Procédé et dispositif électronique d'aide à la surveillance d’un élément de réacteur nucléaire, programme d’ordinateur et système associés
La présente invention concerne un procédé d’aide à la surveillance d’un élément de réacteur nucléaire, le procédé étant mis en œuvre par un dispositif électronique.
L’invention concerne également un programme d’ordinateur comportant des instructions logicielles qui, lorsqu’elles sont exécutées par un ordinateur, mettent en œuvre un tel procédé d'aide à la surveillance.
L’invention concerne aussi un dispositif électronique d'aide à la surveillance, ainsi qu’un système électronique d’aide à la surveillance d’un élément de réacteur nucléaire comprenant un capteur d’image(s) configuré pour prendre au moins une image de l’élément de réacteur nucléaire, et un tel dispositif d’aide à la surveillance connecté au capteur d’image(s).
L’invention concerne alors le domaine de la surveillance des réacteurs nucléaires, afin d’augmenter leur sûreté de fonctionnement, et de limiter les risques d’incident. L’invention concerne en particulier la surveillance de ces réacteurs nucléaires à l’aide d’algorithmes d’intelligence artificielle, afin de faciliter la surveillance effectuée par des opérateurs, et notamment de diminuer leur charge cognitive.
On connaît du document US 2017/0343481 A1 un procédé d’inspection à distance de composants d’une centrale nucléaire, en particulier pour détecter des fissures en surface. Ce document précise que l’utilisation d’algorithmes automatisés de détection de fissures permet d’améliorer la rapidité des examens et de réduire le risque d’erreur humaine, et que la plupart des algorithmes de détection automatique de fissures existants sont basés sur une détection d’arêtes, un seuillage ou encore des opérations morphologiques. Ce document présente alors un classifieur par apprentissage machine configuré pour analyser des données de texture de surface et pour détecter des caractéristiques de texture de surface dans des zones de la surface représentées dans des images, avec la capacité de suivre le mouvement des caractéristiques de texture de surface détectées dans les images pour produire des données de suivi. Le classifieur est typiquement une machine à vecteur de support, également noté SVM (de l’anglais Support Vector Machine). Le classifieur est alors apte à prédire une étiquette appropriée, telle que « fissurée » ou « non-fissurée », pour les caractéristiques de texture de surface détectées.
Cependant, un tel procédé nécessite un apprentissage particulièrement complexe du classifieur, puisqu’il a été entraîné en recadrant manuellement 4153 images non fissurées
(qui ne contenaient pas de fissure) et 611 images fissurées (qui contenaient une fissure), certaines images de fissure ayant en outre subi une rotation de 22,5°, 45° ou encore 76,5°, afin d’entraîner le classifieur à détecter des fissures selon différentes orientations.
Le but de l’invention est alors de proposer un procédé d’aide à la surveillance d’un élément de réacteur nucléaire qui soit plus facile à mettre en œuvre, notamment lors de l’entraînement de l’algorithme d’intelligence artificielle.
A cet effet, l’invention a pour objet un procédé d'aide à la surveillance d’un élément de réacteur nucléaire, le procédé étant mis en œuvre par un dispositif électronique et comprenant les étapes suivantes :
- entrainer un algorithme d'intelligence artificielle ;
- acquérir une image de l’élément de réacteur nucléaire ;
- estimer, à partir de l’image acquise et via l’algorithme d'intelligence artificielle, une présence d’au moins un défaut de l’élément ;
- afficher l’image de l’élément de réacteur nucléaire ; et
- si au moins un défaut est estimé présent, générer une alerte ; lors de l’étape d’estimation, une entrée de l'algorithme d'intelligence artificielle est une image d’une zone comportant l’élément de réacteur nucléaire, et une sortie de l'algorithme d'intelligence artificielle est un niveau de confiance quant à une absence de défaut de l’élément pour ladite zone ; si le niveau de confiance est inférieur à un seuil prédéfini, alors au moins un défaut est estimé présent ; et lors de l’étape d’entraînement, seules des images de l’élément sans défaut sont fournies à l’entrée de l'algorithme d'intelligence artificielle.
Ainsi, avec le procédé d’aide à la surveillance selon l’invention, l’algorithme d’intelligence artificielle permet de fournir directement un niveau de confiance quant à l’absence de défaut de l’élément de réacteur nucléaire pour chaque zone dont une image a été fournie en entrée de l’algorithme d’intelligence artificielle. La présence ou l’absence de défaut pour l’élément de réacteur nucléaire est ensuite estimée directement à partir du niveau de confiance calculé, un défaut étant estimé présent si le niveau de confiance est inférieur au seuil prédéfini.
En outre, selon l’invention, l’entraînement de l’algorithme d’intelligence artificielle est effectué exclusivement à partir d’images de l’élément de réacteur nucléaire sans défaut, c’est-à-dire d’images où l’élément ne comporte pas de défaut.
Un tel apprentissage permet alors de s’affranchir d’une bibliothèque de défauts, ce qui est particulièrement intéressant dans le cas de l’élément de réacteur nucléaire, pour lequel les défauts sont relativement rares.
