Procédé d'ajout automatique d'une adresse dans un carnet d'adresses
La présente invention se rapporte de manière générale au domaine des télécommunications, et plus précisément à la gestion automatisée d'un carnet d'adresses d'un utilisateur, ce carnet d'adresses étant soit dans un terminal de l'utilisateur, tel qu'un téléphone mobile, un assistant numérique personnel de type PDA (d'après l'anglais "Personal Digital Assistant") ou encore un ordinateur fixe, soit hébergé dans le réseau de communication d'un opérateur auquel l'utilisateur est abonné.
Les techniques actuelles de gestion de carnets d'adresses sont essentiellement des techniques manuelles: L'utilisateur d'un terminal ajoute lui-même les contacts qui lui semblent pertinents à ajouter dans le carnet d'adresses de son terminal, parfois sur proposition du terminal lors d'un appel entrant en absence, provenant d'un interlocuteur dont le numéro n'est pas masqué et ne figure déjà pas dans le carnet d'adresses du terminal.
Ces techniques existantes sont donc peu pratiques pour l'utilisateur: dans la plupart des cas il doit lui-même entrer un numéro de téléphone et un nom de contact associé dans son carnet d'adresses, à chaque fois que l'ajout d'un nouveau contact dans son carnet d'adresses lui semble indiqué.
La demande de brevet JP2004153420A résout partiellement ce problème, en proposant un système permettant de préparer automatiquement un index d'un carnet d'adresses d'un utilisateur, sur la base d'un historique de communication. Cet historique est collecté par un serveur, qui en effectuant des statistiques, par exemple sur les contacts les plus appelés par l'utilisateur, détermine les contacts les plus appropriés à ajouter dans le carnet d'adresses.
Ce système présente l'avantage de déterminer automatiquement les contacts à ajouter ou non dans le carnet d'adresses de l'utilisateur, sans que l'utilisateur ait à entrer lui-même les numéros de téléphone de ces contacts.
Cependant l'utilisateur se retrouve avec une liste de numéros de téléphone dans son carnet d'adresses, qui n'est pas très pertinente: par exemple si l'utilisateur est régulièrement appelé par un service de publicité, ou un service de météo par SMS (d'après l'anglais "Short Message Service"), le système ajoutera automatiquement les numéros de téléphone correspondant à ces services dans le carnet d'adresses de l'utilisateur, ce qui en fait n'est pas souhaitable. De plus avec ce système il n'est pas évident pour l'utilisateur de se rappeler à quel contact correspond un numéro de téléphone présent dans son carnet d'adresses. En effet, la présentation du nom correspondant à un numéro de téléphone étant très peu usitée dans les réseaux de communication, ce système n'a généralement pas la possibilité d'associer automatiquement un nom à chaque numéro de téléphone qu'il ajoute automatiquement dans le carnet d'adresses de l'utilisateur.
La présente invention propose une solution qui ne présente pas les inconvénients précités, en fournissant un procédé et un système d'ajout automatique d'une adresse d'un interlocuteur dans un carnet d'adresses d'un utilisateur, qui tiennent compte des affinités de l'utilisateur. A cette fin, l'invention propose un procédé d'ajout automatique d'une adresse d'un interlocuteur dans un carnet d'adresses d'un utilisateur, une session de communication ayant été établie entre ledit utilisateur et ledit interlocuteur, ledit procédé comportant une étape d'obtention de ladite adresse, et une étape d'ajout de ladite adresse dans ledit carnet d'adresses, ladite étape d'ajout étant conditionnée par le respect d'au moins une règle tenant compte d'un historique de communication dudit utilisateur, ledit procédé étant caractérisé en ce que ladite étape d'ajout est précédée d'une étape de détermination d'un contact commun entre ledit utilisateur et ledit interlocuteur.
Il est à noter que dans cette demande, l'adresse de l'interlocuteur qui est ajoutée dans le carnet d'adresses de l'utilisateur est à comprendre comme une adresse permettant à l'utilisateur de communiquer avec cet interlocuteur.
