinte biométrique est une empreinte digitale de l'utilisateur, i.e. le dessin formé par les lignes de la peau de l'un de ses doigts. Ceci ne constitue qu'un exemple illustratif, et tout autre type d'empreinte biométrique peut également être utilisé, sans sortir du cadre de l'invention.
La saisie d'une telle empreinte digitale est en effet particulièrement aisée sur les terminaux utilisateurs dotés d'écrans tactiles, tels que les téléphones intelligents, ou smartphones. En apposant son doigt sur l'écran du terminal, l'utilisateur peut fournir au terminal une image de son empreinte digitale, qui permet de l'identifier de manière unique. En effet, les empreintes digitales, également appelées dactylogrammes, sont uniques à chaque individu, et chaque doigt a son empreinte propre. On estime à une chance sur 64 milliards environ la probabilité que deux personnes aient les mêmes empreintes digitales.
Plus particulièrement, il est possible de caractériser l'empreinte digitale d'un individu à partir de points singuliers locaux, également appelés minuties, observés sur les boucles, spirales ou arches
constituant les motifs les plus courants d'une empreinte. Les minuties s'avèrent relativement robustes aux variations d'empreintes digitales, et on estime généralement qu'un ensemble de douze minuties suffit pour authentifier avec fiabilité un individu.
On s'attache tout désormais à décrire, en relation avec les figures 2 à 4, un premier mode de réalisation de l'invention, selon lequel une telle empreinte digitale est utilisée, par le terminal utilisateur lui-même, pour générer une adresse MAC de substitution.
On rappelle que l'adresse MAC (de l'anglais « Media Access Control ») est une chaîne hexadécimale de six octets qui identifie une carte Ethernet. L'adresse MAC d'un terminal utilisateur est donc a priori fixée par le constructeur qui produit sa carte réseau. Bien que physiquement stockées dans les cartes Ethernet, il est possible de modifier ces adresses dans les couches logicielles des protocoles de communication. C'est ce que propose ce premier mode de réalisation de l'invention, selon lequel le terminal utilisateur génère une adresse MAC IPv4 ou IPv6 par hachage non réversible de l'empreinte digitale de son utilisateur, qu'il substitue à son adresse MAC initiale, lors de sa tentative de connexion à la passerelle d'accès.
La figure 2 illustre plus particulièrement la succession d'étapes mises en oeuvre au sein d'un terminal utilisateur (par exemple le smartphone 11 ou la tablette 14 de la figure 1) pour une telle génération d'adresse MAC, dérivée d'une empreinte digitale.
Au cours d'une étape référencée 20, l'utilisateur Alice saisit son empreinte digitale, en apposant son doigt (par exemple son index droit) sur l'écran de la tablette 14. Un algorithme de traitement 21 de l'image de cette empreinte digitale permet d'en extraire un certain nombre de points singuliers locaux, également appelés minuties, en nombre suffisant pour permettre une identification robuste, ou fiable, d'Alice. Sur la figure 2, par souci de simplification, seules cinq minuties ont été illustrées, mais on considère généralement en France que l'utilisation de douze minuties permet d'assurer la fiabilité de l'identification des individus à partir de leurs empreintes digitales. A l'issue de cette transformation robuste 21 de l'empreinte digitale d'Alice, on obtient une représentation robuste 22 de son empreinte, qui permet d'identifier avec fiabilité Alice, mais qui ne permet pas de reconstruire de manière réversible son empreinte digitale complète, dont la confidentialité et la protection restent donc assurées. C'est de préférence cette représentation robuste 22 qui est mémorisée dans le terminal utilisateur.
Le terminal utilisateur 14 applique à cette représentation robuste 22 une fonction de hachage 23, par exemple de type sha-256 (pour l'anglais « Secure Hash Algorithm »), sha-1 ou même md5 (pour l'anglais « Message Digest »). On rappelle que la technique du hachage consiste à convertir une suite d'octets en une empreinte réputée unique et trouve de nombreuses applications, telles que valider l'intégrité d'un fichier (somme de contrôle) ou bien pour que deux parties (un serveur et un client) puissent se prouver mutuellement la possession d'un secret partagé sans que celui-ci
ne circule sur le réseau. En l'espèce, le hachage 23 de la représentation robuste 22 de l'empreinte digitale d'Alice délivre une suite 24 de soixante-quatre caractères hexadécimaux, qui peut être tronquée au cours d'une étape référencée 25 pour n'en conserver que les six premiers octets, soit douze caractères hexadécimaux, qui ont directement la structure d'une adresse MAC 26. D'autres fonctions 25 de génération d'adresse MAC, éventuellement plus complexes et plus rigoureuses, peuvent être utilisées en variante à cette simple troncature, telles que par exemple une fonction de dérivation de clé de type PBKDF2 (de l'anglais « Password-Based Key Dérivation Function 2 » qui est une fonction de dérivation de clé, appartenant à la famille des normes Public Key Cryptographie Standards, plus précisément PKCS #5 v2.0).
