Titre : Cellule souche humaine génétiquement modifiée exprimant une protéine cytochrome P4502B6 humaine mutante et son utilisation dans le traitement du cancer
Domaine technique
La présente invention concerne une cellule souche humaine génétiquement modifiée, dans laquelle ladite cellule souche humaine comprend un acide nucléique exogène comprenant une région codant pour une protéine de fusion comprenant une protéine cytochrome P450 2B6 humaine mutante (CYP2B6*) de SEQ ID No.1 ou un variant ou un fragment de celle-ci et une protéine NADPH-cytochrome P450 réductase de SEQ ID No.2 ou un variant ou un fragment de celle-ci, liée de manière fonctionnelle à un promoteur, ledit acide nucléique exogène ayant été intégré dans un des gènes sphère de sécurité « safe harbor » de ladite cellule souche humaine. L’invention concerne également l’utilisation de ladite cellule pour le traitement du cancer, notamment les tumeurs solides, et en particulier les carcinomes hépatocellulaires.
Art antérieur
Les cancers du foie représentent mondialement plus de 841 080 nouveaux cas par année, dont 90% sont des carcinomes hépatocellulaires. Le carcinome hépatocellulaire est la troisième cause de mortalité par cancer dans le monde. L'infection chronique par les virus de l'hépatite C (VHC) et de l'hépatite B (VHB) ou encore la cirrhose alcoolique sont les principales causes du carcinome hépatocellulaire. Par ailleurs, depuis ces 10 dernières années, l'émergence de la stéatohépatite non alcoolique (NASH) liée à l'augmentation de l'obésité, des états pré-diabétique et du diabète de type 2, est une cause émergeante d'hépatocarcinome. Le traitement du carcinome hépatocellulaire est indispensable sous peine d'une évolution fatale. Au regard de l'augmentation des patients atteints de stéatohépatites non-alcooliques, il est fort probable que le nombre de patients atteints de carcinome hépatocellulaire augmentera dans les années à venir. La survie spontanée des patients atteint de carcinome hépatocellulaire n'excède pas 15 mois. La classification BCLC (Barcelona Cancer Liver Center) permet de distinguer 5 types de situation clinique.
Les stades 0 et A (précoce) (15% des patients) définissent des patients avec une maladie précocement diagnostiquée, en bon état général et porteur d'un carcinome hépatocellulaire inférieur à 3cm. Ces patients sont éligibles aux seuls traitements curatifs que sont la chirurgie de résection tumorale et transplantation hépatique. La survie à 5 ans est de 60%.
Le stade B (intermédiaire) concerne des patients dont l'état général est conservé mais présentant un ou des carcinome(s) hépatocellulaire(s) dont la taille dépasse les 3 cm, sans envahissement du tronc porte ou de métastases. Ces patients peuvent bénéficier de
chimioembolisation hépatique à la doxorubicine. La médiane de survie de ces patients est de 20 mois.
Le stade C (avancé) défini un patient atteint d'un hépatocarcinome avec envahissement portai, des métastases ganglionnaires et pulmonaires associées à une altération modérée de son état général.
Le traitement de référence à ce stade avancé est le Sorafénib, inhibiteur multikinases antiangiogénique administré par voie orale, commercialisé sous le nom de Nexavar® par Onyx/Bayer. Chez ces patients la médiane de survie est de 11 mois. D'autres traitements de seconde ligne ont été récemment approuvés. Il s'agit du Regorafenib (inhibiteur de kinase) commercialisé sous le nom de Stivarga® par Bayer et le Nivolumab (anticorps anti-PD1) commercialisé sous le nom d’Opdivo®, par BMS. Tous ces traitements ont une efficacité limitée et sont responsables d'effets indésirables majeurs (diarrhées, perte de poids, syndrome main-pied et hypophosphatémie, hypertension artérielle) souvent à l'origine d'une mauvaise observance du traitement aboutissant à des résultats suboptimaux.
Le stade D concerne les patients arrivés au stade palliatifs pour lequel seuls des soins de support peuvent être proposés.
Ainsi, il existe donc un besoin de nouvelles formes efficaces de traitement du cancer, notamment les tumeurs solides et en particulier des carcinomes hépatocellulaires, en particulier des traitements pouvant fournir une thérapie contrôlée et soutenue, seule ou en combinaison avec d’autres thérapies, tout en améliorant la qualité de vie du patient et en diminuant les effets secondaires liés au traitement.
Afin de prévenir et/ou traiter le cancer et/ou les métastases associées, et en particulier les tumeurs solides, et notamment le carcinome hépatocellulaire et/ou les métastases associées, les inventeurs ont mis au point une nouvelle cellule souche humaine génétiquement modifiée capable de métaboliser le cyclophosphamide et d’induire la mort immunologique des cellules tumorales en provoquant une forte réponse immunitaire anti tumorale.
Résumé de l’invention
Ainsi, la présente invention porte sur une cellule souche humaine génétiquement modifiée, dans laquelle ladite cellule souche humaine comprend un acide nucléique exogène comprenant une région codant pour une protéine de fusion comprenant une protéine cytochrome P450 2B6 humaine mutante (CYP2B6*) de SEQ ID No.1 ou un variant ou un fragment de celle-ci, une protéine NADPH-cytochrome P450 réductase de SEQ ID No.2 ou un variant ou un fragment de celle-ci, liée de manière fonctionnelle à un promoteur, ledit
acide nucléique exogène ayant été intégré dans un gène sphère de sécurité « safe harbor » de ladite cellule souche humaine et caractérisée en ce que ladite cellule souche humaine génétiquement modifiée n’étant pas une cellule souche humaine embryonnaire.
Avantageusement, la cellule souche humaine est choisie parmi les cellules souches mésenchymateuses (hMSC), les cellules souches pluripotentes induites (iPSC) et les cellules souches mésenchymateuses induites (iMSC).
Avantageusement, le promoteur utilisé est un promoteur constitutif, de préférence le promoteur EF1-a. Avantageusement, l’acide nucléique exogène comprend en outre un gène marqueur de sélection.
La présente invention concerne également une méthode d’obtention de la cellule souche humaine génétiquement modifiée, ladite cellule souche humaine a été obtenue par transduction rétrovirale avec un vecteur viral comprenant l’acide nucléique exogène.
La présente invention concerne également la cellule souche humaine génétiquement modifiée pour son utilisation en tant que médicament et sa formulation sous une forme adaptée pour son administration par voie trans-artérielle.
La présente invention concerne également un procédé de sélection de cellules souches génétiquement modifiées comprenant les étapes de a) transduction des cellules souches humaines avec un vecteur viral comprenant l’acide nucléique exogène, b) mise en culture des cellules souches humaines dans un milieu de culture prédéfini, c) sélection les cellules souches humaines génétiquement modifiées exprimant le gène marqueur de sélection à leur surface membranaire.
La présente invention concerne par ailleurs une composition pharmaceutique comprenant la cellule souche humaine génétiquement modifiée comme principe actif et au moins un excipient pharmaceutiquement acceptable et éventuellement au moins un second principe actif, en particulier un agent anti-cancéreux, ladite composition pharmaceutique étant sous une forme adaptée pour son administration par voie trans-artérielle.
L’invention concerne également une cellule souche humaine génétiquement modifiée ou composition pharmaceutique pour son utilisation dans la prévention et/ou le traitement du cancer et/ou les récidives de cancer et/ou des métastases associées, de préférence des tumeurs solides, de préférence les carcinomes hépatocellulaires et/ou des métastases associées.
Description détaillée de l’invention
La présente invention a donc pour objet une cellule souche humaine génétiquement modifiée, dans laquelle ladite cellule souche humaine comprend un acide nucléique exogène comprenant une région codant pour une protéine de fusion comprenant une protéine cytochrome P450 2B6 humaine mutante (CYP2B6*) de SEQ ID No.1 ou un variant ou un fragment de celle-ci, une protéine NADPH-cytochrome P450 réductase de SEQ ID No.2 ou un variant ou un fragment de celle-ci, liée de manière fonctionnelle à un promoteur, ledit acide nucléique exogène ayant été intégré dans un gène sphère de sécurité « safe harbor » de ladite cellule souche humaine et caractérisée en ce que ladite cellule souche humaine génétiquement modifiée n’étant pas une cellule souche humaine embryonnaire.
Les inventeurs ont montré de manière surprenante que l’intégration de l’acide nucléique exogène dans un gène sphère de sécurité « safe harbor » est primordiale pour que la cellule souche humaine modifiée génétiquement puisse métaboliser le cyclophosphamide (CPA) et ainsi induire la mort immunologique des cellules tumorales. De plus, cette intégration de l’acide nucléique exogène dans un gène sphère de sécurité « safe harbor » permet à la cellule souche humaine modifiée génétiquement de maintenir sa morphologie et son temps de doublement. Par ailleurs, les inventeurs ont montré qu’une seule copie de l’acide nucléique exogène est intégrée dans un gène sphère de sécurité « safe harbor ». Les inventeurs ont également montré que l’utilisation de cellules souches humaines génétiquement modifiées selon l’invention permet l’éradication complète des tumeurs solides ainsi qu’une protection par effet vaccinant contre les récurrences et les métastases.
Dans un mode de réalisation particulier de l’invention, la cellule souche humaine est choisie parmi les cellules souches mésenchymateuses (hMSC), les cellules souches pluripotentes induites (iPSC) et les cellules souches mésenchymateuses induites (iMSC).
Au sens de la présente invention, le terme « cellules souches mésenchymateuses » ou « hMSC » ou « cellules souches mésenchymateuses humaines » désigne des cellules souches multipotentes capables de se différencier notamment en ostéoblastes, chondrocytes, myocytes et adipocytes. Les cellules souches mésenchymateuses se trouvent dans le mésenchyme, la partie du mésoderme embryonnaire constituée de cellules fusiformes ou stellaires, non tassées de manière lâche. Telles qu'utilisées ici, les cellules souches mésenchymateuses comprennent, sans limitation, les cellules souches CD34- négatives. Dans un mode de réalisation de l’invention, les cellules souches mésenchymateuses humaines sont isolées à partir du tissu adipeux et/ou de moelle osseuse.
Au sens de la présente invention, le terme « cellules souches pluripotentes induites » ou « iPSC » ou « cellules souches pluripotentes induites humaines » désigne un type de cellule
souche pluripotente similaire à une cellule souche embryonnaire mais qui est créée lorsque des cellules somatiques (par exemple adultes) sont reprogrammées pour entrer dans un état semblable à celui d’une cellule souche embryonnaire en maintenant l’expression des facteurs importants pour le maintien de la "pluripotence" des cellules souches embryonnaires (appelées également CSE ou PSC), c'est-à-dire leur capacité à pouvoir s'engager dans différentes voies de différenciation. De tels facteurs peuvent inclure certains gènes embryonnaires (tels que les transgènes OCT4, SOX2 et LF4). Tel qu'utilisé ici, le terme « pluripotent » désigne une cellule ou une lignée cellulaire capable de se différencier en n'importe quel type cellulaire différencié, par exemple, une capacité à se développer dans les trois couches germinales du développement de l'organisme, notamment l'endoderme, le mésoderme et l'ectoderme.
