Procédé et dispositif de formation d' un signal mixé numérique audio, procédé et dispositif de séparation de signaux, et signal correspondant La présente invention concerne un procédé destiné à séparer au moins un des signaux sources composant un signal global numérique audio. L ' invention concerne également un procédé de formation d ' un signal global numérique audio permettant la séparation ultérieure d ' au moins un signal source le composant. Enfin, l ' invention concerne des di spositifs destinés à mettre en œuvre ces procédés.
Le mixage de signaux consiste à sommer plusieurs signaux, appelés signaux sources, pour obtenir un ou plusieurs signaux composites, appelés signaux mixés . Dans les applications audi o notamment, le mixage peut consi ster en une simple étape d ' addition des signaux sources ou peut également comprendre des étapes de filtrage des signaux avant et/ou après l ' addition. Par ailleurs, pour certaines applications telles que le compact-di sc audio, les signaux sources peuvent être mixés de manière différente pour former deux signaux mixés correspondant aux deux voies (gauche et droite) d ' un signal stéréo.
La séparation de sources consiste à estimer des signaux sources à partir de l ' ob servation d' un certain nombre de signaux mixés différents formés à partir de ces mêmes signaux sources. L ' obj ectif est généralement de rehausser, voire si possible d' extraire complètement un ou plusieurs signaux sources cibles. La séparation de sources est notamment difficile dans les cas dits « sous-déterminés » dans lesquel s on di spose d' un nombre de signaux mixés inférieur au nombre de s signaux sources présents dans les signaux mixés. L ' extraction est dans ce cas très difficile voire impossible en rai son de la faible quantité d' information di sponible dans ces signaux mixés par rapport à celle présente dans les signaux sources . Les signaux de musique sur compact-di sc audio en sont un exemple particulièrement représentatif car on ne di spose que de deux voies stéréo (c' est-à-dire deux signaux mixés gauche et droite), généralement très redondantes, pour un grand nombre potentiel de signaux sources.
Il existe plusieurs types d'approches dans la séparation de signaux sources : parmi elles la séparation aveugle, l'analyse de scènes auditives computationnelle, et la séparation basée sur des modèles. La séparation aveugle est la forme la plus générale, dans laquelle aucune information sur les signaux sources ni sur la nature des signaux mixés n'est connue à priori. On fait alors un certain nombre d'hypothèses sur ces signaux sources et les signaux mixés (par exemple que les signaux sources sont statistiquement indépendants) et on estime les paramètres d'un système de séparation en maximisant un critère basé sur ces hypothèses (par exemple en maximisant l'indépendance des signaux obtenus par le dispositif de séparation). Cependant, cette méthode est utilisée généralement dans les cas où l'on dispose de nombreux signaux mixés (au moins autant que de signaux sources) et n'est donc pas applicable aux cas sous-déterminés dans lesquels le nombre de signaux mixés est inférieur au nombre de signaux sources.
L'analyse de scènes auditives computationnelle consiste en une modélisation des signaux sources en partiels harmoniques, mais le signal mixé n'est pas décomposé explicitement. Cette méthode se base sur les mécanismes du système auditif humain pour séparer les signaux sources de la même façon que le fait notre oreille. On peut notamment citer : D.P.W. Ellis, Using knowledge to organize sound: The prediction-driven approach to computational auditory scène analysis, and its application to speech/non- speech mixture (Speech Communication, 27(3), pp. 281-298, 1999), D. Godsmark et G.J.Brown, A blackboard architecture for computational auditory scène analysis (Speech Communication, 27(3), pp. 351-366, 1999), de même que T. Kinoshita, S. Sakai, et H. Tanaka, Musical sound source identification based on frequency component adaptation (In Proc. IJCAI Workshop on CASA, pp. 18-24, 1999). Cependant, l'analyse de scènes auditives computationnelle conduit généralement à de mauvais résultats sur la séparation de signaux sources, en particulier dans le cas de signaux audio.
Une autre forme de séparation repose sur une décomposition du mélange sur une base de fonctions adaptées. Il en existe deux grandes
catégories : la décomposition parcimonieuse temporelle et la décomposition parcimonieuse en fréquence.
Pour la première il s'agit de décomposer la forme d'onde du mélange, et pour l'autre il s'agit de décomposer sa représentation spectrale, en une somme de fonctions élémentaires appelées « atomes » éléments d'un dictionnaire. Divers algorithmes permettent de choisir le type de dictionnaire et la décomposition correspondante la plus vraisemblable. Pour le domaine temporel, on peut citer notamment : L. Benaroya, Représentations parcimonieuses pour la séparation de sources avec un seul capteur (Proc. GRETSI, 2001), ou P.J. Wolfe et S.J. Godsill, A Gabor régression scheme for audio signal analysis (Proc. IEEE Workshop on Applications of Signal Processing to Audio and Acoustics, pp. 103-106, 2003). Dans la méthode proposée par Gribonval (R. Gribonval and E. Bacry, Harmonie Décomposition of Audio Signais With Matching Pursuit, IEEE Trans. Signal Proc, 51(1), pp. 101-112, 2003), on classe les atomes de décomposition en sous- espaces indépendants, ce qui permet d'extraire des groupes de partiels harmoniques. Une des restrictions de cette méthode est que des dictionnaires génériques d'atomes tels que les atomes de Gabor par exemple, non adaptés aux signaux, ne donnent pas de bons résultats. De plus, pour que ces décompositions soient efficaces, il faut que le dictionnaire contienne toutes les formes translatées des formes d'ondes de chaque type d'instrument. Les dictionnaires de décomposition doivent alors être extrêmement volumineux pour que la projection et donc la séparation soient efficaces.
Pour pallier à ce problème d'invariance par translation qui apparaît dans le cas temporel, il existe des approches de décomposition parcimonieuse en fréquence. On peut citer notamment M. A. Casey et A. Westner (Séparation of mixed audio sources by independent subspace analysis, Proc. Int. Computer Music Conf. , 2000) qui ont introduit l'analyse en sous-espaces indépendants (ISA). Cette analyse consiste à décomposer le spectre d'amplitude à court terme du signal mixé (calculé par transformée de Fourier à court terme (TFCT)) sur une base d'atomes, et ensuite à regrouper les atomes en
sous-espaces indépendants, chaque sous-espace étant propre à une source, pour ensuite resynthéti ser les sources séparément. Cependant, cette approche est généralement limitée par plusieurs facteurs : la résolution de l ' analyse spectrale par TFCT, la superposition des sources dans ce domaine spectral, et l a restriction de la séparation spectrale à l ' amplitude (la phase des signaux resynthétisés étant celle du signal mixé) . Il est ainsi généralement difficile de représenter le signal mixé comme une somme de sous-espaces indépendants du fait de la complexité de la scène sonore dans le domaine spectral (imbrication forte des différentes composantes) et en rai son de l ' évolution, en fonction du temps, de la contribution de chaque composante dans le signal mixé. De fait, les méthodes sont souvent évaluées sur des signaux mixés « simplifiés » bien contrôlés (le s signaux sources sont des instruments MIDI ou sont des instruments relativement bien séparables, en nombre restreint).
On peut également citer également L . Benaroya, F . Bimbot et R. Gribonval Audio sources séparation with a single sensor (IEEE Trans . Audio, Speech, & Language Proc , 14( 1 ), 2006) qui utili sent des modèles statistiques des différentes sources. Cependant, les paramètres de ces modèles sont réglés à partir d' exemples de pi stes audio des différents instruments à séparer.