II s'agit donc par exemple d'un numéro de téléphone, d'une adresse SIP (d'après l'anglais Session Initiation Protocol"), ou encore d'une adresse de courrier électronique de l'interlocuteur.
Grâce à l'invention, le critère d'ajout d'un contact dans le carnet d'adresses de l'utilisateur dépend :
-des communications que l'utilisateur a précédemment eu avec ce contact, qui est donc son interlocuteur dans ladite session de communication précédemment établie,
-mais aussi des contacts communs entre ce contact et l'utilisateur. Ainsi ce critère d'ajout est plus pertinent que dans l'art antérieur, puisqu'on tient compte des affinités de l'utilisateur. Par exemple un interlocuteur est automatiquement ajouté dans le carnet d'adresses de l'utilisateur lorsqu' il a appelé un nombre prédéterminé de fois l'utilisateur, et qu'il est dans le carnet d'adresses d'un contact de l'utilisateur. De plus, ladite étape de détermination utilise par exemple une base de données d'un réseau social duquel ledit utilisateur fait partie. Divers réseaux sociaux sont utilisables, tels que Facebook® ou Pikéo®, qui permettent de déterminer quels sont les liens sociaux entre l'utilisateur et l'interlocuteur, et ainsi si l'ajout de l'interlocuteur dans le carnet d'adresses de l'utilisateur est pertinent. Il est donc possible de définir des critères d'ajout très précis, par exemple non seulement qui dépendent d'un niveau de connexité entre l'utilisateur et l'interlocuteur dans ces réseaux sociaux, mais aussi en fonction de domaines d'intérêt communs.
Alternativement, lorsqu'un carnet d'adresses du contact commun ou un carnet d'adresses de l'interlocuteur sont accessibles depuis un réseau de communication, et lorsqu'une adresse dudit contact commun est présente dans le carnet d'adresses de l'utilisateur, ladite étape de détermination utilise des données contenues dans au moins un desdits carnets d'adresses du contact commun ou de l'interlocuteur, un contact commun entre l'utilisateur et l'interlocuteur étant déterminé si une adresse de l'interlocuteur est présente dans ledit carnet d'adresses du contact commun, ou si ladite adresse du
contact commun est présente à la fois dans ledit carnet d'adresses de l'utilisateur et ledit carnet d'adresses de l'interlocuteur.
Cette alternative d'implémentation est plus simple que l'utilisation de réseaux sociaux, mais s'applique au cas où les contacts de l'utilisateur ont un carnet d'adresses en ligne, ou au cas où l'interlocuteur lui-même a un carnet d'adresses en ligne. De plus l'accès à ces carnets d'adresses étant généralement protégé, cette alternative d'implémentation est surtout envisageable dans le cas où le procédé d'ajout automatique selon l'invention est mis en œuvre par l'opérateur de l'utilisateur. En effet, l'opérateur de l'utilisateur a les autorisations nécessaires pour accéder aux carnets d'adresses en ligne de ses abonnés, et pour les carnets d'adresses en ligne d'abonnés à d'autres opérateurs, il a la possibilité de développer des accords avec ceux-ci pour au moins obtenir des informations de connexité entre abonnés. Selon une caractéristique avantageuse, ladite étape de détermination est suivie d'une étape d'obtention d'une information supplémentaire liée audit interlocuteur et contenue dans ledit réseau social ou dans ledit carnet d'adresses dudit contact commun.
Cette caractéristique permet de récupérer par exemple un pseudonyme ou un nom associé à l'adresse de l'interlocuteur, ou encore une adresse géographique par exemple. Il est ainsi possible de compléter dans le carnet d'adresses de l'utilisateur, la nouvelle entrée correspondant à l'interlocuteur dont on a précédemment obtenu l'adresse, par ces informations supplémentaires sur l'interlocuteur. Ces informations supplémentaires permettent à l'utilisateur de retrouver facilement son interlocuteur dans son carnet d'adresses, car l'adresse de l'interlocuteur n'est pas forcément très explicite, notamment s'il s'agit d'un numéro de téléphone. Par l'utilisation de données liées à l'interlocuteur et accessibles par un réseau de communication, cette caractéristique permet d'éviter à l'utilisateur de chercher lui-même ce type d'informations supplémentaires puis de les rentrer manuellement dans son carnet d'adresses.