Au sens de la présente invention, le terme « cellules souches mésenchymateuses induites » ou « iMSC » ou « cellules souches mésenchymateuses induites humaines », désigne des cellules souches mésenchymateuses dérivées de cellules souches pluripotentes induites (iPSC).
Dans un mode de réalisation particulier de l’invention, la cellule souche humaine est une cellule souche mésenchymateuse (hMSC). Dans un autre mode de réalisation particulier de l’invention, la cellule souche humaine est une cellule souche pluripotente induite (iPSC). Dans un autre mode de réalisation particulier de l’invention, la cellule souche humaine est une cellule souche mésenchymateuse induite (iMSC).)
Au sens de la présente invention, le terme « acide nucléique exogène » désigne un acide nucléique non naturellement présent dans la cellule souche humaine selon l’invention. L’acide nucléique exogène peut être un ADN génomique, un ADNc, des ADN naturels ou obtenus totalement ou partiellement par synthèse chimique. Selon un mode de réalisation de l’invention, l’acide nucléique exogène présente un intérêt thérapeutique.
Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux de l’invention, l’acide nucléique exogène comprend une région codant pour une protéine de fusion comprenant une protéine cytochrome P450 2B6 humaine mutante (CYP2B6*) de SEQ ID No.1 ou un variant ou un fragment de celle-ci, une protéine NADPH-cytochrome P450 réductase de SEQ ID No.2 ou un variant ou un fragment de celle-ci.
Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, la protéine cytochrome P450 2B6 humaine est une protéine cytochrome P450 2B6 humaine mutante, appelée également CYP2B6*, de SEQ ID No.1 ou un variant ou un fragment de celle-ci, dans laquelle ledit variant ou ledit fragment comprend les résidus 114V, 199M et 477W tels que représentés dans la séquence d'acides aminés SEQ ID No.1. Avantageusement, ledit variant ou fragment
conserve une activité biologique d'une protéine ayant la séquence d'acides aminés SEQ ID No.1.
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La séquence d'acides aminés de la protéine cytochrome P450 2B6 humaine de type sauvage (CYP2B6 WT) est représentée par la séquence SEQ ID No.3.
SEQ ID No.3 (CYP2B6 WT):
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De manière avantageuse, la protéine cytochrome P450 2B6 humaine mutante (CYP2B6*) a une affinité pour le CPA de plus de 8 fois supérieure à celle de la protéine de type sauvage (CYP2B6 WT), tout en conservant le même Vmax, notamment du fait des substitutions 1114V, L199M et V477W telles que présentées dans la SEQ ID No.1. Comme décrit ci- dessous, les variants et fragments de la séquence d'acides aminés SEQ ID No.1 sont englobés dans le cadre de l'invention. Cependant, toutes les protéines cytochrome P450 2B6 humaines mutantes, variants et fragments de l'invention tels que décrits ici retiennent Val à la position correspondant au résidu 114 de la séquence d'acides aminés SEQ ID No.1 , Met à la position correspondant au résidu 199 de la séquence d'acides aminés SEQ ID No.1 et Trp à la position correspondant au résidu 477 de la séquence d'acides aminés SEQ ID No.1.
La séquence d'acides aminés de la protéine NADPH-cytochrome P450 réductase de type sauvage (NADPH WT) est représentée par la séquence SEQ ID No.2. Les variants et les
fragments de la protéine NADPH-cytochrome P450 réductase de séquence d'acides aminés de SEQ ID No.2, décrites ci-dessous, entrent également dans le cadre de l'invention.
SEQ ID No. 2 (NADPH WT):
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RYSLDVWS
Les variants des protéines peuvent être des variants naturels, tels que des variants d'épissage, des allèles et des isoformes, ou ils peuvent être produits par des moyens recombinants. Des variations de la séquence d'acides aminés peuvent être introduites par substitution, délétion ou insertion d'un ou plusieurs codons dans la séquence d'acides nucléiques codant pour la protéine, ce qui entraînent une modification de la séquence d'acides aminés de la protéine. De manière facultative, la variation peut être de 1 , 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 , 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20 acides aminés ou plus avec tout autre acide aminé. En plus ou alternativement, la variation peut être introduite par addition ou délétion de 1 , 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 , 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20 acides aminés ou plus au sein de la protéine. Les substitutions d'acides aminés peuvent être conservatrices ou non conservatrices. De préférence, les substitutions sont des substitutions conservatrices, dans lesquelles un acide aminé est substitué à un autre acide aminé ayant des propriétés structurelles et/ou fonctionnelles et/ou chimiques similaires. Des exemples de substitutions conservatrices sont listés ci-dessous :
Ala (A) Val; Leu; Ile Arg (R) Lys; Gin; Asn Asn (N) Gin; His; Lys Asp (D) Glu Cys (C) Ser Gin (Q) Asn Glu (E) Asp
Gly (G) Pro; Ala; ala His (H) Asn; Gin; Lys; Arg;
Ile (I) Leu; Val; Met; Ala; norleucine Leu
Leu (L) norleucine; Ile; Met; Ala; Phe
Lys (K) Arg; Gin; Asn
Met (M) Leu; Phe; Ile
Phe (F) Leu; Val; Ile; Ala; Tyr
Pro (P) Ala
Ser (S) Thr
Thr (T) Ser
Trp (W) Tyr; Phe;
Tyr (Y) Trp; Phe; Thr; Ser;
Val (V) Ile; Leu; Met; Phe; Ala; norleucine.
Les variants des protéines peuvent inclure des protéines qui ont au moins environ 80% d'identité de séquence d'acides aminés avec une séquence polypeptidique décrite ici. Avantageusement, un variant de protéine aura au moins environ 80%, 81%, 82%, 83%, 84%, 85%, 86%, 87%, 88%, 89%, 90%, 91%, 92%, 93 %, 94%, 95%, 96%, 97%, 98%, 99% d'identité de séquence d'acides aminés avec une séquence d’acides aminés complète ou un fragment d'une séquence d’acides aminés de SEQ ID No.1 et/ou SEQ ID No.2.
L’identité de la séquence d’acides aminés est définie comme le pourcentage de résidus d’acides aminés de la séquence variante qui sont identiques aux résidus d’acides aminés de la séquence de référence, après alignement des séquences et introduction, le cas échéant, de trous afin d’atteindre le pourcentage maximum d’identité de séquence, et ne pas envisager de substitutions conservatrices dans le cadre de l'identité de séquence. L'identité de la séquence peut être déterminée sur toute la longueur de la séquence variante, sur toute la longueur de la séquence de référence ou sur les deux. Les procédés d'alignement de séquence et de détermination d'identité de séquence sont bien connus dans la technique, par exemple, en utilisant un logiciel accessible au public tel que BioPerl, BLAST, BLAST-2, CS-BLAST, FASTA, ALIGN, ALIGN-2, LALIGN, Jaligner, matcher ou le logiciel Megalign (DNASTAR).
Les fragments des protéines et les variants de protéines décrits dans la présente demande sont également englobés par l'invention. De tels fragments peuvent être tronqués à l'extrémité N-terminale ou à l'extrémité C-terminale, ou peuvent être dépourvus de résidus d’acides aminés internes en dehors des extrémités N-terminale et C-terminale, par exemple,
par rapport à une protéine de longueur totale. Certains fragments sont dépourvus de résidus d’acides aminés qui ne sont pas essentiels à l’activité enzymatique. Avantageusement, lesdits fragments sont au moins environ 10, 20, 30, 40, 50, 60, 70, 80, 90, 100, 110, 120, 150, 200, 250, 300, 350, 400, 450, 500 acides aminés ou plus en longueur.
Les fragments préférés des protéines décrites ici comprennent tout ou partie du site actif. Les fragments préférés de la protéine cytochrome P450 2B6 humaine mutante (CYP2B6*) comprennent ou consistent en les acides aminés 1 à 490 de la séquence de longueur complète SEQ ID No.1. Les fragments préférés de protéine NADPH-cytochrome P450 réductase comprennent ou sont constitués de fragments comprenant ou consistant en les acides aminés 60 à 680 de la séquence d'acides aminés SEQ ID No.2.
Les variants et les fragments de l'invention conservent de préférence une activité biologique de la protéine complète. Les variants et les fragments de la protéine cytochrome P450 2B6 humaine ont avantageusement une activité d'oxydation d'un substrat tel que le cyclophosphamide (CPA), ou d’un autre substrat, en particulier en catalysant l'hydroxylation en 4-OH-CPA.
Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, lesdits variants et fragments ont une affinité pour le cyclophosphamide (CPA) supérieure à celle de la protéine cytochrome P450 2B6 humaine de séquence SEQ ID No.3, de préférence au moins 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 ou 10 fois celle de la séquence de type sauvage.
Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, lesdits variants et fragments ont une affinité pour le CPA identique, sensiblement identique ou supérieure à celle de la protéine cytochrome P450 2B6 humaine mutante (CYP2B6*) de SEQ ID No.1. Des méthodes permettant de doser ladite activité et cette affinité sont bien connues de l’homme de l’art et sont décrites notamment dans Nguyen et al., Mol Pharmacol, 2008, 73: 1 122-1 133.
Les variants et les fragments de la protéine NADPH-cytochrome P450 réductase ont de préférence une activité de réduction du cytochrome c, de préférence de manière dépendante du NADPH.
Dans un mode de réalisation préféré, lesdits variants et fragments ont une activité identique, sensiblement supérieure ou égale à celle de la protéine NADPH-cytochrome P450 réductase de longueur complète (SEQ ID No. 2). Des méthodes de dosage de cette activité sont bien connues de l’homme de l’art et sont décrites notamment dans Yasukochi et al; Arch Biochem Biophys, 1980, 202: 491-498.
L’homme du métier sera capable de déterminer les résidus d’acides aminés qui peuvent être insérés, substitués ou délétés sans nuire à l’activité de la protéine en utilisant la connaissance de la structure de la protéine disponible dans la technique et les techniques de modélisation moléculaire disponibles au public (voir par exemple Nguyen et al. Mol Pharmacol 2008, 73: 1 122-1133). La variation autorisée peut être déterminée en effectuant systématiquement des insertions, des délétions ou des substitutions d'acides aminés dans la séquence et en testant les variants résultants pour l'activité présentée par rapport à la protéine sauvage.
Au sens de la présente invention, le terme « protéine de fusion » désigne une protéine chimère créée en joignant deux gènes ou plus codant pour des protéines distinctes ou des fragments de protéines, tels que différents domaines protéiques, dans un seul cadre de lecture codant pour une seule protéine traduite.
La protéine de fusion de la présente invention comprend de préférence :
- une protéine cytochrome P450 2B6 humaine mutante (CYP2B6*) de SEQ ID No.1 ou un variant ou un fragment de celle-ci, et
- une protéine NADPH-cytochrome P450 réductase de SEQ ID No.2 ou un variant ou un fragment de celle-ci telles que décrites précédemment.
Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, ladite protéine de fusion de séquence SEQ ID No.4 comprend :
- les résidus 1 à 490 de la protéine cytochrome P450 2B6 humaine mutante (CYP2B6*) de SEQ ID No.1 ou un variant ou un fragment de celle-ci et
- les résidus 57 à 678 de la protéine NADPH-cytochrome P450 réductase de SEQ ID No.2 ou un variant ou un fragment de celle-ci.
SEQ ID No.4 (protéine de fusion) :
MELSVLLFLALLTGLLLLLVQRHPNTHDRLPPGPRPLPLLGNLLQMDRRGLLKSFLRFREKY
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LLMLKYPHVAERVYREIEQVIGPHRPPELHDRAKMPYTEAVIYEIQRFSDLLPMGVPHIVTQH
TSFRGYIIPKDTEVFLILSTALHDPHYFEKPDAFNPDHFLDANGALKKTEAFIPFSLGKRICLGE
GIARAELFLFFTTILQNFSMASPVAPEDIDLTPQECGWGKIPPTYQIRFLPRSSSTIQTLTSSV
RESSFVEKMKKTGRNIIVFYGSQTGTAEEFANRLSKDAHRYGMRGMSADPEEYDLADLSSL
PEIDNALVVFCMATYGEGDPTDNAQDFYDWLQETDVDLSGVKFAVFGLGNKTYEHFNAMG
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PILSDIKAEIKCSGIREVKLTQGICLEQNKTSSCAEFKKDRGEGLARVLCGEEQADADAGAQV
CSLLLAQSEVRPQCLLLVLANRTEISSKLQLMKKHQSDLKKLGILDFTEQDVASHQSYSQKTL
IALVTSGALLAVLGITGYFLMNRRSWSPTGERLELEP*.
La protéine cytochrome P450 2B6 humaine mutante (CYP2B6*) de SEQ ID No.1 ou un variant ou un fragment de celle-ci peut être en amont ou en aval de la protéine NADPH- cytochrome P450 réductase de SEQ ID No.2 ou un variant ou un fragment de celle-ci. De préférence, la protéine cytochrome P450 2B6 humaine mutante (CYP2B6*) de SEQ ID No.1 ou un variant ou un fragment de celle-ci est en amont de la protéine NADPH-cytochrome P450 réductase de SEQ ID No.2 ou un variant ou un fragment de celle-ci.
Lorsque le contexte le permet, le terme « protéines de l'invention », « les protéines divulguées ici », doit être compris comme englobant lesdites protéines de fusion.
Les protéines ou fragments de protéines constituant la protéine de fusion peuvent être séparés par une séquence peptidique de liaison ou un espaceur. La séquence peptidique de liaison, appelée également « linker » ou l’espaceur, appelé également « spacer », sert à séparer les protéines ou les fragments de protéines le composant et à aider au repliement et à l'activité efficace des composants individuels. La séquence peptidique de liaison ou l’espaceur peut comprendre un site de clivage enzymatique pour permettre aux composants polypeptidiques d'être séparés par digestion enzymatique. La séquence peptidique de liaison ou l’espaceur peut être, par exemple, de 1 , 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 , 12, 13, 14, 15 acides aminés ou plus. De préférence, la séquence peptidique de liaison ou l’espaceur a une longueur inférieure à 10, inférieure à 9, inférieure à 8, inférieure à 7, inférieure à 6 ou inférieure à 5 acides aminés. Des exemples de séquence peptidique de liaison ou d’espaceur à utiliser dans les protéines de fusion de la présente invention comprennent (Ser)nThr, où «n» est un entier, de préférence 1 , 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 ou 9. Dans un mode de réalisation préféré, «n» vaut 5. Dans un autre mode de réalisation préféré, «n» vaut 3.
Au sens de la présente invention, le terme « gène sphère de sécurité » ou « safe harbor » désigne une région du génome où il est possible d’intégrer du matériel génétique sans perturber la fonction, la transcription et la régulation des séquences codantes natives, ainsi que la structure génique. Un « safe harbor » permet l’expression suffisante de l’acide nucléique exogène sans prédisposer la cellule souche humaine selon l’invention à une transformation maligne ou en altérer la fonction.
Dans un mode de réalisation particulier de l’invention, l’acide nucléique exogène est intégré dans un gène sphère de sécurité « safe harbor ». Avantageusement, l’acide nucléique exogène est intégré dans le gène sphère de sécurité « safe harbor » choisi parmi : le site AAVS1 du chromosome 19, le site CCR5 du chromosome 3, le site hROSA26 du chromosome 3, le site 323 du chromosome 1 , le site 325 du chromosome 8, le site 289 du chromosome 1 , le site 227 du chromosome 1 , le site 229 du chromosome 2, le site 253 du chromosome 2, le site 255 du chromosome 5, le site 257 du chromosome 7, le site 259 du chromosome 14, le site 261 du chromosome 17, le site 263 du chromosome X, le site 317 du chromosome 2, le site 303 du chromosome 2 , le site 331 du chromosome 3, le site 283 du chromosome 4, le site 231 du chromosome 4, le site 315 du chromosome 5, le site 327 du chromosome 5, le site 305 du chromosome 5, le site 307 du chromosome 16, le site 309 du chromosome 20, le site 285 du chromosome 6, le site 233 du chromosome 6, le site 311 du chromosome 6, le site 299 du chromosome 6, le site 301 du chromosome 7, le site 293 du chromosome 8, le site 319 du chromosome 11 , le site 333 du chromosome 12, le site 295 du chromosome 12, le site 329 du chromosome 12, le site 297 du chromosome 17, le site 291 du chromosome 22, le site 313 du chromosome X et le site 321 du chromosome X.
Dans un mode de réalisation particulier de l’invention, le promoteur auquel est liée de manière fonctionnelle la région codant pour une protéine de fusion comprenant une protéine cytochrome P450 2B6 humaine mutante (CYP2B6*) de SEQ ID No.1 ou un variant ou un fragment de celle-ci, une protéine NADPH-cytochrome P450 réductase de SEQ ID No.2 ou un variant ou un fragment de celle-ci, est un promoteur constitutif. Avantageusement, le promoteur constitutif peut être choisi parmi le promoteur CMV, le promoteur CBA et le promoteur EF1-a. Avantageusement, le promoteur constitutif est le promoteur EF1-a.
Dans un mode de réalisation particulier de l’invention, l’acide nucléique exogène comprend en outre un gène marqueur de sélection. Par « gène marqueur de sélection », on entend au sens de la présente invention, une séquence codante pour une protéine marqueur sélectionnable, qui permet la rétention sélective des cellules souches humaines ayant intégré l’acide nucléique exogène pendant la culture et la propagation des cellules.
Avantageusement, le gène marqueur de sélection est le gène CD34, avantageusement le gène CD34 ayant subi un épissage, appelé également gène CD34 épissé.
Avantageusement, le gène marqueur de sélection est le gène CD34 épissé de séquence SEQ ID No. 5:
SEQ ID No. 5 (Gène marqueur de sélection CD34 épissé) :
ATGCTGGTCCGCAGGGGCGCGCGCGCAGGGCCCAGGATGCCGCGGGGCTGGACCGC GCTTT GCTT GCT G AGTTT GCT GCCTT CT GGGTT CAT G AGT CTT G ACAACAACGGT ACT G CT ACCCCAG AGTT ACCT ACCCAGGG AACATTTT CAAAT GTTT CT ACAAAT GT AT CCT ACC AAG AAACT ACAACACCT AGT ACCCTT GG AAGT ACCAGCCT GCACCCT GT GT CT CAACAT GGCAAT G AGGCCACAACAAACAT CACAG AAACG ACAGT CAAATT CACAT CT ACCT CT GT G AT AACCT CAGTTT AT GG AAACACAAACT CTT CT GT CCAGT CACAG ACCT CT GT AAT CAG CACAGT GTT CACCACCCCAGCCAACGTTT CAACT CCAG AG ACAACCTT G AAGCCT AGCC T GT CACCT GG AAAT GTTT CAG ACCTTT CAACCACT AGCACT AGCCTT GCAACAT CT CCCA CT AAACCCT AT ACAT CAT CTT CT CCT AT CCT AAGT G ACAT CAAGGCAG AAAT CAAAT GTT CAGGCAT CAG AG AAGT G AAATT G ACT CAGGGCAT CT GCCT GG AGCAAAAT AAG ACCT CC AGCT GT GCGG AGTTT AAG AAGG ACAGGGG AG AGGGCCT GGCCCG AGT GCT GT GT GGG G AGG AGCAGGCT G AT GCT G AT GCT GGGGCCCAGGT AT GCT CCCT GCT CCTT GCCCAGT CT G AGGT G AGGCCT CAGT GT CT ACT GCTGGT CTT GGCCAACAG AACAG AAATTT CCAGC AAACT CCAACTT AT G AAAAAGCACCAAT CT G ACCT G AAAAAGCT GGGG AT CCT AG ATTT C ACT G AGCAAG AT GTT GCAAGCCACCAG AGCT ATT CCCAAAAG ACCCT GATT GCACT GGT CACCT CGGG AGCCCT GCTGGCTGT CTT GGGCAT CACT GGCT ATTT CCT G AT G AAT CGC CGCAGCT GG AGCCCCACAGG AG AAAGGCT GG AGCT GG AACCCT GA
L’utilisation du gène CD34 épissé permet de sélectionner les cellules souches humaines ayant intégré l’acide nucléique exogène sans avoir d’activité de transduction du signal. Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, le gène marqueur de sélection CD34 épissé est lié de manière fonctionnelle à un acide nucléique de séquence SEQ ID No. 6 codant pour le peptide 2A.
SEQ ID No. 6 (peptide 2A) :
AG AGCCG AGGGCAGGGG AAGT CTT CT AACAT GCGGGG ACGT GG AGG AAAAT CCCGGG CCC
Le gène marqueur de sélection CD34 épissé est lié de manière fonctionnelle à un acide nucléique codant pour le peptide 2A et est représenté par la séquence d’acides nucléiques SEQ ID No.7.