S .D . Teddy et E.Lai, Model-based approach to separating instrumental music from single track recordings (Int. Conf. Control, Automation, Robotics and Vi sion, Kunming, China, 2004) utili sent un réseau de neurones pour « apprendre » des caractéri stiques de divers instruments de musique. Il s extraient des caractéri stiques auditives du timbre du piano grâce à un modèle d' images auditives, pui s tentent de mettre en évidence ces caractéri stiques dans le mélange afin d' i soler le piano.
K. I. Molla et K. Hirose, Single-Mixture audio source séparation by subspace décomposition of Hilbert spectrum (IEEE Trans. Audio, Speech, & Language Proc , 1 5 (3 ), 2007) ont travaillé sur une séparation de sources par une décomposition du spectre de Hilbert du mélange en sous-espaces indépendants, la transformée de Hilbert
fourni ssant de meilleurs résultats de di scrimination des différentes sources que la transformée de Fourier.
N. Cho, Y. Shiu et C . -C . J. Kuo, Audio source séparation with matching pursuit and content-adaptative dictionaries (IEEE Workshop on Applications of Signal Processing to Audio and Acoustics, 2007) proposent une séparation par décomposition du mélange sur une base d' atomes de Gab or appri s pour un instrument parti culi er, et pour les différentes notes de cet instrument. Par technique de « matching pursuit », certains de ces atomes sont retenus pui s rassemblés en un sous-espace adapté à la note extraite.
Un autre type de décomposition consi ste à modéli ser l e spectrogramme de pui ssance de chaque source comme la somme de plusieurs formes spectrales non négatives. On peut citer: A. Ozerov and C . Févotte, Multichannel nonnegative matrix factorization in convolutive mixtures for audio source séparation (IEEE Trans . on Audio, Speech and Lang. Proc. Vol 1 8, no. 3 , mars 201 0) pour une présentation générale. Cette décomposition se fait par factorisation en matrices non négatives. Les principaux inconvénients d' une tell e décomposition sont que les spectrogrammes des sources doivent présenter une faible variabilité spectrale de manière à ce que la séparation soit efficace, ce qui est rarement le cas pour des signaux réel s. Pour le signal de voix par exemple, des phénomènes de vibrato provoquent constamment la violation de cette contrainte. D' autres sy stèmes tels J. -L . Durrieu, G. Richard, B . David and C . Févotte, Source/Filter Model for Main Melody Extraction From Polyphonie Audio Signais (IEEE Transactions on Audio, Speech and Language Processing, vol. 1 8 no 3 , Mars 2010) ont également été proposés .
Enfin, Y. -W. Liu, Sound source ségrégation assisted by audio watermarking (IEEE, Int. Conf. Multimedia and Expo. , pages 200-203 , 2007) propose de marquer les signaux sources avec une identification du signal source dont il s sont i ssus . En particulier, le marquage est réali sé de manière à séparer, dans le spectre fréquentiel du signal mixé, les fréquences i ssues de chaque signal source. Cependant, le nombre de sources pouvant ainsi être séparées est limité. De plus, il
n' est pas envi sageable de marquer toutes les fréquences contenues dans un signal source : il peut y avoir alors superposition d ' une fréquence non-marquée d' un signal source avec une fréquence marquée de l ' autre signal source, provoquant ainsi des erreurs d' estimation se répercutant sur le résultat de la séparation.
Pour toutes ces études, les tests sont effectués sur des mélanges artificiel s peu réali stes et en conditions très contrôlées par rapport aux cas réel s auxquel s il s sont destinés à s' appliquer. Dans tous les cas, les tests ne sont général ement pas réali sés sur des signaux de plusieurs minutes. Par ailleurs, les méthodes présentées ci-dessus se concentrent sur le cas d' un seul mélange et ignorent le cas des mélanges stéréo.
D ' autre part, les méthodes de séparation basées sur des mélanges sous-déterminés présentent une efficacité limitée en rai son du manque d' informations di sponibles, autres que celles fournies par les signaux mixés eux-mêmes .
Un but de la présente invention est donc de proposer un procédé permettant de séparer un signal source compri s dans un ou plusieurs signaux mixés, de manière plus efficace. En particulier, un but de l ' invention est de proposer un procédé de séparation d' un signal source dans les cas dits « sous-déterminés » dans lesquels le nombre de signaux mixés est inférieur au nombre de signaux sources . Un but de l ' invention est de proposer un procédé permettant de séparer un signal source compri s dans un ou plusieurs signaux mixés, grâce à une information de taille réduite.
A cet effet, dans un mode de réali sation, il est proposé un procédé de formation d' un ou plusieurs signaux mixés numéri ques audio à partir d ' au moins deux signaux sources numériques audio, dans lequel le ou les signaux mixés numériques audio sont formés par mixage des signaux sources numériques audio . Une grandeur caractéri stique numérique d' au moins un signal source numéri que audio est compressée en une suite de bits, et ladite suite de bits est insérée dans ledit signal source numérique audio ou dans le ou les signaux mixés numériques audio, de manière peu ou pas audible. La grandeur caractéri stique numérique est la répartition temporelle,
spectrale ou spectro-temporelle dudit signal source numérique audio ou la contribution temporelle, spectrale ou spectro-temporelle dudit signal source numérique audio dans le ou les signaux mixés, ou ledit signal source numérique audio .
II est également proposé un procédé de séparation destiné à séparer, au moins partiellement, au moins un signal source numérique audio contenu dans un ou plusieurs signaux mixés numériques audio obtenus précédemment. Selon le procédé, on extrait la suite de bits du ou des signaux mixés audio, pui s on transforme la suite de bits en une grandeur caractéri stique numérique décompressée de manière à obtenir, au moins partiellement, ledit signal source numérique audio, ou bien on extrait la suite de bits du ou des signaux mixés audio, on transforme la suite de bits en une grandeur caractéri stique numérique décompressée pui s on traite le ou les signaux mixés en fonction de ladite grandeur caractéri stique numérique décompressée de manière à obtenir, au moins partiellement, ledit signal source numérique audio . La transformation de la suite de bits en une grandeur caractéri stique numérique décompressée peut être une décompression audio ou une décompression d' image.
L ' association de procédés de compression, d' insertion et de séparation de sources permet une amélioration de l ' efficacité de séparation d' un signal source à partir d' un ou des signaux mixés, dans la mesure où il s' agit d' une séparation informée : on connaît, au moment de la séparation, des informations sur au moins un signal source avant mixage. En particulier, dans les cas dits « sous- déterminé », même avec un seul signal mixé, la séparation reste possible grâce aux informations relatives aux signaux sources eux- mêmes, qui sont insérées dans le signal mixé, et ceci même avec un nombre élevé de signaux sources .