La figure 3 illustre sous forme de logigramme les différentes étapes mises en oeuvre entre le terminal utilisateur 14 et la passerelle résidentielle HGW 10, lorsqu'Alice tente d'accéder au réseau de communication local. Comme illustré précédemment en relation avec la figure 2, Alice saisit son empreinte digitale 20 sur l'écran de la tablette 14, au cours d'une étape référencée CAPT_20. Cette dernière subit une transformation robuste 21, à partir de laquelle est générée une adresse MAC 26, au cours des étapes successives référencées 23 à 25 décrites précédemment. La tablette Tx_14 reconfigure alors son interface réseau avec l'adresse MAC 26 qu'il vient de générer à partir de l'empreinte digitale 20 d'Alice. C'est cette adresse MAC 26 qu'il indique dans la requête DHCP 28 qu'il adresse à la passerelle d'accès HGW 10, lors de sa tentative de connexion au réseau de communication local 2. Au cours d'une étape référencée 29, la passerelle d'accès HGW 10 mémorise en association l'adresse IP du terminal Tx_14 et l'adresse MAC 26 figurant dans sa requête DHCP 28.
Selon ce premier mode de réalisation, l'authentification du terminal utilisateur 14 se fait donc de manière classique, à partir de l'adresse MAC annoncée par le terminal dans sa requête DHCP. Le serveur DHCP associe une adresse IP dynamique à l'adresse MAC autodéclarée, conformément aux standards RFC 2131 et RFC 2132 de l'IETF. Une couche logicielle confirme l'association de permissions à cette adresse MAC particulière.
Dans une variante optionnelle, représentée sur la figure 4, une phase de pré-enregistrement de chacun des utilisateurs du réseau de communication local 2 permet, au niveau de la passerelle d'accès HGW 10, d'enregistrer en association un identifiant de chacun des utilisateurs (par exemple, son prénom : Alice ou Bob ou Parentl ou Parent2) et l'adresse MAC qui va être dérivée de son empreinte digitale. Au cours de cette phase initiale de pré-enregistrement, l'utilisateur (ici, Alice), saisit son empreinte digitale 20 sur son terminal, qui la capture au cours d'une étape CAPT_20. Conformément aux étapes 21 à 25 précédemment décrites en relation avec la figure 2 (transformation robuste de l'empreinte, hachage, troncature ou dérivation de clé), le terminal Tx_14 génère à partir de cette empreinte biométrique 20 une adresse MAC 26. Le terminal Tx_14
adresse alors à la passerelle d'accès HGW 10 un message contenant l'identifiant d'Alice et l'adresse MAC 26 qu'il a générée à partir de son empreinte 20, au cours d'une étape référencée 40 (SEND_Alice/@MAC). A réception, la passerelle d'accès HGW 10 mémorise en association dans une table de correspondance un identifiant de l'utilisateur, par exemple Alice, et l'adresse MAC 26 générée par le terminal Tx_14 à partir de l'empreinte digitale 20 saisie par Alice (étape référencée 41, REG_Alice/@MAC).
Pour permettre la gestion du contrôle parental et de la planification d'accès au réseau de communication local pour les différents utilisateurs, la passerelle d'accès HGW 10 garde également en mémoire une table de permissions, qui est une table de correspondance associant un identifiant des utilisateurs et au moins une règle de contrôle d'accès des utilisateurs à la passerelle d'accès. En effet, l'administrateur du réseau (par exemple le parent) peut configurer un certain nombre de règles d'autorisation ou d'interdiction (i.e. des permissions) associées à chaque utilisateur. La passerelle d'accès mémorise l'ensemble de ces règles dans une table de correspondance statique. Par exemple, pour l'utilisateur mineur Alice, l'accès au réseau Internet n'est autorisé qu'entre 16h et 20h.
Grâce à l'utilisation conjointe de la table de permissions et de la table des adresses MAC, il est ainsi facile de connaître l'association entre règles de contrôle d'accès des utilisateurs et adresses MAC des terminaux utilisateurs, et donc de réaliser une planification fiable de l'accès à Internet ou un contrôle parental efficace et sécurisé.
La passerelle résidentielle mémorise une table de correspondance, obtenue par fusion de la table de permissions et de la table des adresses MAC, permettant d'associer des permissions d'accès aux différentes adresses MAC des terminaux utilisateurs du réseau local. Par exemple, l'adresse MAC du smartphone 11 d'un utilisateur mineur est enregistrée en association avec certaines règles d'autorisation permettant de limiter son accès sur certaines plages horaires seulement, ou à certains contenus uniquement. Cette table de correspondance peut être mémorisée sous forme de table statique dans la passerelle.