Selon une autre caractéristique avantageuse, ladite étape d'ajout est précédée d'une étape de demande de confirmation à l'utilisateur de l'ajout de ladite adresse dans ledit carnet d'adresses de l'utilisateur.
Cette autre caractéristique permet à l'utilisateur de refuser l'ajout automatique d'un contact lorsque cet ajout ne lui paraît pas pertinent.
Selon une autre caractéristique avantageuse, ladite étape de demande de confirmation est suivie d'une étape de réception d'une information associée à ladite adresse, fournie par l'utilisateur.
Cette caractéristique permet à l'utilisateur de compléter la nouvelle entrée correspondant à l'interlocuteur dans le carnet d'adresses de l'utilisateur, par exemple en y ajoutant le nom de l'interlocuteur. La demande de confirmation propose par exemple à l'utilisateur d'ajouter une information pour compléter cette nouvelle entrée, ou lui présente une information à ajouter, obtenue grâce à un réseau social ou au carnet d'adresses du contact commun. Dans ce dernier cas, l'utilisateur n'a plus qu'à corriger ou compléter cette information qui lui est présentée.
L'invention concerne aussi un système d'ajout automatique d'une adresse d'un interlocuteur dans un carnet d'adresses d'un utilisateur, une session de communication ayant été établie entre ledit utilisateur et ledit interlocuteur, ledit système comportant des moyens d'obtention de ladite adresse, et des moyens d'ajout de ladite adresse dans ledit carnet d'adresses en fonction d'un ensemble de règles tenant compte d'un historique de communication dudit utilisateur, ledit système étant caractérisé en ce qu'il comporte en outre des moyens de détermination d'un contact commun entre ledit utilisateur et ledit interlocuteur, lesdits moyens de détermination étant utilisés par au moins une desdites règles.
L'invention concerne encore un programme d'ordinateur comportant des instructions pour mettre en oeuvre le procédé d'ajout automatique selon l'invention, lorsqu'il est exécuté sur au moins un processeur.
Le système d'ajout automatique selon l'invention et le programme d'ordinateur selon l'invention présentent des avantages analogues à ceux du procédé d'ajout automatique selon l'invention.
D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront à la lecture de modes de réalisation préférés décrits en référence aux figures dans lesquelles:
- la figure 1 représente un premier mode de réalisation du système d'ajout automatique selon l'invention,
- la figure 2 représente des étapes du procédé d'ajout automatique selon l'invention,
- et la figure 3 représente un deuxième mode de réalisation du système d'ajout automatique selon l'invention.
Selon un premier mode de réalisation de l'invention représenté à la figure 1 , le procédé d'ajout automatique selon l'invention est implémenté dans un réseau de communication RES1 par l'opérateur d'un utilisateur abonné, cet utilisateur utilisant un terminal mobile T1 pour accéder au réseau de communication RES1.
L'utilisateur dispose d'un carnet d'adresses en ligne, hébergé dans une base de données BCA de carnets d'adresses en ligne, dans le réseau de communication RES1. Le terminal T1 comporte également un carnet d'adresses local, permettant à l'utilisateur de retrouver les coordonnées de ses contacts même lorsque le terminal T1 n'est pas connecté au réseau de communication RES1. Ce carnet d'adresses local est synchronisé avec le carnet d'adresses en ligne de l'utilisateur, par exemple grâce à des mises à jour périodiques entre ces deux carnets d'adresses. On suppose également dans ce mode de réalisation de l'invention, que la base BCA de carnets d'adresses héberge également les carnets d'adresses des contacts de l'utilisateur, et le carnet d'adresses d'un interlocuteur de l'utilisateur, venant
d'établir sur son terminal T2 une session de communication COM1 avec le terminal T1 de l'utilisateur. Le terminal T2 est par exemple un téléphone sans fil relié à une base DECT (d'après l'anglais "Digital Enhanced Cordless Télécommunications"), connectée par un port USB (d'après l'anglais "Universal sériai bus") à une passerelle domestique PAD.