La compression numérique, ou codage de source, consi ste à transformer une suite de bits représentant une grandeur numérique en une suite de bits plus courte, formant une grandeur compressée . La décompression (ou décodage) est l a transformation inverse permettant de retrouver (à l ' identique dans le cas sans perte, et avec une
dégradation dans le cas avec pertes) la grandeur initiale décompressée à partir de la suite de bits réduite. La qualité de la compression, c' est- à-dire la fidélité de l a grandeur compressée pui s décompressée par rapport à la grandeur initiale, dépend notamment du type de compression et de la taille de la grandeur compressée. Ainsi, dans l a présente invention, la grandeur caractéri stique numérique d' au moins un signal source est compressée, c' est-à-dire est transformée en une suite de bits (en une grandeur caractéri sti que numérique compressée) comprenant moins de bits que la grandeur caractéri stique numérique initiale (non compressée) . En particulier, la suite de bits pourra présenter un nombre de bits deux foi s, préférentiellement cinq foi s, et encore plus préférentiellement dix foi s, inférieur au nombre de bits de la grandeur caractéri stique. En fonction de la taille di sponible pour insérer la grandeur caractéri stique numérique compressée dans le signal mixé et/ou de la qualité souhaitée pour la séparation de s signaux sources, la compression de la grandeur caractéristique pourra être réali sée par un algorithme sans perte ou par un algorithme avec perte . Dans ce dernier cas, différents réglages peuvent éventuellement permettre de contrôl er le compromi s entre la taille de l ' information compressée et la qualité de la fidélité de la grandeur caractéri stique numérique décompressée. La compression/décompressi on permet d' augmenter la qualité de la séparation des signaux sources, pour une même capacité d' insertion d' information dans le ou les signaux mixés. Il est alors possible d' obtenir des grandeurs compressées et des grandeurs décompressées de manière rapi de, avec des tailles contrôlables, en particulier petites, tout en conservant une séparation efficace.
La répartition temporelle, spectrale ou spectro-temporelle des signaux sources peut être en module ou en énergi e. De même, la contribution temporelle, spectrale ou spectro-temporelle des signaux sources dans le ou les signaux mixés peut être en pourcentage et représenter la contribution en énergie ou en module des signaux sources dans le ou les signaux mixés . Préférentiellement, ces grandeurs sont des valeurs réelles positives .
Selon un mode de mi se en œuvre, la grandeur caractéristique numérique du signal source est ledit signal source numérique audio, et ledit signal source numérique audio est compressé par un moyen de compression audio .
Selon ce mode de mi se en œuvre, on utili se un signal source comme grandeur caractéristique . Le signal source peut alors être compressé par un algorithme apte à compresser une grandeur à une variable . En particulier, l ' étape de compression peut être mise en œuvre par un moyen de compression audio . La compression audio peut comprendre une transformation dans un plan temp s-fréquence, une quantification scalaire de la transformée (tenant compte éventuellement de la perception auditive du signal) et un codage entropique. La compression audio peut ainsi être choi sie parmi les algorithmes MP3 ou AAC .
Selon un autre mode de mi se en œuvre, la grandeur caractéri stique numérique du signal source numérique audio est la répartition spectro-temporelle du signal source ou la contribution spectro-temporelle dudit signal source audio dans le ou les signaux mixés, et ladite grandeur caractéri stique numérique est compressée par un moyen de compression d' image.
La répartition ou la contribution spectro-temporelle du signal source numérique audio est une information de type représentation temps-fréquence dudit signal source . Il s' agit ici d' une grandeur exprimée en module ou en énergie. Une telle représentation consi ste à représenter, en énergie ou en module de l ' amplitude (c ' est-à-dire la racine carrée de l ' énergie), le signal source en fonction de deux paramètres, le temps et la fréquence. Cela correspond à l ' évolution, en énergie ou en module, du contenu fréquentiel du signal source en fonction du temp s. On obtient ainsi, pour un instant donné et une fréquence donnée, une valeur positive réelle correspondant aux composantes du signal à cette fréquence et à cet instant. Des exemple s de formulations théoriques et de mi ses en œuvre pratiques de représentations temp s-fréquence sont déj à décrites (L . Cohen : Time- Frequency Distributions, a Review, Proceedings of the IEEE, vol. 77,
N° 7, 1989 ; F. Hlawatsch, F. Auger : Temps-fréquence, concepts et outils, Hermès Science, Lavoisier 2005 ; P. Flandrin : Temps Fréquence , Hermès Science, 1998).
La répartition ou la contribution spectro-temporelle du signal source numérique audio fournissant des valeurs réelles positives en fonction du temps et de la fréquence, elle peut alors être compressée par un algorithme apte à compresser une grandeur à deux variables. En particulier, l'étape de compression peut être mise en œuvre par un moyen de compression d'image. En effet, la répartition ou la contribution spectro-temporelle du signal source numérique audio, constituée de valeurs réelles positives, peut être considérée comme une image, puis compressée en utilisant un algorithme de compression d'image, par exemple basé sur une quantification de coefficients de transformées en cosinus discrète ou en ondelette. La compression d'image consiste à représenter une information bidimensionnelle (les niveaux de gris ou les niveaux de couleurs des pixels d'une image) en une suite de bits présentant un nombre de bits plus petit que celui de la représentation de l'image initiale (sans compression). La compression d'image peut comprendre une transformation de l'information bidimensionnelle (par exemple : temps (en abscisse) - fréquence (en ordonnée)) vers un espace bidimensionnel en fréquence (par exemple : fréquence de l'information selon l'axe des abscisses et fréquence de l'information selon l'axe des ordonnées), une quantification scalaire des coefficients de l'espace bidimensionnel en fréquence (tenant compte éventuellement de la perception visuelle) et un codage entropique. La compression d'image peut ainsi être l'algorithme JPEG. La décompression (ou décodage) permet de retrouver la répartition ou la contribution spectro-temporelle du signal source numérique audio décompressée à partir de la suite de bits réduite. De nombreux algorithmes sont disponibles pour effectuer un tel traitement (J.
Woods : Multidimensional Signal, Image and Video Processing and Coding, Académie press 2006 ; R. Gonzales, R. Woods : Digital Image Processing, Prentice Hall, 2007). L'application d'algorithmes de compression d'image sur les valeurs bidimensionnelles de la
répartition ou la contribution spectro-temporelle du signal source numérique audio peut éventuellement comprendre une renormali sation de ces valeurs dans une gamme usuellement utili sée pour la compression d' image. Lors de la décompression, la dénormali sation correspondante est alors éventuellement appliquée.
Selon un mode de réali sation, la répartition spectro-temporelle du signal source ou la contribution spectro-temporelle dudit signal source audio dans le ou les signaux mixés est transformée en échelle logarithmique avant d' être compressée par le moyen de compression audio ou d' image.
Ainsi, selon l ' invention, les algorithmes de compression d' image sont utili sés non pas pour des photographies ou des dessins, mai s sur des représentations temps-fréquence, en module ou en énergie, d' un signal audio. L' utilisation des techniques mi ses en œuvre pour l es images dans le domaine du traitement audio permet d' améliorer le traitement des signaux audio, tout en bénéficiant des performances des algorithmes de compression d' images .
La suite de bits résultant de la compression des grandeurs caractéri stiques des signaux sources audio peut être insérée par tatouage dans le ou les signaux sources avant mixage et/ou dans le ou les signaux mixés après mixage.
Le tatouage (en anglai s : « watermarking ») consi ste, en toute généralité, à insérer dans un signal numérique une information binaire .
On considère dans l a suite les techniques de tatouage audio . Le tatouage d' un signal exploite les défauts du système perceptif humain pour insérer dans un signal, en l ' occurrence un signal sonore, une information qui soit de préférence imperceptible, c' est-à-dire inaudible. Typiquement, les techniques employées sont de type étalement spectral (R. Garcia : Digital watermarking of audio signais using psychoacoustic auditory model and spread spectrum theory, 107th Convention of Audio Engineering Society (AES), 1999), (Cox, I. J. , Kilian, J. , Leighton, F . T . , Shamoon, T . : Secure spread spectrum watermarking for multimédia, IEEE Transactions on Image Processing, 6( 12), pp . 1 673 - 1687, 1997). Généralement, le tatouage audio est
utilisé dans le cadre de la protection et du contrôle des droits d'auteur (« Digital Rights Management » en anglais) pour les œuvres sur support numérique, et plus généralement dans le cadre de la traçabilité d'informations sur ce type de support. On peut ainsi tatouer sur une chanson des informations permettant d'identifier l'auteur ou le propriétaire de la chanson. Dans ce cas, l'objectif est d'insérer de façon très robuste (c'est-à-dire résistante à de possibles manipulations plus ou moins licites du signal) une information de quantité relativement faible et étalée dans une large plage temps-fréquence du signal puis ajoutée à celui-ci, de sorte qu'il est très difficile de pouvoir l'isoler pour le supprimer.
