Domaine technique
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La présente invention concerne le domaine de la purification d'air et d'épuration d'aérosols, susceptible de contenir des particules en suspension.
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La présente invention vise à améliorer les purificateurs d'air et épurateurs d'aérosols existants, notamment afin de diminuer leurs coûts de fabrication et de fonctionnement tout en garantissant une efficacité constante au cours du temps.
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Bien que décrite en référence à une application de purification d'air, l'invention s'applique à toute épuration d'aérosols.
Technique antérieure
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De nombreuses techniques de filtration de l'air destinées à répondre au problème croissant de la pollution atmosphérique ont été mises au point notamment pour le secteur industriel. Le principe général des filtres consiste à recycler l'air en aspirant, filtrant puis rejetant l'air ainsi épuré de ses polluants.
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Pour piéger les particules ou poussières, on peut notamment citer les filtres mécaniques, les filtres hydrauliques, les filtres à couches filtrantes, les filtres électriques : [1]. Généralement, on trouve plusieurs filtres disposés les uns à la suite des autres dans le flux de l'air à filtrer. Un seul filtre regroupant différentes couches fonctionnelles peut également être mis en œuvre.
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Les filtres électriques, connus aussi sous les noms de précipitateurs électrostatiques, filtres électrostatiques et électrofiltres (ESP, acronyme anglais pour « ElectroStatic Precipitator ») sont des procédés de filtration utilisés depuis le début du 20ème siècle pour épurer les fumées issues notamment d'installations industrielles (sidérurgie, incinération des déchets, cimenteries, unités de production d'énergie...).
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La précipitation ou collection électrostatique est une méthode de choix qui permet la collecte de particules d'aérosols pour une large gamme granulométrique.
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Le fonctionnement de l'électrofiltration ou précipitation électrostatique ou collection électrostatique repose sur la mise en œuvre de trois étapes essentielles :
- i/ application d'un champ électrique, en particulier d'un champ électrique intense pour créer un effet de décharge couronne (en anglais « corona discharge ») qui participe à la charge des particules en suspension dans les gaz à traiter ;
- ii/ collecte des particules chargées selon l'étape i/;
- iii/ récupération des particules collectées.
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Lorsqu'on génère un champ électrique intense dans un volume où des particules d'aérosol sont présentes, ces dernières peuvent se charger électriquement selon deux mécanismes de charge distincts et cela peut se produire concomitamment.
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La publication [2], en particulier la figure 15.4 de la page 330 de cet ouvrage, montre que le mécanisme de charge électrique par diffusion d'ions unipolaires, associé au mécanisme de charge électrique par champ, est applicable à une large gamme de tailles de particules, à minima pour les particules de dimensions comprises entre 0,01 à 10 µm. Il ressort également que le mécanisme de charge électrique par diffusion d'ions unipolaires est surtout prépondérant pour les particules les plus fines, typiquement celles de dimensions inférieures à 300 nm. A contrario, le mécanisme de charge par champ est plus efficace pour les grosses particules, c'est-à-dire les particules de dimension micronique et submicronique (≥300 nm). A titre d'exemple, si l'on considère la mobilité électrique d'une particule, notée Z, de l'ordre de 1 cm2/st.V.s en unité électrostatique CGS, soit 3,3x10-7 m2/V.s en unité SI, alors cette particule placée entre deux plaques planes et parallèles qui génèrent un champ électrique E de 105 V/m, acquiert une vitesse W égale au produit Z∗E, soit W de l'ordre de 0,033 m/s. Il est clairement démontré que la force électrostatique engendre des vitesses largement supérieures aux autres champs de forces subies par une particule, que sont les champs de la gravité, inertiels, thermiques et radiatifs. Cet avantage est mis à profit dans le fonctionnement des épurateurs électrostatiques du commerce, où les processus de charge par diffusion et de charge par champ peuvent agir conjointement.
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Charger électriquement des particules d'aérosol nécessite la présence d'ions unipolaires en forte concentration. La méthode de loin la plus efficace pour créer ces ions, dans l'air atmosphérique, est la décharge couronne.
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Pour produire une décharge couronne, on doit établir un champ électrostatique dans une géométrie qui permet de le rendre non uniforme. Plus exactement, ce champ électrique élevé (plusieurs milliers à dizaines de milliers de volts par centimètre au voisinage de l'électrode de décharge) est induit par deux électrodes disposées à proximité l'une de l'autre: une première électrode polarisée ou électrode de décharge, généralement en forme de fil ou de pointe, étant disposée en regard d'une deuxième électrode, cette dernière se présentant sous la forme d'une contre-électrode, généralement de géométrie plane ou cylindrique. Le champ électrique existant entre les deux électrodes ionise le volume de gaz situé dans l'espace inter-électrodes, et notamment une gaine ou couronne de gaz ionisé située autour de l'électrode de décharge. Les charges créées, en migrant vers la contre-électrode, chargent les particules à séparer contenues dans le gaz. Les particules chargées ainsi créées migrent alors vers la contre-électrode, sur laquelle elles peuvent être collectées. Cette contre-électrode est usuellement appelée électrode de collecte. Du fait du niveau du champ électrique requis, il est nécessaire d'utiliser une électrode de décharge qui a un (très) faible rayon de courbure. Les électrodes de décharge rencontrées sont donc généralement soit des pointes fines soit des fils de faible diamètre. Ainsi, par un processus qui a pour origine les électrons et les ions créés par l'irradiation naturelle, les électrons sont accélérés dans le champ électrique intense créé au voisinage de l'électrode à (très) faible rayon de courbure. Par la haute tension imposée, si ce champ dépasse une valeur critique, un effet d'avalanche provoque l'ionisation de l'air dans cet espace. Ce phénomène est appelé décharge couronne.
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A titre d'exemple, on a représenté aux figures 1A à 1E quelques configurations d'électrodes les plus adaptées pour obtenir une décharge couronne, à savoir respectivement un agencement pointe-plan (figure 1A), lame-plan (figure 1B), fil-plan (figure 1C), fil-fil (figure 1D), fil-cylindre (figure 1E).
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Par exemple en configuration pointe-plan, si la pointe est positive par rapport au plan, les électrons se déplacent rapidement vers la pointe alors que les ions positifs se déplacent vers le plan, créant alors un espace unipolaire positif. Par ailleurs, un vent d'ions, aussi appelé vent ionique, s'établit, caractérisé par un écoulement d'air dirigé de la pointe vers le plan, ayant pour origine les chocs des ions positifs avec les molécules neutres environnantes.
