Description
Titre de l’invention : Badge d’accès électronique
Domaine technique
L’invention est dans le domaine de la sécurité, notamment du contrôle d’accès faisant intervenir des dispositifs de sécurité de type badge ou carte d’accès. L’invention concerne, en particulier, un badge d’accès électronique ainsi qu’un procédé mis en œuvre par celui-ci pour accéder à une zone à accès restreint d’un bâtiment.
Etat de la technique
La présente invention trouve une application privilégiée dans les badges ou cartes d’accès électroniques permettant d’accéder à une ou plusieurs zones délimitées, par exemple à l’intérieur d’un bâtiment, ayant éventuellement à répondre à des exigences de sécurité de différents niveaux.
À titre d’exemple, en France, il est possible de définir des zones à accès réglementé dans le cadre du dispositif de protection du potentiel scientifique et technique national. Ainsi, dans un laboratoire de recherche scientifique, le niveau de sécurité requis peut être plus élevé dans une zone bénéficiant du statut de Zone à Régime Restrictif (ZRR) par rapport au reste des locaux du laboratoire.
Bien évidemment, les exigences de sécurité ne concernent pas uniquement les laboratoires de recherche et aujourd’hui, la plupart des entreprises et administrations mettent en place des politiques d’accès sécurisé de plus en plus strictes, visant à réguler les entrées et la circulation au sein de leurs locaux.
De manière classique, des informations telles que l’adresse des locaux, le nom du porteur de badge, le libellé de son poste ou encore son niveau d’accréditation sont imprimées directement sur le badge d’accès, permettant ainsi un contrôle visuel.
Cependant, de telles informations pourraient révéler à un tiers en présence du badge, par exemple une personne extérieure à l’entreprise, des informations personnelles ou confidentielles sur la personne à laquelle appartient le badge ou son entreprise alors que cela n’est pas souhaitable. Un tiers extérieur à l’entreprise pourrait ainsi déterminer l’adresse des locaux, identifier une personne ayant un haut niveau d’accréditation ou encore révéler le poste occupé par une personne, simplement en lisant les informations imprimées sur le badge. En outre, il est aujourd’hui aisé d’obtenir des précisions à partir d’informations lues sur un badge, par le biais de réseaux sociaux professionnels bien connus.
Dans ce contexte, des organisations préfèrent éviter d’inscrire certaines informations voire toute information sur les badges d’accès. Ces informations sont alors contenues dans une mémoire du badge d’accès, et sont lisibles typiquement par un lecteur de badge.
Cependant, si l’absence d’informations imprimées sur le badge d’accès permet d’empêcher la récupération d’informations d’un simple coup d’œil par un tiers, elle peut néanmoins représenter un frein à l’authentification de la personne utilisant le badge. En effet, en l’absence d’informations visibles sur le badge, ni le personnel de sécurité ni les pairs circulant à l’intérieur des locaux sécurisés ne peuvent immédiatement s’assurer que la personne présentant le badge correspond effectivement au porteur attendu. En effet, une telle vérification requiert un lecteur de badge et un écran affichant des informations sur le porteur enregistrées dans le badge.
La sécurité est donc mal assurée, notamment une fois à l’intérieur de la zone à accès restreint.
il existe donc un besoin pour un badge d’accès garantissant à la fois ia confidentialité des informations qu’il contient et l’authenticité de la personne l’utilisant.
Exposé de l’invention
La présente invention a ainsi pour objet de pallier au moins un de ces inconvénients.
Dans ce contexte, un premier aspect de l’invention concerne un badge d’accès électronique permettant à une personne associée audit badge d’accéder à au moins une zone à accès restreint d’un bâtiment, le badge d’accès électronique comportant : des moyens de communication avec un lecteur de badge, - des moyens d’affichage d’information sur le badge d’accès électronique, le badge d’accès électronique étant caractérisé en ce qu’il comprend en outre un élément sécurisé configuré pour :
* assurer le stockage sécurisé d’informations dans le badge d’accès électronique,
* authentifier le lecteur de badge, l’authentification consistant à vérifier que le lecteur de badge est bien associé à une zone à accès restreint dudit bâtiment, commander l’envoi, par les moyens de communication, audit lecteur de badge, d’une première information en provenance du badge afin d’authentifier le badge d’accès électronique de sorte à autoriser l’accès à la zone à accès restreint associée au lecteur de badge authentifié,
sélectionner une deuxième information stockée dans le badge d’accès électronique, en fonction de la zone à accès restreint associée au lecteur de badge authentifié, et
* commander l’affichage temporaire, par les moyens d’affichage, de la deuxième information sélectionnée sur le badge d’accès électronique, l’affichage étant temporaire en ce qu’il est désactivé lors de la sortie de la zone à accès restreint associée au lecteur de badge authentifié.
