DESCRIPTION
TITRE : PROCEDE DE DETECTION D'UN DRONE EMBARQUANT UN EQUIPEMENT UTILISATEUR, EQUIPEMENTS ET PROGRAMMES D'ORDINATEURS CORRESPONDANTS.
Domaine de l'invention
Le domaine de l'invention est celui des drones embarquant des équipements utilisateurs aptes à communiquer avec une station de base. Plus particulièrement, l'invention concerne la détection de tels drones par des équipements d'un réseau de communication auquel l'équipement utilisateur est attaché.
Art antérieur et ses inconvénients
L'utilisation de drones ou UAV (« Unmanned Aeriai Vehide », soit véhicule aérien sans humain à bord) connue pour des usages militaires tend à se développer dans le domaine civil notamment pour des usages professionnels et récréatifs.
Le pilotage de ces drones se fait généralement au moyen d'un signal radio direct échangé entre le drone et un équipement contrôleur. Afin d'accroître la distance entre l'équipement contrôleur et le drone, notamment pour les usages professionnels, la communication directe établie entre le drone et son équipement contrôleur est remplacée par une communication établie au travers d’un réseau de communication cellulaire. Dans un tel cas de figure, le drone, et éventuellement son équipement contrôleur, sont équipés d’un équipement utilisateur attaché à un réseau de communication cellulaire. Une telle configuration reposant sur l'utilisation d'un réseau de communication cellulaire est appelée à se développer.
Cependant, l’utilisation d'un réseau de communication cellulaire par des équipements utilisateurs embarqués dans des drones peut poser des problèmes à cause des interférences générées par ces équipements utilisateurs embarqués dans un drone qui volerait plus haut que les antennes des stations de bases constitutives du réseau de communication cellulaire alors que le réseau de communication cellulaire a été configuré pour communiquer avec des équipements utilisateurs situés plus bas que les antennes des stations de base.
Il est donc important, pour un opérateur en télécommunication de pouvoir contrôler l’accès au réseau de communication cellulaire et l'usage qui en est fait par des équipements utilisateurs embarqués dans des drones, c'est-à-dire de permettre un tel usage lorsque l'opérateur a décidé de l'offrir, et aux utilisateurs pour lesquels cet usage est autorisé, par exemple ceux qui ont souscrit à une offre spécifique. Un tel besoin est par ailleurs exprimé dans la spécification TS 22.125 : "The 3GPP System should enable UTM to associate the UAV and UAV controller, identify them as a UAS." publiée par l'organisme de normalisation 3GPP (Thrid Génération Partnership Project).
Les équipements utilisateurs embarqués dans des drones ont la possibilité de s'identifier comme étant embarqués dans un drone auprès des équipements d'un réseau de communication cellulaire par le biais d’un indicateur dédié compris dans un champ d'un message de signalisation échangé avec un équipement du réseau de communication cellulaire au cours de la procédure d'attachement de l'équipement utilisateur au réseau de communication cellulaire. La définition d'un tel indicateur peut être trouvées dans le document référencé par le lien suivant : https://list.etsi.org/scripts/wa. exe?A3=ind2003B&L=3GPP TSG SA WG2&E=base64&P=1395465
7&B=
004 BY5PR02MB68333650E5EC09371CEB07DD81FF0BY5PR02MB6833namp &T=application%2
Fmsward;!X.2üname=!X.22S2~2üüabcd-FS ID UAS-SA2 RiD ldentificationAuthOverview.doc%22&N=S2-
Dans la suite du document, à des fins de simplification, l'expression « s 'identifier en tant que drone » est utilisée pour dire qu'un équipement utilisateur embarqué dans un drone s'identifie
comme étant embarqué dans un drone. Cependant, certains équipements utilisateurs embarqués dans des drones ne s'identifient pas en tant que tel auprès du réseau de communication cellulaire.
Il existe des méthodes permettant de détecter des drones à leur insu telles que la méthode décrite dans le document Phuc Nguyen, Taeho Kim, Jinpeng Miao, Daniel Hesselius, Erin E Kenneally, Dan Frank Massey, Eric W Frew, Richard Flan, Tarn Vu, "Towards RF-based Localization ofa Drone and Its Controller", DroNet’19: Proceedings of the 5th Workshop on Micro Aerial Vehicle Networks, Systems, and Applications«June 2019 «Pages 21-26.
Une telle méthode repose sur l'analyse de signaux radio provenant d'un équipement utilisateur embarqué dans un drone, sans connaissance à priori des messages émis par l'équipement utilisateur, seule la fréquence porteuse et la bande de fréquence de ces signaux radio étant connus à priori. Le système comprend deux modules de détection capables d'identifier les directions en provenance desquelles les signaux radio émis par l'équipement utilisateur embarqué dans le drone et par l'équipement contrôleur du drone sont reçus. Chaque module de détection comprend une antenne omnidirectionnelle pour détecter les signaux radio en provenance de l'équipement utilisateur embarqué dans le drone et une antenne directionnelle pour identifier les directions des signaux radio émis par l'équipement utilisateur embarqué dans le drone et par l'équipement contrôleur.
Chaque module de détection extrait des informations dans le signal radio émis par l'équipement utilisateur embarqué dans le drone et utilise l'antenne directionnelle pour identifier les angles d'incidences des signaux radio. En combinant les informations obtenues par chacun des deux modules de détection, il est possible d'obtenir la localisation de l'équipement utilisateur embarqué dans le drone, et par conséquent, du drone lui-même et de son équipement contrôleur.
Une telle méthode, bien que permettant de déterminer une localisation d'un drone et de son équipement contrôleur n'offre pas une précision de détection satisfaisante notamment dans un contexte de propagation multi-trajet des signaux radio émis par l'équipement utilisateur embarqué dans un drone. De même, une telle méthode ne permet pas de distinguer deux drones dont les positions seraient proches.