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A l'inverse, si la pointe est négative par rapport au plan, les ions positifs se déplacent vers la pointe, et les électrons se déplacent vers le plan en se fixant aux molécules d'air pour former des ions négatifs. Dans tous les cas, même si le processus de création d'ions positifs ou négatifs n'est pas exactement symétrique, les ions unipolaires migrent de la pointe vers le plan avec une grande concentration de l'ordre de 106 à 109/cm3 et, quelle que soit la polarité, il apparaît un vent électrique dirigé de la pointe vers le plan.
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Ainsi, l'introduction de particules d'aérosol dans l'espace pointe-plan permet de les charger de la même polarité que la pointe, selon un processus de charge par champ. En outre, le champ utilisé pour créer l'effet couronne et le vent électrique participent aussi au processus de charge par champ.
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Pour les autres configurations montrées aux figures 1B à 1E, les processus de production d'ions et de charge par champ des particules sont en tous points similaires.
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Les précipitateurs/collecteurs électrostatiques qui utilisent une configuration fil-cylindre sont connus depuis très longtemps. Ce type de précipitateurs/collecteurs concerne largement l'épuration d'effluents gazeux industriels mais peu le domaine des purificateurs d'air intérieur.
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Ils semblent particulièrement intéressants, de par leur principe de fonctionnement très simple et leur grande efficacité.
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Ce principe consiste à mettre sous haute tension, un fil tendu dans l'axe d'un cylindre relié à la masse. Par effet corona sur le fil, les ions créés chargent les particules qui sont précipitées sur la paroi interne du cylindre.
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Autrement dit, dans les électrofiltres les plus simples, avec une géométrie fil-cylindre, un potentiel électrique très élevé est appliqué au fil, appelé électrode émettrice, placé dans l'axe du cylindre, appelé électrode collectrice, qui est relié à la terre. Les particules véhiculées par le gaz traversent l'espace inter-électrodes et se chargent électriquement.
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Les particules chargées positivement subissent alors une force due au champ électrique qui les conduit vers l'électrode reliée à la terre.
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Si les particules sont isolantes, elles conservent leur charge au contact de cette électrode et adhèrent ainsi à la paroi jusqu'à ce qu'elles soient enlevées par lavage, grattage ou frappage. Si les particules sont conductrices, elles perdent leur charge au contact de la paroi et se chargent en polarité opposée.
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L'efficacité d'un électrofiltre dépend entre autres des paramètres suivants : résistivité, granulométrie et nature des particules, concentration en particules, vitesse, température et composition de l'effluent gazeux, tension appliquée aux électrodes.
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On peut distinguer trois catégories de précipitateurs électrostatiques.
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La première catégorie est constituée des électrofiltres à un seul étage dans lequel l'ionisation et la collecte des particules sont réalisées simultanément sur la longueur de l'étage. Parmi ceux-ci, on peut citer outre le fil-cylindre déjà évoqué les configurations de type fils-plaque où une pluralité de fils parallèles constitue les électrodes émissives et une plaque constitue une électrode de collecte. On pourra se reporter à la publication [3] pour visualiser différentes réalisations concrètes selon ces configurations.
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La deuxième catégorie est constituée des dispositifs de filtration électrostatique à « double étage », c'est-à-dire ceux comprenant une premier étage formant un ioniseur prolongé d'une étage de précipitation ou collection à proprement parler. Les deux étages sont généralement alimentés séparément en tension.
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On a représenté en figure 2 un exemple de purificateur d'air 1 à géométrie à double étage, i.e. un ioniseur 2 et un précipitateur électrostatique 3 dans la continuité de l'ioniseur 2.
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Le purificateur 1 comprend des plaques 4 mises à la masse, qui sont communes à l'ioniseur 2 et au précipitateur 3.
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L'ioniseur 2 comprend des fils 20 tendus entre les plaques 4 à la masse.
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Le précipitateur 3 comprend des plaques électriquement conductrices 30, 31 parallèles entre elles et aux plaques 4 de masse entre lesquelles elles sont agencées.
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Le fonctionnement d'un tel purificateur 1 est le suivant : les particules présentes dans le flux d'air Q à purifier sont tout d'abord électriquement chargées par effet corona en passant au voisinage des fils 20 portés à haute tension Uf, puis elles sont collectées sur les plaques 30 entre lesquelles un champ électrique est établi sous l'action d'une haute tension de polarisation Up. Cette géométrie est pratiquement toujours celle dans des écoulements de section rectangulaire, les opérations de charge puis de collection s'effectuant entre les plaques 30 planes et parallèles.
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Enfin, la troisième catégorie est constituée par les électrofiltres dits humides, dont le principe de fonctionnement est identique à celui des électrofiltres secs simple ou double étage mais qui à la différence de ces derniers mettent en œuvre un film humide par ruissellement sur l'électrode collectrice. Les électrodes humides ont une efficacité de collection moins sensible aux caractéristiques électriques des particules et permettent l'épuration d'effluents chargés en particules, ce qui est difficilement réalisable avec des électrofiltres secs. L'utilisation d'un liquide peut d'ailleurs permettre avantageusement l'absorption de certains gaz comme SO2, H2S, HCl : [3],[4].
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En revanche, les électrofiltres humides souffrent d'inconvénients majeurs que sont le coût d'investissement énergétique ajouté pour le procédé de lavage, la température de fonctionnement limitée à 90°C, et la nécessité de traiter l'effluent liquide.
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Pour revenir plus spécifiquement aux électrofiltres secs à simple ou double étage, leur efficacité dépend entre autres de la concentration, de la vitesse de migration et de la charge des particules, du caractère turbulent ou non de l'écoulement ou encore du phénomène de réentrainement.
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Le réentrainement intervient lorsque les particules déposées sur l'électrode collectrice se déchargent rapidement et donc ne peuvent plus être soumise à la force électrostatique. Elles se détachent donc de l'électrode collectrice et sont emportées par l'écoulement. Ce phénomène de ré-envol peut également être provoqué par une mauvaise répartition de l'écoulement et notamment par les effets de turbulence [5]. Le réentrainement peut aussi être observé par l'effet de récurage de la poussière amassée sur l'électrode de collecte par l'effluent gazeux, suite par exemple à de mauvaises conditions d'écoulement du gaz ou encore par la décharge des particules récupérées sur l'électrode de collecte, moins soumises aux forces électrostatiques d'adhésion. Les particules larges et granuleuses sont plus vulnérables à ce phénomène que les particules fines.