Lorsqu'on connaît à l'émetteur (là où est formé le tatouage) le signal hôte, on peut parler de « tatouage informé » (« watermarking with side-information »). Le but est dans ce cas de choisir un tatouage optimal adapté au signal sur lequel il est inséré (I. J. Cox, M. L. Miller et A. L. McKellips, Watermarking as communications with side information, IEEE Proc, 87(7), pp. 1127-1141, 1999). Les contraintes à satisfaire sont d'obtenir un débit de transmission le plus élevé possible sans pour autant que le tatouage soit audible, et également d'assurer une fiabilité de transmission la meilleure possible (peu d'erreurs faites au cours de la transmission). Le tatouage pour la transmission de données est ainsi utilisé entre autre pour l'annotation de documents en vue par exemple d'une indexation dans une base de données (Ryuki Tachibana : Audio watermarking for live performance , SPIE Electronic Imaging : Security and Watermarking of Multimedia Content V, volume 5020, pp. 32-43, 2003), ou l'identification de documents dans le but d'établir des statistiques sur la diffusion de ce document par exemple (T. Nakamura, R. Tachibana & S. Kobayashi, Automatic music monitoring and boundary détection for broadcast using audio watermarking, SPIE Electronic Imaging : Security and Watermarking of Multimedia Content IV, vol 4675, pp. 170-180, 2002). Dans le cadre du tatouage pour la transmission de données, on peut citer également la technique de tatouage substitutif dans laquelle les caractéristiques du signal hôte sont remplacées par celles du
tatouage. Des exemples de tatouages substitutifs sont décrits par Chen (B. Chen et C.-E. W. Sundberg : Digital audio broadcasting in the fm band by means of contiguous band insertion and precanceling techniques, IEEE Transactions on Communications, 48(10), pp. 1634- 1637, 2000), ou encore par Bourcet (P. Bourcet, D. Masse et B. Jahan : Système de diffusion de données, 1995. Brevet d'Invention 95 06727, Télédiffusion de France).
On peut utiliser, dans le cas présent, un schéma de tatouage inspiré des travaux de Chen et Wornell (B. Chen & G. Wornell, Quantization index modulation : a class of provably good methods for digital watermarking and information embedding . IEEE Trans. Information Theory, 47, pp. 1423-1443, 2001). Dans ces travaux, le tatouage est introduit par quantification. De manière simplifiée, le tatouage est porté par une modification des niveaux de quantification, dans une des représentations du signal hôte (représentation temporelle, spectrale ou spectro-temporelle). Les performances théoriques de cette technique s'approchent du modèle de Costa (M. Costa, Writing on dirty paper, IEEE Trans. Information Theory, 29, pp. 439-441, 1983) qui fixe la limite théorique de la capacité de transmission d'une chaîne de transmission si l'on connaît à priori le signal à l'émetteur.
Dans le cas présent, le tatouage est utilisé pour insérer une information compressée relative au signal lui-même, permettant la séparation des signaux sources à partir du signal mixé. L'information insérée porte ici sur les signaux sources eux-mêmes (par exemple leur répartition dans le temps, en fréquence, ou encore dans le plan temps- fréquence, ou bien le signal source lui-même), sur les signaux sources et le signal mixé (par exemple la contribution de chaque signal source dans le signal mixé). Il s'agit ainsi de grandeurs caractéristiques des signaux sources, c'est-à-dire de descripteurs caractéristiques des signaux sources au sens du traitement du signal, ces descripteurs devant permettre d'aider à la séparation des signaux. Il s'agit donc ici d'une information à la fois relativement volumineuse, avant compression, et éventuellement répartie de façon bien localisée et bien contrôlée dans le plan temps-fréquence. En revanche, le tatouage n'a
pas besoin de présenter des propriétés particulières de robustesse, notamment par rapport à des manipulations illi cites que pourrait subir le signal . On peut considérer ainsi, comme méthodes de tatouage, les méthodes de type non-sécuritaire, c ' est-à-dire des méthodes peu robustes aux manipulations du signal mai s permettant de tatouer des informations en plus grande quantité.
La suite de bits (grandeur compressée) est tatouée dans le ou les signaux de manière à peu modifier le signal et de manière à ne pas modifier son format. En particulier, dans le cas de signaux audio, le signal tatoué reste compatible avec le ou les signaux non tatoués initiaux, par exemple si les deux versions tatouée et non tatouée du ou des signaux sont au format CD-audio, les deux versions peuvent être restituées par un lecteur classique de compact-di sc, et la valeur tatouée est insérée de manière à être peu ou pas audible. Il est alors possible de lire le ou les signaux tatoués selon des procédés déj à connus, même si la séparation de signaux n' est pas pri se en charge par ces procédés .
Selon un autre mode de mi se en œuvre, la suite de bits (grandeur compressée) peut être insérée dans un ou plusieurs segments numériques dédiés du ou des signaux mixés.
Dans ce cas, on utili se les segments fonctionnel s du ou des signaux mixés, c ' est-à-dire les segments transmettant des informations fonctionnelles et non l ' information en tant que signal (le ou les signaux résultant du mixage des signaux sources) . Les informations fonctionnelles renvoient aux caractéri stiques techniques du di spositif de formation et du dispositif de séparation, et pas uniquement à l ' information à transmettre en tant que signal .
Selon un autre mode de mi se en œuvre, la suite de bits (grandeur compressée) peut être insérée dans un ou plusieurs flux numériques dédiés du ou des signaux mixés . On considère dans ce cas que le ou les signaux mixés comprennent plusieurs flux numériques. Un ou plusieurs de ces flux numériques sont utili sés pour transmettre le ou les signaux résultant du mixage des signaux sources, et on peut utili ser un ou plusieurs des autres flux numériques pour transmettre les
suites de bits . On peut ainsi obtenir un ou plusieurs flux de transmi ssion de l ' information en tant que signal (le ou les signaux résultant du mixage des signaux sources) et un ou plusieurs flux de transmi ssion des informations fonctionnelles (notamment les grandeurs caractéri stiques des signaux sources compressées) pour séparer un ou plusieurs signaux sources du ou des signaux mixés
Selon un autre aspect, il est proposé un di spositif de formation d' un ou plusieurs signaux mixés numériques audio à partir d' au moins deux signaux sources numériques audio, comprenant un moyen de mixage desdits signaux sources numériques audio pour former le ou les signaux mixés numériques audio . Le di spositif comprend également un moyen de compression apte à compresser une grandeur caractéri stique numérique d' au moins un signal source audio en une suite de bits, et un moyen d ' insertion de ladite suite de bits dans ledit signal source audio ou dans le ou les signaux mixés audio de manière peu ou pas audible. La grandeur caractéri stique numérique est la répartition temporelle, spectrale ou spectro-temporell e dudit signal source ou la contribution temporelle, spectrale ou spectro-temporelle dudit signal source dans le ou les signaux mixés, ou ledit signal source numérique audio .