L’invention revendiquée permet ainsi l’identification du porteur au sein de la zone à partir des informations affichées sur badge tout en limitant la possibilité de récupérer des informations d’un simple coup d’œil à l’extérieur de la zone. La sécurité globale en est donc améliorée, tant au sein de la zone qu’à l’extérieure de celle-ci, du fait du caractère temporaire de l’affichage.
D’autres caractéristiques du badge d’accès électronique selon des modes de réalisation de l’invention sont décrites dans les revendications dépendantes.
Dans des modes de réalisation, les moyens de communication sont de type courte portée.
Avantageusement, les moyens de communication courte portée permettent les contrôles d’accès dans tout type de locaux, y compris ceux dépourvus de couverture réseau (mobile ou satellite).
Dans des modes de réalisation, au moins une information parmi la première information et la deuxième information comprend au moins un droit d’accès à au moins une zone à accès restreint dudit bâtiment.
Dans des modes de réalisation, le droit d’accès correspond à un niveau d’accès donné parmi plusieurs niveaux d’accès possibles. Ces niveaux d’accès peuvent par exemple correspondre à des niveaux d’accréditation.
Dans des modes de réalisation, la première information comporte un cryptogramme.
Dans des modes de réalisation, l’élément sécurisé est configuré pour commander la désactivation des moyens d’affichage à détection d’un évènement prédéfini.
Ces modes de réalisation permettent de préserver la confidentialité des informations affichées sur le badge par exemple à l’extérieur d’une zone, même lorsque la personne ne présente pas
le badge au lecteur en sortie de zone. Ces modes sont ainsi particulièrement utiles pour préserver la confidentialité des informations dans le cas où le porteur du badge sortirait d’une zone à accès restreint en passant « derrière » ou « avec » une autre personne, et se dispensant ainsi de présenter son badge à un lecteur.
Dans des modes de réalisation, l’élément sécurisé est configuré pour sélectionner la deuxième information en fonction du résultat d’une authentification d’un porteur du badge d’accès électronique.
Dans des modes de réalisation, l’élément sécurisé est configuré pour mettre en œuvre ladite authentification du porteur du badge d’accès électronique.
Dans des modes de réalisation, l’élément sécurisé est configuré pour générer la première information (celle qui sert à l’authentification du badge) en fonction du résultat d’une authentification d’un porteur du badge d’accès électronique.
Dans des modes de réalisation, le badge comporte des moyens d’obtention d’une donnée personnelle configurés pour permettre à un porteur du badge d’accès électronique de fournir une information personnelle sur le badge d’accès électronique en vue de l’authentification du porteur.
Dans des modes de réalisation, les moyens d’affichage comprennent au moins un indicateur lumineux de type LED.
Dans des modes de réalisation, les moyens d’affichage comprennent au moins un écran. Dans des modes de réalisation, les moyens d’affichage comprennent de l’encre électronique.
L’usage d’encre électronique permet une économie d’énergie puisque seule la mise à jour de l’affichage requiert de l’énergie.
Un deuxième aspect de l’invention concerne un procédé mis en œuvre par un badge d’accès électronique pour accéder à une zone à accès restreint d’un bâtiment, le procédé comportant les étapes suivantes
- authentification d’un lecteur de badge, l’authentification consistant à vérifier que le lecteur de badge est bien associé à une zone à accès restreint dudit bâtiment,
- envoi, audit lecteur de badge, d’une première information en provenance du badge afin d’authentifier le badge d’accès électronique de sorte à autoriser l’accès à la zone à accès restreint associée au lecteur de badge authentifié,
- sélection d’une deuxième information stockée dans le badge d’accès électronique, en fonction de la zone à accès restreint associée au lecteur de badge authentifié, et
- affichage temporaire de la deuxième information sélectionnée sur le badge d’accès électronique, l’affichage étant temporaire en ce qu’il est désactivé lors de la sortie de la zone à accès restreint associée au lecteur de badge authentifié.
D’autres caractéristiques du procédé selon des modes de réalisation de l’invention sont décrites dans les revendications dépendantes.
Dans des modes de réalisation, le procédé comprend en outre une étape de désactivation des moyens d’affichage à détection d’un évènement prédéfini.