On présente désormais, en relation avec les figures 5 à 8, un deuxième mode de réalisation de l'invention, dans lequel l'information dérivée de l'empreinte biométrique d'un utilisateur est un mot de passe utilisé pour permettre l'authentification du terminal utilisateur sur un portail captif. Le principe général de ce deuxième mode de réalisation est illustré sous forme d'organigramme en figure 5. L'utilisateur, par exemple Alice, saisit son empreinte digitale 20 sur l'un des terminaux utilisateurs de la figure 1, par exemple en l'apposant sur l'écran tactile de la tablette 14.
Par hachage 53, on dérive de cette empreinte biométrique 20 un mot de passe 54, que le terminal utilisateur utilise pour s'authentifier sur un portail web captif CAPT_PORT 100 hébergé par la passerelle d'accès. A l'issue de cette authentification, il est possible d'établir une association 51
entre l'adresse MAC du terminal utilisateur et l'identifiant de l'utilisateur, et donc d'appliquer 52 au terminal le profil d'accès qui a été défini par l'administrateur du réseau pour cet utilisateur. Ainsi, l'utilisateur connecté sur le réseau WiFi 2 n'a aucun droit tant qu'il ne s'est pas authentifié sur un portail web captif 100. Après authentification, l'association entre l'adresse MAC du terminal utilisateur et l'identité de l'utilisateur est établie, et il est donc possible d'appliquer au terminal le profil d'accès au réseau qui a été établi par l'administrateur pour cet utilisateur.
Ces différentes étapes sont détaillées dans les figures 6 à 8.
La figure 6 illustre plus précisément le principe de génération d'un mot de passe, à partir de l'empreinte biométrique de l'utilisateur, par exemple l'empreinte digitale 20 qu'Alice a saisie en apposant son doigt (par exemple son pouce) sur l'écran de la tablette 14. Un algorithme de traitement 61 de l'image de cette empreinte digitale permet d'en extraire un certain nombre de points singuliers locaux, également appelés minuties, en nombre suffisant pour permettre une identification robuste, ou fiable, d'Alice. Sur la figure 6, par souci de simplification, seules cinq minuties ont été illustrées, mais on considère généralement en France que l'utilisation de douze minuties permet d'assurer la fiabilité de l'identification des individus à partir de leurs empreintes digitales. A l'issue de cette transformation robuste 61 de l'empreinte digitale d'Alice, on obtient une représentation robuste 62 de son empreinte, qui permet d'identifier avec fiabilité Alice, mais qui ne permet pas de reconstruire de manière réversible son empreinte digitale complète, dont la confidentialité et la protection restent donc assurées. C'est de préférence cette représentation robuste 62 qui est mémorisée dans le terminal utilisateur.
Le terminal utilisateur 14 applique à cette représentation robuste 62 une fonction de hachage 53, par exemple de type sha-256 (pour l'anglais « Secure Hash Algorithm »), sha-1 ou même md5 (pour l'anglais « Message Digest »), qui délivre une suite 54 de soixante-quatre caractères hexadécimaux. Ce hachage complet peut être utilisé directement comme mot de passe. En variante, une fonction de dérivation de clé de type PBKDF2 par exemple peut être appliquée au résultat 54 du hachage pour générer un mot de passe, permettant l'authentification du terminal utilisateur sur le portail captif 100.
Ce deuxième mode de réalisation nécessite une phase préalable d'enrôlement des différents utilisateurs du réseau auprès de la passerelle d'accès HGW 10, illustrée en figure 7.
Elle peut être mise en oeuvre à titre préliminaire, par exemple lors de la configuration du réseau local 2, ou lors de la première connexion des utilisateurs à la passerelle d'accès HGW 10. Comme indiqué précédemment, l'utilisateur, par exemple Alice, saisit son empreinte digitale 20 sur le terminal utilisateur, par exemple la tablette Tx_14, lors d'une étape référencée CAPT_20. Cette dernière est transformée en une représentation robuste au cours d'une étape référencée 61, qui
alimente ensuite une fonction de hachage 53, permettant de générer un mot de passe dérivé de l'empreinte digitale 20.
Au cours d'une étape référencée 70, le terminal utilisateur Tx_14 envoie à la passerelle résidentielle HGW 10 un message contenant l'identifiant d'Alice et le mot de passe 54 généré à partir de son empreinte (SEND_Alice/pwd). Ces données sont mémorisées en association dans la passerelle HGW 10 au cours d'une étape référencée 71. De préférence, le mot de passe 54 est mémorisé sous une forme hachée dans la passerelle résidentielle (hash(pwd)), de façon à garantir sa confidentialité et sa sécurité. On utilisera de préférence l'algorithme de hachage sha-256.
La figure 8 illustre le mécanisme d'authentification mis en oeuvre selon ce deuxième mode de réalisation lorsqu'un terminal utilisateur souhaite accéder au réseau de communication étendu, par exemple quand Alice souhaite naviguer sur le web à l'aide de la tablette Tx_14.