De plus, un tel procédé d’aide à la surveillance reste efficace même avec des défauts qui n’ont pas encore été répertoriés. En effet, le procédé d’aide à la surveillance vise à déterminer les zones qui ne présentent pas de défaut avec la plus grande précision possible, ceci via l’algorithme d’intelligence artificielle, et à générer alors une alerte lorsqu’un défaut est estimé présent pour une zone donnée. Cela permet à l’opérateur en charge de la surveillance de se concentrer principalement sur la ou les zones douteuses, afin de détecter plus facilement d’éventuels défauts.
L’alerte est par exemple une alerte visuelle, avec un calque de couleur spécifique affiché de manière superposée à l’image de la zone douteuse, tel qu’un calque rouge, afin d’attirer l’attention de l’opérateur ; et/ou une alerte sonore, typiquement synchronisée avec l’affichage de la zone douteuse.
Suivant d’autres aspects avantageux de l’invention, le procédé d'aide à la surveillance comprend une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prises isolément ou suivant toutes les combinaisons techniquement possibles :
- l’algorithme d'intelligence artificielle comporte un réseau de neurones artificiels ;
- l’élément de réacteur nucléaire est un élément d’un circuit primaire du réacteur nucléaire ; l’élément de réacteur nucléaire étant de préférence choisi parmi le groupe consistant en : une partie d’un cœur de réacteur nucléaire, une partie d’un ensemble d’assemblage(s) de combustible, et une partie d’une cuve de réacteur nucléaire ;
- une première alerte est générée si le niveau de confiance est inférieur à un premier seuil prédéfini et/ou une deuxième alerte est générée si le niveau de confiance est inférieur à un deuxième seuil prédéfini, la deuxième alerte étant supérieure à la première alerte, et le deuxième seuil prédéfini étant strictement inférieur au premier seuil prédéfini ;
- l'image acquise comporte plusieurs zones distinctes, et lors de l’étape d’estimation, un niveau de confiance respectif est estimé pour chacune desdites zones ;
- le procédé comprend en outre une étape de détermination du ou de chaque seuil prédéfini, distincte de l’étape d’entrainement, lors de l’étape de détermination, le ou chaque seuil prédéfini étant de préférence déterminé en fonction d’au moins un niveau de confiance calculé par l'algorithme d'intelligence artificielle et pour une image dudit élément avec défaut ;
- l’alerte est une alerte visuelle ;
l’alerte visuelle étant de préférence en forme d’un calque et/ou un symbole destiné(s) à être affiché(s) de manière superposée à l’image de l’élément de réacteur nucléaire ; et
- l’alerte est une alerte sonore.
L’invention a également pour objet un programme d’ordinateur comportant des instructions logicielles qui, lorsqu’elles sont exécutées par un ordinateur, mettent en œuvre un procédé d'aide à la surveillance, tel que défini ci-dessus.
L’invention a aussi pour objet un dispositif électronique d'aide à la surveillance d’un élément de réacteur nucléaire, le dispositif comprenant :
- un module d’entraînement configuré pour entrainer un algorithme d'intelligence artificielle ;
- un module d’acquisition configuré pour acquérir une image de l’élément de réacteur nucléaire ;
- un module d’estimation configuré pour estimer, à partir de l’image acquise et via l’algorithme d'intelligence artificielle, une présence d’au moins un défaut de l’élément ;
- un module d’affichage configuré pour afficher l’image de l’élément de réacteur nucléaire ; et
- un module de génération configuré pour, si au moins un défaut est estimé présent, générer une alerte ; une entrée de l'algorithme d'intelligence artificielle étant une image d’une zone comportant l’élément de réacteur nucléaire, et une sortie de l'algorithme d'intelligence artificielle étant un niveau de confiance quant à une absence de défaut de l’élément pour ladite zone ; le module d’estimation étant configuré pour estimer qu’au moins un défaut est présent, si le niveau de confiance est inférieur à un seuil prédéfini ; et le module d’entrainement étant, pour l’entraînement de l’algorithme d'intelligence artificielle, configuré pour fournir à l’entrée dudit algorithme d'intelligence artificielle seulement des images de l’élément sans défaut.
L’invention a également pour objet un système électronique d'aide à la surveillance d’un élément de réacteur nucléaire, le système comprenant :
- un capteur d’image(s) configuré pour prendre au moins une image de l’élément de réacteur nucléaire ; et
- un dispositif électronique d'aide à la surveillance de l’élément de réacteur nucléaire, connecté au capteur d’image(s) ; le dispositif étant tel que défini ci-dessus.