Il existe ainsi un besoin d'une solution de détection d'un drone qui ne présente pas tout ou partie des inconvénients cités.
Exposé de l'invention
L'invention répond à ce besoin en proposant un procédé de détermination, parmi une pluralité de faisceaux en réception de ladite station de base, d'un faisceau en réception au travers duquel au moins un signal pilote émis par l'équipement utilisateur est reçu,
- détermination, parmi une pluralité de faisceaux en réception de ladite station de base, d'un faisceau en réception au travers duquel au moins un signal pilote émis par l'équipement utilisateur est reçu,
- détection du drone en fonction d'au moins un paramètre déterminé à partir dudit au moins un signal pilote reçu au travers dudit faisceau en réception déterminé.
Un tel procédé de détection repose sur l'utilisation de signaux pilotes émis par un équipement utilisateur embarqué dans un drone et la détection de ces signaux pilotes par une station de base équipée d'une pluralité d'antennes en réception. Ces signaux pilotes sont émis par l'équipement utilisateur pour la communication de données au travers du réseau de communication cellulaire. Certains signaux pilotes sont nécessaires pour permettre à la station de base de démoduler correctement les données émises par l'équipement utilisateur et d'autres signaux pilotes, ou parfois les mêmes, sont utilisés par la station de base pour adapter ses paramètres de transmission vers l'équipement utilisateur. Des exemples de signaux pilotes ou « Reference Symbols (RS) » pour la cinquième génération ou 5G sont donnés dans le document TS 38.211 publié par l'organisme 3GPP.
Cette pluralité d'antennes en réception de la station de base peut appliquer un traitement des signaux pilotes reçus sur chaque antenne. Un tel traitement est défini pour que le résultat de son application aux signaux pilotes reçus donne une indication de la puissance reçue dans une direction donnée. De tels traitements en réception sont en général prédéfinis lors de l'installation de la station de base. A chacun de ces traitements correspond un faisceau en réception dont la direction dans l'espace est indiquée, entre autres par un angle d'élévation.
Ainsi, le procédé de détection consiste à identifier un faisceau en réception au travers duquel les signaux pilotes émis par l'équipement utilisateur sont reçus sur la base d'une valeur de puissance de réception des signaux pilotes calculée pour tous les faisceaux en réception.
Comme les signaux pilotes utilisés sont propres à un équipement utilisateur donné, la station de base dispose des informations nécessaires pour identifier cet équipement utilisateur de manière certaine.
Les signaux pilotes étant des signaux émis par tous les équipements utilisateurs connectés à une station de base, qu'ils soient embarqués dans un drone ou pas, il est possible de les utiliser afin de déterminer qu'un équipement utilisateur est embarqué dans un drone à l'insu de l'équipement utilisateur et donc du propriétaire du drone.
Selon une particularité du procédé de détection, ledit au moins un paramètre est une altitude de l'équipement utilisateur déterminée à partir d'une valeur d'un angle d'élévation associé au faisceau en réception au travers duquel ledit au moins un signal pilote est reçu, et dans lequel le drone est détecté lorsque l'altitude de l'équipement utilisateur est supérieure ou égale à un seuil de détection.
Une fois le faisceau en réception identifié, l'altitude de l'équipement utilisateur embarqué dans un drone, et donc par extension, du drone est calculée en fonction de la distance séparant la station de base de l'équipement utilisateur et en fonction de l'angle d'élévation du faisceau en réception.
Selon une particularité du procédé de détection, ledit au moins un paramètre comprend une pluralité de valeurs de densité spectrale de puissance représentatives des vibrations produites par un drone.
En étudiant la réponse en fréquence des signaux pilotes reçus, il est possible de détecter, dans une bande de fréquence particulière de la réponse en fréquence, des valeurs de densité spectrale de puissance de puissance représentatives des vibrations produites par un drone.
En effet, les vibrations produites par un drone en situation de vol ont une influence sur les signaux pilotes émis par l'équipement utilisateur et reçus par la station de base. De telles vibrations apparaissent dans la réponse en fréquence du des signaux pilotes reçus par la station de base.
Dans un mode de réalisation du procédé de détection, lorsqu'une altitude de l'équipement utilisateur est inférieure à un seuil de détection, ledit au moins un paramètre comprend une pluralité de valeurs de densité spectrale de puissance représentatives des vibrations produites par un drone.
Dans cet autre mode de réalisation, le procédé de détection permet de détecter un drone bien que l'altitude de ce dernier soit inférieure au seuil de détection. En effet lorsque la présence de vibrations produites par un drone est détectée dans la réponse en fréquence des signaux pilotes reçus, et bien que l'altitude de l'équipement utilisateur soit inférieure au seuil de détection, il est considéré que l'équipement utilisateur est embarqué dans un drone.
Il est alors possible de détecter un drone de manière précoce, c'est-à-dire peu de temps après son décollage, ou un drone qui volerait à une altitude délibérément basse.
Selon une particularité du procédé de détection, l'altitude de l'équipement utilisateur est déterminée en fonction d'au moins un des paramètres suivants :
- d'une distance séparant la station de base de l'équipement utilisateur,
- d'une puissance de réception dudit au moins signal pilote,
- d'une loi d'affaiblissement de la propagation d'un signal.
Le procédé de détection reposant sur l'utilisation de signaux pilotes dont les caractéristiques, telles que la puissance d'émission, sont connues et sur l'utilisation de propriétés connues du canal de propagation établi entre la station de base et l'équipement utilisateur, telle que la loi d'affaiblissement de la propagation d'un signal au travers du canal de propagation, la valeur de l'altitude déterminée lors de l'exécution du procédé de détection est précise et fiable.