La tablette Tx_14 adresse alors (étape référencée 80) une requête REQà la passerelle d'accès HGW 10. Cette dernière redirige automatiquement le terminal 14 vers un portail captif 100, au cours d'une étape DIR_CAPT_PORT 81, à des fins d'authentification. En d'autres termes, la passerelle force le client http du terminal 14 à afficher une page web spéciale, sur laquelle Alice est invitée à saisir son identifiant et son mot de passe, à des fins d'authentification, avant de pouvoir accéder à Internet. Grâce aux étapes décrites précédemment en relation avec les figures 6 et 7 de saisie de l'empreinte digitale d'Alice (20, CAPT_20), de génération d'un mot de passe (54) qui en est dérivé (61, 53), et d'enrôlement préalable auprès de la passerelle d'accès HGW 10, le terminal Tx_14 est en mesure de transmettre ces informations d'authentification à la passerelle, au cours d'une étape AUTH_Alice/hash(pwd) référencée 82 : de préférence, le mot de passe est envoyé à la passerelle sous sa forme hachée (hash(pwd)) au moyen de l'algorithme de hachage sha-256, afin d'éviter tout risque de compromission de données en cas d'interception frauduleuse.
A réception, la passerelle HGW 10 enregistre en association, dans une table de correspondance, l'adresse MAC du terminal utilisateur Tx_14 et l'identifiant d'Alice au cours d'une étape référencée 51. Une telle table de correspondance est une table dynamique, dont la durée de validité est liée à la durée d'ouverture du portail captif : elle périme lorsque l'utilisateur ferme sa session.
Pour permettre la gestion du contrôle parental et de la planification d'accès au réseau de communication local pour les différents utilisateurs, la passerelle d'accès HGW 10 garde également en mémoire une table de permissions, qui est une table de correspondance associant le mot de passe, de préférence sous forme hachée, dérivé de l'empreinte biométrique de chacun des utilisateurs et au moins une règle de contrôle d'accès des utilisateurs à la passerelle d'accès. En effet, l'administrateur du réseau (par exemple le parent) peut configurer un certain nombre de
règles d'autorisation ou d'interdiction (i.e. des permissions) associées à chaque utilisateur. La passerelle d'accès mémorise l'ensemble de ces règles dans une table de correspondance statique qui associe règles d'accès et mot de passe haché, tel que mémorisé au cours de l'étape référencée 71. Par exemple, pour l'utilisateur mineur Alice, l'accès au réseau Internet n'est autorisé qu'entre 16h et 20h.
Grâce à l'utilisation conjointe de la table de permissions statique et de la table dynamique des adresses MAC, il est ainsi facile de connaître l'association entre règles de contrôle d'accès des utilisateurs et adresses MAC des terminaux utilisateurs, et donc de réaliser une planification fiable de l'accès à Internet ou un contrôle parental efficace et sécurisé.
Par fusion de la table statique de permissions et de la table dynamique des adresses MAC, la passerelle HGW 10 peut associer des permissions d'accès aux différentes adresses MAC des terminaux utilisateurs du réseau local. Dans l'exemple de la figure 8, la passerelle HGW 10 peut ainsi, au cours d'une étape référencée 52, appliquer au terminal 14 d'Alice le profil d'accès qui a été défini pour elle par ses parents.
Les figures 9 et suivantes illustrent un troisième mode de réalisation du procédé selon l'invention, dans lequel l'information dérivée de l'empreinte biométrique de l'utilisateur est une adresse MAC, qui change cependant à chaque nouvelle connexion de l'utilisateur. Ce troisième mode de réalisation de l'invention est avantageux en ce qu'il permet d'adhérer aux nouvelles contraintes, en passe de s'imposer comme nouveau standard de fait, d'adresses MAC aléatoires (« random mac ») sur un même réseau WLAN.
Pour ce faire, on génère une adresse MAC à la volée pour le terminal utilisateur, par dérivation de clé commune sur la passerelle d'accès et sur le terminal utilisateur à partir de l'empreinte biométrique de l'utilisateur. Le principe général de ce troisième mode de réalisation est illustré par l'organigramme de la figure 9, qui présente la mise en oeuvre d'un algorithme de dérivation de clé commun, tant sur le terminal utilisateur que sur la passerelle d'accès.
Dans ces deux équipements, l'empreinte digitale 20 de l'utilisateur alimente une fonction de hachage 93, par exemple sha-256, sha-1 ou md5, dont le résultat INFJNT 94 est une représentation interne de l'empreinte. Une fonction de dérivation de clé DERIV 95 reçoit comme paramètres d'entrée, d'une part la représentation interne de l'empreinte INFJNT 94, et d'autre part une information d'horodatage INFJ-IOR 97, et délivre en sortie une adresse MAC de session 96 qui va pouvoir être utilisée par le terminal dans ses requêtes DHCP d'accès au réseau. L'implémentation de ce troisième mode de réalisation nécessite une phase préalable d'enrôlement de l'utilisateur auprès de la passerelle d'accès, illustrée en figure 10.