Ces caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d’exemple non limitatif, et faite en référence aux dessins annexés, sur lesquels :
- la figure 1 est une vue schématique illustrant un réacteur nucléaire, tel qu’un réacteur nucléaire à eau pressurisée ;
- la figure 2 est une vue schématique latérale d’un assemblage de combustible du cœur du réacteur de la figure 1 ;
- la figure 3 est une représentation schématique d’un système électronique, selon l’invention, d’aide à la surveillance d’un élément du réacteur nucléaire de la figure 1 , le système d’aide à la surveillance comprenant un capteur d’image(s) apte à prendre au moins une image dudit élément, et un dispositif électronique d’aide à la surveillance, connecté au capteur d’image(s) ;
- la figure 4 est un organigramme d’un procédé, selon l’invention, d’aide à la surveillance de l’élément du réacteur nucléaire de la figure 1 , le procédé étant mis en œuvre par le dispositif électronique de la figure 3 ;
- la figure 5 est un exemple de deux images prises par le capteur d’image(s) de la figure 3, une première image représentant l’élément sans défaut, et une deuxième image représentant l’élément avec défaut ;
- la figure 6 est une représentation schématique des images aptes à être affichées par le dispositif d’aide à la surveillance de la figure 3, suite à la mise en œuvre du procédé de la figure 4 et à partir des images de la figure 5 ;
- la figure 7 est une vue analogue à celle de la figure 5 pour un autre élément du réacteur nucléaire de la figure 1 ;
- la figure 8 est une vue analogue à celle de la figure 6 pour cet autre élément.
Sur la figure 1 , un réacteur nucléaire 1 à eau pressurisée comprend comme connu en soi un cœur 2, un générateur de vapeur 3, une turbine 4 couplée à un générateur 5 d’énergie électrique, et un condenseur 6.
Le réacteur nucléaire 1 comprend un circuit primaire 8 équipé d’une pompe 9 et dans lequel circule de l’eau sous pression, selon le trajet matérialisé par les flèches sur la figure 1. Cette eau remonte notamment au travers du cœur 2 pour y être réchauffée en assurant la réfrigération du cœur 2.
Le circuit primaire 8 comprend en outre un pressuriseur 10 permettant de mettre sous pression l’eau circulant dans le circuit primaire 8.
L’eau du circuit primaire 8 alimente également le générateur de vapeur 3 où elle est refroidie en assurant la vaporisation d’eau circulant dans un circuit secondaire 12.
La vapeur produite par le générateur de vapeur 3 est canalisée par le circuit secondaire 12 vers la turbine 4 puis vers le condenseur 6 où cette vapeur est condensée par échange de chaleur indirect avec de l’eau de refroidissement circulant dans le condenseur 6.
Le circuit secondaire 12 comprend, en aval du condenseur 6, une pompe 13 et un réchauffeur 14.
De manière classique, le cœur 2 comprend des assemblages de combustible 16 qui sont chargés dans une cuve 18 suivant un plan de chargement. Un seul assemblage 16 est représenté sur la figure 1 , mais le cœur 2 comprend par exemple 157 assemblages 16.
Le réacteur 1 comprend des grappes de commande 20 qui sont disposées dans la cuve 18 au-dessus de certains assemblages de combustible 16. Une seule grappe de commande 20 est représentée sur la figure 1 , mais le cœur 2 comprend par exemple une soixantaine de grappes de commande 20.
Les grappes de commande 20 sont déplaçables par des mécanismes 22 pour venir s’insérer dans les assemblages de combustible 16 qu’elles surplombent. Classiquement, chaque grappe de commande 20 comprend des crayons dont au moins certains comportent un matériau absorbant les neutrons. Ainsi, le déplacement vertical de chaque grappe de commande 20 permet de régler la réactivité du réacteur 1 et autorise des variations de la puissance globale fournie par le cœur 2, en fonction de l’enfoncement des grappes de commande 20 dans les assemblages de combustible 16.
Comme illustré par la figure 2, chaque assemblage de combustible 16 comprend de manière classique un réseau de crayons de combustible 23 et un squelette 24 de support des crayons de combustible 23.
Le squelette 24 comprend classiquement un embout inférieur 25, un embout supérieur 26, un réseau de tubes-guides 27 reliant les deux embouts 25 et 26 et destinés à recevoir les crayons des grappes de commande 20 et à positionner des grilles 28 formant entretoise pour positionner les réseaux de crayons de combustible 23 et de tubes-guides 27.
Sur la figure 3, un système électronique 30 d’aide à la surveillance d’un élément du réacteur nucléaire 1 comprend un capteur 35 d’image(s) de l’élément de réacteur nucléaire, des moyens d’entrée/sortie 36 et un écran d’affichage 38.
Le système d’aide à la surveillance 30 comprend également un dispositif électronique 40 d’aide à la surveillance de l’élément de réacteur nucléaire, ledit dispositif 40 étant connecté au capteur d’image(s) 35, aux moyens d’entrée/sortie 36 et à l’écran d’affichage
L’élément de réacteur nucléaire apte à être surveillé via le système d’aide à la surveillance 30, et en particulier le dispositif d’aide à la surveillance 40, est typiquement un élément du circuit primaire 8. L’élément de réacteur nucléaire apte à être surveillé est par exemple choisi parmi le groupe consistant en : une partie du cœur 2 du réacteur nucléaire 1 , une partie d’un ensemble d’assemblage(s) de combustible 16, et une partie de la cuve 18 du réacteur nucléaire 1 .