SEQ ID No. 7 (Gène marqueur de sélection CD34 épissé - peptide 2A) :
AG AGCCG AGGGCAGGGG AAGT CTT CT AACAT GCGGGG ACGT GG AGG AAAAT CCCGGG CCCAT GCT GGT CCGCAGGGGCGCGCGCGCAGGGCCCAGG AT GCCGCGGGGCT GG AC CGCGCTTT GCTT GCT G AGTTT GCT GCCTT CT GGGTT CAT G AGT CTT GACAACAACGGT A CT GCT ACCCCAG AGTT ACCT ACCCAGGG AACATTTT CAAAT GTTT CT ACAAAT GT AT CCT ACCAAG AAACT ACAACACCT AGT ACCCTT GG AAGT ACCAGCCT GCACCCT GT GT CT CAA CAT GGCAAT G AGGCCACAACAAACAT CACAG AAACG ACAGT CAAATT CACAT CT ACCT C T GT G AT AACCT CAGTTT AT GG AAACACAAACT CTT CT GT CCAGT CACAG ACCT CT GT AAT CAGCACAGT GTT CACCACCCCAGCCAACGTTT CAACT CCAG AG ACAACCTT G AAGCCT A GCCT GT CACCT GG AAAT GTTT CAG ACCTTT CAACCACT AGCACT AGCCTT GCAACAT CT C CCACT AAACCCT AT ACAT CAT CTT CT CCT AT CCT AAGT G ACAT CAAGGCAG AAAT CAAAT GTT CAGGCAT CAG AG AAGT G AAATT G ACT CAGGGCAT CT GCCT GG AGCAAAAT AAG ACC T CCAGCT GT GCGG AGTTT AAG AAGG ACAGGGG AG AGGGCCT GGCCCG AGT GCT GT GT GGGG AGG AGCAGGCT G AT GCT G AT GCT GGGGCCCAGGT AT GCT CCCT GCT CCTT GCC CAGT CT G AGGT G AGGCCT CAGT GT CT ACT GCTGGT CTT GGCCAACAG AACAG AAATTT C CAGCAAACT CCAACTT AT G AAAAAGCACCAAT CT G ACCT G AAAAAGCT GGGG AT CCT AG ATTT CACT G AGCAAG AT GTT GCAAGCCACCAG AGCT ATT CCCAAAAG ACCCT GATT GCA CT GGT CACCT CGGG AGCCCT GCT GGCT GT CTT GGGCAT CACT GGCT ATTT CCT G AT G AA T CGCCGCAGCT GG AGCCCCACAGG AG AAAGGCT GG AGCT GG AACCCT GA
Un autre objet de l’invention concerne un vecteur d’expression, par exemple un vecteur viral, comprenant l’acide nucléique exogène tel que défini précédemment.
Au sens de la présente invention, le terme « vecteur » désigne une séquence polynucléotidique contenant l’acide nucléique exogène tel que défini précédemment et des séquences de contrôle en liaison fonctionnelle, de sorte que les cellules souches humaines transformées avec ces séquences sont capables de produire les protéines codées, en particulier la protéine de fusion comprenant une protéine cytochrome P450 2B6 humaine mutante (CYP2B6*) de SEQ ID No.1 ou un variant ou un fragment de celle-ci et une protéine NADPH-cytochrome P450 réductase de SEQ ID No.2 ou un variant ou un fragment de celle- ci.
Dans un mode de réalisation particulier, la cellule souche humaine a été obtenue par transduction rétrovirale avec un vecteur viral comprenant l’acide nucléique exogène.
Le vecteur comporte généralement un promoteur, des signaux d'initiation et de terminaison de la traduction, ainsi que des régions appropriées de régulation de la transcription. Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux de l’invention, le vecteur comprend un acide nucléique de SEQ ID No 8. comprenant :
- l’acide nucléique exogène comprenant une région codant pour une protéine de fusion comprenant une protéine cytochrome P450 2B6 humaine mutante (CYP2B6*) de SEQ ID No.1 ou un variant ou un fragment de celle-ci et une protéine NADPH-cytochrome P450 réductase de SEQ ID No.2 ou un variant ou un fragment de celle-ci tel que défini précédemment, et
- le gène marqueur de sélection lié de manière fonctionnelle à un acide nucléique codant pour le peptide 2A tel que défini précédemment.
SEQ ID No 8 (acide nucléique vectorisé) :
AT GG AACT CAGCGT CCT CCT CTT CCTT GCACT CCT CACAGG ACT CTT GCT ACT CCT GGT T CAGCGCCACCCT AACACCCAT G ACCGCCT CCCACCAGGGCCCCGCCCT CT GCCCCTT TT GGG AAACCTT CT GCAG AT GG AT AG AAG AGGCCT ACT CAAAT CCTTT CT G AGGTT CCG AG AG AAAT AT GGGG ACGT CTT CACGGT ACACCT GGG ACCG AGGCCCGT GGT CAT GCTG T GT GG AGT AG AGGCCAT ACGGG AGGCCCTT GT GG ACAAGGCT G AGGCCTT CT CTGGCC GGGG AAAAAT CGCCAT GGT CG ACCCATT CTT CCGGGG AT AT GGT GT GGT CTTT GCCAAT GG AAACCGCT GG AAGGT GCTT CGGCG ATT CT CT GT G ACCACT AT G AGGG ACTT CGGG A T GGG AAAGCGG AGT GT GG AGG AGCGG ATT CAGG AGG AGGCT CAGT GT CT G AT AG AGG AGCTT CGG AAAT CCAAGGGGGCCCT CAT GG ACCCCACCTT CCT CTT CCAGT CCATT ACC GCCAACAT CAT CT GCT CCAT CGT CTTT GG AAAACG ATT CCACT ACCAAG AT CAAG AGTT C CT G AAG AT G AT G AACTT GTT CT ACCAG ACTTTTT CACT CAT CAGCT CT GT ATT CGGCCAG CT GTTT G AGCT CTT CT CT GGCTT CTT G AAAT ACTTT CCT GGGGCACACAGGCAAGTTT AC AAAAACCT GCAGG AAAT CAAT GCTT ACATT GGCCACAGT GT GG AG AAGCACCGT G AAAC CCT GG ACCCCAGCGCCCCCAAGG ACCT CAT CG ACACCT ACCT GCT CCACAT GG AAAAA G AG AAAT CCAACGCACACAGT G AATT CAGCCACCAG AACCT CAACCT CAACACGCT CT C GCT CTT CTTT GCT GGCACT G AG ACCACCAGCACCACT CT CCGCT ACGGCTT CCT GCT CA TGCT CAAAT ACCCT CAT GTT GCAG AG AG AGT CT ACAGGG AG ATT G AACAGGT GATT GGC CCACAT CGCCCT CCAG AGCTT CAT G ACCG AGCCAAAAT GCCAT ACACAG AGGCAGT CAT CT AT G AG ATT CAG AG ATTTT CCG ACCTT CT CCCCAT GGGT GT GCCCCACATT GT CACCC AACACACCAGCTT CCG AGGGT ACAT CAT CCCCAAGG ACACAG AAGT ATTT CT CAT CCT G AGCACT GCT CT CCAT GACCCACACT ACTTT G AAAAACCAG ACGCCTT CAAT CCT G ACCA CTTT CT GG AT GCCAAT GGGGCACT G AAAAAGACT G AAGCTTTT AT CCCCTT CT CCTT AG GG AAGCGG ATTT GT CTT GGT G AAGGCAT CGCCCGT GCGG AATT GTT CCT CTT CTT CACC ACCAT CCT CCAG AACTT CT CCAT GGCCAGCCCCGT GGCCCCAG AAGACAT CG AT CT GA CACCCCAGG AGT GT GGTT GGGGCAAAAT ACCCCCAACAT ACCAG AT CCGCTT CCT GCC CCGCT CG AGCT CT ACG ATT CAG ACATT G ACCT CCT CT GT CAG AG AG AGCAGCTTT GTGG AAAAG AT G AAG AAAACGGGG AGG AACAT CAT CGT GTT CT ACGGCT CCCAG ACGGGG AC T GCAG AGG AG TTT GCCAACCGCCT GT CCAAGG ACGCCCACCGCT ACGGG AT GCG AGG
CAT GT CAGCGG ACCCT G AGG AGT AT G ACCT GGCCG ACCT G AGCAGCCT GCCAG AG AT C G ACAACGCCCT GGT GGTTTT CT GCAT GGCCACCT ACGGT G AGGG AG ACCCCACCG ACA ATGCCCAGG ACTT CT ACG ACT GGCT GCAGG AG ACAG ACGT GG AT CT CT CT GGGGT CAA GTT CGCGGT GTTT GGT CTT GGG AACAAG ACCT ACG AGCACTT CAAT GCCAT GGGCAAGT ACGT GG ACAAGCGGCTGG AGCAGCT CGGCGCCCAGCGCAT CTTT G AGCT GGGGTT GG GCG ACG ACG AT GGG AACTT GG AGG AGG ACTT CAT CACCT GGCG AGAGCAGTT CT GGCC GGCCGT GT GT G AACACTTT GGGGT GG AAGCCACT GGCG AGG AGT CCAGCATT CGCCA GT ACG AGCTT GT GGT CCACACCG ACAT AG AT GCGGCCAAGGT GT ACAT GGGGG AG AT G GGCCGGCT G AAG AGCT ACG AG AACCAG AAGCCCCCCTTT G AT GCCAAG AAT CCGTT CC TGGCT GCAGT CACCACCAACCGG AAGCT G AACCAGGG AACCG AGCGCCACCT CAT GCA CCT GG AATT GG ACAT CT CGG ACT CCAAAAT CAGGT AT G AAT CT GGGG ACCACGT GGCT GT GT ACCCAGCCAACG ACT CT GCT CT CGT CAACCAGCT GGGCAAAAT CCT GGGT GCCG ACCT GG ACGT CGT CAT GT CCCT G AACAACCT GG AT G AGG AGT CCAACAAG AAGCACCC ATT CCCGT GCCCT ACGT CCT ACCGCACGGCCCT CACCT ACT ACCT GG ACAT CACCAACC CGCCGCGT ACCAACGT GCT GT ACG AGCT GGCGCAGT ACGCCT CGGAGCCCT CGG AGC AGG AGCT GCT GCGCAAG AT GGCCT CCT CCT CCGGCG AGGGCAAGGAGCT GT ACCT GA GCT GGGT GGT GG AGGCCCGG AGGCACAT CCT GGCCAT CCT GCAGGACT GCCCGT CCC T GCGGCCCCCCAT CG ACCACCT GT GT G AGCT GCT GCCGCGCCT GCAGGCCCGCT ACT ACT CCAT CGCCT CAT CCT CCAAGGT CCACCCCAACT CT GT GCACAT CT GT GCGGT GGTT GT GG AGT ACG AG ACCAAGGCCGGCCGCAT CAACAAGGGCGT GGCCACCAACT GGCTG CGGGCCAAGG AGCCT GCCGGGG AG AACGGCGGCCGT GCGCT GGT GCCCAT GTT CGT GCGCAAGT CCCAGTT CCGCCT GCCCTT CAAGGCCACCACGCCT GT CAT CAT GGT GGGC CCCGGCACCGGGGT GGCACCCTT CAT AGGCTT CAT CCAGG AGCGGGCCT GGCT GCG A CAGCAGGGCAAGG AGGT GGGGG AG ACGCT GCT GT ACT ACGGCT GCCGCCGCT CGG AT G AGG ACT ACCT GT ACCGGG AGG AGCT GGCGCAGTT CCACAGGG ACGGT GCGCT CACC CAGCT CAACGT GGCCTT CT CCCGGG AGCAGT CCCACAAGGT CT ACGT CCAGCACCT GC T AAAGCAAG ACCG AG AGCACCT GT GG AAG TT G AT CG AAGGCGGT GCCCACAT CT ACGT CT GT GGGG AT GCACGG AACAT GGCCAGGG AT GT GCAG AACACCTT CT ACG ACAT CGT G GCT G AGCT CGGGGCCAT GG AGCACGCGCAGGCGGT GG ACT ACAT CAAG AAACT G AT G ACCAAGGGCCGCT ACT CCCT GG ACGT GT GG AGCAG AGCCG AGGGCAGGGG AAGT CTT CT AACAT GCGGGG ACGT GG AGG AAAAT CCCGGGCCCAT GCTGGT CCGCAGGGGCGCG CGCGCAGGGCCCAGGAT GCCGCGGGGCT GGACCGCGCTTT GCTT GCT G AGTTT GCTG CCTT CT GGGTT CAT G AGT CTT G ACAACAACGGT ACT GCT ACCCCAG AGTT ACCT ACCCA GGGAACATTTT CAAAT GTTT CT ACAAAT GT AT CCT ACCAAG AAACT ACAACACCT AGT AC CCTT GG AAGT ACCAGCCT GCACCCT GT GT CT CAACAT GGCAAT G AGGCCACAACAAACA T CACAGAAACG ACAGT CAAATT CACAT CT ACCT CT GT G AT AACCT CAGTTT AT GG AAACA CAAACT CTT CT GT CCAGT CACAG ACCT CT GT AAT CAGCACAGT GTT CACCACCCCAGCC
AACGTTT CAACT CCAGAG ACAACCTT G AAGCCT AGCCT GT CACCT GG AAAT GTTT CAG A CCTTT CAACCACT AGCACT AGCCTT GCAACAT CT CCCACT AAACCCT AT ACAT CAT CTT C T CCT AT CCT AAGT G ACAT CAAGGCAG AAAT CAAAT GTT CAGGCAT CAG AG AAGT G AAATT G ACT CAGGGCAT CT GCCT GG AGCAAAAT AAG ACCT CCAGCT GT GCGG AGTTT AAG AAG G ACAGGGG AG AGGGCCT GGCCCG AGT GCT GT GT GGGG AGG AGCAGGCT G AT GCT G AT GCT GGGGCCCAGGT AT GCT CCCT GCT CCTT GCCCAGT CT G AGGT G AGGCCT CAGT GT C T ACT GCT GGT CTT GGCCAACAG AACAG AAATTT CCAGCAAACT CCAACTT AT G AAAAAGC ACCAAT CT G ACCT G AAAAAGCT GGGG AT CCT AG ATTT CACT G AGCAAG AT GTT GCAAGC CACCAG AGCT ATT CCCAAAAG ACCCT GATT GCACT GGT CACCT CGGGAGCCCT GCT GG CT GT CTT GGGCAT CACT GGCT ATTT CCT G AT GAAT CGCCGCAGCT GGAGCCCCACAGG AG AAAGGCT GG AGCT GG AACCCT G A
Dans un mode de réalisation particulier de l’invention, le vecteur utilisé est un vecteur lentiviral, avantageusement le vecteur lentiviral pLenti-l I l-EF 1 a, commercialisé par la société Applied Biological Materials Inc.