Cette désactivation est de préférence décolérée de la présentation du badge à un lecteur, c’est-à-dire qu’elle peut intervenir de façon anticipée ou non par rapport au passage du badge sur un lecteur placé en sortie de zone.
Elle fournit un niveau de sécurisation supplémentaire, par exemple dans des situations où le porteur de badge ne présenterait pas son badge au lecteur en sortie de zone, empêchant ainsi au badge de procéder à la désactivation des informations en coopération avec le lecteur de badge.
Dans des modes de réalisation, la sélection de la deuxième information est fonction du résultat d’une authentification d’un porteur du badge d’accès électronique.
Dans des modes de réalisation, le procédé comprend en outre en outre une étape d’authentification d’un porteur du badge d’accès électronique.
Dans un mode particulier de réalisation, les différentes étapes des procédés précités sont déterminées par des instructions de programmes d'ordinateur.
En conséquence, l'invention vise aussi des programmes d'ordinateur sur un support d’information, ces programmes étant susceptibles d'être mis en œuvre par un microprocesseur, ces programmes comprenant des instructions adaptées à la mise en œuvre des étapes des procédés tels que mentionnés ci-dessus.
Ces programmes peuvent utiliser n'importe quel langage de programmation, et être sous la forme de code source, code objet, ou de code intermédiaire entre code source et code objet, tel que dans une forme partiellement compilée, ou dans n'importe quelle autre forme souhaitable.
L'invention vise aussi un support d’information lisible par un microprocesseur, et comprenant des instructions de programmes d'ordinateur tels que mentionnés ci-dessus.
Le support d’information peut être n'importe quelle entité ou dispositif capable de stocker le programme. Par exemple, le support peut comprendre un moyen de stockage, tel qu'une ROM, par exemple une ROM de microcircuit, ou encore un moyen d'enregistrement magnétique, par exemple un disque dur, ou encore une mémoire flash.
D'autre part, le support d’information peut être un support transmissible tel qu'un signal électrique ou optique, qui peut être acheminé via un câble électrique ou optique, par radio ou par d'autres moyens. Le programme selon l'invention peut être en particulier téléchargé sur une plateforme de stockage d’un réseau de type Internet.
Alternativement, le support d’information peut être un circuit intégré dans lequel le programme est incorporé, le circuit étant adapté pour exécuter ou pour être utilisé dans l'exécution du procédé en question.
Le support d’information et les programmes d'ordinateur précités présentent des caractéristiques et avantages analogues aux procédés qu'ils mettent en œuvre.
Brève description des dessins
D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront encore dans la description ci- après, illustrée par les figures ci-jointes qui en illustrent des exemples de réalisation dépourvus de tout caractère limitatif.
[Fig. 1] La figure 1 illustre le principe d’un badge d’accès électronique selon des modes de réalisation de l’invention.
[Fig. 2] La figure 2 représente un exemple d’architecture pour le badge d’accès électronique de la figure 1.
[Fig. 3] La figure 3 illustre, sous forme d’organigramme, des étapes mises en œuvre lors d’un exemple d’utilisation d’un badge d’accès électronique pour entrer dans une zone à accès restreint selon des modes de réalisation de l’invention.
[Fig. 4] La figure 4 illustre, sous forme d’organigramme, des étapes mises en œuvre lors d’un exemple d’utilisation d’un badge d’accès électronique pour sortir d’une zone à accès restreint selon des modes de réalisation de l’invention.
Description détaillée
La figure 1 illustre le principe d’un badge d’accès électronique selon des modes de réalisation de l’invention.
Un badge d’accès électronique selon l’invention permet à une personne associée à ce badge d’accéder à au moins une zone à accès restreint d’un bâtiment. Pour ce faire, un tel badge d’accès électronique comporte de manière générale : des moyens de communication avec un lecteur de badge, des moyens d’affichage d’information sur le badge d’accès électronique, un élément sécurisé configuré pour : a) assurer le stockage sécurisé d’informations dans le badge d’accès électronique, b) authentifier le lecteur de badge, l’authentification consistant à vérifier que le lecteur de badge est bien associé à une zone à accès restreint dudit bâtiment, c) commander l’envoi, par les moyens de communication, audit lecteur de badge, d’une première information en provenance du badge afin d’authentifier le badge d’accès électronique de sorte à autoriser l’accès à la zone à accès restreint associée au lecteur de badge authentifié,
d) sélectionner une deuxième information stockée dans le badge d’accès électronique, en fonction de la zone à accès restreint associée au lecteur de badge authentifié, et e) commander l’affichage temporaire, par les moyens d’affichage, de la deuxième information sélectionnée sur le badge d’accès électronique, l’affichage étant temporaire en ce qu’il est désactivé lors de la sortie de la zone à accès restreint associée au lecteur de badge authentifié.