Selon une autre particularité, le procédé de détection comprend en outre une étape de transmission, à destination d'une entité de gestion du réseau, d'un message comprenant l'altitude du drone et/ou une indication de la détection dans la réponse en fréquence dudit au moins un signal pilote reçu d'une pluralité de valeurs densité spectrale de puissance de puissance représentatives des vibrations produites par un drone.
La station de base transmet les résultats du procédé de détection, altitude et/ou présence de vibrations représentatives d'un drone dans la réponse en fréquence des signaux pilotes reçus, à une entité de gestion du réseau. Cette entité de gestion du réseau, selon que l'équipement utilisateur est embarqué ou non dans un drone, décide de maintenir ou non une session de communication établie entre l'équipement utilisateur et un équipement d'un réseau de communication cellulaire au travers de la station de base.
Selon une caractéristique du procédé de détection, l'étape de détermination, parmi une pluralité de faisceaux en réception de ladite station de base, d'un faisceau en réception au travers duquel au moins un signal pilote est reçu consiste en :
- la détermination, pour au moins un faisceau en réception, d'une valeur d'une puissance de réception dudit signal pilote reçu au travers dudit faisceau :
où spilot est le signal pilote représente la valeur de la puissance de réception du signal pilote, iy est un vecteur ligne de coefficients complexes de dimension N x 1 représentant un faisceau en réception
est un vecteur colonne de coefficients complexes de dimension 1 x N représentant une estimation d'un canal de propagation, pour une sous-porteuse prédéfinie, entre la station de base et l'équipement utilisateur, N est le nombre d'antennes en réception de la station de base et r e {1, ... , R] où R est le nombre de faisceaux en réception de la station de base,
- la détermination du faisceau en réception pour lequel la valeur de la puissance en réception dudit au moins un signal pilote est supérieure à la valeur de la puissance en réception dudit au moins un signal pilote déterminée pour les autres faisceaux en réception.
Le faisceau en réception choisi est celui ayant une valeur de la puissance de réception supérieure à celle des autres faisceaux en réception. En d'autres mots, le faisceau en réception choisi est celui dont la direction dans l'espace est la plus proche de la direction dans l'espace de laquelle proviennent les signaux pilotes émis par l'équipement utilisateur.
Dans un mode de réalisation du procédé de détection, l'altitude de l'équipement utilisateur est déterminée comme suit : h~H + sign(ermax ) x d x cos{ermax ) où h est l'altitude de l'équipement utilisateur, H est l'altitude de la station de base, eTrnax est l'angle d'élévation du faisceau en réception pour lequel la valeur de la puissance en réception dudit au moins un signal pilote est supérieure à la valeur de la puissance en réception dudit au moins un
signal pilote déterminée pour les autres faisceaux en réception, d est la distance entre la station de base et l'équipement utilisateur et sign(x)=l si x>0 sinon sign(x)=-l.
La valeur de l'angle d'élévation est positive lorsque le faisceau en réception se situe au- dessus d'un plan horizontal passant le sommet de la station de base et la valeur de l'angle d'élévation est négative lorsque le faisceau en réception se situe au-dessous de ce même plan horizontal. Ainsi, une valeur de l'angle d'élévation négative implique un équipement utilisateur situé à une altitude inférieure à l'altitude de la station de base.
L'invention concerne également un procédé de communication entre une entité de gestion du réseau et un équipement utilisateur embarqué dans un drone, le procédé étant mis en oeuvre par l'entité de gestion du réseau comprenant des étapes de :
- réception d'un message, émis par une station de base à laquelle l'équipement utilisateur est connecté, comprenant une altitude du drone et/ou une indication d'une détection vibrations produites par un drone dans une réponse en fréquence d'au moins un signal pilote émis par l'équipement utilisateur et reçu par la station de base,
- transmission d'un message à destination de l'équipement utilisateur lui demandant de s'identifier en tant que drone lorsqu'il est déterminé que l'altitude et/ou les vibrations détectées correspondent à un drone.
Cette entité de gestion du réseau transmet l'information selon laquelle l'équipement utilisateur est embarqué ou non dans un drone à destination d'une entité d'un réseau de communication cellulaire apte à décider de maintenir ou non une session de communication établie entre l'équipement utilisateur et un équipement d'un réseau de communication cellulaire au travers de la station de base.
Dans une variante de réalisation du procédé de communication, celui-ci comprend, lorsque l'équipement utilisateur ne s'identifie pas en tant que drone, une étape de rupture d'une session de communication établie entre l'équipement utilisateur et un équipement d'un réseau de communication au travers de la station de base.
L'invention concerne encore une station de base apte à détecter un drone embarquant un équipement utilisateur connecté à ladite station de base, la station de base comprenant des moyens pour :
- déterminer, parmi une pluralité de faisceaux en réception de ladite station de base, un faisceau en réception au travers duquel au moins un signal pilote émis par l'équipement utilisateur est reçu,
- déterminer une altitude de l'équipement utilisateur en fonction d'une puissance en réception dudit au moins signal pilote, et d'une valeur d'un angle d'élévation associé au faisceau en réception au travers duquel ledit au moins un signal pilote est reçu,
- détection du drone lorsque l'altitude de l'équipement utilisateur est supérieure ou égale à un seuil.
Une telle station de base est par exemple un équipement du type gNB pour « next génération NodeB » ou NodeB nouvelle génération.
Selon une particularité de la station de base, cette dernière comprend en outre des moyens de transmission, à destination d'une entité de gestion du réseau, d'un message comprenant l'altitude du drone et/ou une indication de la détection dans la réponse en fréquence dudit au moins un signal pilote reçu d'une pluralité de valeurs densité spectrale de puissance de puissance représentatives des vibrations produites par un drone.