Elle peut être mise en oeuvre à titre préliminaire, par exemple lors de la configuration du réseau local 2, ou lors de la première connexion des utilisateurs à la passerelle d'accès HGW 10. Comme
indiqué précédemment, l'utilisateur, par exemple Alice, saisit son empreinte digitale 20 sur le terminal utilisateur, par exemple la tablette Tx_14, lors d'une étape référencée CAPT_20. Cette dernière est transformée par hachage 93 en une représentation interne de l'empreinte INFJNT 94.
Au cours d'une étape référencée 90, le terminal utilisateur Tx_14 envoie à la passerelle résidentielle HGW 10 un message contenant l'identifiant d'Alice et la représentation interne de l'empreinte INFJNT 94 (SEND_Alice/INFJNT). Ces données sont mémorisées en association dans la passerelle FIGW 10 au cours d'une étape référencée 91.
En parallèle, la passerelle FIGW 10 mémorise également une table de correspondance statique, appelée table de permissions, qui mémorise en association les représentations internes INFJNT 94 des empreintes de chacun des utilisateurs du réseau local 2, et l'ensemble des règles d'accès (permissions et interdictions, limitations horaires, etc.) établies pour ces utilisateurs par l'administrateur du réseau.
La figure 11 illustre sous forme de logigramme la phase d'authentification d'un utilisateur et de son terminal associé lors d'une tentative de connexion à la passerelle d'accès HGW 10. Comme indiqué précédemment, l'utilisateur Alice saisit CAPT_20 son empreinte digitale 20, au moyen de son terminal utilisateur Tx_14. Ce dernier, conformément à l'organigramme de la figure 9, lui applique une fonction de hachage 93, et une fonction de dérivation de clé 95, pour générer une adresse MAC de session 96. Au cours d'une étape référencée 110, il configure alors son interface réseau à partir de cette nouvelle adresse MAC de session 96, qui vient remplacer l'adresse MAC par défaut fournie par le constructeur de la carte Ethernet. C'est cette adresse MAC 96 qu'il indique dans la requête DHCP 98 qu'il adresse à la passerelle d'accès HGW 10, lors de sa tentative de connexion au réseau de communication local 2. En cas de succès de l'authentification du terminal Tx_14 par la passerelle d'accès HGW 10, cette dernière renvoie, au cours d'une étape référencée 99, au terminal Tx_14, l'adresse IP allouée en association avec l'adresse MAC 96 figurant dans sa requête DHCP 98.
Selon ce troisième mode de réalisation, l'authentification du terminal utilisateur 14 se fait donc selon un protocole d'authentification traditionnel, tel que normalisé, fondé sur l'adresse MAC annoncée par le terminal dans sa requête DHCP.
A l'issue de cette authentification, il est possible d'établir une association 111 entre l'adresse MAC 96 du terminal utilisateur et l'identifiant de l'utilisateur, et donc d'appliquer 112 au terminal le profil d'accès qui a été défini par l'administrateur du réseau pour cet utilisateur.
En effet, grâce à l'utilisation conjointe de la table de permissions statique et de la table dynamique des adresses MAC, il est facile de connaître l'association entre règles de contrôle
d'accès des utilisateurs et adresses MAC des terminaux utilisateurs, et donc de réaliser une planification fiable de l'accès à Internet ou un contrôle parental efficace et sécurisé.
Par fusion de la table statique de permissions et de la table dynamique des adresses MAC, la passerelle HGW 10 peut associer des permissions d'accès aux différentes adresses MAC des terminaux utilisateurs du réseau local. Dans l'exemple de la figure 11, la passerelle HGW 10 peut ainsi, au cours d'une étape référencée 112, appliquer au terminal 14 d'Alice le profil d'accès qui a été défini pour elle par ses parents.
L'authentification par la passerelle d'accès du terminal utilisateur nécessite bien sûr une vérification de l'adresse MAC 96 annoncée dans la requête DHCP 98. On décrit désormais plus en détail dans les figures 11 et 12 le calcul des adresses MAC tournantes, en temps réel, côté terminal et côté passerelle d'accès.
La figure 12 présente la succession d'étapes mises en oeuvre côté terminal utilisateur Tx_14 pour la génération de son adresse MAC de session 96. Comme dans les modes de réalisation décrits précédemment, l'utilisateur Alice saisit son empreinte digitale 20, en apposant son doigt (par exemple son index droit) sur l'écran de la tablette 14. Un algorithme de traitement 121 de l'image de cette empreinte digitale permet d'en extraire un certain nombre de points singuliers locaux, également appelés minuties, en nombre suffisant pour permettre une identification robuste, ou fiable, d'Alice. Sur la figure 12, par souci de simplification, seules cinq minuties ont été illustrées, mais une telle représentation robuste peut nécessiter un plus grand nombre de minuties, par exemple douze ou plus. A l'issue de cette transformation robuste 121 de l'empreinte digitale d'Alice, on obtient une représentation robuste 122 de son empreinte, qui permet d'identifier avec fiabilité Alice, mais qui ne permet pas de reconstruire de manière réversible son empreinte digitale complète, dont la confidentialité et la protection restent donc assurées.