Il est à noter que dans cet exemple de réalisation, pour simplifier tous les carnets d'adresses utilisés sont hébergés dans la base de carnets d'adresses BCA. En variante, les carnets d'adresses des contacts de l'utilisateur, et/ou le carnet d'adresses de l'interlocuteur, sont hébergés dans un autre réseau que le réseau de communication RES1. Dans ce cas, l'opérateur de communication de l'utilisateur développe par exemple des accords avec l'opérateur de communication de cet autre réseau, pour obtenir des informations sur les carnets d'adresses des abonnés de cet autre opérateur de communication. Ces informations sont par exemple obtenues via une interface vers un serveur gérant la connexité entre carnets d'adresses d'abonnés de cet autre opérateur, cette interface répondant à des interrogations simples telles que "Est-ce que telle adresse est présente dans le carnet d'adresses de tel abonné?".
De plus, d'autres variantes de réalisation sont envisageables. Par exemple en variante le terminal T1 ou le terminal T2 sont des terminaux fixes ou utilisent d'autres technologies, telles que le WiFi (Wireless Fidelity, selon la norme "Institute of Electronical and Electronics Engineers" (IEEE) 802.11 ). Enfin il est à noter que la session de communication COM1 est ici une session de voix sur IP (d'après l'anglais "Internet Protocol"), utilisant l'architecture IMS, mais que l'invention prend en compte également d'autres types de session de communication entre l'utilisateur et l'interlocuteur, telles que des envois de SMS, des sessions de visioconférence, des appels voix sur le réseau RTC (Réseau Téléphonique Commuté) ou encore des sessions de messagerie instantanée. Le type de la session de communication influence éventuellement un critère d'ajout automatique d'une adresse de l'interlocuteur
dans le carnet d'adresses de l'utilisateur, en fonction d'une configuration de règles prédéfinies régissant ce critère d'ajout.
Ces règles sont stockées dans un serveur SAA dans le réseau de communication RES1. Ce serveur détermine grâce à ces règles si le critère d'ajout automatique d'une adresse de l'interlocuteur dans le carnet d'adresses de l'utilisateur est vérifié, et dans l'affirmative gère cet ajout. Pour cela il dispose d'une interface avec la base de carnets d'adresses BCA.
De plus, le serveur SAA dispose d'une interface avec un serveur SJA de journal d'appels. Ce serveur SJA conserve des historiques de tous les appels des abonnés de l'opérateur de communication de l'utilisateur. Pour l'utilisateur du terminal T1 , le serveur SJA conserve donc des données sur toutes les sessions de communication engageant le terminal T1. Pour une telle session de communication, ces données comportent notamment la nature de la session de communication, l'adresse de l'interlocuteur de l'utilisateur dans cette session de communication, la durée de la session, et si l'utilisateur ou l'interlocuteur est à l'origine de cette session.
Le procédé d'ajout automatique selon l'invention est maintenant décrit en relation avec la figure 2, qui représente ce procédé sous la forme d'un algorithme comportant des étapes E1 à E6.
Le procédé selon l'invention est mis en oeuvre dans le serveur SAA. En variante le procédé selon l'invention est mis en œuvre dans plusieurs entités physiques du réseau de communication RES1. On suppose, préalablement à la mise en œuvre du procédé selon l'invention dans le serveur SAA, que l'utilisateur vient de terminer la session de communication COM1 avec l'interlocuteur. La fin de cette session est notifiée au serveur SJA de journal d'appels par un serveur S-CSCF (d'après l'anglais "Serving CaII State Control Function") dans le réseau de communication RES1. Cette notification permet au serveur SJA de journal d'appels de mettre à jour l'historique des communications de l'utilisateur avec des données liées
à la session de communication COM1. En variante, le serveur SJA de journal d'appels utilise une interrogation périodique du système d'information de l'opérateur de communication, pour mettre à jour l'historique des communications de l'utilisateur. Une fois l'historique des communications de l'utilisateur mis à jour par le serveur SJA de journal d'appels, celui-ci notifie le serveur SAA de cette mise à jour.