Le vecteur est maintenu de façon stable dans la cellule souche humaine et peut éventuellement posséder des signaux particuliers qui spécifient la sécrétion de la protéine traduite. Ces différents éléments sont choisis et optimisés par l'homme du métier en fonction de la cellule hôte utilisée. De tels vecteurs sont préparés par des méthodes couramment utilisées par l'homme du métier, et les clones résultants peuvent être introduits dans la cellule souche humaine appropriée par des méthodes standards, telles que la lipofection, l'électroporation, l'utilisation d'agents polycationiques, le choc thermique, ou des méthodes chimiques.
Dans un autre mode de réalisation particulier de l’invention, l’acide nucléique exogène peut être introduit par différentes méthodes dans un des gènes sphère de sécurité « safe harbor », en utilisant notamment des techniques de nucléation effectrice de type activateur de transcription (TALEN), regroupées en techniques de répétitions palindromiques courtes régulièrement espacées (CRISPR / Cas9) ou de nucléases à doigts de zinc (ZFN). Avantageusement, l’intégration de l’acide nucléique exogène dans un gène sphère de sécurité « safe harbor » est obtenue en utilisant des répétitions palindromiques courtes régulièrement groupées (CRISPR / Cas9). L'utilisation de cette technologie dans l'édition du génome est bien décrite dans la technique. En résumé, CRISPR est un système de nucléase microbienne impliqué dans la défense contre les phages et les plasmides envahisseurs. Les locus CRISPR chez les hôtes microbiens contiennent une combinaison de gènes (Cas) associés à CRISPR ainsi que des éléments d'ARN non codants capables de programmer la spécificité du clivage des acides nucléiques (sgRNA) induit par CRISPR. Trois types (l-lll) de
systèmes CRISPR ont été identifiés sur un large éventail d'hôtes bactériens. Une caractéristique clé de chaque locus CRISPR est la présence d'un tableau de séquences répétitives (répétitions directes) entrecoupées de courtes séquences de séquences non répétitives (espaceurs). La matrice CRISPR non codante est transcrite et clivée au sein de répétitions directes en ARNrc courts contenant des séquences d'espaceur individuelles, qui dirigent les nucléases Cas vers le site cible (protospacer). Le type II CRISPR est l’un des systèmes les mieux caractérisés et réalise une cassure ADN double brin ciblée en quatre étapes séquentielles. Premièrement, deux ARN non codants, la matrice de pré-ARNr et le tracrARN, sont transcrits à partir du locus CRISPR. Deuxièmement, le tracrRNA s'hybride aux régions répétées du pré-ARNt et intervient dans le traitement du pré-ARNr en ARNr matures contenant des séquences d'espaceur individuelles. Troisièmement, le complexe ARNt mature: tracrARN dirige Cas9 sur l’ADN cible via l’appariement des bases de Watson- Crick entre l’espaceur situé sur l’ARNr et le protospacer situé sur l’ADN cible, à côté du motif adjacent protospracer (PAM), une exigence supplémentaire pour la reconnaissance de la cible. Enfin, Cas9 intervient dans le clivage de l’ADN cible afin de créer une rupture à double brin dans le protospacer. Cas9 est donc la protéine caractéristique du système CRISPR-Cas de type II et une grande nucléase d’ADN monomère guidée vers une séquence cible ADN adjacente au motif de séquence PAM (protospacer adjacente motif) par un complexe de deux ARN non codants : CRIPSR RNA (ARNr) et ARNr trans-activant (tracrRNA). La protéine Cas9 contient deux domaines de nucléase homologues aux nucléases RuvC et HNH. Le domaine de nucléase HNH coupe le brin d'ADN complémentaire tandis que le domaine de type RuvC coupe le brin non complémentaire et, par conséquent, une coupe franche est introduite dans l'ADN cible. L'expression hétérologue de Cas9 avec un sgRNA peut introduire des cassures double brin (DSB) spécifiques au site dans l'ADN génomique de cellules vivantes de divers organismes. Pour les applications dans les organismes eucaryotes, des versions optimisées en codons de Cas9, qui est originaire de la bactérie Streptococcus pyogenes, ont été utilisées. L'ARN à guide unique (sgRNA) est le deuxième composant du système CRISPR / Cas qui forme un complexe avec la nucléase Cas9. Le sgRNA est une chimère d'ARN synthétique créée par la fusion d'ARNc et de tracrARN. La séquence guide d'ARNg située à l'extrémité 5 'confère la spécificité à la cible ADN. Par conséquent, en modifiant la séquence guide, il est possible de créer des sgRNA avec différentes spécificités de cible. La longueur canonique de la séquence guide est de 20 pb. Les vecteurs d'expression Cas9 destinés à être utilisés dans les procédés de l'invention peuvent être construits comme décrit dans la technique.
Un autre objet de l’invention concerne la cellule souche humaine génétiquement modifiée telle que définie précédemment pour son utilisation comme médicament. En particulier, la
présente invention concerne la cellule souche humaine génétiquement modifiée telle que définie précédemment pour son utilisation dans la prévention et/ou le traitement du cancer et/ou les récidives de cancer et/ou les métastases associées.
Avantageusement, le cancer est un cancer choisi parmi : les cancers touchant le système nerveux central, tels que les astrocytomes et les gliomes ; les cancers des voies aérodigestives supérieures (ORL), tels que le cancer des lèvres, le cancer de la cavité buccale, le cancer de l’oropharynx et le cancer du nasopharynx ; les cancers des glandes endocrines, tels que le cancer de la thyroïde, le cancer des glandes surrénales et les tumeurs neuroendocrines extra-digestives et pulmonaires ; les cancers des glandes exocrines, tels que le cancer du sein et le cancer du pancréas ; les cancers touchant le thorax, tels que le cancer de la plèvre et le cancer du poumon ; les cancers digestifs, tels que le cancer de l’œsophage, le cancer de l’estomac, le cancer de l’intestin grêle, le cancer du côlon et le cancer du rectum et/ou du canal anal ; les cancers génitaux, tels que le cancer de la prostate, le cancer du col de l’utérus, le cancer de l’endomètre, le cancer du vagin et le cancer de la vulve ; les cancers urinaires, tels que le cancer du rein et le cancer de la vessie ; les sarcomes, tels que le sarcome des tissus mous, les tumeurs stromales gastro intestinales (GIST) et le sarcome de l’os ; les cancers de la peau, tel que le mélanome, les cancers hépatobiliaires, tels que le carcinome hépatocellulaire et le cholangiocarcinome, la liste n’étant pas limitative.
Avantageusement, l’invention concerne la cellule souche humaine génétiquement modifiée telle que définie précédemment pour son utilisation dans la prévention et/ou le traitement des tumeurs solides, et en particulier les carcinomes hépatocellulaires, et/ou les récidives de cancer et/ou des métastases associées.
Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux de l’invention, la cellule souche humaine génétiquement modifiée selon l’invention est particulièrement utile pour prévenir et/ou traiter le cancer et/ou les récidives de cancer et/ou les métastases associées.
Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux de l’invention, la cellule souche humaine génétiquement modifiée selon l’invention est particulièrement utile pour prévenir et/ou traiter les tumeurs solides et/ou les récidives de cancer et/ou les métastases associées.
Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux de l’invention, la cellule souche humaine génétiquement modifiée selon l’invention est particulièrement utile pour prévenir et/ou traiter un cancer et/ou les récidives de cancer et/ou les métastases associées choisi parmi : les cancers touchant le système nerveux central, tels que les astrocytomes et les gliomes ; les cancers des voies aérodigestives supérieures (ORL), tels que le cancer des
lèvres, le cancer de la cavité buccale, le cancer de l’oropharynx et le cancer du nasopharynx ; les cancers des glandes endocrines, tels que le cancer de la thyroïde, le cancer des glandes surrénales et les tumeurs neuroendocrines extra-digestives et pulmonaires ; les cancers des glandes exocrines, tels que le cancer du sein et le cancer du pancréas ; les cancers touchant le thorax, tels que le cancer de la plèvre et le cancer du poumon ; les cancers digestifs, tels que le cancer de l’œsophage, le cancer de l’estomac, le cancer de l’intestin grêle, le cancer du côlon et le cancer du rectum et/ou du canal anal ; les cancers génitaux, tels que le cancer de la prostate, le cancer du col de l’utérus, le cancer de l’endomètre, le cancer du vagin et le cancer de la vulve ; les cancers urinaires, tels que le cancer du rein et le cancer de la vessie ; les sarcomes, tels que le sarcome des tissus mous, les tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) et le sarcome de l’os ; les cancers de la peau, tel que le mélanome, les cancers hépatobiliaires, tels que le carcinome hépatocellulaire et le cholangiocarcinome, la liste n’étant pas limitative.
Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux de l’invention, la cellule souche humaine génétiquement modifiée selon l’invention est particulièrement utile pour prévenir et/ou traiter les carcinomes hépatocellulaires et/ou les métastases associées.
Un autre aspect de l’invention concerne un procédé de sélection de cellules souches génétiquement modifiées telle que définies précédemment, caractérisé en ce qu’il comprend les étapes de : a) transduction des cellules souches humaines avec un vecteur viral comprenant l’acide nucléique exogène, b) mise en culture des cellules souches humaines issues de l’étape a) dans un milieu de culture prédéfini , et c) sélection les cellules souches humaines génétiquement modifiées exprimant le gène marqueur de sélection à leur surface membranaire.
Dans un mode de réalisation particulier de l’invention, le milieu de culture utilisé est un milieu spécifique des cellules souches humaines, tel que le milieu Mesenchymal Stem Cell Growth Medium 2, commercialisé par Promocell (Référence produit : C28009).
Avantageusement, le milieu de culture utilisé comprend 50% de milieu ayant été en contact avec les cellules souches humaines non transduites pendant 24h et 50% du même milieu frais.
Dans un mode de réalisation particulier, le gène marqueur de sélection est le gène CD34 épissé. Avantageusement, la sélection des cellules souches humaines génétiquement modifiées exprimant le gène marqueur de sélection à leur surface membranaire est réalisée par cytométrie de flux, en particulier au moyen de l’appareil BD-FACS ARIAIII™ en utilisant
des anticorps anti-CD34 couplés au fluorochrome « brillant violet 421 » (Brillant Violet 421™) anti-human CD34 (Référence produit : 343609 chez Biolegend).
Un autre objet de l'invention concerne une composition pharmaceutique comprenant la cellule souche humaine génétiquement modifiée selon l’invention comme principe actif et au moins un excipient pharmaceutiquement acceptable. Dans un mode de réalisation particulier de l’invention, la composition pharmaceutique selon l’invention comprend une quantité thérapeutiquement efficace de cellules souches humaines génétiquement modifiées comme principe actif et au moins un excipient pharmaceutiquement acceptable.
Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux de l’invention, la composition pharmaceutique comprenant une quantité thérapeutiquement efficace de cellules souches humaines génétiquement modifiées comme principe actif et au moins un excipient pharmaceutiquement acceptable tels que définis ci-dessus est particulièrement utile pour prévenir et/ou traiter le cancer et/ou les récidives de cancer et/ou les métastases associées.
Avantageusement, la composition pharmaceutique comprenant une quantité thérapeutiquement efficace de cellules souches humaines génétiquement modifiées comme principe actif et au moins un excipient pharmaceutiquement acceptable tels que définis ci- dessus est administrée à un patient souffrant ou suspecté de souffrir d’un cancer et/ou les récidives de cancer et/ou de métastases associées.
Avantageusement, le cancer est un cancer à tumeurs solides. Par « tumeur solide » au sens de la présente invention, on entend un carcinome ou un sarcome. Dans un mode de réalisation particulier de l’invention, le cancer est un cancer choisi parmi : les cancers touchant le système nerveux central, tels que les astrocytomes et les gliomes ; les cancers des voies aérodigestives supérieures (ORL), tels que le cancer des lèvres, le cancer de la cavité buccale, le cancer de l’oropharynx et le cancer du nasopharynx ; les cancers des glandes endocrines, tels que le cancer de la thyroïde, le cancer des glandes surrénales et les tumeurs neuroendocrines extra-digestives et pulmonaires ; les cancers des glandes exocrines, tels que le cancer du sein et le cancer du pancréas ; les cancers touchant le thorax, tels que le cancer de la plèvre et le cancer du poumon ; les cancers digestifs, tels que le cancer de l’œsophage, le cancer de l’estomac, le cancer de l’intestin grêle, le cancer du côlon et le cancer du rectum et/ou du canal anal ; les cancers génitaux, tels que le cancer de la prostate, le cancer du col de l’utérus, le cancer de l’endomètre, le cancer du vagin et le cancer de la vulve ; les cancers urinaires, tels que le cancer du rein et le cancer de la vessie ; les sarcomes, tels que le sarcome des tissus mous, les tumeurs stromales gastro intestinales (GIST) et le sarcome de l’os ; les cancers de la peau, tel que le mélanome, les
cancers hépatobiliaires, tels que le carcinome hépatocellulaire et le cholangiocarcinome, la liste n’étant pas limitative.
Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux de l’invention, la composition pharmaceutique comprenant une quantité thérapeutiquement efficace de cellules souches humaines génétiquement modifiées comme principe actif et au moins un excipient pharmaceutiquement acceptable tels que définis ci-dessus est particulièrement utile pour prévenir et/ou traiter les tumeurs solides, et en particulier les carcinomes hépatocellulaires, et/ou les récidives de cancer et/ou de métastases associées.
Avantageusement, la composition pharmaceutique comprenant une quantité thérapeutiquement efficace de cellules souches humaines génétiquement modifiées comme principe actif et au moins un excipient pharmaceutiquement acceptable tels que définis ci- dessus est administrée à un patient souffrant ou suspecté de souffrir de tumeurs solides, et en particulier de carcinomes hépatocellulaires, et/ou de récidives de cancer et/ou de métastases associées.
Dans un mode de réalisation, le patient peut être un être humain, homme ou femme, quel que soit l'âge. Dans un autre mode de réalisation, le patient peut être un animal non humain, avantageusement un mammifère non humain, par exemple un chien, un chat, une souris, un rat, un hamster, un lapin, un chinchilla, un cheval, une vache, un porc, un mouton, une chèvre ou un primate.
Au sens de la présente invention, les termes « thérapeutiquement efficace » ou « quantité efficace à traiter » ou « pharmaceutiquement efficace » désignent la quantité de cellules souches humaines génétiquement modifiées nécessaires pour inhiber ou inverser une maladie, avantageusement un cancer, et en particulier pour traiter les tumeurs solides et notamment les carcinomes hépatocellulaires, et/ou des métastases associées. La détermination d'une quantité thérapeutiquement efficace dépend spécifiquement de facteurs tels que la toxicité et l'efficacité du médicament. Ces facteurs différeront en fonction d'autres facteurs tels que l'activité, la biodisponibilité relative, le poids corporel du patient, la sévérité des effets secondaires indésirables et le mode d'administration préféré. La toxicité peut être déterminée en utilisant des méthodes bien connues dans l'art. Il en est de même pour l’efficacité. Une quantité pharmaceutiquement efficace est, par conséquent, une quantité qui est considérée par le clinicien comme tolérable sur le plan toxicologique, mais efficace.
Le dosage peut être ajusté de manière appropriée pour atteindre les niveaux de médicament (par exemple, de cellules souches humaines génétiquement modifiées) souhaités, locaux ou systémiques, en particulier trans-artérielle, en fonction du mode d'administration. Dans le cas où la réponse chez un patient est insuffisante à de telles doses, des doses encore plus
élevées (ou des doses plus efficaces par une voie d'administration différente, plus localisée) peuvent être utilisées dans la mesure où la tolérance du patient le permet. Plusieurs injections à environ une semaine d’intervalle peuvent également être utilisées pour atteindre des niveaux appropriés de métabolites toxiques formés pour provoquer la mort des cellules tumorales et le déclenchement d’une réponse immunitaire anti-tumorale. « Dose » et « dosage » sont utilisés de manière interchangeable ici.
La fréquence d’injection est liée à la demi-vie des cellules souches humaines génétiquement modifiées.
Dans un mode de réalisation avantageux, la composition pharmaceutique selon l’invention est administrée au patient à raison d’une administration par semaine pendant au moins quatre semaines. Avantageusement, la composition pharmaceutique selon l’invention est administrée au patient à raison de deux administrations, avantageusement trois administrations, avantageusement quatre administrations, avantageusement cinq administrations, avantageusement six administrations, avantageusement sept administrations par semaine. Avantageusement, la composition pharmaceutique selon l’invention est administrée au patient pendant au moins quatre semaines, avantageusement au moins cinq semaines, avantageusement au moins six semaines, avantageusement au moins sept semaines, avantageusement au moins huit semaines, avantageusement au moins neuf semaines, avantageusement au moins dix semaines.
Dans un mode de réalisation avantageux, la composition pharmaceutique selon l’invention comprend en outre au moins un second principe actif. Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux de l’invention, l’au moins un second principe actif peut interagir de manière synergique avec les cellules souches humaines génétiquement modifiées selon l’invention.
Avantageux, le second principe actif est un agent anti-cancéreux. À titre d’exemple de second principe actif, on peut notamment citer les agents cytostatiques, les agents cytotoxiques, les agents cytoprotecteurs, les agents inhibiteurs de croissance, les toxines et les combinaisons de ceux-ci. Des exemples d'agents anti-cancéreux pouvant être utilisés en thérapie tumorale avec les cellules souches humaines génétiquement modifiées de l'invention comprennent le cyclophosphamide (numéro CAS 50-18-0, également connu sous le nom de cyclophosphane, et les marques commerciales Endoxan®, Neosar®, Procytox® et Revimmune®), AQ4N (1 , 4). -bis - {[2- (diméthylamino-N-oxyde) éthyl] amino} 5,8- dihydroxyanthracène-9,10-dione, également connu sous le nom de banoxantrone®), ifosfamide (numéro CAS 3778-73-2), bezyloxyrésorufine, 7 -Ethoxy-4-trifluoro-méthyl- coumarine (EFC), Bupropion, thiotépa (, N'N'-triéthylènethiophosphoramide, numéro CAS
52-24-4), mytomycine C (numéro CAS 50-0-07), tirapazamine (SR-4233, numéro CAS 27314-97-2). ). À titre d’exemples d’agent cytoprotecteur, on peut notamment citer le mesna, également connu sous la marque commerciale Uromitexian®. Avantageusement, le second principe actif peut comprendre une combinaison d’agents anticancéreux, tels que ceux listés ci-dessus. Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, le second principe actif est une combinaison d’un anticancéreux et d’un agent cytoprotecteur. Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, le second principe actif est une combinaison de cyclophosphamide et de mesna.
Dans un mode de réalisation particulier, la composition pharmaceutique selon l’invention comprend les cellules souches humaines génétiquement modifiées telles que définies précédemment comme principe actif et le cyclophosphamide en tant que second principe actif.
Dans un mode de réalisation particulier, la composition pharmaceutique selon l’invention comprend les cellules souches humaines génétiquement modifiées telles que définies précédemment comme principe actif et le mesna en tant que second principe actif.