Le capteur d’image(s) 35 est alors par exemple disposé à l’intérieur de la cuve 18, afin de prendre des images des assemblages de combustible 16, ou encore d’une ou plusieurs parties internes de la cuve 18.
Le capteur d’image(s) 35 est typiquement disposé sur un outillage comme par exemple un porteur type robot, sous-marin ; ou sur une perche ; ou encore sur une machine de chargement de combustible d’assemblage(s) de combustible 16.
Le capteur dïmage(s) 35 est alors de manière générale configuré pour réaliser une inspection télévisuelle in situ d’un élément du réacteur nucléaire 1 , en particulier de son circuit primaire 8.
Le capteur d’image(s) 35 est alors configuré pour prendre au moins une image de l’élément de réacteur nucléaire. Le capteur d’image(s) 35 est connu en soi.
Le dispositif d’aide à la surveillance 40 comprend un module 42 d’acquisition d’une image de l’élément de réacteur nucléaire ; un module 44 d’estimation, à partir de l’image acquise et via un algorithme d’intelligence artificielle, d’une présence d’au moins un défaut de l’élément ; un module 46 d’affichage de l’image de l’élément de réacteur nucléaire ; et un module 48 de génération d’une alerte si au moins un défaut est estimé présent.
Le dispositif d’aide à la surveillance 40 comprend également un module 50 d’entraînement de l’algorithme d’intelligence artificielle.
En complément facultatif, le dispositif d’aide à la surveillance 40 comprend un module 52 de détermination d’un seuil prédéfini, utilisé pour l’estimation de la présence d’au moins un défaut de l’élément.
Dans l’exemple de la figure 3, le dispositif d’aide à la surveillance 40 comprend une unité de traitement d’informations 60, formée par exemple d’une mémoire 62 et d’un processeur 64 associé à la mémoire 62.
Dans l’exemple de la figure 3, le module d’acquisition 42, le module d’estimation 44, le module d’affichage 46, le module de génération 48 et le module d’entraînement 50, ainsi qu’en complément facultatif le module de détermination 52, sont réalisés chacun sous forme d’un logiciel, ou d’une brique logicielle, exécutable par le processeur 64. La mémoire 62 du dispositif d’aide à la surveillance 40 est alors apte à stocker un logiciel d’acquisition d’une image de l’élément de réacteur nucléaire ; un logiciel d’estimation, à partir d’une
image acquise et via l’algorithme d’intelligence artificielle, de la présence d’au moins un défaut de l’élément ; un logiciel d’affichage de l’image de l’élément de réacteur nucléaire ; un logiciel de génération de l’alerte si au moins un défaut est estimé présent ; et un logiciel d’entraînement de l’algorithme d’intelligence artificielle. En complément facultatif, la mémoire 62 du dispositif électronique d’aide à la surface 40 est également apte à stocker un logiciel de détermination du ou de chaque seuil prédéfini. Le processeur 64 est alors apte à exécuter chacun des logiciels parmi le logiciel d’acquisition, le logiciel d’estimation, le logiciel d’affichage, le logiciel de génération et le logiciel d’entraînement, ainsi qu’en complément facultatif le logiciel de détermination.
En variante non représentée, le module d’acquisition 42, le module d’estimation 44, le module d’affichage 46, le module de génération 48 et le module d’entraînement 50, ainsi qu’en complément facultatif le module de détermination 52, sont réalisés chacun sous forme d’un composant logique programmable, tel qu’un FPGA (de l’anglais Field Programable Gate Awaÿ), ou encore sous forme d’un circuit intégré dédié, tel qu’un ASIC (de l’anglais Application-Specific Integrated Circuit).
Lorsque le dispositif électronique d'aide à la surveillance 40 est réalisé sous forme d’un ou plusieurs logiciels, c’est-à-dire sous forme d’un programme ordinateur, il est en outre apte à être enregistré sur un support, non représenté, lisible par ordinateur. Le support lisible par ordinateur est par exemple un médium apte à mémoriser des instructions électroniques et à être couplé à un bus d’un système informatique. A titre d’exemple, le support lisible est un disque optique, un disque magnéto-optique, une mémoire ROM, une mémoire RAM, tout type de mémoire non volatile (par exemple EPROM, EEPROM, FLASH, NVRAM), une carte magnétique ou une carte optique. Sur le support lisible est alors mémorisé un programme d’ordinateur comprenant des instructions logicielles.
Le module d’acquisition 42 est configuré pour acquérir au moins une image de l’élément du réacteur nucléaire de la part du capteur d’image(s) 35, ledit élément étant par exemple une partie du cœur 2, une partie de l’ensemble d’assemblage de combustible 16, ou encore une partie de la cuve 18.
Le module d’acquisition 42 est de préférence configuré pour acquérir des images successives dudit élément du réacteur nucléaire 1 , et pour les transmettre alors au fur et à mesure au module d’estimation 44.