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En pratique, les électrofiltres secs sont nettoyés de différentes façons en fonction de l'application considérée.
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Par exemple, pour les électrofiltres industriels traitant de grandes quantités de poussière, l'opération de nettoyage peut s'opérer en faisant tomber les poussières collectées par des vibrations (cornes de brume, ultrasons) ou encore par percussions, grattage et frappages répétés de l'électrode collectrice. Cette action implique la collecte et la manipulation de poussières plus ou moins pulvérulentes en fonction de la nature et des dimensions des particules captées. D'ailleurs, cette opération de nettoyage ne garantit pas de retrouver des électrodes véritablement propres.
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De nombreux purificateurs d'air déjà commercialisés mettent en œuvre des électrofiltres secs avec des notices d'utilisation qui mentionnent un nettoyage d'électrodes à réaliser.
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On peut citer par exemple celui commercialisé sous la dénomination « HexaOne » de la société Nectar dont la notice d'entretien préconise, une fois démontées, de nettoyer les électrodes collectrices en les frottant avec un chiffon et du dégraissant et/ou bien par immersion, puis de les rincer et les sécher avant leur remontage.
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A la lecture de cette notice d'entretien du purificateur HexaOne, plusieurs remarques peuvent être faites:
- en ce qui concerne la complexité à nettoyer efficacement l'appareil : le démontage, la manipulation et le remontage des pièces impliquent certaines connaissances techniques qui peuvent être complexes pour certains utilisateurs ;
- sur le nettoyage à l'eau : le transfert de la pollution particulaire collectée par l'appareil dans les eaux usées va nécessiter des étapes ultérieures de filtration dans sa phase de traitement. Le principe de nettoyer à l'eau est par conséquent discutable et non satisfaisant ;
- sur le séchage : l'assemblage des plaques collectrices génère de nombreuses zones de rétention d'eau et d'interstices (tôle pliée, fentes, visserie...). Par conséquent, l'obtention d'un délai court pour un séchage complet garanti est illusoire ou alors complexe à mettre en œuvre.
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Un autre type de purificateur à électrofiltre sec a été proposé dans la publication [6] : il est conçu pour être compact et pour capter à la fois les particules et les polluants gazeux.
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Tel qu'illustré en figure 1 de la publication, l'électrofiltre comprend, dans le sens de circulation de l'aérosol, une section amont et une section aval.
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Dans la section amont, une haute tension est appliquée entre un pinceau de fibres de carbone et une pièce métallique connectée à la masse. L'air circule dans l'espace entre le pinceau et la pièce métallique, et lorsque des particules circulent dans ledit espace, elles sont chargées et pour les plus grosses, collectées en partie ou en totalité.
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La section aval comprend un cylindre et un tissu à charbons actifs, agencé autour du cylindre. Une haute tension est également appliquée entre le cylindre et le tissu. Cette section aval a pour fonctions d'une part de filtrer les particules fines en les collectant sur le cylindre, et d'autre part d'adsorber les polluants gazeux par les charbons actifs lorsque l'air va passer au travers du tissu.
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Les inconvénients majeurs de cet électrofiltre, sont, comme pour les autres électrofiltres secs évoqués, la fiabilité et l'entretien. Concernant la fiabilité, il est possible qu'il y ait réentrainement de particules. Par ailleurs, soumis à des vibrations, le tissu à charbons actifs peut lui-même émettre des particules dans le flux gazeux. Concernant l'entretien, il implique de déconnecter la haute tension, de démonter physiquement les électrodes collectrices sur lesquelles se trouve les agglomérats de particules et susceptibles de se remettre en suspension dans le volume gazeux. L'opérateur en charge du démontage peut alors exposer ses voies respiratoires et sa peau, ce qui n'est, bien entendu, pas souhaité.
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Il existe un besoin pour améliorer encore les précipitateurs/collecteurs électrostatiques/électrofiltres notamment afin d'augmenter leur efficacité, leur fiabilité et leur sécurité et également de permettre, outre la collecte de particules, la filtration des gaz. Le but général de l'invention est alors de répondre au moins en partie à ce besoin.
Exposé de l'invention
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Pour ce faire, l'invention a tout d'abord pour objet un précipitateur/collecteur électrostatique pour purificateur d'air ou épurateur d'aérosols, comprenant:
- au moins une électrode de collecte ;
- un ensemble de film(s) appliqué sur l'électrode de collecte et comprenant au moins un film comprenant au moins une couche d'absorption des particules et des gaz et une couche électriquement conductrice reliée électriquement à l'électrode de collecte et dont une face principale est recouverte de la couche d'absorption.
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Selon un mode de réalisation avantageux, l'ensemble comprend un empilement d'au moins deux films fixés pelables l'un sur l'autre, les couches électriquement conductrices des films étant reliées électriquement entre elles, seule la couche électriquement conductrice d'un des films comprenant un adhésif appliqué directement sur l'électrode de collecte, tandis qu'avant pelage successif de chacun des autres films, chaque couche d'absorption est recouverte de la couche électriquement conductrice d'un des autres films, à l'exception de la couche d'absorption d'un des autres films la plus éloignée de l'électrode de collecte qui est en contact avec l'air ou un aérosol.
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L'empilement peut comprendre un nombre entre 3 et 200 films fixés pelables l'un sur l'autre. On comprend que dans le contexte de l'invention, la couche directement appliquée au contact de l'électrode est pelable pour remettre à nu l'électrode et pouvoir revêtir à nouveau cette dernière, par un ensemble de film(s) renouvelé.
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Dans le cadre de l'invention également, tous les films d'un même ensemble peuvent ne pas être identiques. Ainsi, chaque film peut comprendre une couche absorbante spécifique (composition, épaisseur, topologie...) et/ou même une couche conductrice spécifique (nature, épaisseur, structure...) qui est(sont) distincte(s) de celle(s) d'un autre des films de l'ensemble.
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La ou les électrodes de collecte peuvent chacune être constituée par un feuillard métallique ou une plaque métallique.
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L'invention concerne également un purificateur d'air ou épurateur d'aérosols comprenant :
- un précipitateur/collecteur électrostatique tel que décrit précédemment;
- un ioniseur agencé en amont du collecteur électrostatique.