L'invention concerne encore une entité de gestion du réseau apte à communiquer avec un équipement utilisateur embarqué dans un drone, l'entité de gestion du réseau comprenant des moyens pour :
- recevoir un message, émis par une station de base à laquelle l'équipement utilisateur est connecté, comprenant une altitude du drone et/ou une indication d'une détection de vibrations
produites par un drone dans une réponse en fréquence d'au moins un signal pilote émis par l'équipement utilisateur et reçu par la station de base,
- transmettre un message à destination de l'équipement utilisateur lui demandant de s'identifier en tant que drone lorsqu'il est déterminé que l'altitude et/ou les vibrations détectées correspondent à un drone.
Dans un mode de réalisation de l'entité de gestion du réseau, celui-ci comprend, lorsque l'équipement utilisateur ne s'identifie pas en tant que drone, des moyens pour mettre en oeuvre une rupture d'une session de communication établie entre l'équipement utilisateur et un équipement d'un réseau de communication au travers de la station de base.
L'invention concerne enfin des produits programme d’ordinateur comprenant des instructions de code de programme pour la mise en oeuvre des procédés tels que décrits précédemment, lorsqu'ils sont exécutés par un processeur.
L'invention vise également un support d'enregistrement lisible par un ordinateur sur lequel sont enregistrés des programmes d'ordinateur comprenant des instructions de code de programme pour l'exécution des étapes des procédés selon l'invention tels que décrits ci-dessus.
Un tel support d’enregistrement peut être n’importe quelle entité ou dispositif capable de stocker les programmes. Par exemple, le support peut comporter un moyen de stockage, tel qu’une ROM, par exemple un CD ROM ou une ROM de circuit microélectronique, ou encore un moyen d’enregistrement magnétique, par exemple une clé USB ou un disque dur.
D’autre part, un tel support d’enregistrement peut être un support transmissible tel qu’un signal électrique ou optique, qui peut être acheminé via un câble électrique ou optique, par radio ou par d’autres moyens, de sorte que les programmes d'ordinateur qu'il contient sont exécutables à distance. Les programmes selon l’invention peuvent être en particulier téléchargés sur un réseau par exemple le réseau Internet.
Alternativement, le support d’enregistrement peut être un circuit intégré dans lequel les programmes sont incorporés, le circuit étant adapté pour exécuter ou pour être utilisé dans l’exécution des procédés objets de l'invention précités.
Liste des figures
D’autres buts, caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante, donnée à titre de simple exemple illustratif, et non limitatif, en relation avec les figures, parmi lesquelles :
[fig. 1] : cette figure représente un système dans lequel le procédé de détection d'un drone est mis en oeuvre,
[fig. 2] : cette figure représente les différentes étapes mises en oeuvre lors de l'exécution du procédé de détection et du procédé de communication objets de l'invention,
[fig. 3] : cette figure représente un exemple de réponse en fréquence dans laquelle de telles vibrations peuvent être détectées,
[fig. 4] : cette figure représente une station de base selon un mode de réalisation de l'invention,
[fig. 5] : cette figure représente un entité de gestion du réseau selon un mode de réalisation de l'invention.
Description détaillée de modes de réalisation de l’invention
Le principe général de l’invention repose sur l'utilisation de signaux pilotes émis par un équipement utilisateur embarqué dans un drone et la détection de ces signaux pilotes par une station de base équipée d'une pluralité d'antennes en réception. Cette pluralité d'antennes peut
appliquer un traitement prédéfini aux signaux pilotes reçus sur chaque antenne en réception de la station de base. Ce traitement est défini pour que le résultat de son application aux signaux pilotes reçus donne une indication de la puissance reçue dans une direction donnée. A chaque traitement en réception correspond un faisceau en réception dont la direction dans l'espace est indiquée, entre autres par un angle d'élévation. Une fois identifié le faisceau en réception au travers duquel les signaux pilotes sont reçus avec une valeur de puissance en réception la plus élevée parmi l'ensemble des faisceaux en réception, l'altitude du drone est calculée en fonction de la distance séparant la station de base de l'équipement utilisateur et en fonction de l'angle d'élévation du faisceau en réception identifié permettant ainsi la détection du drone.
On présente désormais, en relation avec la [fig. 1] un système dans lequel le procédé de détection d'un drone est mis en oeuvre.
Le système comprend au moins un drone UAV embarquant un équipement utilisateur UE. Le drone UAV se situe à une altitude h.
Le système comprend également une station de base gNB, telle qu'un équipement gNB, située sur un immeuble. La station de base gNB se situe à une altitude H. Une telle station de base gNB comprend N antennes en réception, non représentées sur la figure. R faisceaux en réception p(r) r e ... b] sont associés aux N antennes en réception de la station de base gNB. A chacun des R faisceaux en réception correspond une direction dans l'espace. Une telle direction est représentée par une valeur d'un angle d'élévation er . La valeur de l'angle d'élévation er est positive lorsque le faisceau en réception associé se situe au-dessus d'un plan horizontal PH passant le sommet de la station de base gNB et la valeur de l'angle d'élévation erest négative lorsque le faisceau en réception associé se situe au-dessous de ce même plan horizontal PH.
Enfin, d représente la distance entre la station de base gNB et le drone UAV ou l'équipement utilisateur UE.
La [fig. 2] représente les différentes étapes mises en oeuvre lors de l'exécution du procédé de détection et du procédé de communication objets de l'invention.
Dans une étape El, l'équipement utilisateur UE émet un premier message MSG1 de demande d'enregistrement auprès d'un équipement d'un réseau de communication cellulaire à destination de la station de base gNB.