Le module d’estimation 44 est configuré pour estimer, à partir de chaque image acquise respective et via l’algorithme d’intelligence artificielle, la présence d’au moins un défaut de l’élément ; c’est-à-dire configuré pour estimer si ledit élément est susceptible de présenter au moins un défaut.
Selon l’invention, une entrée de l’algorithme d’intelligence artificielle est une image d’une zone comportant l’élément de réacteur nucléaire, et une sortie de l’algorithme d’intelligence artificielle est un niveau de confiance quant à une absence de défaut de l’élément pour ladite zone, c’est-à-dire un niveau de confiance quant au fait que l’élément ne présente pas de défaut pour ladite zone.
Le module d’estimation 44 est alors configuré pour estimer qu’au moins un défaut est présent lorsque le niveau de confiance est inférieur au seuil prédéfini. Autrement dit, si le niveau de confiance fourni en sortie de l’algorithme d’intelligence artificielle est inférieur audit seuil prédéfini, alors le module d’estimation 44 est configuré pour estimer la présence d’au moins un défaut. De manière corollaire, le module d’estimation 44 est configuré pour estimer l’absence de défaut de l’élément pour ladite zone, si le niveau de confiance est supérieur ou égal audit seuil prédéfini.
En complément, lorsque le module d’acquisition 42 est configuré pour acquérir des images successives de l’élément considéré, puis pour les transmettre successivement au module d’estimation 44, le module d’estimation 44 est configuré pour estimer successivement, à partir de chaque image respective et via l’algorithme d’intelligence artificielle, la présence d’au moins un défaut de l’élément pour chaque image respective, l’algorithme d’intelligence artificielle fournissant un niveau de confiance quant à l’absence de défaut pour chaque image respective.
En complément facultatif, l’image acquise comporte plusieurs zones distinctes, et le module d’estimation 44 est alors configuré pour calculer un niveau de confiance respectif pour chacune desdites zones.
Selon ce complément facultatif, le module d’estimation 44 est par exemple configuré pour découper l’image acquise en plusieurs images découpées, chaque image découpée correspondant à une zone respective et pour fournir alors en entrée de l’algorithme d’intelligence artificielle chaque image découpée correspondant à une zone respective, et récupérer en sortie de l’algorithme d’intelligence artificielle un niveau de confiance associé à chaque image découpée, c’est-à-dire correspondant à chaque zone respective. Ceci permet alors d’afficher un niveau de confiance distinct pour chacune des zones, comme cela est visible dans l’exemple de la figure 6.
L’algorithme d’intelligence artificielle est typiquement un algorithme auto-encodeur, ou encore un algorithme à base de réseau(x) de neurones artificiels (de l’anglais artificial neural network), tel qu’un algorithme d’apprentissage non supervisé à base de réseau(x) de neurones artificiels.
L’algorithme d’intelligence artificielle comporte par exemple un réseau de neurones artificiels, tel qu’un réseau multicouches avec rétropropagation. L’algorithme d’intelligence artificielle est de préférence ledit réseau de neurones artificiels.
Le module d’affichage 46 est configuré pour afficher l’image de l’élément de réacteur nucléaire, par exemple sur l’écran d’affichage 38.
En complément, lorsqu’une alerte respective est générée par le module de génération 48 et que ladite alerte est une alerte visuelle, le module d’affichage 46 est configuré en outre pour afficher ladite alerte visuelle, par exemple également sur l’écran d’affichage 38.
Le module de génération 48 est configuré pour générer une alerte respective si au moins un défaut est estimé présent. Autrement dit, si le module d’estimation 44 a estimé la présence d’au moins un défaut de l’élément, alors le module de génération 48 est configuré pour générer une alerte correspondant à l’estimation de cette présence d’au moins un défaut. En particulier, si le niveau de confiance quant à l’absence de défaut pour une zone respective est calculé inférieur au seuil prédéfini, alors le module de génération 48 est configuré pour générer une alerte pour ladite zone.
En complément facultatif, le module de génération 48 est configuré pour générer une première alerte si le niveau de confiance est inférieur à un premier seuil prédéfini et/ou une deuxième alerte si le niveau de confiance est inférieur à un deuxième seuil prédéfini, la deuxième alerte étant supérieure à la première alerte, c’est-à-dire ayant une intensité supérieure à une intensité de la première alerte, et le deuxième seuil prédéfini étant strictement inférieur au premier seuil prédéfini.
L’alerte, ou encore chaque alerte dans le cas de première et deuxième alertes, est par exemple une alerte visuelle. Selon cet exemple, l’alerte visuelle est de préférence en forme d’un calque coloré, tel que le calque C2 visible à la figure 6, et/ou d’un symbole, tel que le symbole S2 visible également à la figure 6. L’alerte visuelle est typiquement destinée à être affichée de manière superposée à l’image de l’élément de réacteur nucléaire.