Il est également proposé un di spositif de séparation destiné à séparer, au moins partiellement, au moins un signal source numérique contenu dans un ou plusieurs signaux mixés numériques audio sortant du di spositif précédent, comprenant un moyen d ' extraction de la suite de bits représentant la grandeur caractéri stique numérique compressée et un moyen de décompression de la suite de bits en une grandeur caractéri stique numérique décompressée apte à obtenir, au moins partiellement, ledit signal source numérique audio, ou un moyen de décompression de la suite de bits en une grandeur caractéri stique numérique décompressée et un moyen de traitement du ou des signaux mixés numériques audio en fonction de la grandeur caractéri stique numérique décompressée apte à obtenir, au moins partiellement, ledit signal source numérique audio. Le moyen de décompression peut être
un moyen de décompression audio ou un moyen de décompression d' image.
Selon un mode de réali sation du di spositif de formation, l a grandeur caractéri stique numérique du signal source peut être ledit signal source numérique audio, et le moyen de compression peut être un moyen de compression audio .
Selon un autre mode de réali sation du di spositif de formation, la grandeur caractéri stique numérique du signal source numérique audio peut être la répartition énergétique spectro-temporelle dudit signal source numériques audio, ou la contribution énergétique spectro-temporell e dudit signal source numérique audio dans le ou les signaux mixés numériques audio, et le moyen de compression peut être un moyen de compression d' image.
Selon un mode de réali sation du di spositif de formation, le moyen d ' insertion est un moyen de tatouage monté en amont du moyen de mixage et est capable de tatouer la suite de bits sur l e ou les signaux sources .
Selon un autre mode de réali sation du di spositif de formation, le moyen d ' insertion est un moyen de tatouage monté en aval du moyen de mixage et est capable de tatouer la suite de bits sur le ou le s signaux mixés .
Le di spositif de formation peut également comprendre un moyen de quantification d' une représentation d' un signal, dans lequel le moyen de tatouage insère la suite de bits en utili sant des sur- niveaux de quantification de la représentation du signal . La représentation du signal peut être une représentation spectrale ou spectro-temporelle du signal.
En particulier, le moyen de quantification permet de déterminer l ' amplitude des modifications pouvant être introduites dans la représentation du signal, de manière à ce que ces modifications n' altèrent pas la qualité perçue du signal lorsque celui-ci est restitué par un di spositif de lecture classique ou par un di spositif de séparation selon l ' invention, et de mani ère à ce que ces modifications pui ssent être détectées par un di spositif de séparation selon l ' invention.
Il est ainsi possible d ' obtenir un ou des signaux tatoués avec une suite de bits, tels que la qualité du contenu sonore représenté par ce ou ces signaux tatoués est peu ou pas dégradée par rapport à celle du contenu sonore représenté par le ou les signaux initiaux. La restitution du ou des signaux tatoués par un di spositif connu permettra d' obtenir une qualité du contenu sonore peu ou pas modifiée, alors que le traitement du signal tatoué par un di spositif selon l ' invention permettra de déterminer la suite de bits dans le signal .
Alternativement, le moyen d' insertion peut être capable d' insérer la suite de bits dans un ou plusieurs segments numériques dédiés du ou des signaux mixés ou dans un ou plusieurs flux numériques dédiés du ou des signaux mixés .
Selon un autre aspect, il est proposé un ou plusieurs signaux mixés numérique audio, obtenus par mixage d' au moins deux signaux sources numériques audio, comprenant une suite de bits peu ou pas audible correspondant à une grandeur caractéristique numérique d' au moins un signal source numérique audio, la grandeur caractéristique numérique étant la répartition temporelle, spectrale ou spectro- temporelle dudit signal source ou la contribution temporelle, spectrale ou spectro-temporelle dudit signal source dans le ou les signaux mixés, ou ledit signal source numérique audio . La suite de bits peu ou pas audible peut être obtenue par une compression audio ou d' image de la grandeur caractéri stique numérique d' au moins un signal source numérique audio .
II est également proposé un support d' information, notamment compact-di sc audio, comprenant le ou les signaux mixés numériques audio selon la revendication précédente.
L ' invention sera mieux compri se à l ' étude d'un mode de réali sation particulier, pri s à titre d' exemple nullement limitatif et illustré par les dessins annexés, sur lesquel s :
- la figure 1 représente schématiquement un premier mode de réali sation d' un di spositif de formation d' un signal mixé selon l ' invention ;
- la figure 2 représente schématiquement un premier mode de réalisation d'un dispositif de séparation selon l'invention ;
-la figure 3 représente schématiquement un deuxième mode de réalisation d'un dispositif de formation d'un signal mixé selon l'invention ;
- la figure 4 représente schématiquement un deuxième mode de réalisation d'un dispositif de séparation selon l'invention ;
-la figure 5 est un organigramme d'un procédé de formation d'un signal mixé selon l'invention ;
- la figure 6 est un organigramme d'un procédé de tatouage, et
- la figure 7 est un organigramme d'un procédé de séparation selon l'invention.
Sur la figure 1, on a représenté schématiquement un premier mode de réalisation de dispositif de formation 1 d'un signal mixé. Le dispositif de formation 1 reçoit en entrée les signaux sources Si et S2, et délivre un signal mixé S0ut- On a limité ici, à des fins de simplification, le nombre de signaux sources à deux et le nombre de signaux mixés à un. Cependant, on comprendra que le nombre de signaux sources peut être beaucoup plus élevé, et que le nombre de signaux mixés est en général de deux. Par ailleurs, on considère dans la suite de la description, que les signaux sont des signaux audio. Le dispositif de formation 1 a pour but de délivrer un signal mixé Sout formé à partir des signaux sources Si, S2 et comprenant une suite de bits correspondant à la compression d'une grandeur caractéristique d'au moins un des signaux sources. On considère dans la suite de la description que le signal mixé Sout comprend les suites de bits correspondant à la compression des grandeurs caractéristiques des deux signaux sources Si et S2.
Le dispositif comprend un moyen de mixage 2. Le moyen de mixage reçoit également en entrée les signaux sources Si et S2, et délivre en sortie un signal mixé initial Smix résultant d'une combinaison des signaux sources. En particulier, le mixage peut consister en une simple sommation. Il peut aussi s'agir d'une sommation dont les coefficients affectés à chaque signal source varient
dans le temps, ou bien encore d'une sommation associée à un ou plusieurs filtres.
Le dispositif de formation 1 comprend un moyen 3 de détermination d'une grandeur caractéristique de signal. Le moyen 3 de détermination reçoit en entrée les signaux sources pour lesquels on souhaite déterminer la valeur de la grandeur caractéristique, dans le cas présent les deux signaux Si et S2.
On choisit, dans la suite de la description, un moyen de détermination 3 capable de déterminer, comme grandeur caractéristique, la répartition spectro-temporelle de l'énergie du signal considéré. Le moyen de détermination 3 comprend ainsi un moyen de transformation 4 du signal source, de manière à obtenir la représentation du signal source dans un plan temps-fréquence. La transformation en temps-fréquence du signal peut être effectuée par une transformée de Fourier discrète à court terme (TFDCT). Le signal source est alors représenté par l'ensemble des coefficients de cette TFDCT, passés en module carré pour obtenir une représentation en énergie. On obtient alors une représentation du signal source sous la forme d'une matrice comprenant des nombres réels positifs. C'est cette représentation temps-fréquence qui va être compressée pour obtenir une suite de bits correspondant à la compression de la grandeur caractéristique du signal source. Par ailleurs, le moyen de détermination 3 peut également comprendre un moyen de détection 5 permettant de traiter la matrice obtenue, c'est-à-dire permettant d'appliquer un traitement actif sur la matrice obtenue, par exemple une segmentation ou un filtre.