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L'invention concerne également un ensemble de film(s) pelable(s), destiné à être appliqué par pelage sur une électrode de collecte d'un précipitateur/collecteur électrostatique, comprenant :
- deux couches de protection pelables,
- au moins un film comprenant :
- une couche d'absorption des particules et des gaz, destinée à être au contact avec l'air ou un aérosol, et dont une face principale est revêtue d'une des deux couches de protection pelables,
- une couche électriquement conductrice, destinée à être reliée électriquement à l'électrode de collecte, dont une face principale est recouverte de la au moins une couche d'absorption, et l'autre face principale est revêtue d'un adhésif à appliquer directement sur l'électrode de collecte, l'adhésif étant lui-même revêtu de l'autre des deux couches de protection pelables. Selon un mode de réalisation avantageux, l'ensemble comprend un empilement d'au moins deux films fixés pelables l'un sur l'autre, seule la couche électriquement conductrice d'un des films étant revêtue de l'adhésif et l'autres des deux couches de protection pelables, les couches électriquement conductrices des films étant reliées électriquement entre elles, chaque couche d'absorption étant recouverte de la couche électriquement conductrice d'un des autres films à l'exception de la couche d'absorption la plus éloignée de l'électrode de collecte recouverte de l'une des deux couches de protection pelables.
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Avantageusement, chaque couche de protection pelable est en un polymère choisi parmi le polyéthylène (PE), polycarbonate (PC), le polyéthylène téréphtalate (PET), le polynaphtalate d'éthylène (PEN), le poly(méthacrylate de méthyle (PMMA), ou un mélange de ceux-ci. Avantageusement encore, chaque couche de protection pelable a une épaisseur comprise entre 10 et 1000µm.
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Avantageusement, chaque couche électriquement conductrice est en métal ou en matériau polymère chargé de métal, notamment sous la forme d'une encre conductrice. Le métal peut être choisi parmi l'aluminium, l'or, le cuivre, un acier inoxydable.
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Avantageusement encore, chaque couche électriquement conductrice est sous la forme d'une couche mince, d'une grille, d'un maillage, d'un textile, éventuellement non-tissé, constitué de fibres, fils ou brins métalliques, tissés ou tricotés, ou de fibres revêtues d'un revêtement conducteur continu ou discontinu. Dans le cadre de l'invention, une grille est périodique et inscrite dans un plan en deux dimensions, tandis qu'un maillage peut être irrégulier et pas nécessairement dans un plan (courbe, tridimensionnel).
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Selon une caractéristique avantageuse, chaque couche électriquement conductrice peut présenter des reliefs et/ou des creux, notamment sous la forme d'une ondulation sinusoïdale de surface. Une ondulation sinusoïdale de surface peut avoir une période de quelques mm, et une amplitude de quelques centaines de microns.
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Avantageusement encore, chaque couche électriquement conductrice ayant une épaisseur comprise entre 1 et 200 µm.
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Avantageusement, chaque couche d'absorption est en un ou plusieurs matériaux viscoélastiques purs ou chargé(s) de particules, fonctionnalisées ou non. Il peut s'agir d'un élastomère comme le polydiméthylsiloxane (PDMS).
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Avantageusement encore, chaque couche d'absorption est sous la forme d'une couche mince, d'une grille, d'un textile, éventuellement non-tissé, constitué de fibres, fils ou brins, revêtu(e) d'un revêtement absorbant viscoélastique.
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Avantageusement encore, chaque couche d'absorption peut présenter des reliefs et/ou des creux, notamment sous la forme d'une ondulation sinusoïdale de surface. Une ondulation sinusoïdale de surface peut avoir une période de quelques mm, et une amplitude de quelques centaines de microns.
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Avantageusement encore, chaque couche d'absorption a une épaisseur comprise entre 1 et 1000 µm.
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L'invention a enfin pour objet un procédé de réalisation d'un précipitateur/collecteur électrostatique, comprenant au moins une électrode de collecte, comprenant les étapes suivantes :
- a/ fourniture d'un ensemble de film(s) pelable(s) tel que décrit précédemment;
- b/ retrait par pelage d'une des couches de protection de sorte à rendre apparent l'adhésif ;
- c/ report de l'ensemble sur l'électrode de collecte par application de l'adhésif sur cette dernière ;
- d/ retrait par pelage de l'autre des couches de protection de sorte à mettre en contact la couche d'absorption la plus éloignée de l'électrode de collecte avec l'air ou un aérosol. Selon un mode de réalisation avantageux, le procédé comprend, après un cycle initial de fonctionnement du précipitateur/collecteur électrostatique, les étapes ultérieures suivantes :
- e/ mise hors tension du précipitateur/collecteur électrostatique ;
- f/ retrait par pelage du film le plus éloigné de l'électrode de collecte de sorte à mettre en contact la couche d'absorption du film sous-jacent en contact avec l'air ou l'aérosol.
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Selon un mode de réalisation encore plus avantageux, le procédé comprend, après chaque cycle de fonctionnement du précipitateur/collecteur électrostatique, suivant le cycle initial, la réitération des étapes e/ et f/ jusqu'à mettre en contact la dernière couche d'absorption restante, en contact avec l'air ou l'aérosol.
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Ainsi, l'invention consiste essentiellement à appliquer sur une électrode de collecte «classique » d'un électrofiltre un ensemble d'un empilement de films fixés pelables l'un sur l'autre, comprenant chacun une couche électriquement conductrice revêtue d'une couche d'absorption des particules et des molécules gazeuses d'un flux à traiter.
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Chaque couche électriquement conductrice qui est reliée à l'électrode de collecte a pour fonction de servir d'électrode pour établir le champ électrique inter-électrodes nécessaire à la collecte des particules.
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Chaque couche absorbante au contact du flux à traiter a pour fonction de piéger les particules ou les molécules gazeuses déposées en surface. Chaque couche absorbante permet d'augmenter l'efficacité de l'électrofiltre, grâce à:
- une adhérence de surface supérieure à celle d'une surface métallique comme celle d'une électrode de collecte selon l'état de l'art ;
- une absorption des polluants, mécanisme permettant de renouveler la surface ;
- la possibilité de suivre l'état de saturation de chaque couche absorbante pelée après un cycle, par mesure physique (optique, électrique, capacitive...)