Dans un mode de réalisation particulier selon l’invention, le second principe actif peut être sous la forme de granules, de poudres, de comprimés, de comprimés enrobés, de (micro)capsules, de sirops, d’émulsions, de suspensions ou de préparations à libération prolongée. Dans un autre mode de réalisation particulier selon l’invention, le second principe actif peut être sous une forme administrable par voie parentérale.
Dans un mode de réalisation particulier, la composition pharmaceutique selon l’invention comprend les cellules souches humaines génétiquement modifiées telles que définies précédemment comme principe actif et le cyclophosphamide en tant que second principe actif et au moins un excipient pharmaceutiquement acceptable.
Dans un mode de réalisation particulier, la composition pharmaceutique selon l’invention comprend les cellules souches humaines génétiquement modifiées telles que définies précédemment comme principe actif et le cyclophosphamide et le mesna en tant que second principe actif et au moins un excipient pharmaceutiquement acceptable.
Dans un mode de réalisation avantageux de l’invention, lorsque la composition pharmaceutique comprend un second principe actif, la composition pharmaceutique est adaptée pour une administration simultanée ou une administration séquentielle des cellules souches humaines génétiquement modifiées et du second principe actif.
Au sens de la présente invention, on entend par « administration simultanée », une administration des cellules souches humaines génétiquement modifiées et du second
principe actif en même temps, au même moment, à un patient en des quantités thérapeutiquement efficaces pour permettre l’effet synergique de la composition pharmaceutique. Cela ne signifie pas pour autant que les cellules souches humaines génétiquement modifiées et le second principe actif sont nécessairement administrés sous la forme d'un mélange ; ils peuvent en effet être administrés simultanément mais séparément, sous la forme de compositions distinctes.
Par « présents dans deux compositions distinctes », on entend que les cellules souches humaines génétiquement modifiées et le second principe actif sont physiquement séparés. Ils sont alors mis en oeuvre, administrés séparément en des quantités thérapeutiquement efficaces pour permettre l’effet synergique de la composition pharmaceutique, sans mélange préalable, dans plusieurs (au moins deux) formes posologiques (par exemple deux compositions distinctes).
Dans un autre mode de réalisation particulier de l’invention, les cellules souches humaines génétiquement modifiées et le second principe actif peuvent être présents dans une même composition en des quantités thérapeutiquement efficaces pour permettre l’effet synergique de la composition pharmaceutique. Au sens de la présente invention, on entend par « présents dans une même composition », la combinaison physique des cellules souches humaines génétiquement modifiées et le second principe actif. Les cellules souches humaines génétiquement modifiées et le second principe actif sont alors nécessairement administrés simultanément puisqu'ils sont administrés ensemble, sous la forme d'un mélange, dans une même forme posologique (par exemple dans une seule composition contenant les cellules souches humaines génétiquement modifiées et l’agent anti-cancéreux) et en des quantités thérapeutiquement efficaces pour permettre l’effet synergique de la composition pharmaceutique.
Au sens de la présente invention, l’expression « administration séquentielle », signifie que les cellules souches humaines génétiquement modifiées et le second principe actif sont administrés en des quantités thérapeutiquement efficaces pour permettre l’effet synergique de la composition pharmaceutique, non pas simultanément mais séparément dans le temps, l'un après l'autre. Les termes « précéder » ou « précédant » et « suivre » ou « suivant » s'appliquent alors. Le terme « précéder » ou « précédant » est utilisé lorsqu'un composé de la composition pharmaceutique selon l'invention est administré quelques minutes ou plusieurs heures, voire plusieurs jours avant l'administration des autre(s) composé(s) de la composition pharmaceutique. À l'inverse, le terme « suivre » ou « suivant » est utilisé lorsqu'un composé de la composition pharmaceutique est administré quelques minutes ou plusieurs heures, voire plusieurs jours après l'administration des autre(s) composé(s) de la composition pharmaceutique. Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux de
l’invention, les cellules souches humaines génétiquement modifiées sont administrées quelques jours avant le second principe actif.
Dans un mode de réalisation avantageux de l’invention, lorsque la composition pharmaceutique comprend un second principe actif, la composition pharmaceutique est adaptée pour une administration séquentielle des cellules souches humaines génétiquement modifiées et du second principe actif. Avantageusement, le second principe actif est le cyclophosphamide utilisé seul ou en combinaison avec le mesna.
Dans un mode de réalisation particulier de l’invention, les cellules souches humaines génétiquement modifiées sont administrées au patient, puis deux à trois jours après l’administration des cellules souches humaines génétiquement modifiées, le cyclophosphamide, seul ou en combinaison avec le mesna, est administré à ce même patient, et cela à raison de deux administrations de cellules souches humaines génétiquement modifiées et de cyclophosphamide, seul ou en combinaison avec le mesna, par semaine pendant au moins quatre semaines, avantageusement au moins cinq semaines, avantageusement au moins six semaines, avantageusement au moins sept semaines, avantageusement au moins huit semaines, avantageusement au moins neuf semaines, avantageusement au moins dix semaines.
En fonction du mode d'administration prévu in vivo, la composition pharmaceutique utilisée peut être sous la forme de dosage solide, semi-solide ou liquide comme par exemple des comprimés, des pilules, des poudres, des capsules, des gels, des pommades, des liquides, des suspensions ou similaires. De préférence, les compositions pharmaceutiques sont administrées sous des formes posologiques unitaires appropriées pour une administration unique de quantités posologiques précises. Les compositions pharmaceutiques peuvent également comprendre, en fonction de la formulation souhaitée, au moins un support ou diluant pharmaceutiquement acceptable, qui sont définis comme des véhicules à base aqueuse couramment utilisés pour les formulations destinées à une administration humaine. Le diluant est choisi de manière à ne pas affecter l'activité biologique des composés actifs présents dans la composition pharmaceutique de l'invention. Des exemples de tels diluants sont l'eau distillée, le sérum physiologique, la solution de Ringer, la solution de dextrose et la solution de Hank. Des quantités efficaces d'un tel diluant ou support sont des quantités efficaces pour obtenir une formulation pharmaceutiquement acceptable en termes de solubilité des composants, d'activité biologique, etc. Dans certains modes de réalisation, les compositions pharmaceutiques fournies ici sont stériles.
Des formes de préparation pharmaceutique liquides convenables peuvent notamment comprendre des solutions aqueuses ou salines, lesdites solutions aqueuses ou salines
pouvant être micro-encapsulées, encochées, appliquées sur des particules d'or microscopiques, contenues dans des liposomes.
L’administration de la composition pharmaceutique ou la cellule souche humaine génétiquement modifiée selon la présente invention peuvent se faire par n’importe quelle voie d’administration, y compris par voie orale, topique, parentérale (également appelée voie systémique ou générale), intramusculaire, intranasale, sublinguale, intratrachéale, par inhalation, oculaire, vaginale et rectale. Des voies d'administration intracapsulaire, intraveineuse, trans-artérielle, intra-artérielle et intrapéritonéale peuvent également être utilisées. L'homme du métier saura choisir la voie d'administration appropriée en fonction du trouble à traiter.
Avantageusement, la composition pharmaceutique ou la cellule souche humaine génétiquement modifiée selon la présente invention peuvent être administrées à un sujet par voie parentérale, avantageusement par voie trans-artérielle.
Les compositions, lorsqu'il est souhaitable de les administrer par voie systémique, peuvent être formulées pour une administration parentérale par injection, par exemple, par injection de bolus ou perfusion continue. Les formulations pour injection peuvent être présentées sous une forme posologique unitaire, par exemple dans des ampoules ou dans des récipients à doses multiples, avec un conservateur ajouté. Les compositions peuvent prendre des formes telles que des suspensions, des solutions ou des émulsions dans des véhicules huileux ou aqueux, et peuvent contenir des agents de formulation tels que des agents de suspension, des stabilisants et/ou des dispersants.
Les formulations pharmaceutiques pour administration parentérale comprennent des solutions aqueuses des compositions actives sous forme soluble dans l'eau. De plus, des suspensions des compositions actives peuvent être préparées sous forme de suspensions pour injection huileuse appropriées. Les solvants ou véhicules lipophiles appropriés comprennent les huiles grasses telles que l'huile de sésame, ou les esters d'acides gras synthétiques, tels que l'oléate d'éthyle ou les triglycérides, ou les liposomes. Les suspensions d'injection aqueuses peuvent contenir des substances qui augmentent la viscosité de la suspension, telles que la carboxyméthylcellulose de sodium, le sorbitol ou le dextrane. De manière optionnelle, la suspension peut également contenir des stabilisants ou agents appropriés qui augmentent la solubilité des compositions pour permettre la préparation de solutions fortement concentrées. En variante, les compositions actives peuvent être sous forme de poudres pour constituer un véhicule approprié, par exemple de l'eau stérile apyrogène, avant utilisation.
De manière encore plus avantageuse, la composition pharmaceutique ou la cellule souche humaine génétiquement modifiée selon la présente invention peuvent être administrées à un patient par voie trans-artérielle. Selon un mode de réalisation particulier de l’invention, la composition pharmaceutique ou la cellule souche humaine génétiquement modifiée selon la présente invention sont sous une forme adaptée pour son administration par voie trans artérielle.
Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, les cellules souches humaines génétiquement modifiées selon la présente invention représentent à raison de 0,5 à 98% en poids, voire plus, du poids total de la composition pharmaceutique considérée.
Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux de la présente invention, la composition pharmaceutique selon l'invention comprend uniquement les cellules souches humaines génétiquement modifiées telles que définies ci-dessus, en tant que principe actif unique.
Un autre objet de l'invention concerne une méthode de traitement préventif du cancer et/ou des métastases associées, comprenant l'administration au patient de cellules souches humaines génétiquement modifiées ou d'une composition pharmaceutique comprenant une quantité thérapeutiquement efficace de cellules souches humaines génétiquement modifiées en tant que principe actif et au moins un excipient pharmaceutiquement acceptable tel que défini précédemment.
Au sens de la présente invention, le terme « prévention » ou « prophylaxie » ou « traitement préventif » ou « traitement prophylactique » comprend un traitement conduisant à la prévention d’une maladie ainsi qu’un traitement réduisant et/ou retardant l’incidence d’une maladie ou le risque de survenue de la maladie.
Selon la présente invention, la cellule souche humaine génétiquement modifiée est particulièrement efficace pour empêcher les récidives et l’apparition de nouvelles métastases, en provoquant une réponse immunitaire anti-tumorale forte, induisant ainsi un effet protecteur contre les récidives et les métastases.
Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, la présente invention une méthode de traitement préventif du cancer et/ou les récidives de cancer et/ou des métastases associées, comprenant l'administration au patient de cellules souches humaines génétiquement modifiées ou d'une composition pharmaceutique comprenant une quantité thérapeutiquement efficace de cellules souches humaines génétiquement modifiées en tant que principe actif et au moins un excipient pharmaceutiquement acceptable tels que définis précédemment et un second principe actif tel que défini précédemment.