Selon le complément précité avec les première et deuxième alertes, la deuxième alerte visuelle présente une tonalité plus vive que la première alerte visuelle, afin d’attirer davantage l’attention de l’opérateur sur la deuxième alerte que sur la première alerte.
En variante, l’alerte générée par le module de génération 48 est une alerte sonore. Selon cette variante, la deuxième alerte sonore est d’intensité supérieure à celle de la première alerte sonore. La deuxième alerte sonore présente alors typiquement un niveau sonore supérieur à celui de la première alerte sonore et/ou une fréquence supérieure à celle de la première alerte sonore afin de présenter une tonalité plus aigüe, et d’attirer ainsi davantage l’attention de l’opérateur.
Le module d’entraînement 50 est configuré pour entraîner l’algorithme d’intelligence artificielle utilisé par le module d’estimation 44. Le module d’entraînement 50 est en particulier configuré pour fournir des données d’entrée et des données correspondantes de sortie audit algorithme d’intelligence artificielle en vue de son entraînement.
Selon l’invention, pour l’entraînement de l’algorithme d’intelligence artificielle, le module d’entraînement 50 est configuré pour fournir seulement des images de l’élément sans défaut à l’entrée dudit algorithme d’intelligence artificielle. Autrement dit, le module d’entraînement 50 est configuré pour entraîner ledit algorithme d’intelligence artificielle à reconnaître les images de l’élément sans défaut avec une très grande précision, et à attribuer alors à de telles images un niveau de confiance proche de 100%, tel qu’un niveau de confiance supérieur à 95%, et de préférence encore supérieur à 99%.
En complément facultatif, le module de détermination 52 est configuré pour déterminer le ou chaque seuil prédéfini, et est distinct du module d’entraînement 50.
Le module de détermination 52 est par exemple configuré pour déterminer le seuil prédéfini, ou encore chaque seuil prédéfini dans le cas des premier et deuxième seuils prédéfinis, en fonction d’au moins un niveau de confiance calculé par l’algorithme d’intelligence artificielle et pour une image dudit élément avec défaut. En d’autres termes, le module de détermination 52 est configuré pour obtenir, via le module d’estimation 44, au moins un niveau de confiance correspondant à la présence d’un défaut dans l’élément correspondant, puis pour déterminer le ou chaque seuil à partir de ce niveau de confiance en présence de défaut.
Le module de détermination 52 est par exemple configuré pour déterminer le seuil prédéfini comme étant égal à une valeur moyenne entre le niveau de confiance obtenu pour ledit élément en présence de défaut et le niveau de confiance égal à 100% correspondant à une absence certaine de défaut.
Lorsque le module de détermination 52 est configuré pour déterminer les premier et deuxième seuils prédéfinis, le premier seuil prédéfini est par exemple égal à une première moyenne pondérée entre le niveau de confiance obtenu pour l’élément en présence de défaut et le niveau de confiance égal à 100% correspondant à l’absence certaine de défaut ; et le deuxième seuil prédéfini est déterminé avec une deuxième moyenne pondérée entre également ledit niveau de confiance en présence de défaut, et le niveau de confiance égal à 100% en l’absence de défaut, et le coefficient de pondération associé au niveau de confiance en présence de défaut étant pour la deuxième moyenne pondérée supérieur à celui utilisé pour la première moyenne pondérée.
Le fonctionnement du système d’aide à la surveillance 30, et en particulier du dispositif d’aide à la surveillance 40, va être à présent décrit en regard de la figure 4
représentant un organigramme du procédé d’aide à la surveillance d’un élément du réacteur nucléaire 1 , le procédé étant mis en œuvre par le dispositif électronique d’aide à la surveillance 40.
Le procédé d’aide à la surveillance comprend une phase initiale 100, suivie d’une phase opérationnelle 110 lors de laquelle l’aide à la surveillance est effectuée pour une ou plusieurs images acquises successives.
La phase initiale 100 comporte une étape 120 d’entraînement lors de laquelle le module d’entraînement 50 entraîne l’algorithme d’intelligence artificielle à calculer un niveau de confiance quant à une absence de défaut de l’élément, et ce pour différentes images correspondant à différentes zones comportant l’élément de réacteur nucléaire.
Selon l’invention, lors de cette étape d’entraînement 120, seules des images de l’élément sans défaut sont fournies, par le module d’entraînement 50, à l’entrée de l’algorithme d’intelligence artificielle, avec alors un niveau de confiance correspondant proche de 100%, tel qu’un niveau de confiance supérieur à 99%.
À l’issue de cette étape d’apprentissage 120, le module de détermination 52 détermine, lors d’une étape suivante 130 et distincte de l’étape d’entraînement 120, le seuil prédéfini dans le cas où un unique seuil prédéfini est utilisé, ou bien chaque seuil prédéfini dans le cas des premier et deuxième seuils prédéfinis. Lors de cette étape de détermination 130, le module de détermination 52 détermine par exemple le ou chaque seuil prédéfini en fonction d’au moins un niveau de confiance calculé par l’algorithme d’intelligence artificielle et pour une image dudit élément avec défaut, comme décrit précédemment.