L'étape E1 est l'obtention d'une adresse de l'interlocuteur par le serveur SAA. La session de communication COM 1 étant une session de voix sur IP, cette adresse est une adresse SIP. Cette adresse est fournie au serveur SAA par le serveur SJA de journal d'appels dans la notification de mise à jour qu'il lui a précédemment envoyée, lorsque cette adresse est disponible dans la signalisation de la session de communication. Cette notification comprend également la nature de la session de communication COM1 , c'est-à-dire ici une session de voix sur IP, la durée de la session de communication COM1 , et s'il s'agit d'un appel entrant ou d'un appel sortant du point de vue de l'utilisateur. Plus précisément, deux cas sont à distinguer:
-Si la session de communication COM1 qui vient de prendre fin est un appel sortant, l'utilisateur a entré manuellement l'adresse SIP de l'interlocuteur dans son terminal T1. Cette adresse est ensuite transmise dans la signalisation nécessaire à l'établissement de la session de communication COM1 , conservée dans le S-CSCF dans un contexte d'appel, puis sauvegardée en fin d'appel dans le serveur de journal d'appels SJA, qui le transmet ensuite au serveur SAA dans sa notification de mise à jour. -Si la session de communication COM1 qui vient de prendre fin est un appel entrant, le S-CSCF ne sauvegarde dans le serveur de journal d'appels SJA l'adresse SIP de l'interlocuteur présente dans la signalisation nécessaire à rétablissement de la session de communication COM1 , que si cette adresse n'est pas "masquée", c'est-à-dire si l'interlocuteur n'a pas souscrit au service de non présentation de son adresse SIP. Dans le cas contraire où l'interlocuteur a souscrit au service de non présentation de son adresse SIP,
cette étape E1 et les suivantes ne sont pas réalisées, l'invention n'étant pas utilisée.
Cependant dans ce mode de réalisation de l'invention, cette limitation liée aux adresses masquées est due au respect du service souscrit par l'interlocuteur de non présentation de son adresse SIP. Cette limitation est en effet techniquement est contournable. Il suffit par exemple, dans le cas où l'adresse SIP de l'interlocuteur est masquée, de demander à celui-ci de donner son adresse SIP par SMS à la fin de la session de communication COM1. L'étape suivante E2 est la détermination d'un contact commun entre l'utilisateur et l'interlocuteur. Pour cela le serveur SAA interroge la base BCA de carnets d'adresses. Pour chaque contact présent dans le carnet d'adresses de l'utilisateur, il détermine si l'adresse de l'interlocuteur obtenue à l'étape E1 est présente dans le carnet d'adresses de ce contact, ou si une adresse de ce contact est présente dans le carnet d'adresses de l'interlocuteur. Si une de ces deux conditions est vérifiée pour au moins un contact présent dans le carnet d'adresses de l'utilisateur, alors ce contact est un contact commun entre l'utilisateur et l'interlocuteur, que le serveur SAA a déterminé. On suppose dans cet exemple de réalisation de l'invention, que le serveur SAA a déterminé un contact commun entre l'utilisateur et l'interlocuteur.
L'étape suivante E3 est l'obtention d'informations liées à l'interlocuteur. Deux cas sont à distinguer:
- Si l'adresse de l'interlocuteur obtenue à l'étape E1 est présente dans le carnet d'adresses du contact commun, alors le serveur SAA interroge les entrées liées à l'interlocuteur dans le carnet d'adresses du contact commun pour déterminer des informations liées à l'interlocuteur. Par exemple ces informations sont le nom de l'interlocuteur et son adresse.
- Si une adresse de ce contact commun est présente dans le carnet d'adresses de l'interlocuteur mais l'adresse de l'interlocuteur obtenue à l'étape E1 n'est pas présente dans le carnet d'adresses
du contact commun, alors le serveur SAA interroge d'autres bases de données permettant d'associer un nom par exemple à l'adresse de l'interlocuteur obtenue à l'étape E1 , telles qu'un annuaire inversé, ou une base de données du système d'informations de l'opérateur de communication commun à l'utilisateur et à l'interlocuteur.