Avantageusement, le cancer est un cancer à tumeurs solides. Par « tumeur solide » au sens de la présente invention, on entend un carcinome ou un sarcome. Dans un mode de réalisation particulier de l’invention, le cancer est un cancer choisi parmi : les cancers touchant le système nerveux central, tels que les astrocytomes et les gliomes ; les cancers des voies aérodigestives supérieures (ORL), tels que le cancer des lèvres, le cancer de la cavité buccale, le cancer de l’oropharynx et le cancer du nasopharynx ; les cancers des glandes endocrines, tels que le cancer de la thyroïde, le cancer des glandes surrénales et les tumeurs neuroendocrines extra-digestives et pulmonaires ; les cancers des glandes exocrines, tels que le cancer du sein et le cancer du pancréas ; les cancers touchant le thorax, tels que le cancer de la plèvre et le cancer du poumon ; les cancers digestifs, tels que le cancer de l’œsophage, le cancer de l’estomac, le cancer de l’intestin grêle, le cancer du côlon et le cancer du rectum et/ou du canal anal ; les cancers génitaux, tels que le cancer de la prostate, le cancer du col de l’utérus, le cancer de l’endomètre, le cancer du vagin et le cancer de la vulve ; les cancers urinaires, tels que le cancer du rein et le cancer de la vessie ; les sarcomes, tels que le sarcome des tissus mous, les tumeurs stromales gastro intestinales (GIST) et le sarcome de l’os ; les cancers de la peau, tel que le mélanome, les cancers hépatobiliaires, tels que le carcinome hépatocellulaire et le cholangiocarcinome, la liste n’étant pas limitative. Avantageusement, le cancer est une tumeur solide, en particulier un carcinome hépatocellulaire, et/ou les récidives de cancer et/ou des métastases associées.
Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, la présente invention concerne une méthode de traitement préventif du carcinome hépatocellulaire, comprenant l'administration au patient de cellules souches humaines génétiquement modifiées ou d'une composition pharmaceutique comprenant une quantité thérapeutiquement efficace de cellules souches humaines génétiquement modifiées en tant que principe actif et au moins un excipient pharmaceutiquement acceptable tel que défini précédemment.
Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, la présente invention concerne une méthode de traitement préventif du carcinome hépatocellulaire, comprenant l'administration au patient de cellules souches humaines génétiquement modifiées ou d'une composition pharmaceutique comprenant une quantité thérapeutiquement efficace de cellules souches humaines génétiquement modifiées en tant que principe actif et au moins un excipient pharmaceutiquement acceptable tels que définis précédemment et un second principe actif tel que défini précédemment.
Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, la présente invention concerne l'utilisation d'une composition pharmaceutique comprenant une quantité thérapeutiquement
efficace de cellules souches humaines génétiquement modifiées en tant que principe actif dans la fabrication d'un médicament destiné à la prévention du cancer et/ou les récidives de cancer et/ou des métastases associées.
Avantageusement, le cancer est un cancer à tumeurs solides. Par « tumeur solide » au sens de la présente invention, on entend un carcinome ou un sarcome. Dans un mode de réalisation particulier de l’invention, le cancer est un cancer choisi parmi : les cancers touchant le système nerveux central, tels que les astrocytomes et les gliomes ; les cancers des voies aérodigestives supérieures (ORL), tels que le cancer des lèvres, le cancer de la cavité buccale, le cancer de l’oropharynx et le cancer du nasopharynx ; les cancers des glandes endocrines, tels que le cancer de la thyroïde, le cancer des glandes surrénales et les tumeurs neuroendocrines extra-digestives et pulmonaires ; les cancers des glandes exocrines, tels que le cancer du sein et le cancer du pancréas ; les cancers touchant le thorax, tels que le cancer de la plèvre et le cancer du poumon ; les cancers digestifs, tels que le cancer de l’œsophage, le cancer de l’estomac, le cancer de l’intestin grêle, le cancer du côlon et le cancer du rectum et/ou du canal anal ; les cancers génitaux, tels que le cancer de la prostate, le cancer du col de l’utérus, le cancer de l’endomètre, le cancer du vagin et le cancer de la vulve ; les cancers urinaires, tels que le cancer du rein et le cancer de la vessie ; les sarcomes, tels que le sarcome des tissus mous, les tumeurs stromales gastro intestinales (GIST) et le sarcome de l’os ; les cancers de la peau, tel que le mélanome, les cancers hépatobiliaires, tels que le carcinome hépatocellulaire et le cholangiocarcinome, la liste n’étant pas limitative. Avantageusement, le cancer est une tumeur solide, en particulier un carcinome hépatocellulaire et/ou des métastases associées.
Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, la présente invention concerne l'utilisation d'une composition pharmaceutique comprenant une quantité thérapeutiquement efficace de cellules souches humaines génétiquement modifiées en tant que principe actif dans la fabrication d'un médicament destiné à la prévention des tumeurs solides, et en particulier des carcinomes hépatocellulaires, et/ou les récidives de cancer et/ou des métastases associées.
Un autre objet de l'invention concerne une méthode de traitement curatif du cancer et/ou des métastases associées chez des patients nécessitants une administration, comprenant l'administration auxdits patients de cellules souches humaines génétiquement modifiées ou d'une composition pharmaceutique comprenant une quantité thérapeutiquement efficace de cellules souches humaines génétiquement modifiées en tant que principe actif et au moins un excipient pharmaceutiquement acceptable tel que défini précédemment.
Au sens de la présente invention, le terme « traitement » ou « traitement curatif » est défini comme un traitement conduisant à une guérison ou un traitement qui allège, améliore et/ou élimine, réduit et/ou stabilise les symptômes d'une maladie ou la souffrance qu'elle provoque.
Un autre objet de l'invention concerne une méthode de traitement curatif du cancer et/ou les récidives de cancer et/ou des métastases associées chez des patients nécessitants une administration, comprenant l'administration auxdits patients de cellules souches humaines génétiquement modifiées ou d'une composition pharmaceutique comprenant une quantité thérapeutiquement efficace de cellules souches humaines génétiquement modifiées en tant que principe actif et au moins un excipient pharmaceutiquement acceptable tel que défini précédemment et un second principe actif tel que défini précédemment.
Avantageusement, le cancer est un cancer à tumeurs solides. Par « tumeur solide » au sens de la présente invention, on entend un carcinome ou un sarcome. Dans un mode de réalisation particulier de l’invention, le cancer est un cancer choisi parmi : les cancers touchant le système nerveux central, tels que les astrocytomes et les gliomes ; les cancers des voies aérodigestives supérieures (ORL), tels que le cancer des lèvres, le cancer de la cavité buccale, le cancer de l’oropharynx et le cancer du nasopharynx ; les cancers des glandes endocrines, tels que le cancer de la thyroïde, le cancer des glandes surrénales et les tumeurs neuroendocrines extra-digestives et pulmonaires ; les cancers des glandes exocrines, tels que le cancer du sein et le cancer du pancréas ; les cancers touchant le thorax, tels que le cancer de la plèvre et le cancer du poumon ; les cancers digestifs, tels que le cancer de l’œsophage, le cancer de l’estomac, le cancer de l’intestin grêle, le cancer du côlon et le cancer du rectum et/ou du canal anal ; les cancers génitaux, tels que le cancer de la prostate, le cancer du col de l’utérus, le cancer de l’endomètre, le cancer du vagin et le cancer de la vulve ; les cancers urinaires, tels que le cancer du rein et le cancer de la vessie ; les sarcomes, tels que le sarcome des tissus mous, les tumeurs stromales gastro intestinales (GIST) et le sarcome de l’os ; les cancers de la peau, tel que le mélanome, les cancers hépatobiliaires, tels que le carcinome hépatocellulaire et le cholangiocarcinome, la liste n’étant pas limitative. Avantageusement, le cancer est une tumeur solide, en particulier un carcinome hépatocellulaire et/ou des métastases associées.
Un autre objet de l'invention concerne une méthode de traitement curatif d’une tumeur solide, avantageusement des carcinomes hépatocellulaires et/ou les métastases associées, chez des patients nécessitants une administration, comprenant l'administration auxdits patients de cellules souches humaines génétiquement modifiées ou d'une composition pharmaceutique comprenant une quantité thérapeutiquement efficace de cellules souches
humaines génétiquement modifiées en tant que principe actif et au moins un excipient pharmaceutiquement acceptable tel que défini précédemment.
Un autre objet de l'invention concerne une méthode de traitement curatif d’une tumeur solide, avantageusement des carcinomes hépatocellulaires et/ou les métastases associées, chez des patients nécessitants une administration, comprenant l'administration auxdits patients de cellules souches humaines génétiquement modifiées ou d'une composition pharmaceutique comprenant une quantité thérapeutiquement efficace de cellules souches humaines génétiquement modifiées en tant que principe actif et au moins un excipient pharmaceutiquement acceptable tel que défini précédemment et un second principe actif tel que défini précédemment. Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, la présente invention concerne l'utilisation d'une composition pharmaceutique comprenant une quantité thérapeutiquement efficace de cellules souches humaines génétiquement modifiées en tant que principe actif dans la fabrication d'un médicament destiné au traitement du cancer et/ou des métastases associées.
Avantageusement, le cancer est un cancer à tumeurs solides. Par « tumeur solide » au sens de la présente invention, on entend un carcinome ou un sarcome. Dans un mode de réalisation particulier de l’invention, le cancer est un cancer choisi parmi : les cancers touchant le système nerveux central, tels que les astrocytomes et les gliomes ; les cancers des voies aérodigestives supérieures (ORL), tels que le cancer des lèvres, le cancer de la cavité buccale, le cancer de l’oropharynx et le cancer du nasopharynx ; les cancers des glandes endocrines, tels que le cancer de la thyroïde, le cancer des glandes surrénales et les tumeurs neuroendocrines extra-digestives et pulmonaires ; les cancers des glandes exocrines, tels que le cancer du sein et le cancer du pancréas ; les cancers touchant le thorax, tels que le cancer de la plèvre et le cancer du poumon ; les cancers digestifs, tels que le cancer de l’œsophage, le cancer de l’estomac, le cancer de l’intestin grêle, le cancer du côlon et le cancer du rectum et/ou du canal anal ; les cancers génitaux, tels que le cancer de la prostate, le cancer du col de l’utérus, le cancer de l’endomètre, le cancer du vagin et le cancer de la vulve ; les cancers urinaires, tels que le cancer du rein et le cancer de la vessie ; les sarcomes, tels que le sarcome des tissus mous, les tumeurs stromales gastro intestinales (GIST) et le sarcome de l’os; les cancers de la peau, tel que le mélanome, les cancers hépatobiliaires, tels que le carcinome hépatocellulaire et le cholangiocarcinome, la liste n’étant pas limitative.
Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, la présente invention concerne l'utilisation d'une composition pharmaceutique comprenant une quantité thérapeutiquement efficace de cellules souches humaines génétiquement modifiées en tant que principe actif
dans la fabrication d'un médicament destiné au traitement des tumeurs solides, et en particulier des carcinomes hépatocellulaires, et/ou des métastases associées.