À l’issue de cette phase initiale 100, le procédé d’aide à la surveillance comprend la phase opérationnelle 1 10 qui comporte d’abord une étape 140 d’acquisition d’une image de l’élément du réacteur nucléaire 1 par le module d’acquisition 42. Le module d’acquisition 42 acquiert typiquement cette image de la part du capteur d’image(s) 35 qui prend régulièrement des images dudit élément.
Le procédé d’aide à la surveillance passe ensuite à l’étape suivante 150, lors de laquelle le module d’estimation 44 estime, à partir de l’image acquise et via l’algorithme d’intelligence artificielle préalablement entraîné, la présence d’au moins un défaut pour l’élément du réacteur nucléaire 1 , représenté sur l’image acquise.
Lors de cette étape d’estimation 150, l’image acquise représente en particulier une zone comportant l’élément de réacteur nucléaire, et le module d’estimation 44 calcule alors, via l’algorithme d’intelligence artificielle, un niveau de confiance quant à l’absence de défaut de l’élément pour ladite zone, puis estime la présence ou non de défaut(s) en fonction du niveau de confiance calculé. Typiquement, si le niveau de confiance est inférieur au seuil
prédéfini, ou bien à l’un des premier et deuxième seuils prédéfinis, alors le module d’estimation 44 estime qu’au moins un défaut est présent pour ladite zone.
En complément facultatif, lorsque l’image acquise comporte plusieurs zones distinctes, le module d’estimation 44 calcule un niveau de confiance respectif pour chacune desdites zones, et estime alors la présence ou non d’au moins un défaut de l’élément pour chacune desdites zones.
Le dispositif d’aide à la surveillance 40 affiche ensuite, lors de l’étape 160 et via son module d’affichage 46, l’image de l’élément du réacteur nucléaire 1.
En parallèle, voire préalablement à l’étape d’affichage 160, le dispositif d’aide à la surveillance 40 génère, lors de l’étape 170, via son module de génération 48 et si au moins un défaut est estimé présent, une alerte correspondante pour au moins un défaut estimé présent.
L’alerte est typiquement une alerte visuelle, telle que le calque coloré C2 et/ou le symbole S2, et est alors affichée de manière superposée à l’image de l’élément du réacteur nucléaire 1 lors de l’étape d’affichage 160.
En variante ou en complément, l’alerte est une alerte sonore, qui est de préférence émise en même temps que l’affichage de l’image de l’élément correspondant du réacteur nucléaire 1 lors de l’étape 160.
Dans l’exemple des figures 5 et 6, l’élément du réacteur nucléaire 1 est une partie du cœur 2 dudit réacteur nucléaire 1 , et la figure 5 représente deux images acquises, à savoir une première image acquise 200 ne présentant pas de défaut, et une deuxième image 250 présentant un défaut D.
La figure 6 montre alors les images telles qu’affichées lors de l’étape d’affichage 160, à savoir une première image affichée 300 ne comportant pas d’alerte visuelle et une deuxième image affichée 350 avec alerte visuelle de par le défaut D.
La première image affichée 300 correspond alors à la première image acquise 200 avec l’ajout en superposition d’un premier calque C1 ainsi que d’un premier symbole S1. Le premier calque C1 et/ou le premier symbole S1 permet de fournir à l’opérateur une information supplémentaire quant à une absence estimée de défaut. Le premier calque C1 est par exemple de couleur verte, et représenté sous la forme d’un nuage de points blancs dans l’exemple en niveau de gris de la figure 6. Cette information supplémentaire d’absence de défaut est par exemple générée par le module de génération 48 lorsque le module d’estimation 44 a préalablement estimé une telle absence de défaut, et permet ainsi à l’opérateur de détecter encore plus rapidement une telle absence de défaut. Le premier symbole S1 est par exemple la valeur du niveau de confiance calculé par le module
d’estimation 44, et est typiquement une valeur exprimée en pourcentage, telle que 99,99% dans l’exemple de la figure 6.
La deuxième image affichée 350 comporte deux zones distinctes, à savoir une première zone pour laquelle une absence de défaut a été estimée par le module d’estimation 44 et comportant alors le premier calque C1 , ainsi que le premier symbole S1 ; et une deuxième zone distincte de la première zone et comportant le défaut D, selon l’estimation correspondante faite par le module d’estimation 44. Dans l’exemple de la figure 6, une alerte correspondant à cette deuxième zone est alors générée par le module de génération 48 lors de l’étape 170, et est en forme du deuxième calque C2 et/ou du deuxième symbole S2. Le deuxième calque C2 correspond par exemple à un calque de couleur rouge, et est représenté sous la forme de hachures blanches dans l’exemple de la figure 6 en niveau de gris, et le deuxième symbole S2 correspond à un niveau de confiance exprimé en pourcentage, par exemple 75% dans l’exemple de la figure 6.