La première information utilisée pour authentifier le badge et autoriser l’accès est par exemple un droit d’accès à au moins une zone à accès restreint du bâtiment. Ce droit d’accès correspond par exemple à un niveau d’accès donné parmi plusieurs niveaux d’accès possibles. Ces niveaux d’accès peuvent typiquement correspondre à des niveaux d’accréditation.
Selon des modes de réalisation, la première information peut comporter un cryptogramme. Ce cryptogramme est par exemple une information chiffrée ou signée à l’aide d’une clé privée stockée dans le badge. En cas d’authentification à base de clés symétriques, l’envoi du cryptogramme peut suffire. Pour une authentification asymétrique, un certificat comprenant la clé publique fournie par une autorité de certification et correspondant à la clé privée peut également être envoyé avec la première information. Ainsi, dans des modes de réalisation, la première information n’est pas forcément stockée dans le badge, et peut être calculée à partir d’une donnée reçue du lecteur de badge et d’une ou plusieurs clés cryptographiques stockées dans le badge.
L’authentification du lecteur de badge par l’élément sécurisé a notamment pour intérêt d’éviter qu’un tiers puisse lire le contenu du badge avec n’importe quel lecteur de carte à puce, par exemple à l’extérieur du bâtiment et en tout état de cause, indépendant de la zone à accès restreint à laquelle le badge permet d’accéder. Ainsi, l’authentification du lecteur permet d’une part d’empêcher la lecture des informations du badge depuis un lecteur quelconque via les
moyens de communication prévus sur le badge, et d’autre part d’empêcher l’affichage d’informations sur le badge suite à une communication avec un lecteur quelconque.
La deuxième information permet un contrôle visuel de sécurité. En pratique, il peut s’agir d’un ensemble d’informations à afficher. Il s’agit typiquement d’informations personnelles caractérisant la personne associée au badge d’accès électronique, par exemple un nom, un intitulé de poste, une photo ou une donnée biométrique (exemple : une empreinte digitale). Egalement, cette deuxième information peut comprendre des informations caractérisant la zone à accès restreint (par exemple un nom de service) et/ou le bâtiment, par exemple son adresse géographique. Enfin, il est également possible d’afficher un niveau d’accès de la zone ou un niveau d’accréditation associé à cette zone.
Comme il sera décrit plus en détail par la suite, conformément aux modes de réalisation l’invention, l’affichage de la deuxième information sur le badge prouve qu’une authentification du badge et/ou du lecteur de badge pour la zone courante a bien eu lieu.
Selon des modes de réalisation, la sortie de la zone à accès restreint associée au lecteur de badge authentifié peut correspondre à l’entrée dans une autre zone à accès restreint du bâtiment, ou simplement en la sortie du bâtiment.
Dans l’exemple illustré sur la figure 1 , le badge d’accès électronique 10 est une carte à puce comportant un élément sécurisé 12 ainsi que des moyens d’affichage 14, 14’.
Le badge d’accès électronique 10 comporte des moyens de communication (non représentés) pour communiquer avec un lecteur de carte (non représenté), par exemple un terminal.
Ces moyens de communication sont de préférence de courte portée, c’est-à-dire que l’établissement de la communication nécessite une certaine proximité entre le badge et le lecteur. Ainsi, les moyens de communication selon l’invention comportent de préférence au moins une interface de communication par exemple conforme à la norme ISO 7816 (communication à contact) ou aux normes IS014443 ou N FC/IS0 15693 (communication sans contact).
Avantageusement, des moyens de communication courte portée permettent les contrôles d’accès dans tout type de locaux, y compris ceux dépourvus de couverture réseau (mobile ou satellite), par exemple au sein des locaux du ministère de la Défense.
Les moyens d’affichage 14, 14’ comprennent par exemple au moins un écran électronique et/ou au moins un indicateur lumineux de type LED. Selon des modes de réalisation, les moyens d’affichage fonctionnent avec de l’encre électronique (e-link). L’usage d’encre électronique permet une économie d’énergie puisque seule la mise à jour de l’affichage requiert de l’énergie.