Le terminal utilisateur 14 applique à cette représentation robuste 122 une fonction de hachage 93, par exemple de type sha-256 (pour l'anglais « Secure Hash Algorithm »), sha-1 ou même md5 (pour l'anglais « Message Digest »), qui délivre une suite 94 de soixante-quatre caractères hexadécimaux, qui forme une représentation interne de l'empreinte digitale 20, qui est mémorisée dans le terminal utilisateur Tx_14, en lieu et place de l'empreinte digitale elle-même, afin d'assurer la confidentialité et l'intégrité de cette dernière, et en éviter toute utilisation frauduleuse. Au cours d'une étape référencée 95, une fonction de dérivation de clé de type PBKDF2 génère, à partir de cette représentation interne INFJNT 94 et d'une information d'horodatage INF_HOR 97 correspondant à l'heure courante, une adresse MAC de session 96 de forme aa : bb : cc : dd : ee : ff. De préférence, cette heure courante INF_HOR 97 est arrondie côté terminal aux multiples de cinq minutes (ou toute autre granularité temporelle choisie), comme on le comprendra plus en détail dans la suite en relation avec la figure 13. Par exemple, à 10hl6,
l'information d'horodatage INFJHOR est arrondie à 10hl5, et à 10hl8, l'information d'horodatage INF_HOR est arrondie à 10h20.
On rappelle que la fonction de dérivation générique PBKDF2 peut s'écrire sous la forme :
DK = PBKDF2(PRF, Password, Sait, c, dkLen), où DK est la clé dérivée par cette fonction,
PRF est une fonction pseudo-aléatoire à utiliser à chaque dérivation,
Password est le mot de passe à partir duquel dériver la nouvelle clé,
Sait est un sel pour la fonction aléatoire,
C est le nombre d'itérations à effectuer, et dkLen est la longueur de la clé dérivée.
Dans ce troisième mode de réalisation, DK représente donc l'adresse MAC de session 96 que l'on cherche à dériver à partir de l'empreinte biométrique de l'utilisateur. Pour ce faire, on utilise donc par exemple les paramètres d'entrée suivants pour la fonction de dérivation de clé PBKDF2 :
PRF = HMAC-SHA1 ;
Password = INFJNT, la représentation interne 94 de l'empreinte ;
Sait = timestamp_unix (arrondi aux 5 minutes) ;
C = 4096 (arbitrairement) ; et dkLen = 48 bits.
La figure 13 présente la succession d'étapes mises en oeuvre, en parallèle, dans la passerelle d'accès HGW 10, pour cette même génération d'adresse MAC de session.
Comme le terminal utilisateur Tx_14, la passerelle d'accès HGW 10 applique à la représentation interne 94, reçue lors de la phase préalable d'enrôlement de la figure 10, une fonction de dérivation de clé de type PBKDF2, lors d'une étape référencée 95. Cependant, ce calcul d'adresse MAC étant fondé sur l'heure courante, la passerelle d'accès HGW 10 génère de préférence plusieurs adresses MAC candidates, afin d'être robuste aux éventuels décalages d'horloge entre le terminal utilisateur Tx_14 et la passerelle HGW 10. Pour ce faire, on détermine au préalable une granularité temporelle permettant d'assurer cette robustesse, et conditionnant le nombre d'adresses MAC candidates à calculer.
Ainsi, en choisissant par exemple une granularité de cinq minutes :
- À 10hl5, la passerelle HGW 10 calcule les adresses mac 961 de INF_HOR=10hl0 et 962 de INF_HOR=10hl5 ;
- À 10hl7, la passerelle HGW 10 calcule les adresses mac 961 de INF_HOR=10hl0 et 962 de INF_HOR=10hl5 ;
- À 10hl8, la passerelle HGW 10 calcule les adresses mac 961 de INF_HOR=10hl5 et 962 de INF HOR=10h20.
A chaque connexion d'un nouveau terminal utilisateur, la passerelle d'accès HGW 10 calcule ainsi deux (ou plus) adresses MAC candidates 961 et 962, à partir de deux informations d'horodatage correspondant à l'heure courante à la granularité temporelle choisie près, pour chaque utilisateur déclaré en base. Lors de la réception de la requête DHCP 98 de la figure 10, la passerelle d'accès HGW 10 compare l'adresse MAC 96 reçue du terminal Tx_14 et chacune des deux adresses MAC candidates 961 et 962 qu'elle vient de calculer pour ce dernier. Si la comparaison est positive le terminal utilisateur est authentifié, l'utilisateur est donc reconnu, et la passerelle peut lui appliquer les droits d'accès qui lui sont propres. Dans le cas contraire, la passerelle applique au terminal Tx_14 une politique d'accès par défaut.