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Les avantages de l'invention sont nombreux parmi lesquels on peut citer :
- une simplification de la maintenance d'un électrofiltre comparativement à ceux de l'état de l'art: pas d'outillage ni de liquide et/ou détergent à utiliser, pas de transfert de pollution à gérer ;
- une efficacité accrue de l'épuration : pas de risque de ré-envol des polluants dans le volume gazeux, pas de réentrainement, les surfaces absorbantes étant véritablement renouvelées après chaque cycle de maintenance. Autrement dit, à chaque remise en service, la surface absorbante au contact de l'air pollué est neuve et vierge ;
- une sécurité pour l'opérateur lors de la maintenance : pas de liquide de rinçage à utiliser, pas de pulvérulence, une action simple de pelage à réaliser ;
- un traitement/recyclage aisé des déchets: chaque film pelable confine la pollution et peut entrer dans une filière courante de recyclage comme l'incinération ou spécifique, par exemple pour récupérer et donner une seconde vie aux particules collectées ;
- la possibilité d'instrumenter un électrofiltre selon l'invention afin de connaitre le nombre de films pelables restant sur l'électrode de collecte et de connaitre l'état d'encrassement de l'ensemble de films ;
- la possibilité d'utiliser chacun des films pelables pour une analyse à posteriori des polluants collectés (contamination des locaux, incidents process...). D'ailleurs, chaque film pelable peut être positionné aisément sur des surfaces sous tension ou non, autres que les électrodes de collecte.
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Autrement dit, l'invention permet de pallier les inconvénients des électrofiltres selon l'état de l'art, et notamment :
- de réduire voire supprimer leur perte d'efficacité lié au phénomène de réentrainement des particules ;
- de réduire voire supprimer leur perte d'efficacité et leur manque de fiabilité lié à la difficulté de garantir qu'à l'issue de l'étape de nettoyage des plaques collectrices selon l'état de l'art, la surface des électrodes soit véritablement décontaminée et exempte de pollution ;
- de garantir la sécurité de l'opérateur lors de l'opération de maintenance liée à la pulvérulence des particules : en effet, les particules collectées sur les plaques de collecte selon l'état de l'art sont liées entre elles et à la surface même des électrodes par des forces électrostatiques pouvant être considérées comme faibles. Par conséquent, lors de la maintenance une remise en suspension dans le volume gazeux est possible, ce que les couches absorbantes selon l'invention évitent ;
- de garantir la sécurité à la remise en service de l'appareil après maintenance : Toutes les surfaces internes d'un électrofiltre ou purificateur d'air selon l'état de l'art n'étant pas accessibles, la pollution peut s'accumuler, certaines zones piéger l'eau ou rester humides.
- de réaliser une filtration à la fois des gaz et des particules.
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D'autres avantages et caractéristiques ressortiront mieux à la lecture de la description détaillée, faite à titre illustratif et non limitatif, en référence aux figures suivantes.
Brève description des dessins
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- [Fig 1A] la figure 1A est une vue schématique d'une première configuration d'électrode pour obtenir un effet couronne par décharge électrique.
- [Fig 1B] la figure 1B est une vue schématique d'une deuxième configuration d'électrode pour obtenir un effet couronne par décharge électrique.
- [Fig 1C] la figure 1C est une vue schématique d'une troisième configuration d'électrode pour obtenir un effet couronne par décharge électrique.
- [Fig 1D] la figure 1D est une vue schématique d'une quatrième configuration d'électrode pour obtenir un effet couronne par décharge électrique.
- [Fig 1E] la figure 1E est une vue schématique d'une cinquième configuration d'électrode pour obtenir un effet couronne par décharge électrique.
- [Fig 2] la figure 2 est une vue schématique en coupe longitudinale d'un précipitateur électrostatique à double étage, i.e. avec un étage formant un ioniseur et un étage formant un collecteur des particules, dans la continuité de l'ioniseur.
- [Fig 3] la figure 3 est une vue schématique d'un exemple de précipitateur électrostatique avec une électrode de collecte revêtue d'un ensemble de films pelables conforme à l'invention.
- [Fig 4] la figure 4 est une illustration schématique du pelage de films d'un ensemble conforme à l'invention.
- [Fig 5] la figure 5 est une vue schématique d'un unique film conforme à l'invention.
- [Fig 6] la figure 6 illustre schématiquement un ensemble à empilement de films pelables selon l'invention revêtu de part et d'autre d'une couche de protection pelable avant mise en place dans un précipitateur/collecteur électrostatique.
- [Fig 7A] la figure 7A illustre schématiquement une première étape d'un procédé de réalisation d'un précipitateur/collecteur électrostatique selon l'invention.
- [Fig 7B] la figure 7B illustre schématiquement une deuxième étape d'un procédé de réalisation d'un précipitateur/collecteur électrostatique selon l'invention.
- [Fig 7C] la figure 7C illustre schématiquement une troisième étape d'un procédé de réalisation d'un précipitateur/collecteur électrostatique selon l'invention.
- [Fig 7D] la figure 7D illustre schématiquement une quatrième étape d'un procédé de réalisation d'un précipitateur/collecteur électrostatique selon l'invention.
- [Fig 7E] la figure 7E illustre schématiquement une étape d'un procédé de réalisation d'un précipitateur/collecteur électrostatique selon l'invention, après un premier cycle d'utilisation.
- [Fig 7F] la figure 7F illustre schématiquement une étape de fonctionnement d'un précipitateur/collecteur électrostatique selon l'invention après l'étape selon la figure 7E.
- [Fig 8] la figure 8 est une représentation schématique d'un dispositif d'essais expérimentaux d'efficacité d'un précipitateur/collecteur électrostatique conforme à l'invention.
- [Fig 9] la figure 9 illustre sous forme de courbes le résultat des essais conduits avec le dispositif de la figure 8.
- [Fig 10] la figure 10 illustre la répartition de la granulométrie de particules de TiO2 générées par atomisation et destinées à être collectées par un prototype d'un film conforme à l'invention.
- [Fig 11] la figure 11 illustre un autre dispositif expérimental destiné à des essais de remise en suspension de particules de TiO2 ayant été préalablement collectées par un film conforme à l'invention sur une électrode de collecte ou sur une électrode de collecte nue.
- [Fig 12] la figure 12 illustre la mesure de la concentration des particules collectées lors du soufflage par le dispositif de la figure 11 selon différentes configurations d'électrode de collecte.
Description détaillée
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Dans l'ensemble de la présente demande, les termes « entrée », « sortie », « amont » et « aval » sont à comprendre par référence par rapport au sens du flux d'aspiration au travers d'un précipitateur électrostatique selon l'invention. Ainsi, l'orifice d'entrée désigne l'orifice du dispositif par lequel l'air à purifier est aspiré tandis que celui de sortie désigne celui par lequel le flux d'air sort.