Lorsque le module de génération 48 est apte à générer plusieurs alertes, telles que des première et deuxième alertes associées à des premier et deuxième seuils prédéfinis et que l’alerte est une alerte visuelle, le calque coloré associé à la première alerte est par exemple de couleur orange, et celui associé à la deuxième alerte est par exemple de couleur rouge, afin d’attirer davantage l’attention de l’opérateur sur la deuxième alerte que sur la première alerte.
Dans l’exemple des figures 7 et 8, l’élément du réacteur nucléaire 1 est une partie d’un ensemble d’assemblage de combustible 16 et la figure 7 représente deux images acquises, à savoir une troisième image acquise 400 ne présentant pas de défaut, et une quatrième image 450 présentant un défaut D respectif. La figure 8 montre alors les images telles qu’affichées lors de l’étape d’affichage 160, à savoir une troisième image affichée 500 ne comportant pas d’alerte visuelle et une quatrième image affichée 550 avec alerte visuelle de par le défaut D.
Les troisième et quatrième images acquises 400, 450, visibles à la figure 7, représentent chacune une vue latérale du réseau de crayons de combustible 23 et d’une grille respective 28 formant entretoise pour positionner les réseaux de crayons de combustible 23.
La troisième image affichée 500 correspond alors à la troisième image acquise 400 avec l’ajout en superposition d’un premier calque C1 respectif, ainsi que d’un premier symbole S1 respectif. Le premier calque C1 et/ou le premier symbole S1 permet de fournir à l’opérateur une information supplémentaire quant à une absence estimée de défaut. Le premier calque C1 est par exemple de couleur verte, et représenté sous la forme d’un nuage de points blancs dans l’exemple en niveau de gris de la figure 8. Cette information
supplémentaire d’absence de défaut est par exemple générée par le module de génération 48 lorsque le module d’estimation 44 a préalablement estimé une telle absence de défaut, et permet ainsi à l’opérateur de détecter encore plus rapidement une telle absence de défaut. Le premier symbole S1 est par exemple la valeur du niveau de confiance calculé par le module d’estimation 44, et est typiquement une valeur exprimée en pourcentage, telle que 99,99% dans l’exemple de la figure 8.
La quatrième image affichée 550 comporte deux zones distinctes, à savoir une première zone pour laquelle une absence de défaut a été estimée par le module d’estimation 44 et comportant alors le premier calque C1 , ainsi que le premier symbole S1 ; et une deuxième zone distincte de la première zone et comportant le défaut D, selon l’estimation correspondante faite par le module d’estimation 44. Dans l’exemple de la figure 8, une alerte correspondant à cette deuxième zone est alors générée par le module de génération 48 lors de l’étape 170, et est en forme du deuxième calque C2 et/ou du deuxième symbole S2. Le deuxième calque C2 correspond par exemple à un calque de couleur rouge, et est représenté sous la forme de hachures blanches dans l’exemple de la figure 8 en niveau de gris, et le deuxième symbole S2 correspond à un niveau de confiance exprimé en pourcentage, par exemple 75% dans l’exemple de la figure 8.
L’homme du métier comprendra que la manière de présenter les informations quant à l’absence ou à la présence estimée d’un défaut D respectif, illustrée sur les figures 6 et 8 avec les calques C1 , C2 et/ou les symboles S1 , S2, est un exemple non limitatif parmi d’autres de présentation de telles informations. D’autres exemples de présentation de ces informations d’absence ou de présence estimée d’un défaut D respectif sont bien entendu envisageables.
Ainsi, le dispositif d’aide à la surveillance 40 selon l’invention, et le procédé d’aide à la surveillance associé, permettent de déterminer avec une très grande précision les zones du réacteur nucléaire 1 qui ne présentent pas de défaut, ceci en utilisant l’algorithme d’intelligence artificielle pour lequel l’apprentissage a été effectué seulement avec des images desdites zones sans défaut, afin de l’entraîner à fournir en sortir un niveau de confiance proche de 100% en l’absence de défaut et avec une telle précision. Autrement dit, cet apprentissage permet d’entraîner l’algorithme d’intelligence artificielle à reconnaître des zones saines avec un taux de confiance supérieur à ce qu’effectuerait un opérateur visualisant des images lors de la surveillance des réacteurs nucléaires.
En outre, un tel dispositif d’aide à la surveillance 40 reste efficace même en présence de défauts non encore répertoriés, le dispositif d’aide à la surveillance 40 permettant d’indiquer très rapidement à l’opérateur l’absence de défaut dans les zones saines, et lui permettant alors de se concentrer sur les zones douteuses en générant à cet effet une
alerte associée à l’estimation d’une présence de défaut(s). Ainsi, l’opérateur détecte plus facilement un ou des défauts dans de telles zones douteuses.
On conçoit donc que le dispositif d’aide à la surveillance 40, et le procédé d’aide à la surveillance associé, sont plus faciles à mettre en œuvre notamment lors de l’entraînement de l’algorithme d’intelligence artificielle, tout en diminuant la charge cognitive de l’opérateur.