On présente désormais, en relation avec la figure 14, la structure matérielle d'une passerelle résidentielle HGW 10 selon un mode de réalisation de l'invention, comprenant un module d'authentification d'un terminal utilisateur à partir d'une information dérivée d'une empreinte biométrique d'un utilisateur de ce terminal, et un module de contrôle d'accès des terminaux utilisateurs au réseau, par authentification du terminal utilisateur fondée sur l'information dérivée de l'empreinte biométrique, et configuré pour appliquer au terminal utilisateur un profil d'accès au réseau personnalisé pour l'utilisateur auquel appartient l'empreinte biométrique.
Le terme module peut correspondre aussi bien à un composant logiciel qu'à un composant matériel ou un ensemble de composants matériels et logiciels, un composant logiciel correspondant lui-même à un ou plusieurs programmes ou sous-programmes d'ordinateur ou de manière plus générale à tout élément d'un programme apte à mettre en oeuvre une fonction ou un ensemble de fonctions.
Plus généralement, une telle passerelle résidentielle HGW 10 comprend une mémoire vive 143 (par exemple une mémoire RAM), une unité de traitement 142 équipée par exemple d’un processeur, et pilotée par un programme d’ordinateur, représentatif des modules d'authentification et de contrôle d'accès des terminaux, stocké dans une mémoire morte 141 (par exemple une mémoire ROM ou un disque dur). A l’initialisation, les instructions de code du programme d’ordinateur sont par exemple chargées dans la mémoire vive 143 avant d’être exécutées par le processeur de l’unité de traitement 142. La mémoire vive 143 contient notamment les différentes tables de correspondance (tables de permissions, d'identité, d'adresses MAC, etc.) décrites ci-avant en relation avec les modes de réalisation des figures 2 à 13. Le processeur de l'unité de traitement 142 pilote les différents échanges de messages permettant l'authentification du terminal utilisateur, l'allocation d'une adresse IP au terminal, l'application à ce dernier d'un profil d'accès personnalisé en fonction de l'identité de son utilisateur, et plus généralement les échanges de message permettant de contrôler l'accès des
terminaux utilisateurs aux ressources de la passerelle 10 et des réseaux 1 et 2, conformément aux figures 2 à 13.
La figure 14 illustre seulement une manière particulière, parmi plusieurs possibles, de réaliser la passerelle résidentielle HGW 10, afin qu'elle effectue les étapes du procédé détaillé ci-dessus, en relation avec les figures 2 à 13 (dans l'un quelconque des différents modes de réalisation, ou dans une combinaison de ces modes de réalisation). En effet, ces étapes peuvent être réalisées indifféremment sur une machine de calcul reprogrammable (un ordinateur PC, un processeur DSP ou un microcontrôleur) exécutant un programme comprenant une séquence d'instructions, ou sur une machine de calcul dédiée (par exemple un ensemble de portes logiques comme un FPGA ou un ASIC, ou tout autre module matériel).
Dans le cas où la passerelle résidentielle HGW 10 est réalisée avec une machine de calcul reprogrammable, le programme correspondant (c'est-à-dire la séquence d'instructions) pourra être stocké dans un médium de stockage amovible (tel que par exemple une disquette, un CD- ROM ou un DVD-ROM) ou non, ce médium de stockage étant lisible partiellement ou totalement par un ordinateur ou un processeur.
Les différents modes de réalisation ont été décrits ci-avant en relation avec une passerelle résidentielle de type Livebox®, mais peuvent plus généralement être mis en oeuvre dans toutes les passerelles ou routeurs...
La figure 15 représente une architecture d'un terminal utilisateur 150, qui peut être l'un quelconque des terminaux utilisateurs 11 à 14 de la figure 1, selon l'un des modes de réalisation de l'invention.
Le terminal utilisateur 150 comprend, classiquement, des mémoires MEM 151 associées à un processeur CPU 153. Les mémoires peuvent être de type ROM (de l'anglais « Read Only Memory ») ou RAM (de l'anglais « Random Access Memory ») ou encore Flash. Le terminal utilisateur 150 comprend un module CAPT 154 de capture d'une empreinte biométrique d'un utilisateur. Dans le cas où le terminal utilisateur 150 dispose d'un écran tactile, comme c'est le cas du smartphone 11 ou de la tablette 14, ce module fait partie intégrante du terminal. Dans d'autres cas, ce module CAPT 154 peut consister en un module déporté, relié par exemple à l'ordinateur portable 12, ou à l'ordinateur familial 13 par liaison filaire ou sans fil.