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Les figures 1A à 2 ont déjà été commentées en préambule. Elles ne sont pas détaillées ci-après.
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Par souci de clarté, un même élément selon l'art antérieur et l'invention est désigné par la même référence numérique.
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On précise que dans l'ensemble des figures 3 à 6, le plan xOy est dans le plan de l'électrode de collecte 30.
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On a représenté en figure 3 un exemple de précipitateur électrostatique 3 selon l'invention. Le précipitateur 3 comprend au moins une plaque électriquement conductrice formant une électrode de collecte 30 reliée à la masse non représentée.
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Un ensemble 5 de film(s) pelables est appliqué sur l'électrode de collecte 30.
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Dans l'exemple illustré, l'ensemble comprend un empilement de trois films 50.1, 50.2, 50.3 fixés pelables l'un sur l'autre comme montré partiellement en figure 4, étant comme représenté en figure 4.
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Comme montré en figure 5, chaque film 50 comprend au moins une couche 51 électriquement conductrice destinée à être reliée électriquement à l'électrode de collecte 30 et une couche 52 d'absorption des particules et des gaz. Une des faces principales de la couche électriquement conductrice 51 est recouverte de la couche d'absorption 52.
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La couche conductrice 51 a pour fonction de servir d'électrode reliée à l'électrode de collecte 30 équipant de base le précipitateur, afin d'établir un champ électrique inter-électrodes nécessaire à la collecte des particules. Cette couche 51 peut être en un seul matériau ou un assemblage de matériaux conducteurs, par exemple choisis parmi Al, Au, un acier inoxydable, Cu... A titre d'exemple, son épaisseur peut être de 50µm.
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La couche absorbante 52, au contact du flux gazeux à traiter, a pour fonction de piéger les particules ionisées et les molécules gazeuses déposées en surface. Cette couche présente une adhérence à la surface élevée. Cette couche 51 peut être en un seul matériau ou un mélange de matériaux viscoélastiques purs ou mélanges, par exemple le polydiméthylsiloxane (PDMS). A titre d'exemple, son épaisseur peut être de 15 µm.
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Dans l'empilement de l'ensemble, les couches électriquement conductrices 51.1, 51.2, 51.3 des trois films sont reliées électriquement entre elles par exemple par un dépôt d'un matériau électriquement conducteur 53 sur le chant des films 50.1, 50.2, 50.3.
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Dans la configuration de fonctionnement initiale du précipitateur 3 et avant pelage successif des films 50.2, 50.3, chaque couche d'absorption 52.1, 52.2, 52.3 est recouverte de la couche électriquement conductrice d'un des autres films, à l'exception de la couche d'absorption 52.3 la plus éloignée de l'électrode de collecte 30 qui est en contact avec l'air ou un aérosol. Dans cette configuration initiale montrée en figure 3, un champ électrique est établi sous l'action d'une haute tension de polarisation. Les opérations de collection de polluants gazeux et de particules ionisées s'effectuent sur la plaque de collecte 30 et donc par la continuité électrique garantie entre cette dernière et les couches électriquement conductrices 51.1 à 51.3, directement dans la couche d'absorption 52.3 la plus éloignée de la plaque 30.
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Pour assurer l'application de l'ensemble 5 sur l'électrode de collecte 30, la couche électriquement conductrice 51.1 d'un des films 51 comprend un adhésif 54 à appliquer directement sur l'électrode de collecte 30.
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Avant d'appliquer l'ensemble 5 de films sur une électrode de collecte 30, l'ensemble 5 est pourvu de deux couches de protection pelables 54, 55 respectivement de part et d'autre de son empilement (figure 6). Ainsi, la couche électriquement conductrice 51.1 du film 50.1 et la couche absorbante 52.3 du film 50.3 sont chacune recouvertes d'un revêtement protecteur pelable 54, 55, afin de garantir l'intégrité des propriétés de surface et ce jusqu'à la mise en œuvre de l'ensemble 5.
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Chacune des couches 54, 55 peut être en polyéthylène (PE). A titre d'exemple, son épaisseur peut être de 100 µm.
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On décrit maintenant en référence aux figures 7A à 7F, les différentes étapes d'un procédé de réalisation d'un précipitateur/collecteur 3 muni d'un ensemble 5 de films selon l'invention, avant et après un cycle de fonctionnement complet.
- Etape a/ : on fournit un ensemble de film(s) pelable(s) 5 à trois films 50.1, 50.2, 50.3 protégé par les deux couches de protection 54, 55 de part et d'autre de l'empilement (figure 7A).
- Etape b/ : on retire par pelage la couche de protection 54 de sorte à rendre apparent l'adhésif 56 qui va permettre le report de l'ensemble 5 sur l'électrode de collecte 30 (figure 7B, traction T sur la couche 54).
- Etape c/: on reporte alors l'ensemble 5 sur l'électrode de collecte 30 par application de l'adhésif 56 sur cette dernière (figure 7C).
- Etape d/ : on retire par pelage la couche de protection 55 de sorte à mettre en contact la couche d'absorption 52.3 la plus éloignée de l'électrode de collecte avec l'air ou un aérosol (figure 7C).
On peut alors faire fonctionner le précipitateur électrostatique 3 dont l'électrode de collecte 30 sert de support à l'ensemble pelable équipé de l'ensemble 5 (figure 7D).
Une haute tension est appliquée, la couche conductrice 51.1 en continuité électrique avec l'électrode de collecte est à la masse. De par la continuité électrique, toutes les couches conductrices 51.1, 51.2, 51.3 sont au même potentiel que l'électrode de collecte. Soumises au déplacement du flux gazeux et à la force de Coulomb, les particules se dirigent vers la surface de l'électrode de collecte 30. Les particules venant au contact de la couche absorbante 52.3 y adhèrent et sont progressivement absorbées. Certains gaz peuvent également venir s'adsorber en surface et être aussi à terme absorbés par la couche 52.3. - Etapes e/ : Après une durée de fonctionnement correspondant à un cycle initial, une opération de maintenance consiste à couper la haute tension, c'est-à-dire à mettre hors tension le précipitateur électrostatique.
- Etape f/: on procède alors au pelage du film 50.3 le plus éloigné de l'électrode de collecte 30 et donc on le sépare du reste de l'ensemble 5 (figure 7E, figure 7F). Cette opération de pelage peut être manuelle ou mécanique.