Dans une étape E2, le message MSG1 est transmis par la station de base à une entité de gestion du réseau AMF. Le détail des échanges entre l'équipement utilisateur UE, la station de base gNB et l'entité de gestion du réseau AMF est spécifié dans le document TS 38.331 version 15.8.0 publié par le 3GPP.
Au cours d'une étape E3, l’entité de gestion du réseau AMF transmet une demande d'identification MSG2 à l'équipement utilisateur afin que celui-ci s’authentifie en tant que drone auprès du réseau de communication cellulaire.
L'équipement utilisateur UE répond à ce message MSG2 au cours d'une étape E4 en émettant un message MSG3 à destination de l'entité de gestion du réseau AMF. Le message MSG3 peut soit comprendre l'identité du drone embarquant l'équipement utilisateur UE, soit indiquer que l'équipement utilisateur UE n'est pas embarqué dans un drone. Cet échange de messages entre l'équipement utilisateur UE et l'entité de gestion du réseau AMF peut intervenir entre les étapes 19 et 21 de la procédure spécifiée dans le document TS 23.501 version 15.8.0 clause 4.2.2.2.2 publié par le 3GPP, ou à un autre moment de cette procédure. Dans un mode de réalisation particulier, l’étape n'est pas mise en oeuvre. Dans ce cas, l’absence de transmission d'un message MSG3 par l'équipement utilisateur est considérée comme une indication que l’équipement utilisateur UE n’est pas embarqué dans un drone UAV.
Dans une étape E5, l'entité de gestion du réseau AMF transmet un message MSG4 de confirmation d'enregistrement de l'équipement utilisateur UE auprès du réseau de communication cellulaire.
Au cours d'une étape E6 l'équipement utilisateur UE émet un message MSG5 de demande d'établissement d’une session de données avec un équipement du réseau de communication cellulaire à destination de l'entité de gestion du réseau AMF, qui le relaye à son tour vers un équipement du réseau de communication cellulaire en charge d’établir et de gérer cette session. Une telle procédure est spécifiée dans le document TS 23.502 version 15.8.0 clause 4.3.2.2.1 ou 4.3.2.2.2 publiée par le 3GPP.
Dans une étape E7, le drone UAV décolle. Les équipements du réseau de communication cellulaire ne sont pas informés de cet événement.
Ces étapes El à E6 ne déclenchent pas directement les étapes E7 et suivantes, mais sont par exemple préalables afin d'assurer la bonne exécution du procédé de détection et du procédé de communication objets de l'invention.
Dans une étape E8, l'entité de gestion du réseau AMF transmet un message MSG6 à destination de la station gNB lui demandant d'effecteur des mesures afin de détecter la présence d'éventuels drones. Cette étape E8, peut être déclenchée à l’expiration d’une temporisation dont le point de départ est fixé par l'entité de gestion du réseau AMF, et peut être répétée dans le temps. Selon un autre mode de réalisation, c'est la station de base gNB elle-même qui déclenche les mesures.
Au cours d'une étape E9, la station de base gNB procède aux mesures. La station de base gNB reçoit sur ses N antennes en réception des signaux pilotes SRS émis par l'équipement utilisateur UE tels que des « Sounding Reference Signais ». De tels signaux pilotes SRS sont émis régulièrement par l'équipement utilisateur UE.
La station de base gNB estime pour chacune de ses N antennes en réception, suivant des méthodes connues, un coefficient complexe représentatif d'un canal de propagation établi entre l'équipement utilisateur UE et l'antenne en réception considérée. Le résultat de cette estimation est un vecteur h. Le vecteur h est un vecteur colonne complexe de dimension 1 x N, dans lequel sont rangés tous les coefficients h,, le coefficient h, étant le coefficient correspondant à l'antenne i de la station de base gNB.
R faisceaux en réception p^, avec r e {l, ... , ff), sont associés aux N antennes en réception de la station de base gNB. Un faisceau en réception est représenté par un p(r). Le vecteur p(r) est un vecteur ligne complexe de dimension N x 1. Chaque vecteur p(r) est pré-calculé suivant des méthodes connues dans le domaine de la formation de faisceau ou « beamforming » pour pointer en réception dans une direction de l'espace donnée par rapport à l'antenne en réception de la station de base gNB. Par exemple, si la station de base gNB est équipée d'un réseau rectangulaire, dit « debout », c'est-à-dire perpendiculaire à la surface du sol, régulier d'antennes comprenant M lignes horizontales numérotées m=0 ...M-l de la plus haute à la plus basse en altitude, et Q colonnes verticales numérotées q=0 ...Q-l, de gauche à droite, les faisceaux en réception peuvent être construits à partir de coefficients d'une Transformée de Fourier Discrète en deux dimensions de taille MxQ=N comme indiqué ci-dessous :
m = 0 ... M — 1
• <jf = 0 ... Q — 1
• n = M x q + m
• m(t ) e [0 ; M — 1]
• <p(r) e [0 ; Q - 1]
• Si r ¹ r' Ie couple m(t), <p(r ) est distinct du couple m(t'), <p(r') (le couple dans son ensemble doit être distinct, il n'est pas nécessaire que m(t') ¹ m(t) et <p(r') ¹ <p(r ) en même temps), où r est un faisceau en réception, m(t) représente une direction verticale ou élévation, et a une valeur comprise entre 0 et M, et <p(r ) représente une direction horizontale et a une valeur comprise entre 0 et Q.