Le terminal utilisateur 150 comprend en outre un module DERIV 152 de dérivation d'une information d'authentification de l'utilisateur à partir de l'empreinte biométrique capturée par le module CAPT 154. Un tel module DERIV 152 de dérivation est apte à analyser l'image de l'empreinte capturée par le module de capture CAPT 154 pour en extraire une représentation robuste, par identification de points singuliers de l'empreinte en nombre suffisant, et à appliquer une fonction de hachage (de type sha-256 par exemple) à cette représentation robuste, pour
obtenir l'information d'authentification souhaitée. Dans le premier mode de réalisation décrit en relation avec les figures 2 à 4, le module de dérivation DERIV 152 est également configuré pour générer une adresse MAC à partir de du résultat de ce hachage, par exemple par simple troncature ou par application d'une fonction de dérivation de clé de type PBKDF2. Dans le deuxième mode de réalisation décrit en relation avec les figures 5 à 8, le module de dérivation DERIV 152 est également configuré pour générer un mot de passe à partir du résultat de ce hachage, qui peut être le résultat du hachage lui-même, ou un mot de passe généré par application d'une fonction de dérivation de clé de type PBKDF2 au résultat du hachage. Enfin, dans le troisième mode de réalisation décrit en relation avec les figures 9 à 13, le module de dérivation DERIV 152 est également configuré pour générer une adresse MAC à partir du résultat de ce hachage et d'une information d'horodatage, par application d'une fonction de dérivation de clé de type PBKDF2.
Le terminal utilisateur 150 comprend également un module DHCP 155 d'émission d'une requête d'accès à la passerelle d'accès à partir de l'information fournie par le module de dérivation DERIV 152 et un module WIFI 156 apte à émettre et recevoir des messages vers et de la passerelle d'accès au réseau de communication local. Notamment, dans les premiers et troisième modes de réalisation de l'invention, le module DHCP 155 est apte à configurer l'interface réseau du terminal utilisateur 150 avec l'adresse MAC générée par le module de dérivation DERIV 152, et le module WIFI 156 est apte à transmettre vers la passerelle 10 une requête DHCP contenant cette adresse MAC.
Le terminal utilisateur 150 selon un mode de réalisation de l'invention peut aussi contenir d'autres modules (non représentés) comme un disque dur pour le stockage des représentations robustes des empreintes biométriques, éventuellement sous forme hachée, un module d'interface utilisateur (écran, clavier, souris...), un module de gestion du son, etc.
A nouveau, on notera que le terme module peut correspondre aussi bien à un composant logiciel qu'à un composant matériel ou un ensemble de composants matériels et logiciels, un composant logiciel correspondant lui-même à un ou plusieurs programmes ou sous-programmes d'ordinateur ou de manière plus générale à tout élément d'un programme apte à mettre en oeuvre une fonction ou un ensemble de fonctions telles que décrites pour les modules concernés. De la même manière, un composant matériel correspond à tout élément d'un ensemble matériel (ou hardware) apte à mettre en oeuvre une fonction ou un ensemble de fonctions pour le module concerné (circuit intégré, carte à puce, carte à mémoire, etc.).
Plus généralement, un tel terminal utilisateur 150 comprend une mémoire vive MEM 151 (par exemple une mémoire RAM), une unité de traitement équipée par exemple d’un processeur CPU 153, et pilotée par un programme d’ordinateur, et comportant des instructions de code
représentatives des modules de capture d'une empreinte biométrique CAPT 154, de dérivation DERIV 152 d'une information d'authentification de l'utilisateur à partir de l'empreinte biométrique, d'émission d'une requête d'accès DHCP 155 à la passerelle d'accès à partir de l'information dérivée et du module WIFI 156, stocké dans une mémoire morte (par exemple une mémoire ROM ou un disque dur). A l’initialisation, les instructions de code du programme d’ordinateur sont par exemple chargées dans la mémoire vive avant d’être exécutées par le processeur CPU de l’unité de traitement. La mémoire vive contient notamment la représentation robuste de l'empreinte biométrique de l'utilisateur, éventuellement sous forme hachée. Le processeur de l'unité de traitement pilote la capture de l'empreinte biométrique, la dérivation d'une information d'authentification (adresse MAC ou mot de passe) à partir de cette dernière, et son utilisation lors d'une phase d'authentification, soit auprès d'un portail captif, soit par envoi d'une requête DHCP la contenant vers la passerelle d'accès.
La figure 15 illustre seulement une manière particulière, parmi plusieurs possibilités, de réaliser le terminal utilisateur 150, afin qu'il effectue les étapes du procédé détaillé ci-avant, en relation avec les figures 2 à 13 (dans l'un quelconque des différents modes de réalisation, ou dans une combinaison de ces modes de réalisation). En effet, ces étapes peuvent être réalisées indifféremment sur une machine de calcul reprogrammable (un ordinateur PC, un processeur DSP ou un microcontrôleur) exécutant un programme comprenant une séquence d'instructions, ou sur une machine de calcul dédiée (par exemple un ensemble de portes logiques comme un FPGA ou un ASIC, ou tout autre module matériel).