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La couche absorbante 52.2 du film intermédiaire 50.2 est alors au contact du flux gazeux à traiter.
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A la remise en fonctionnement (mise sous tension du précipitateur 3), le champ électrique s'établit alors sur la couche conductrice 51.2 du film intermédiaire 50.2 (figure 7F).
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Le précipitateur électrostatique 3 est ainsi remis en service avec une couche absorbante neuve, et donc dans de meilleures conditions d'utilisation.
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Après un nouveau cycle de fonctionnement du précipitateur/collecteur électrostatique, suivant le cycle initial, on peut réitérer les étapes e/ et f/ jusqu'à mettre en contact la dernière couche d'absorption restante 52.1, en contact avec l'air ou l'aérosol.
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Chaque couche absorbante 52.1, 52.2, 52.3 permet d'augmenter l'efficacité de l'électrofiltre 3 grâce à:
- une adhérence de surface supérieure à celle d'une surface métallique comme celle d'une électrode de collecte selon l'état de l'art ;
- une absorption des polluants, mécanisme permettant de renouveler la surface ;
- la possibilité de suivre l'état de saturation de chaque couche absorbante pelée après un cycle, par mesure physique (optique, électrique, capacitive...)
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Les inventeurs ont réalisé trois types d'essais expérimentaux en laboratoire afin de prouver la faisabilité d'un film pelable 50 conforme à l'invention, et de mettre en évidence l'efficacité de filtration et de rétention des particules de particules et de gaz pour un électrofiltre 3 équipé d'un film pelable 50.
Essais N°1 :
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Ces essais consistent à réaliser un film pelable 50.
Choix du matériau
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La couche absorbante 52 peut être formée par un polymère viscoélastique comme par exemple, le polydiméthylsiloxane (PDMS) dont la formule brute est (C2H6OSi)n où n est le nombre de répétitions.
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Les avantages du PDMS au regard de la fonction souhaitée de couche d'un film pelable 50 selon l'invention sont nombreux:
- son domaine de température d'utilisation est large, typiquement entre -50°C et 200°C ;
- en fonction de la taille de la chaine de monomères, le PDMS a une viscosité ajustable : avec un n faible, l'état est liquide, tandis qu'avec un n élevé, l'état est solide. Il peut donc aussi bien agir comme un liquide visqueux ou comme un élastique rigide, semblable au caoutchouc ;
- le module d'élasticité (module d'Young) E du PDMS, de valeur typique autour de 3 MPa, est ajustable et change en fonction de son état de réticulation ;
- le PDMS est un élastomère hydrophobe à cause des groupes méthyls présents en surface. Les solvants polaires comme l'eau ont du mal à mouiller (angle de contact à 110°C) alors que les contaminants hydrophobes peuvent facilement s'adsorber à la surface ;
- le PDMS est perméable au gaz, les molécules peuvent donc diffuser en son sein;
- en présence d'une pollution de surface, le PDMS se réorganise pour retrouver un équilibre chimique en surface, ceci se traduit par l'encapsulation des agents polluants. La cinétique de ce phénomène dépend du degré de réticulation et donc de la viscosité. La chimie de surface tend à rester hydrophobe spontanément, ceci est possible grâce aux bas poids moléculaires (-CH3 non réticulés) qui remontent à la surface et du réarrangement des chaines pour minimiser l'énergie (réorientation des groupes polaires de la surface vers le volume ou des groupes non polaires du volume vers la surface) ;
- le PDMS est inerte chimiquement ;
- le PDMS est peu coûteux ;
- le PDMS est non toxique ;
- le PDMS présente une bonne déformabilité en traction et en compression ;
- le PDMS peut incorporer aisément des charges ;
- le PDMS peut être optiquement transparent.
Protocole de synthèse
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Le PDMS est un élastomère qui polymérise par polyaddition d'un agent de réticulation, typiquement dans un rapport base/agent réticulant égal à 10/1 en masse.
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Le produit initial choisi est le produit commercialisé sous la dénomination Sylgard 184™ de la société Dow Corning.
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Les différentes étapes successives, appliquées à ce produit sont les suivantes:
- mélange de la base et de l'agent réticulant dans un rapport de 10/1 en masse ;
- dégazage des bulles formées par mise sous vide à température ambiante ;
- dispense du mélange sur le substrat ;
- réalisation d'un échantillon sous la forme d'une couche mince et uniforme par technique d'enduction par centrifugation (en anglais « spin coating ») à un régime de 3000 tr/min pendant 60s ;
- réticulation de la couche obtenue à une température de 100°C pendant une durée de 20 min à pression atmosphérique : l'épaisseur de la couche obtenue est de 15µm ;
- refroidissement de la couche mince d'échantillon à température ambiante ;
- stockage de l'échantillon dans un sachet pour protéger la surface jusqu'à utilisation.
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Au final, la couche absorbante de PDMS obtenue, faiblement réticulée, présente une bonne adhérence de surface et permet une rupture adhésive (RA), afin de constituer une partie d'un film ensemble pelable 5 selon l'invention.
Essais N°2:
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Ces essais ont pour finalité de prouver l'efficacité de filtration d'un électrofiltre 3 dont une électrode de collecte 30 est revêtu d'un film pelable 50 selon l'invention.
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Autrement dit, il s'agit de montrer que la présence de la couche absorbante de PDMS, obtenue selon les essais N°1, sur l'électrode de collecte n'altère pas l'efficacité de filtration de l'électrofiltre.
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L'expérimentation consiste à réaliser des mesures comparatives d'efficacité en utilisant un électrofiltre de laboratoire comportant une électrode collectrice de surface égale à 50x50mm2.
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Le premier essai de filtration, à titre d'essai comparatif, met en œuvre une électrode collectrice sous la forme d'un film fin unique d'aluminium, d'épaisseur égale à 100µm, et de surface 50x50mm2.
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Le deuxième essai est réalisé avec le même film d'aluminium recouvert de la couche absorbante en PDMS, réalisée selon les essais N°1.
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Pour réaliser les mesures, les inventeurs ont mis en œuvre le dispositif expérimental 10, illustré en figure 8. Une solution 11 de chlorure de potassium (KCl) est atomisée par un atomiseur 12, afin de créer un aérosol monodispersé de particules KCl, de 80nm de diamètre aspiré par une pompe 13, afin d'être électriquement chargé par un électrofiltre 3 muni ou non de la couche absorbante en PDMS.