A la fin de cette étape E3, le serveur SAA détermine, avec les informations dont il dispose sur la session de communication COM1 et sur l'interlocuteur, si le critère d'ajout de l'adresse de l'interlocuteur déterminée à l'étape E1 dans Ie carnet d'adresses de l'utilisateur est vérifié. Pour cela, il utilise les règles régissant ce critère d'ajout, stockées dans le serveur SAA. Ces règles utilisent un historique de communication de l'utilisateur, accessible grâce au serveur SJA de journal d'appels. Ces règles indiquent par exemple que:
- L'adresse de l'interlocuteur est ajoutée automatiquement dans le carnet d'adresses de l'utilisateur au bout de cinq appels entrants, s'il existe un contact commun entre l'interlocuteur et l'utilisateur, et après réception d'une réponse positive à une demande de confirmation d'ajout à l'utilisateur.
- ou l'adresse de l'interlocuteur est ajoutée automatiquement dans le carnet d'adresses de l'utilisateur suite à un appel sortant, s'il existe un contact commun entre l'interlocuteur et l'utilisateur.
- ou l'adresse de l'interlocuteur est ajoutée automatiquement dans le carnet d'adresses de l'utilisateur au bout de cinq sessions de messageries instantanées partagées avec cet interlocuteur, s'il existe un contact commun entre l'interlocuteur et l'utilisateur, et après réception d'une réponse positive à une demande de confirmation d'ajout à l'utilisateur.
Bien sûr de multiples autres configurations des règles régissant ce critère d'ajout sont envisageables. Par exemple en variante, ces règles dépendent de l'existence d'un contact commun entre l'interlocuteur et l'utilisateur, mais aussi de la fréquence et de la durée des appels précédents entre l'utilisateur et l'interlocuteur, ou encore de la localisation de l'interlocuteur ou de l'utilisateur
au moment du dernier appel. On suppose de plus, dans cet exemple de réalisation de l'invention, que la session de communication COM1 correspond au cinquième appel entrant de l'interlocuteur vers l'utilisateur.
L'étape suivante E4 est l'envoi d'une demande de confirmation de l'ajout de l'adresse de l'interlocuteur dans le carnet d'adresses de l'utilisateur, par le serveur SAA, au terminal T1. Cet envoi est effectué par exemple par SMS, ou par USSD (d'après l'anglais "Unstructured Supplementary Service Data"). En effet, la session de communication COM1 étant dans cet exemple de réalisation le cinquième appel entrant de l'interlocuteur vers l'utilisateur, les règles régissant ce critère d'ajout exigent une confirmation de l'utilisateur préalablement à cet ajout automatique.
On suppose dans cet exemple de réalisation de l'invention, que l'utilisateur répond positivement à cette demande de confirmation. Le serveur SAA propose alors à l'utilisateur d'entrer, pour compléter une nouvelle entrée correspondant à l'interlocuteur dans son carnet d'adresses, une ou plusieurs informations liées à l'interlocuteur, par exemple le nom ou l'adresse de celui- ci. Cette proposition est effectuée par exemple dans un nouveau message SMS ou USSD, ou dans le même message que celui contenant la demande de confirmation. Si à l'étape E3 le serveur SAA a obtenu de telles informations, il les soumet à l'utilisateur dans cette proposition.
L'étape suivante E5 est la réception d'informations associées à l'interlocuteur. On suppose en effet dans cet exemple de réalisation de l'invention, que l'utilisateur répond à la proposition envoyée à l'étape E4 par le serveur SAA, par l'envoi d'un nom ou d'une adresse à associer à l'adresse de l'interlocuteur dans le carnet d'adresses de l'utilisateur au serveur SAA. Dans le cas où le serveur SAA a déjà obtenu ces informations à l'étape E3, cet envoi est simplement une validation ou une correction des informations proposées par le serveur SAA à l'étape E4 pour compléter le carnet d'adresses de l'utilisateur. Enfin l'étape E6 est l'ajout de l'adresse de l'interlocuteur dans le carnet d'adresses de l'utilisateur, complétée par les informations obtenues à l'étape
E3 et/ou à l'étape E5. Pour cela le serveur SAA effectue une demande d'écriture dans la base BCA de carnets d'adresses.