Selon des modes de réalisation, les moyens d’affichage 14, 14’ n’affichent certaines informations confidentielles (informations personnelles sur le porteur du badge ou sur l’entreprise par exemple) sur le badge qu’en cas de succès au contrôle d’accès basé sur ce badge (c’est-à-dire en cas de succès de l’authentification de la première information en provenance du badge mentionnée ci-avant).
La partie gauche de la figure 1 illustre l’état par défaut du badge avant un contrôle d’accès, tel qu’il se trouverait à l’extérieur des locaux de l’entreprise par exemple.
De façon remarquable, dans cet état par défaut, les moyens d’affichage 14, 14’ n’affichent aucune information particulière. Cela permet d’éviter la révélation d’informations sur la personne associée au badge ou sur l’entreprise, en dehors des locaux de l’entreprise.
Ainsi, dans cet exemple illustré, le badge est anonyme et les moyens d’affichage sont par défaut inactifs de sorte qu’ils ne permettent pas de différencier visuellement un badge d’accès électronique associé à une personne ou entreprise différente. Cela permet également une réutilisation du badge par exemple pour l’associer à un visiteur ou à un nouvel employé. Selon des modes de réalisation, certaines informations pourraient être imprimées de façon permanente sur le badge, par exemple la photo de l’employé. Il est toutefois préférable d’éviter la présence permanente d’informations écrites (mots, abréviations) ou facilement reconnaissables (logo de l’entreprise par exemple) sur le titulaire du badge ou les locaux (leur adresse par exemple).
La partie droite de la figure 1 illustre l’état du badge après une authentification réussie selon des modes de réalisation.
Dans l’exemple illustré, les moyens d’affichage 14, 14’ affichent la photo 16 de la personne associée au badge, ainsi que des informations 16’ sur cette personne (en l’occurrence, son nom : Paul Smith) et la zone pénétrée (ici le nom et le niveau de sécurité de la zone : Idemia- 1 ).
Selon des modes de réalisation, à chaque contrôle d’accès positif pour entrer dans une nouvelle zone interne aux locaux, les moyens d’affichage 14’ mettent à jour les informations sur la zone pénétrée, par exemple le niveau de sécurité.
Selon des modes de réalisation, la sortie du bâtiment / d’une zone à accès restreint s’accompagne d’une désactivation des moyens d’affichage 14, 14’ de sorte à supprimer l’affichage de certaines sinon toutes les informations confidentielles (informations personnelles sur le porteur du badge ou sur l’entreprise par exemple) affichées sur le badge au sein de la zone quittée.
Cette désactivation se fait typiquement suite à une interaction avec le lecteur de badge.
Selon des modes de réalisation, l’élément sécurisé est configuré pour commander la désactivation des moyens d’affichage à détection d’un évènement prédéfini.
Cette désactivation est de préférence décolérée de la présentation du badge à un lecteur, c’est-à-dire qu’elle peut intervenir de façon anticipée ou non par rapport au passage du badge sur un lecteur placé en sortie de zone.
Par exemple, cet évènement prédéfini correspond à l’expiration d’une durée prédéfinie depuis la dernière authentification du badge. Par exemple, cette durée peut être définie au niveau du lecteur et transmise au badge par le lecteur. Alternativement, cette durée peut être définie dans le badge. Par exemple le badge contient des durées prédéfinies pour chaque niveau d’accès restreint possible. La durée est alors sélectionnée en fonction de la zone à laquelle le badge permet d’accéder. En pratique, l’écoulement du temps peut être décompté dans le badge à l’aide d’une horloge interne. Dans ce cas, le badge dispose de préférence d’une source d’énergie interne.
Selon un autre exemple, l’évènement prédéfini peut être la détection ou la non détection d’un réseau de communication. Il peut être déterminé en coopération avec des moyens de communication par exemple wifi ou Bluetooth prévus sur le badge. L’inhibition de l’affichage peut alors être déclenchée suite à la détection de l’absence du réseau wifi de l’entreprise. De manière alternative, le lecteur de badge peut émettre des informations en Bluetooth, par exemple en cas de non-présentation du badge audit lecteur via un moyen de communication courte portée. Le badge inhibe alors l’affichage de la deuxième information à réception des informations du lecteur via le Bluetooth.
Selon encore un autre exemple, l’évènement prédéfini peut être lié à une information géographique. A cet effet, le badge peut être équipé d’une puce GPS qui désactive l’affichage une fois hors de la zone à accès restreint ou du bâtiment. Le badge comprend alors une source d’énergie interne, par exemple une pile, une batterie, ou une super capacité, de sorte à pouvoir fonctionner et détecter la sortie de la zone sans apport externe d’énergie.