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Plus précisément, une fois généré l'aérosol passe au travers d'un dessiccant 14, puis d'un neutraliseur bipolaire 16 à l'intérieur duquel se trouve une source radioactive de Kr 85. Le neutraliseur bipolaire 16 a pour fonction de forcer l'aérosol à être à l'équilibre de Boltzmann, afin de s'affranchir de tout autre effet de charge qui viendrait fausser la mesure. Par un filtre 15 à air à haute efficacité (HEPA) passe de l'air filtré venant de la pièce pour constituer un apport gazeux supplémentaire à l'entrée du neutraliseur 16.
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Au cours des essais, le débit de l'aérosol est fixé à 2 L/min comme mesuré par le débitmètre 17 de masse d'air (DMA) en amont de l'électrofiltre 3. La tension appliquée à l'électrofiltre 3 varie de 0 à 10kV.
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La concentration particulaire est mesurée en amont et en aval de l'électrofiltre 3 par un Compteur de Noyau de Condensation respectivement 18 et 19.
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L'efficacité obtenue pour chacun des électrofiltres testés 3 est le rapport entre la concentration particulaire amont et celle aval.
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Le résultat des mesures est montré sous formes de courbes en figure 9.
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A la lecture de ces courbes, il en ressort que la performance de filtration peut être considérée comme équivalente entre une configuration à électrode de collecte 3 à film d'aluminium nu et une configuration avec couche absorbante en PDMS déposée sur le film d'aluminium. Autrement dit, on peut en conclure qu'une couche absorbante en PDMS ne gêne absolument pas le collection électrostatique des particules.
Essais N°2:
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Ces essais consistent à montrer qu'il n'y a pas de remise en suspension dans l'aérosol de particules préalablement piégées par une couche absorbante.
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Autrement dit, il s'agit de démontrer par la mesure qu'une couche absorbante conforme à l'invention piège effectivement les particules.
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Le test consiste à polluer (contaminer) de façon contrôlée avec des nanoparticules de TiO2 deux électrodes de collecte, l'une constituée d'un film fin d'aluminium nu d'épaisseur égale à 100µm et de surface 50x50mm2, l'autre d'un film fin d'aluminium d'épaisseur égale à 100µm et de surface 50x50mm2 recouvert d'une couche absorbante en PDMS, réalisée selon les essais N°1.
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Pour ce faire, on génère des nanoparticules de TiO2 par atomisation d'une solution de 2000ppm de Ti dans un tunnel vertical prévu à cet effet durant 5h, afin de contaminer la surface des électrodes de collecte susmentionnées.
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La figure 10 montre la granulométrie des nanoparticules TiO2 générées.
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Puis on procède à un essai de remise en suspension par soufflage.
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Le soufflage avec un jet d'air comprimé sur les électrodes de collecte permet d'observer ou non le ré-envol des particules préalablement déposées, et donc de démontrer l'adhérence des particules à la surface des électrodes de collectes.
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On utilise pour ces essais les électrodes de collecte contaminées avec les nanoparticules de TiO2 selon l'étape précédente.
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Cette étape de soufflage est réalisée au moyen d'un dispositif illustré en figure 11 : chaque électrode de collecte E est positionnée dans une boîte à gants, puis on vient la souffler à l'aide d'une soufflette 5 à air comprimé, typiquement à une pression de 2 bars. Un cône de prélèvement 6 est positionné à proximité de la surface de l'électrode de collecte E pour prélever les nanoparticules qui subissent donc un ré-envol. Le cône 6 est relié en aval à un compteur de particules non représenté, commercialisé sous la dénomination TSI 3775.
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Les mesures effectuées par le compteur de particules sont donc celles de l'émission particulaire lié au ré-envol des nanoparticules de TiO2.
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On précise que les mesures ont également été réalisées sur une électrode de collecte sous la forme d'un film fin en aluminium, d'épaisseur 100µm et de surface 50x50mm2, qui n'a pas été préalablement contaminée, afin de servir de référence.
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La figure 12 illustre sous forme d'une courbe, les mesures de concentration particulaire obtenues lors du soufflage dans les trois configurations d'électrode de collecte évoquées précédemment.
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On précise que sur ce graphe :
- l'électrode de collecte de référence, i.e. celle en aluminium non préalablement contaminé, est notée « plaque vierge » ;
- l'électrode de collecte avec uniquement un film d'aluminium et contaminée aux particules de TiO2 est notée « plaque chargée » ;
- l'électrode de collecte avec un film d'aluminium revêtu d'une couche absorbante en PDMS contaminée aux particules de TiO2 est notée « plaque chargée avec film».
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Il ressort du graphe de cette figure 12, qu'il n'y a pas de particules réémises dans le cas de l'électrode de collecte non contaminée, de référence et dans le cas de l'électrode avec la couche absorbante. En revanche, il y a une réémission de particules avec l'électrode uniquement en aluminium contaminée au préalable en surface par les particules de TiO2. L'efficacité de rétention de particules par une couche absorbante en PDMS est donc prouvée. L'invention n'est pas limitée aux exemples qui viennent d'être décrits; on peut notamment combiner entre elles des caractéristiques des exemples illustrés au sein de variantes non illustrées.
Liste des documents cités
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- [1]: R. Gouri, « Optimisation électrique et géométrique d'un électrofiltre à barrière diélectrique en configuration fil-tube carré. Application aux particules submicroniques », thèse de l'Université de Poitiers, 2012.
- [2]: W. Hinds, « Aerosol Technology », 2nd Edition, 1999.
- [3]: S. Souakri, « Optimisation des performances d'un procédé industriel d'électrofiltration alimenté par hautes puissances pulsées », thèse de l'Université de Pau et des pays de l'Adour, 2016.
- [4] : D. Blanchard, « Collecte des fines particules et caractérisation des couches de poussière dans un précipitateur électrostatique », thèse de l'Université Joseph Fourier Grenoble 1, HAL Id: tel-01691130, 2001.
- [5]: B Benamar, « La faisabilité de l'électrofiltration d'une atmosphère chargée en poussières de bois : étude expérimentale et numérique », thèse de l'Université Henri Poincaré, Nancy 1, 13 novembre 2008.
- [6]: Hak-Joon Kim et al., «Air cleaning performance of a novel electrostatic air purifier using activated carbon fiber filter for passenger cars», Proc. 2016 Electrostatics Joint Conference.