Il est à noter que de nombreuses variantes de ce premier mode de réalisation de l'invention sont envisageables, l'ordre des étapes n'étant pas figé pour réaliser l'invention, certaines étapes étant optionnelles, et différentes réalisations de ces étapes étant possibles. Par exemple en variante de réalisation de l'invention, seules les étapes E1 , E2 et E6 sont mises en oeuvre. De même dans une autre variante, l'étape E3 est mise en œuvre après l'étape E5. Enfin encore dans une autre variante, dans l'étape E3 le serveur SAA obtient des informations liées à l'interlocuteur de manière différente par rapport à la variante principale de réalisation de l'invention: il envoie un message à l'interlocuteur pour lui demander de s'identifier et de donner éventuellement d'autres informations personnelles permettant à l'utilisateur de le retrouver facilement dans son carnet d'adresses, telles qu'un pseudonyme.
Selon un deuxième mode de réalisation de l'invention représenté à la figure 3, le procédé d'ajout automatique selon l'invention est implémenté dans un terminal mobile T3 d'un utilisateur, connecté à un réseau de communication RES2. Le terminal T3 de l'utilisateur comporte un carnet d'adresses CA, un journal d'appels JA et un module logiciel MAA d'ajout automatique, implémentant le procédé d'ajout automatique selon l'invention.
On suppose dans ce deuxième mode de réalisation de l'invention, que l'utilisateur du terminal T3 vient de terminer une session de communication COM2, par exemple une session de messagerie instantanée, avec un interlocuteur sur un terminal T4. Les terminaux T3 et T4 sont dans cet exemple de réalisation des ordinateurs fixes. D'autres types de terminaux sont bien entendu utilisables, comme dans le premier mode de réalisation de l'invention.
Le procédé d'ajout automatique selon l'invention est maintenant décrit dans ce deuxième mode de réalisation de l'invention, en relation avec la
figure 2, qui représente ce procédé sous la forme d'un algorithme comportant des étapes E1 à E6.
L'étape E1 est l'obtention de l'adresse de courrier électronique de l'interlocuteur par le module MAA d'ajout automatique. Pour cela le module MAA d'ajout automatique consulte le journal d'appels JA du terminal T3, qui conserve un historique des sessions de messagerie instantanée de l'utilisateur, et notamment les adresses de courrier électronique des participants à ces sessions, qui sont transmises dans les messages de signalisation servant à établir ces sessions. L'étape E2 est la détermination d'un contact commun entre l'utilisateur et l'interlocuteur. Pour cela le module MAA d'ajout automatique accède à une base de données d'un serveur de réseau social SRS dans le réseau de communication RES2, l'utilisateur étant membre du réseau social hébergé par le serveur SRS. L'appartenance de l'utilisateur à ce réseau social est par exemple indiquée dans un profil utilisateur centralisé dans le réseau de communication RES2, ou local au terminal T3. En variante une URL (d'après l'anglais "Uniform Resource Locator") du serveur SRS de réseau social est directement configurée dans les données du module MAA d'ajout automatique. Le module MAA d'ajout automatique obtient également si nécessaire des moyens de connexion au serveur SRS de réseau social, tel qu'un mot de passe et un login utilisateur, accessibles par exemple dans le profil utilisateur ou dans les données de configuration du module MAA d'ajout automatique.