Le moyen de détection 5 peut par exemple, pour chaque signal source Si, S2, ne considérer que les coefficients de la représentation temps-fréquence matricielle correspondant à un certain intervalle de temps et à un certain intervalle de fréquences. On obtient ainsi une matrice ne contenant que les coefficients considérés comme pertinents par le moyen de détection 5 pour caractériser chaque signal source. On élimine ainsi les coefficients considérés comme non-pertinents et qui augmentent inutilement la quantité d'informations à transmettre au
di spositif de séparation, par exemple les coefficients correspondant aux fréquences non-audibles par l ' oreille humaine, ou les coefficients correspondant à des intervalles temporel s où le signal source correspondant est à valeurs nulles (c' est-à-dire les portions de silence du signal source) .
Plus généralement, le moyen de détection 5 peut par exempl e, pour chaque signal source S i , S2, considérer les coefficients de la représentation temp s-fréquence matrici elle en groupes de coefficients adj acents appelés, ci-après, sous-blocs . Les sous-blocs sont des matrices représentatives d' une partie uniquement de la représentation spectro-temporell e globale, par exemple des parties où les coefficient s sont non-nul s, et éventuellement des parties ou les coefficients sont nul s. La représentation spectro-temporelle est alors partagée en sous- blocs qui pourront être alors compressés conj ointement ou bien séparément de manière plus efficace (notamment avec des réglages individuali sés du moyen de compression) .
On obtient ainsi, en sortie du moyen de détermination 3 , une grandeur caractéristique du signal source S i , et une grandeur caractéri stique du signal source S2, qui sont transmi ses alors à un moyen de compression 6.
Le moyen de compression 6 permet de compresser la ou les matrices obtenues par le moyen de détermination 3 . En particulier, le moyen de compression 6 permet d' obtenir une suite de bit s correspondant à la grandeur caractéristique de chaque signal source, qui peut être leur représentation spectro-temporelle globale ou des sous-blocs de leur représentation spectro-temporelle. Le moyen de compression 6 reçoit ces représentations et les compresse par un algorithme de compression destiné aux signaux à deux variables, par exemple un algorithme de compression d' image.
Les suites de bits vont être insérées dans un premier temps sur le signal mixé initial Smix pour former le signal mixé Sout, puis vont être utili sées dans un deuxième temps pour séparer les signaux sources S i , S2 du signal mixé Sout -
Alternativement, la grandeur caractéri stique d' un signal source peut être ledit signal source audio lui-même. Dans ce cas, il n' y a pas le moyen de transformation 4 et le moyen de détection 5 peut permettre par exemple de détecter et segmenter les portions temporelles où le signal source est non nul et doit être compressé . Le moyen de compression 6 reçoit l e ou les signaux sources audio éventuellement segmentés par le moyen de détection 5 , et les compresse par un algorithme de compression destiné aux signaux à une variable, par exemple audio, de manière à obtenir une suite de bits correspondant à la compression du ou des signaux sources audio.
Le di spositif de formation 1 comprend également un moyen d' insertion 7. Le moyen d' insertion 7 reçoit en entrée le signal mixé Smix et les suites de bits correspondant à la compression des grandeurs caractéri stiques des signaux sources S i , S2.
Le moyen d' insertion 7 peut être un moyen de tatouage capabl e de tatouer les suites de bits sur l e signal mixé. Afin d' améliorer le tatouage et la récupération des suites de bits, le moyen de tatouage peut comprendre un moyen de transformation 8 permettant de décomposer le signal mixé initial S mix selon une représentation temps- fréquence qui peut être la même que celle utili sée pour décomposer les signaux sources S i et S2 (une TFDCT) ou bien qui peut être une autre représentation temps-fréquence plus adaptée à la tâche de tatouage (par exemple une transformée en cosinus di screts modifiée (MDCT)) .
Le signal mixé initial décomposé est alors transmi s à un premier moyen de quantification 9. Le premier moyen de quantification 9 permet de quantifier les coefficients de la représentation temps-fréquence matricielle du signal initial mixé, avec une premi ère résolution (c' est-à-dire un intervalle minimum entre deux valeurs de quantification) choi sie de manière à restituer le signal avec la qualité voulue. L ' intervalle minimum est choi si en fonction de la perception de la quantification. Dans le cas de signaux audio, si l ' écart minimum entre deux valeurs de quantification est trop grand, le signal mixé quantifié sera perçu différemment par l ' oreille humaine que le signal mixé initial. Par contre, si l ' écart minimum entre deux valeurs
est suffi samment petit, l ' oreill e humaine ne pourra pas di stinguer de différence entre le signal mixé quantifié et le signal mixé initial .
En revanche, comme le tatouage va être inséré au sein des intervalles de première quantification, ces intervalles doivent être également choi si s suffi samment larges pour pouvoir y insérer le plu s d' informations tatouées .
Le moyen de tatouage 7 comprend alors un deuxième moyen de quantification 10 qui reçoit les coeffi cients temps-fréquence quantifié s du signal mixé et les suites de bits . Le deuxième moyen de quantification 1 0 permet de quantifier les coefficients de l a représentation matricielle du signal mixé avec une deuxième résolution supérieure à la première résolution. La deuxième résolution permet de subdivi ser l ' intervalle minimum de la première quantification, avec un deuxième intervalle minimum, c ' est-à-dire qu' elle permet d' introduire entre les niveaux de première quantification des niveaux de quantification supplémentaires (sur-niveaux) .
Le principe du tatouage consiste à quantifier les coefficients temps-fréquence du signal mixé sur les sur-niveaux du deuxième moyen de quantification 10 en fonction des valeurs des suites de bits. Le tatouage des suites de bits peut comprendre leur segmentation en segments aptes à être associés aux sur-niveaux, et la quantification des coefficients temp s-fréquence du signal mixé par lesdits segments . La répartition et l ' ordonnancement du tatouage des différents segments à tatouer sur les différents coefficients temps-fréquence du signal mixé peut être définie arbitrairement.
Comme le tatouage est codé par les sur-niveaux de la deuxième quantification du moyen 10, l ' intervalle entre ces sur-niveaux doit être choisi suffi samment petit pour pouvoir tatouer le plus d' informations possible. Cependant, si cet intervalle est trop petit, la valeur tatouée lors de la deuxième quantification ne pourra pas être détectée correctement. La valeur de l ' intervalle doit assurer un compromi s entre détection et capacité d ' insertion d' information.
Enfin, le moyen de tatouage 7 comprend un moyen de transformation inverse 1 1 . Le moyen de transformation inverse 1 1
effectue la transformation inverse de celle effectuée par le moyen de transformation 8. Il peut s'agir d'une transformation par TFDCT inverse (ITFDCT) ou par MDCT inverse (IMDCT) ou autre selon le type de transformation choisie au moyen 8. On obtient alors une représentation temporelle du signal mixé tatoué, qui constitue le signal mixé S0ut- On obtient donc en sortie du dispositif de formation 1 un signal mixé de sortie Sout avec la même représentation temporelle que le signal mixé initial Smix, mais comprenant un tatouage peu ou pas audible et détectable pour la séparation de source. Le signal mixé Sout peut ensuite être transmis ou appliqué sur un support d'enregistrement. Dans le cas par exemple d'un compact-disc, le signal mixé Sout subit d'abord une quantification scalaire uniforme sur 16 bits (qui correspond au format CD audio), puis est appliqué sur compact-disc. La quantification scalaire uniforme sur 16 bits est un exemple de traitement limitant la détection de la deuxième quantification effectuée par le moyen de tatouage.