Ces modes de réalisation permettent de préserver la confidentialité des informations affichées sur le badge à l’extérieur d’une zone, même lorsque la personne ne présente pas le badge au lecteur en sortie de zone. Ces modes sont ainsi particulièrement utiles pour préserver la confidentialité des informations dans le cas où le porteur du badge sortirait d’une zone à accès restreint en passant « derrière » ou « avec » une autre personne, et se dispensant ainsi de présenter son badge à un lecteur.
En tout état de cause, les modes de réalisation de l’invention sont tels que les moyens d’affichage n’affichent pas d’information confidentielle une fois que le badge est porté à l’extérieur du bâtiment, étant entendu que la désactivation de l’affichage peut avoir eu lieu à l’intérieur du bâtiment, en sortie d’une zone interne au bâtiment par exemple, ou encore à la sortie du bâtiment.
En outre, comme toute carte à puce classique, le badge électronique selon l’invention comporte des moyens d’alimentation appropriés et de stockage sécurisé d’informations.
La figure 2 représente un exemple d’architecture pour le badge d’accès électronique de la figure 1.
Dans cet exemple, l’architecture 20 comprend un bus de communication 21 auquel sont reliés
- une unité de traitement -ou microprocesseur- 22 notée CPU (sigle de Central Processing Unit en terminologie anglo-saxonne) ;
- une ou plusieurs mémoires non volatiles 24 par exemple ROM (acronyme de Read Only Memory en terminologie anglo-saxonne) pouvant constituer un support au sens de l’invention, c’est-à-dire pouvant comprendre un programme informatique comprenant des instructions pour la mise en œuvre d’un procédé selon l’invention ; cette mémoire non volatile peut en variante être une mémoire Flash ;
- une mémoire vive ou mémoire cache ou mémoire volatile 26 par exemple RAM (acronyme de Random Access Memory en terminologie anglo-saxonne) comprenant des registres adaptés à l’enregistrement des variables et paramètres créés et modifiés au cours de l'exécution du programme précité ; lors de la mise en œuvre de l’invention, les codes d’instructions du programme stocké en mémoire non volatile (e.g. ROM ou flash) sont chargés en mémoire RAM en vue d’être exécutés par l’unité de traitement CPU ; et
- une interface de communication 28 adaptée à transmettre et à recevoir des données, par exemple avec un lecteur de badge.
Le bus de communication permet la communication et l'interopérabilité entre les différents éléments inclus dans le badge ou reliés à lui. La représentation du bus n'est pas limitative et, notamment, l'unité de traitement est susceptible de communiquer des instructions à tout élément du badge directement ou par l'intermédiaire d'un autre élément de ce badge.
De façon optionnelle, l’affichage d’informations sur le badge d’accès peut être également conditionné par l’authentification de son porteur. L’authentification peut avoir lieu au niveau du badge ou au niveau du lecteur, auquel cas son résultat est alors transmis au badge.
Cette authentification du porteur est par exemple basée sur des informations personnelles (e.g. code secret tel qu’un code PIN, date de naissance, données biométriques) obtenues au
niveau du badge ou du lecteur, et si besoin transmises à l’un ou à l’autre pour permettre l’authentification du porteur.
A cet effet, le badge d’accès électronique et/ou le lecteur de badge peut comprendre des moyens d’obtention d’une donnée personnelle configurés pour permettre à un porteur du badge d’accès électronique de fournir une information personnelle en vue de l’authentification du porteur.
Par exemple, les moyens d’obtention sont des moyens de saisie du type clavier, bouton ou écran tactile, configurés pour permettre à un porteur du badge d’accès électronique de saisir une information personnelle sur le badge et/ou un capteur biométrique configuré pour acquérir une donnée biométrique (e.g. empreinte) auprès du porteur du badge d’accès électronique.
De façon classique, la donnée personnelle obtenue sur le moment est comparée avec une donnée de référence et l’accès à la zone à accès restreint n’est autorisé que si ces données correspondent.
Selon des modes de réalisation, il est prévu que le lecteur ait accès à plusieurs données de référence (au moins 1 par personne autorisée à accéder à la zone à accès restreint), et puisse sélectionner la donnée de référence à utiliser en fonction, par exemple, de tout ou partie d’une information reçue du badge et identifiant le porteur actuel.