L'angle d'élévation correspondant à ce faisceau en réception r est donnée en fonction de 0(r) = par :
• 0(r) is 0 < 0(r) < p/2 ou 3p/2 < 0(r) < 2 (angle d'élévation positif dont la valeur est comprise entre 0 et p/2)
• — 0(r) is p/2 < 0(r) < 3p/2 (angle d'élévation négatif dont la valeur est comprise entre 0 et -p/2)
Il existe au moins un couple (r, r') tel que r ¹ r' et m(t') ¹ m(t) pour obtenir au moins deux faisceaux en réception (r, r') correspondant à des angles d'élévations distincts entre lesquels la station de base gNB pourra choisir.
Soit E={e(1),..., e(R)} un ensemble d'angles d'élévation correspondant à chaque faisceau en réception. La convention suivante est supposée : lorsque e > 0, la direction pointe au-dessus du plan horizontal PH, lorsque e < 0 la direction pointe en dessous du plan horizontal PH.
Par exemple, dans le cas d'un système de communication avec forme d'onde multi- porteuse de type orthogonal frequency division multiplex tel que décrit dans [Y. Liu, Z. Tan, H. Hu, L. J. Cimini and G. Y. Li, "Channel Estimation for OFDM," in IEEE Communications Surveys & Tutorials, vol. 16, no. 4, pp. 1891-1908, Fourthquarter 2014], la station de base gNB calcule une valeur d'une puissance de réception des signaux pilotes SRS reçus à travers chaque faisceau en réception de la manière suivante :
où spilot est le signal pilote,
représente la valeur de la puissance de réception du signal pilote, f y est un vecteur ligne de coefficients complexes de dimension N x 1 représentant un faisceau en réception ; h) est un vecteur colonne de coefficients complexes de dimension 1 x N représentant une estimation d'un canal de propagation, pour une sous-porteuse prédéfinie, entre la station de base et l'équipement utilisateur, N est le nombre d'antennes en réception de la station de base et r e {1, ... , R ) où R est le nombre de faisceaux en réception de la station de base. correspond au résultat du traitement prédéfini appliqué aux signaux pilotes reçus.
La station de base gNB détermine ensuite le faisceau en réception ayant la valeur de puissance en réception la plus élevée parmi toutes les valeurs de puissance en réception calculées. Dans un mode de réalisation particulier, la station de base détermine le faisceau en réception pour lequel la valeur de la puissance en réception est maximale :
La station de base gNB en déduit l'angle d'élévation eTmax correspondant.
La station de base gNB détermine ensuite la distance d à laquelle se trouve l'équipement utilisateur UE. Par exemple, connaissant une valeur d'une puissance d'émission des signaux pilotes
Ct
SRS, et connaissant une loi d'affaiblissement de la propagation d'un signal /(d) = qui définit l'affaiblissement /(d) de la puissance d'un signal dû à la propagation de ce signal entre un équipement utilisateur situé à une distance d et une antenne en réception d'une station de base gNB, et dont les coefficients a et b ont par exemple été mesurés au moment de l'installation et préenregistrés dans la station de base gNB, la station de base gNB mesure une valeur d'une puissance en réception des signaux pilotes SRS reçus sur au moins une de ses antenne en réception, et en déduit la distance d.
Par exemple, si la station de base gNB se base sur une mesure d'une valeur d'une puissance en réception des signaux pilotes SRS reçu par une seule antenne en réception, la distance d est estimée de la manière suivante :
connaissant la valeur de la distance d, la station de base gNB détermine alors l'altitude h de l'équipement utilisateur UE. A titre d'exemple l'altitude h de l'équipement utilisateur UE est calculée de la manière suivante : h~H + sign(ermax ) x d x cos(ermax).
Dans un mode de réalisation particulier, dans le cas d'un système de communication de type OFDM (orthogonal frequency-division multiplexing), la station de base gNB estime également le canal de propagation pour chaque sous-porteuse numéro k = 1 ... K de la forme d'onde OFDM, et en déduit la réponse en fréquence, pour une antenne en réception numéro n prédéfinie, comme étant l'ensemble des hj (,k e C. Chaque sous-porteuse correspond à une fréquence prédéfinie. La station de base gNB analyse la réponse en fréquence ainsi obtenue afin de détecter, pour un ensemble de sous-porteuses {kl, k2, ... } particulier, correspondant à une bande de valeurs
2 de fréquences particulière, une pluralité de valeurs de {|h ) (f 2
(k n l c2) h n ,... } correspondant à une pluralité de valeurs de densité spectrale de puissance représentatives des vibrations produites par un drone UAV en vol dans lequel l'équipement utilisateur émettant les ondes OFDM est embarqué. Un exemple de réponse en fréquence dans laquelle de telles vibrations peuvent être détectées est représenté à la [fig. 3].
En effet, les vibrations produites par un drone en situation de vol ont une influence sur les signaux pilotes émis par l'équipement utilisateur et reçus par la station de base. De telles vibrations apparaissent dans la réponse en fréquence des signaux pilotes.
Dans un premier mode de réalisation, la station de base gNB effectue une série de deux tests afin de déterminer si l'équipement utilisateur UE est embarqué dans un drone UAV. Dans un premier test la station de base gNB détermine si l'altitude h de l'équipement utilisateur UE est supérieure à un seuil de détection.
Lorsque c'est le cas, la station de base gNB effectue de manière facultative un deuxième test afin de déterminer la présence de vibrations produites par un drone UAV dans la réponse en fréquence des signaux pilotes reçus et ainsi confirmer que l'équipement utilisateur UE est embarqué dans un drone.
Lorsque l'altitude h de l'équipement utilisateur UE est inférieure à un seuil de détection, la station de base gNB effectue de manière facultative un deuxième test afin de déterminer la présence de vibrations produites par un drone UAV dans la réponse en fréquence des signaux pilotes reçus afin de déterminer que l'équipement utilisateur UE est embarqué dans un drone.