On obtient ainsi, en sortie du dispositif de formation 1, un signal mixé Sout obtenu par mixage d'au moins deux signaux sources, et comprenant une suite de bits correspondant à la compression d'une grandeur caractéristique d'au moins un des signaux sources. Le signal mixé Sout présentant la même représentation temporelle que le signal mixé initial Smix, et les suites de bits étant insérées de manière à être peu ou pas audibles, un dispositif classique pourra traiter le signal mixé Sout comme n'importe quel signal mixé, tandis qu'un dispositif de séparation selon l'invention, tel que décrit plus bas, pourra, en complément, séparer au moins partiellement un des signaux sources du signal mixé Sout-
Sur la figure 2, on a représenté schématiquement un premier mode de réalisation de dispositif de séparation d'un signal source contenu dans un signal mixé Sout tel que défini au paragraphe précédent. Le dispositif de séparation 12 reçoit en entrée le signal mixé Sout, et délivre, dans le cas présent, deux signaux sources séparés au moins partiellement S'i et S'2. Le dispositif de séparation 12 a pour but de délivrer, au moins partiellement, un ou plusieurs signaux
sources contenus dans un signal mixé Sout qui comprend une valeur compressée d'une grandeur caractéristique.
Le dispositif de séparation 12 comprend un moyen 13 de détermination des suites de bits représentant les grandeurs caractéristiques des signaux à séparer. Le moyen 13 reçoit en entrée le signal mixé Sout et délivre en sortie les suites de bits correspondant à la compression des grandeurs caractéristiques. Dans le cas présent, le moyen 13 délivre la ou les matrices de représentation temps-fréquence des signaux sources à séparer compressées ou le ou les signaux sources audio à séparer compressés.
Le moyen 13 de détermination comprend un moyen de transformation 14 analogue au moyen 8 décrit à la figure 1. Le moyen de transformation 14 permet de décomposer le signal mixé Sout en matrice de coefficients temps-fréquence (par exemple TFDCT ou MDCT).
Les coefficients temps-fréquence du signal mixé sont ensuite transmis à un moyen de quantification 15 analogue au moyen 10 décrit à la figure 1. Le moyen de quantification 15 permet de quantifier les coefficients du signal Sout avec les mêmes quantificateurs que ceux utilisés au moyen 10, et de retrouver les segments des suites de bits par lecture des sur-niveaux de quantification. Ces segments sont ensuite assemblés par un moyen de concaténation 16 pour retrouver les suites de bits représentant les grandeurs caractéristiques des signaux sources compressés.
Les suites de bits sont alors transmises à un moyen de décompression 17 capable de décompresser ces suites de bits de manière à obtenir des grandeurs caractéristiques des signaux sources décompressées sensiblement égales aux grandeurs caractéristiques des signaux sources initiales.
Le dispositif de séparation 12 comprend aussi un moyen de traitement 18 recevant les grandeurs caractéristiques décompressées issues du moyen de décompression 17, ainsi que les coefficients temps-fréquence du signal mixé déterminés par le moyen 13.
On considère dans la suite de la description que les grandeurs caractéri stiques sont les représentations spectro-temporelles des signaux sources en énergie.
Le moyen de traitement 1 8 comprend un premier moyen de séparation 19 capable de séparer, au moins partiellement, les signaux sources du signal mixé. En particulier, les valeurs des grandeurs caractéri stiques décompressées sont utili sées en combinaison avec les valeurs des coefficients temp s-fréquence du signal mixé pour effectuer la séparation des signaux sources . Dans la mesure où les grandeurs caractéri stiques ont été déterminées à partir d' une représentation temps-fréquence des signaux sources, il va être possible de retrouver les coefficients temp s-fréquence des signaux sources à partir des grandeurs caractéristiques des signaux sources et des coefficient s temps-fréquence du signal mixé, et donc d' opérer une séparation de s signaux sources . En particulier, si les grandeurs caractéri stiques sont les représentations spectro-temporelles des sources en énergie, il est possible de construire pour chaque signal source à séparer un filtre, de type filtre de Wiener, défini, pour chaque point du plan temp s- fréquence considéré, par le rapport de la représentation spectro- temporelle en énergie de la source à séparer avec la représentation spectro-temporelle en énergie du signal mixé . Ce filtre, une foi s appliqué sur les coefficients temps-fréquence du signal mixé, permet d' estimer les coefficients temps-fréquence correspondant du signal source.
Le filtrage de Wiener permet d' obtenir une estimation d ' un signal mélangé (dans le cas présent un signal source) à d' autres signaux interférants (dans le cas présent, les autres signaux sources), au sens du critère des moindres carrés (minimi sation de l ' écart quadratique moyen entre échantillons du signal mixé et échantillons du signal séparé souhaité). Les filtres de Wiener sont déj à décrits (N.
Wiener : Extrapolation, Interpolation, and smoothing of Stationary Time Séries : With Engineering applications, The MIT Press, 1950 ; A. Papouli s : Signal Analysis, McGraw-Hill Companies, 1977; L.
Benaroya, F. Bimbot, R. Gribonval: Audio source séparation with a single sensor, Speech and Language processing, Vol.14, N°l, 2006).
Le procédé de séparation mis en œuvre dans le moyen de séparation 19 peut être appliqué globalement sur l'ensemble du plan temps-fréquence, ou à l'échelle des sous-blocs définis dans le moyen de détection 5. En particulier, la séparation peut n'être appliquée que sur les sous-blocs pour lesquels les coefficients de la représentation spectro-temporelle en énergie du signal à séparer sont non nuls ou non négligeables.
Les coefficients temps-fréquence des signaux sources séparés par le moyen 19 de séparation sont ensuite transmis à un moyen de transformation inverse 20 analogue au moyen 11 décrit sur la figure 1. Le moyen 20 permet de transformer les coefficients temps-fréquence des signaux sources séparés en signaux temporels S'i et S'2 correspondant, au moins partiellement, aux signaux sources Si, S2.
Alternativement, lorsque la suite de bits correspond aux signaux sources compressés par un algorithme audio, les grandeurs caractéristiques décompressées fournissent alors des signaux temporels S'i et S'2 correspondant, au moins partiellement, aux signaux sources Si, S2. Les signaux temporels S'i et S'2 sont donc obtenus en sortie du moyen de décompression 17. Le dispositif de séparation 12 ne comprend alors pas de moyen 18 de traitement, mais uniquement un moyen transformation inverse analogue au moyen de transformation 20, recevant en entrée les coefficients temps-fréquence du signal mixé déterminés par le moyen 13, et délivrant le signal temporel du signal mixé.
Alternativement, lorsque la suite de bits correspond uniquement au signal source S2 compressé par un algorithme audio, le dispositif de séparation 12 peut comprendre le moyen de traitement 18 avec un moyen de séparation 19 monté en aval du moyen de transformation inverse 20. Le moyen de séparation 19 reçoit le signal temporel du signal mixé issu du moyen 20 ainsi que le signal temporel S'2 correspondant, au moins partiellement, au signal source S2 issu du moyen de décompression 17. Le moyen de séparation 19 fournit alors,
en sortie, le signal temporel S'i correspondant, au moins partiellement, au signal source Si par soustraction du signal S'2 au signal mixé.