Un exemple d’utilisation du badge d’accès électronique selon l’invention va maintenant être décrit en référence à la figure 3.
Dans cet exemple, on considère un bâtiment constitué de deux zones à accès restreint ayant des niveaux de sécurité respectivement de 1 et de 2.
Au cours d’une première étape E30, une personne munie d’un badge d’accès électronique tel que décrit précédemment s’approche de l’entrée d’un bâtiment et présente son badge d’accès électronique au lecteur de badge prévu à cet effet. Par exemple, cette entrée est munie d’un portique ou d’une porte d’accès pour accéder à la première zone d’accès restreint. A cette étape, le badge d’accès électronique a par exemple l’aspect représenté sur le côté gauche de la figure 1.
Au cours d’une seconde étape E32, une communication s’établit entre le badge d’accès électronique et le lecteur. Durant cette communication, l’élément sécurisé et le lecteur de badge s’échangent des informations telles que le cryptogramme précédemment mentionné, de sorte à authentifier le lecteur de badge et à s’assurer qu’il s’agit bien d’un lecteur de badge associé à la première zone à accès restreint du bâtiment, à laquelle la personne tente d’accéder.
Si l’authentification du lecteur est un succès, au cours d’une étape E34, le badge s’authentifie à son tour auprès du lecteur afin de se voir autoriser l’accès à la première zone à accès restreint. Pour ce faire, le badge envoie une première information directement stockée ou calculée à partir d’une information stockée dans le badge. Comme indiqué précédemment, cette première information indique typiquement un droit d’accès à cette zone. De manière alternative, la première information ne contient pas de droit d’accès, mais uniquement un identifiant du badge. Le lecteur peut alors retrouver (dans sa mémoire ou auprès d’un serveur) le droit d’accès associé au badge grâce à l’identifiant reçu.
Ainsi, la première information peut être basée sur un droit d’accès associé au badge ou simplement un identifiant du badge.
De manière alternative, l’ordre des étapes E32 et E34 pourrait être inversé.
En cas d’échec, le procédé s’arrête et la personne doit de nouveau représenter son badge au lecteur.
En cas de succès de l’authentification du badge, l’accès est accordé à la personne ayant présenté le badge, la porte s’ouvre ou le portique se déverrouille.
De façon optionnelle, l’authenticité du porteur du badge peut également être vérifiée, par exemple au moyen d’une information personnelle (code PIN, date de naissance, donnée biométrique), soit par le lecteur, soit par le badge lui-même. Ainsi, le lecteur ou le badge peut comparer une donnée de référence à une donnée personnelle fournie par la personne sur le moment au niveau du lecteur ou du badge. Cette vérification d’authenticité peut avoir lieu avant ou après l’étape E34. Le procédé ne se poursuit alors qu’en cas de succès de l’authentification du porteur.
Le procédé se poursuit à l’étape E36 durant laquelle l’élément sécurisé sélectionne une deuxième information stockée dans le badge d’accès électronique, en fonction de la zone à accès restreint associée au lecteur de badge authentifié à l’étape E32.
Comme indiqué précédemment, la deuxième information correspond typiquement à des informations personnelles caractérisant la personne associée au badge d’accès électronique, par exemple un nom, un intitulé de poste, une photo ou une donnée biométrique (par exemple, une empreinte digitale) et éventuellement la zone à accès restreint (par exemple un nom de service) et/ou le bâtiment, par exemple son adresse géographique.
Si le porteur est authentifié (étape optionnelle), alors la deuxième information peut également indiquer le mode d’authentification utilisé pour authentifier le porteur du badge d’accès (code PIN, donnée biométrique...).
Selon des modes de réalisation, le badge pourrait être associé à plusieurs porteurs et contenir ainsi les données de plusieurs porteurs. Durant l’étape de sélection E36, les données correspondant au porteur qui s’est authentifié sont sélectionnées parmi toutes les données des différents porteurs.
Au cours d’une étape E38, les moyens d’affichage du badge s’activent et affichent la deuxième information sélectionnée sur le badge d’accès électronique. A cette étape, le badge d’accès électronique a par exemple l’aspect représenté sur le côté droit de la figure 1.
Selon l’invention, l’affichage de la deuxième information sélectionnée est temporaire puisqu’il est désactivé lors de la sortie de la première zone à accès restreint.