Dans un deuxième mode de réalisation, la station de base gNB est capable de détecter un drone UAV bien que l'altitude h de ce dernier soit inférieure au seuil de détection. Pour cela, la station de base gNB effectue également une série de deux tests afin de déterminer si l'équipement utilisateur UE est embarqué dans un drone UAV. Dans un premier test la station de base gNB
détermine si des vibrations produites par un drone UAV sont présentes dans la réponse en fréquence des signaux pilotes reçus.
Lorsque c'est le cas, la station de base gNB effectue de manière facultative un deuxième test afin de déterminer si l'altitude h de l'équipement utilisateur UE est supérieure ou inférieure à un seuil de détection. En effet lorsque la présence de vibrations produites par un drone UAV est détectée dans la réponse en fréquence des signaux pilotes reçus, il est considéré que l'équipement utilisateur UE est embarqué dans un drone UAV, et ce quelle que soit l'altitude h de l'équipement utilisateur UE, cependant, une information relative à l'altitude du drone peut s'avérer utile pour confirmer un résultat de détection.
Il est alors possible de détecter un drone de manière précoce, c'est-à-dire peu de temps après son décollage, ou un drone qui volerait à une altitude délibérément basse.
Au cours d'une étape E9, la station de base gNB envoie un message MSG8 à l’entité de gestion du réseau AMF. Le message MSG8 comprend une estimation de l’altitude h de l’équipement utilisateur UE. Cette altitude est exprimée par rapport au niveau du sol, mais un autre niveau de référence pourrait être utilisé, par exemple le niveau de la mer, le niveau de la station de base gNB ou le niveau du sommet du bâtiment le plus haut situé au voisinage de la station de base gNB. Le dernier exemple permet de distinguer un équipement embarqué dans un drone d'un équipement utilisateur UE « normal » situé au dernier étage d'une tour par exemple.
Le message MGS8 comprend également, en fonction du mode de réalisation implémenté, un « un indice de ressemblance vibratoire avec un drone », la présence de cet indice indique qu'une pluralité de valeurs de densité spectrale de puissance représentatives des vibrations produites par un drone UAV ont été détectées dans la réponse en fréquence des signaux pilotes reçus.
Dans une étape E10, l'entité de gestion du réseau AMF transmet les informations comprises dans le message MSG8 à un équipement de détection de drones DDF afin de confirmer que l'équipement utilisateur UE est bien embarqué dans un drone UAV. En variante, l’entité de gestion du réseau AMF procède à cette vérification lui-même et aucune information n'est transmise à l'équipement détection de drones DDF.
A réception des informations transmises par l'entité de gestion du réseau AMF, l'équipement de détection de drone DDF effectue, au cours d'une étape Eli, un suivi de la localisation de l’équipement utilisateur UE en utilisant des méthodes connues et analyse la trajectoire de l'équipement utilisateur UE en la croisant par exemple avec des données cartographiques. Ce suivi peut se poursuivre pendant une durée étendue.
L'équipement de détection de drone DDF peut obtenir, de la part d'un équipement spécialisé dans l’analyse des données issues du réseau, des informations statistiques concernant la mobilité de l'équipement utilisateur UE. Ces informations statistiques peuvent concerner une période passée plus ou moins longue. Une telle procédure est spécifiée dans le document TS 23.288 clause 6.7.2 publié par le 3GPP.
Dans une étape E12, l'équipement de détection de drone DDF transmet un message MSG9 à l’entité de gestion du réseau AMF. En fonction du niveau de certitude résultant de l'analyse des informations collectées au cours de l'étape Eli que l’équipement utilisateur UE soit embarqué dans un drone UAV, le message MSG9 comprend un indicateur "positive", "négative" ou "indéterminée".
Si l'indicateur compris dans le message MSG9 est "négative", l’entité de gestion du réseau AMF demande à la station de base de mettre en oeuvre l'étape E9 à nouveau après une temporisation de durée Tl. Si l'indicateur compris dans le message MSG9 est "indéterminée", l’entité de gestion du réseau AMF demande à la station de base de mettre en oeuvre l'étape E9 à nouveau après une temporisation de durée T2 < Tl.
Si l'indicateur compris dans le message MSG9 est "positive", l’entité de gestion du réseau AMF envoie, dans une étape E13, à l’équipement utilisateur UE un message MSG10 lui demandant de s'identifier en tant que drone UAV auprès des équipements du réseau cellulaire. Dans un autre mode de réalisation, l'entité de gestion du réseau AMF n'envoie pas de message à l'équipement utilisateur UE mais envoie directement un message Nsmf_PDUSession_Release (tel que défini dans le document TS 23.502 clause 5.2.8.2.4 publié par le 3GPP) à destination d'un équipement du réseau de communication cellulaire pour déclencher une rupture de la session de communication établie à l’étape E6. Il s'ensuit que l'équipement utilisateur UE n'a plus aucune connectivité mais reste enregistré dans le réseau de communication cellulaire, ce qui permet de continuer de le suivre en exécutant à nouveau certaines des étapes E8 à E12.
Dans une étape E14, l'équipement utilisateur UE répond en émettant un message MSG11 l'identifiant comme étant embarqué dans un drone UAV. Selon un autre mode de réalisation, l'équipement utilisateur UE ne répond pas mais exécute à nouveau l'étape El en indiquant qu'il est embarqué dans un drone UAV.
Dans le cas où l’équipement utilisateur UE maintient sa connexion sans s'identifier en tant qu'équipement utilisateur UE embaqué dans un drone UAV (c'est-à-dire qu'il n'exécute pas l'étape E14 dans un certain délai après la réception du message MSG10 émis par l'entité de gestion du réseau AMF au cours de l'étape E13, l’entité de gestion du réseau AMF envoie un message Nsmf_PDUSession_Release à destination d'un équipement du réseau de communication cellulaire pour déclencher une rupture de la session de communication établie à l’étape E6.