Sur la figure 3, on a représenté un deuxième mode de réalisation d'un dispositif de formation 21 selon l'invention. Dans ce mode de réalisation, les éléments identiques à ceux du premier mode de réalisation sont identifiés avec les mêmes références. Le dispositif de formation 21 reçoit en entrée au moins deux signaux sources Si, S2 et fournit, en sortie, un signal mixé Sout- Le dispositif 21 comprend un moyen de mixage 2 recevant les deux signaux sources Si, S2, et fournissant un signal mixé initial Smix.
Le dispositif 21 comprend également un moyen de détermination 3 recevant en entrée les signaux sources Si et S2, et fournissant en sortie les répartitions ou contributions spectro- temporelles des signaux sources. Les répartitions ou contributions spectro-temporelles des signaux sources sont alors transmises à un moyen de compression 6 apte à les transformer en des suites de bits.
Le dispositif 21 comprend enfin un moyen d'insertion 22 capable d'insérer les suites de bits déterminées par le moyen de compression 6 dans le signal mixé initial Smix fourni par le moyen de mixage 2, de manière à obtenir le signal mixé Sout- En particulier, le moyen d'insertion 22 peut insérer les suites de bits dans un ou plusieurs segments numériques dédiés du signal mixé Sout, ou dans un ou plusieurs flux numériques dédiés de transmission du signal mixé
On obtient ainsi, en sortie du dispositif de formation 21, un signal mixé Sout obtenus par mixage d'au moins deux signaux sources, et comprenant une suite de bits correspondant aux représentations spectro-temporelles compressées des signaux sources. En particulier, contrairement à un signal multipistes où l'information transmise sur chaque piste permet d'obtenir un signal audio, les suites de bits sont ici déterminées de manière à présenter une taille petite, et ne permettent d'obtenir un signal source qu'après décompression et combinaison avec le signal mixé, par exemple par application de
filtres de Wiener sur le signal mixé. Les suites de bits transmises dans les segments numériques dédiés ou dans un flux numérique dédié ne sont pas suffisantes, à elles-seules, pour retrouver un signal source correspondant sensiblement au signal source d'origine, et sont donc considérées comme peu ou pas audibles.
Sur la figure 4, on a représenté un deuxième mode de réalisation d'un dispositif de séparation 23 selon l'invention. Dans ce mode de réalisation, les éléments identiques à ceux du premier mode de réalisation sont identifiés avec les mêmes références. Le dispositif de séparation 23 reçoit en entrée le signal mixé Sout et fournit, en sortie, deux signaux S'i, S'2 correspondant, au moins en partie, aux signaux sources d'origine Si, S2.
Le dispositif de séparation 23 comprend un moyen d'extraction 24 des suites de bits. Le moyen 24 reçoit en entrée le signal Sout soit présentant un ou des segments numériques dédiés comprenant les suites de bits, soit présentant plusieurs flux numérique dont un comprend le signal résultant du mixage des signaux sources et dont un ou plusieurs autres flux numériques dédiés comprennent les suites de bits, et fournit en sortie les suites de bits. La détermination des suites de bits peut se faire de manière directe lorsque celle-ci est insérée dans un ou plusieurs flux numériques dédiés, ou peut nécessiter un traitement lorsque celle-ci est insérée dans un ou des segments numériques dédiés du signal mixé Sout-
Les suites de bits déterminées par le moyen d'extraction 24 sont alors transmises à un moyen de décompression 17, dans le cas présent un moyen de décompression d'image permettant d'obtenir, en sortie du moyen 17, les représentations spectro-temporelles des signaux sources.
Le dispositif de séparation 23 comprend également un moyen de transformation 14 recevant en entrée le signal Sout, et fournissant en sortie les coefficients temps-fréquence dudit signal Sout-
Les représentations spectro-temporelles des signaux sources et les coefficients temps-fréquence du signal Sout sont alors transmis à un moyen de séparation 18 qui comprend un moyen de traitement 21 et un
moyen de transformation inverse 20. Le moyen de traitement 19, par application de filtres de Wiener par exemple, et le moyen de transformation inverse 20 permettent alors d'obtenir les signaux sources S'i et S'2 correspondant sensiblement aux signaux sources d'origine Si et S2.
Sur la figure 5, on a représenté un organigramme représentant les différentes étapes du procédé de formation d'un signal mixé selon Γ invention.
Le procédé comprend une première étape 25 au cours de laquelle une grandeur caractéristique est déterminée. Puis, au cours d'une étape 26, on effectue la compression de la grandeur caractéristique pour obtenir une suite de bits. Enfin, à l'étape 27, la suite de bits correspondant à la grandeur caractéristique compressée est insérée dans le signal mixé initial afin d'obtenir le signal mixé final.
La figure 6 représente un organigramme des différentes étapes d'un mode de mise en œuvre de l'étape d'insertion 27 lorsque celle-ci est réalisée par tatouage.
Le tatouage commence par une étape 28 au cours de laquelle le signal mixé initial est décomposé en coefficients temps-fréquence. Les coefficients sont alors soumis à une première quantification lors de l'étape 29, puis une deuxième quantification, lors de l'étape 30, au cours de laquelle la suite de bits correspondant à la grandeur caractéristique est insérée dans les coefficients du signal mixé.
Enfin, les coefficients temps-fréquence comprenant la suite de bits subissent une transformation temps-fréquence inverse, lors d'une étape 31 afin d'obtenir, en sortie, la représentation temporelle du signal mixé.
Sur la figure 7, on a représenté un organigramme représentant les différentes étapes du procédé de séparation selon l'invention.
Le procédé comprend une première étape 32 au cours de laquelle le signal mixé est décomposé en coefficients temps-fréquence. Les coefficients temps-fréquence subissent alors une quantification, lors d'une étape 33, permettant de déterminer la suite de bits tatouée
sur le signal mixé. La suite de bits est ensuite décompressée dans une étape 34 de manière à obtenir une grandeur caractéri stique décompressée. Enfin, à partir de la grandeur caractéri stique décompressée déterminée à l ' étape 34, la séparation, au moins partielle, d' un signal source est effectuée à l ' étape 35.
Dans le cas de signaux audio, il est ainsi possible d' effectuer en sortie du système de séparation de l ' invention un certain nombre de contrôles maj eurs en écoute audio (volume, tonalité, effets) de façon indépendante sur les différents éléments de la scène sonore (instruments et voix obtenus par le di spositif de séparation) . De plus, un des avantages important de la technique proposée est d' être tout à fait compatible avec les formats usuel s de la musique numérique, notamment le format stéréo non compressé PCM tel qu' utili sé pour les CD-audio : un CD de musique tatouée avec le procédé proposé peut- être utili sé tel quel sur n' importe quel lecteur conventionnel (sans bénéficier des fonctionnalités de séparation) sans aucune distinction avec un CD classique grâce à un tatouage inaudible ou quasi-inaudible . Alternativement, il faut bien sûr un lecteur spécifique intégrant le procédé de séparation selon l ' invention pour pouvoir effectuer les contrôles en écoute audio .
D ' autres applications concernant l ' extraction et le rehaussement de la parole dans des systèmes de communication peuvent être envi sagées. On peut par exemple insérer le signal de parole au niveau de l ' émetteur (lorsqu ' il est produit dans de bonnes conditions) avant sa transmi ssion dans un canal pouvant le dégrader (ou le mélanger à d' autres signaux), pour pouvoir récupérer ce signal de parole, à partir de sa forme dégradée ou mélangée, au niveau du récepteur.