Avantageusement, le caractère temporaire de cet affichage permet d’empêcher la récupération d’informations d’un simple coup d’œil par un tiers, tout en permettant l’authentification du badge. En effet, le personnel de sécurité et les pairs circulant à l’intérieur des locaux sécurisés peuvent immédiatement s’assurer (visuellement) que le badge autorise effectivement le porteur à circuler dans les locaux, sans que cela nécessite un lecteur de badge.
Comme indiqué précédemment, l’affichage de certaines ou de toutes les informations affichées peut être désactivé de manière décolérée de la présentation du badge à un lecteur, c’est-à-dire de façon anticipée ou non par rapport au passage du badge sur un lecteur placé en sortie de zone, lors de la détection d’un évènement prédéfini.
Cet évènement prédéfini correspond par exemple à l’un des évènements suivant : - l’expiration d’une durée prédéfinie depuis la dernière authentification du badge ;
- le captage d’un réseau de communication par exemple un réseau wifi d’entreprise ; ou
- l’entrée ou la sortie d’une zone géographique.
Ces modes de réalisation permettent de préserver la confidentialité des informations affichées indépendamment de toute interaction avec un lecteur de badge.
Lors de l’expiration d’une durée prédéfinie depuis la dernière authentification du badge, la désactivation de l’affichage peut avoir lieu après la sortie de la zone à accès restreint courante.
Cependant, l’affichage d’informations en dehors de la zone à accès restreint ne durera qu’un temps limité même si le badge n’a pas été présenté à un lecteur, améliorant ainsi la sécurité des informations affichées par rapport à l’art antérieur.
En tout état de cause, l’invention permet de limiter voire d’éviter l’affichage d’informations confidentielles une fois que le badge est porté à l’extérieur d’un bâtiment.
La figure 4 illustre, sous forme d’organigramme, des étapes mises en œuvre lors d’un exemple d’utilisation d’un badge d’accès électronique pour sortir d’une zone à accès restreint selon des modes de réalisation de l’invention.
On suppose dans cet exemple que l’affichage du badge est actif lorsque la personne présente son badge au lecteur à l’étape E40, c’est-à-dire qu’au moins une information temporairement affichée à l’étape E38 est toujours affichée sur le badge par les moyens d’affichage.
Les étapes E40, E42 et E44 sont similaires aux étapes E30, E32 et E34 respectivement.
Ainsi, une fois que la personne a présenté son badge au lecteur (étape E40) en sortie d’une première zone à accès restreint, que le lecteur et le badge se sont mutuellement authentifiés (étapes E42 et E44), le badge sélectionne (étape E46) une information affichée dont l’affichage doit être désactivé à l’étape E48. En variante, l’ordre des étapes E42 et E44 peut être inversé.
Techniquement, si plusieurs informations sont affichées, les moyens d’affichage peuvent être tous complètement désactivés (par exemple tous les écrans prévus sur le badge sont désactivés) de sorte que toutes les informations précédemment affichées disparaissent visuellement du badge.
En variante, lors du passage d’une première zone à une seconde zone interne du bâtiment, ayant par exemple des niveaux d’accréditation différents, certaines informations seulement peuvent être supprimées de l’affichage (par exemple en cas de pluralité d’écrans, un seul des écrans peut être désactivé), éventuellement pour être mises à jour. Ainsi, le niveau d’accréditation affiché peut alors être mis à jour.
Cette variante est cependant à réserver aux situations où la confidentialité des informations dont l’affichage est conservé n’est pas compromise lors de la sortie de la zone. En revanche, en cas de sortie d’une première zone vers une seconde zone moins sécurisée que la première zone, il est préférable de désactiver l’affichage de toutes les (ou partie des) informations.
La présente invention a été décrite et illustrée dans la présente description détaillée en référence aux figures jointes. Toutefois, la présente invention ne se limite pas aux formes de réalisation présentées. D’autres variantes, modes de réalisation et combinaisons de caractéristiques peuvent être déduits et mis en œuvre par la personne du métier à la lecture de la présente description et des figures annexées.
Dans les revendications, le terme“comporter" n’exclut pas d’autres éléments ou d’autres étapes. L’article indéfini « un » n’exclut pas le pluriel. Un seul processeur ou plusieurs autres unités peuvent être utilisés pour mettre en œuvre l’invention. Les différentes caractéristiques
présentées et/ou revendiquées peuvent être avantageusement combinées. Leur présence dans la description ou dans des revendications dépendantes différentes, n’exclus pas en effet la possibilité de les combiner. Les signes de référence ne sauraient être compris comme limitant la portée de l’invention.