Dans un autre mode de réalisation, l'entité de gestion du réseau AMF envoie à un équipement du réseau de communication cellulaire un message Nsmf_PDUSession_UpdateSMContext, tel que défini dans le document TS 23.502 clause 5.2.8.2.6 publié par le 3GPP. Un tel message Nsmf_PDUSession_UpdateSMContext est modifié pour comprendre une indication selon laquelle l’équipement utilisateur UE a été détecté comme étant embarqué dans un drone UAV sans s’être identifié en tant que drone. Cette information est mémorisée en vue d'être transmise à un système de facturation. Ainsi, la connectivité de l’équipement utilisateur UE est maintenue mais il pourra être tenu compte au niveau commercial du comportement "fautif" de l'utilisateur de l’équipement utilisateur UE qui n'a pas configuré ce dernier afin qu'il se déclare auprès du réseau de communication cellulaire comme étant embarqué dans un drone.
Dans un autre mode de réalisation, il est possible limiter le débit de communication de l'équipement utilisateur UE à une valeur très faible, par exemple 100 kb/s, ce qui a pour effet de brider le débit de la session de données établie à l’étape E6 à cette valeur. Ainsi, l’équipement utilisateur UE est pénalisé sans que sa connectivité soit complètement interrompue.
En outre, l’entité de gestion du réseau AMF peut rejeter pendant une certaine durée, ou jusqu'à ce que l'équipement utilisateur UE s'identifie en tant qu'équipement utilisateur UE embarqué dans un drone UAV, toute demande ultérieure d’établissement d’une session de données que l’équipement utilisateur UE pourrait émettre.
La [fig. 4] représente une station de base gNB selon un mode de réalisation de l'invention. Une telle station de base gNB est apte à mettre en oeuvre les différents modes de réalisation des procédés décrits en référence à la figure 2.
Une station de base gNB peut comprendre au moins un processeur matériel 401, une unité de stockage 402, une interface 403, et au moins une interface de réseau 404 qui sont connectés entre eux au travers d'un bus 405. Bien entendu, les éléments constitutifs de la station de base gNB peuvent être connectés au moyen d'une connexion autre qu'un bus.
Le processeur 401 commande les opérations de la station de base gNB. L’unité de stockage 402 stocke au moins un programme pour la mise en oeuvre des procédés selon un mode de
réalisation de l'invention à exécuter par le processeur 401, et diverses données, telles que des paramètres utilisés pour des calculs effectués par le processeur 401, des données intermédiaires de calculs effectués par le processeur 401, etc. Le processeur 401 peut être formé par tout matériel ou logiciel connu et approprié, ou par une combinaison de matériel et de logiciel. Par exemple, le processeur 401 peut être formé par un matériel dédié tel qu’un circuit de traitement, ou par une unité de traitement programmable telle qu’une unité centrale de traitement (Central Processing Unit) qui exécute un programme stocké dans une mémoire de celui-ci.
L’unité de stockage 402 peut être formée par n’importe quel moyen approprié capable de stocker le programme ou les programmes et des données d’une manière lisible par un ordinateur. Des exemples d’unité de stockage 402 comprennent des supports de stockage non transitoires lisibles par ordinateur tels que des dispositifs de mémoire à semi-conducteurs, et des supports d’enregistrement magnétiques, optiques ou magnéto-optiques chargés dans une unité de lecture et d’écriture.
L’interface 403 fournit une interface entre la station de base gNB et l'équipement utilisateur UE.
Au moins une interface réseau 404 fournit une connexion entre la station de base gNB et l'entité de gestion du réseau AMF.
La [fig. 5] représente une entité de gestion du réseau AMF selon un mode de réalisation de l'invention. Une telle entité de gestion du réseau AMF est apte à mettre en oeuvre les différents modes de réalisation des procédés décrits en référence à la figure 2.
Une entité de gestion du réseau AMF peut comprendre au moins un processeur matériel 501, une unité de stockage 502, une interface 503, et au moins une interface de réseau 504 qui sont connectés entre eux au travers d'un bus 505. Bien entendu, les éléments constitutifs de l'entité de gestion du réseau AMF peuvent être connectés au moyen d'une connexion autre qu'un bus.
Le processeur 501 commande les opérations de l'entité de gestion du réseau AMF. L’unité de stockage 502 stocke au moins un programme pour la mise en oeuvre des procédés selon un mode de réalisation de l'invention à exécuter par le processeur 501, et diverses données, telles que des paramètres utilisés pour des calculs effectués par le processeur 501, des données intermédiaires de calculs effectués par le processeur 501, etc. Le processeur 501 peut être formé par tout matériel ou logiciel connu et approprié, ou par une combinaison de matériel et de logiciel. Par exemple, le processeur 501 peut être formé par un matériel dédié tel qu’un circuit de traitement, ou par une unité de traitement programmable telle qu’une unité centrale de traitement (Central Processing Unit) qui exécute un programme stocké dans une mémoire de celui-ci.
L’unité de stockage 502 peut être formée par n’importe quel moyen approprié capable de stocker le programme ou les programmes et des données d’une manière lisible par un ordinateur. Des exemples d’unité de stockage 502 comprennent des supports de stockage non transitoires lisibles par ordinateur tels que des dispositifs de mémoire à semi-conducteurs, et des supports d’enregistrement magnétiques, optiques ou magnéto-optiques chargés dans une unité de lecture et d’écriture.
L’interface 503 fournit une interface entre l'entité de gestion du réseau AMF et la station de base gNB.
Au moins une interface réseau 504 fournit une connexion entre l'entité de gestion du réseau AMF et d'autres équipements présents dans le réseau de communication cellulaire.