Dans cette étape E2, le module MAA d'ajout automatique utilise l'adresse de courrier électronique de l'interlocuteur pour déterminer, grâce à la base de données du serveur SRS de réseau social, si l'interlocuteur appartient également à ce réseau social. Dans l'affirmative, le module MAA d'ajout automatique détermine, également grâce à cette base de données, si l'utilisateur et l'interlocuteur sont en relation sur ce réseau social, et quel est le degré de cette relation. Cette détermination est propre à chaque type de réseau social. Par exemple si le serveur SRS de réseau social héberge le site
Pikéo®, le module MAA d'ajout automatique détermine si l'interlocuteur est dans la liste de contacts de l'utilisateur, ou si l'utilisateur est dans la liste de contacts de l'interlocuteur. Si une de ces conditions est vérifiée, alors le module MAA d'ajout automatique a déterminé que l'utilisateur et l'interlocuteur sont en relation directe sur ce réseau social. De même pour chaque contact dans la liste de contacts de l'utilisateur, le module MAA d'ajout automatique détermine si ce contact est dans la liste de contacts de l'interlocuteur. Dans l'affirmative, ce contact est un contact commun entre l'utilisateur et l'interlocuteur, déterminé par le module MAA d'ajout automatique. En variante, le module MAA d'ajout automatique accède à autant de serveurs de réseaux sociaux dans le réseau de communication RES2 que ceux indiqués dans le profil utilisateur, pour déterminer un contact commun avec l'interlocuteur dans chacun des ces réseaux sociaux. Si le module MAA d'ajout automatique a également accès à un profil centralisé de l'interlocuteur comportant une indication des réseaux sociaux auxquels est affilié l'interlocuteur, cette détermination est de préférence limitée aux réseaux sociaux communs à l'interlocuteur et l'utilisateur. Dans cette variante, la détermination d'un contact commun entre l'utilisateur et l'interlocuteur est adaptée à chaque réseau social auquel le module MAA d'ajout automatique accède. Par exemple l'identifiant de l'utilisateur ou de l'interlocuteur utilisé pour interroger la base de données d'un serveur de réseau social n'est pas forcément l'adresse de courrier électronique de l'utilisateur ou de l'interlocuteur. Il s'agit par exemple d'un identifiant commun à plusieurs services en ligne, de type OpenID®", que le module MAA d'ajout automatique obtient par exemple dans le profil de l'utilisateur ou un profil centralisé de l'interlocuteur, ou dans des données applicatives de la session de messagerie instantanée COM2.
L'étape suivante E3 est l'obtention d'informations liées à l'interlocuteur. Pour cela, le module MAA d'ajout automatique consulte les données de l'interlocuteur dans le serveur SRS de réseau social. Ces informations sont
par exemple un nom ou un pseudo, une adresse géographique, un numéro de téléphone ou encore des domaines d'intérêts.
A la fin de cette étape E3, le module MAA d'ajout automatique détermine, avec les informations dont il dispose sur la session de communication COM2 et sur l'interlocuteur, si un critère d'ajout de l'adresse de courrier électronique de l'interlocuteur déterminée à l'étape E1 dans le carnet d'adresses CA de l'utilisateur est vérifié. Pour cela, il utilise des règles régissant ce critère d'ajout, configurées dans le module MAA d'ajout automatique. Ces règles indiquent par exemple que l'adresse de courrier électronique de l'interlocuteur est ajoutée automatiquement dans le carnet d'adresses CA de l'utilisateur à la fin d'une session de messagerie instantanée:
-si celle-ci dure plus de trente minutes entre l'interlocuteur et l'utilisateur, -s'il existe un contact commun entre l'interlocuteur et l'utilisateur dans le réseau social hébergé par le serveur SRS, ou si l'interlocuteur et l'utilisateur sont directement en relation dans ce réseau social,
-et après réception d'une réponse positive à une demande de confirmation d'ajout à l'utilisateur. En variante, si à l'étape E2 le module MAA d'ajout automatique a déterminé un contact commun entre l'utilisateur et l'interlocuteur dans plusieurs réseaux sociaux, ces règles indiquent par exemple qu'à la fin d'une session de messagerie instantanée, l'adresse de courrier électronique de l'interlocuteur est ajoutée automatiquement dans le carnet d'adresses de l'utilisateur si:
- il existe un même contact commun ou une relation directe entre l'interlocuteur et l'utilisateur dans au moins un nombre prédéterminé de réseaux sociaux,
- ou il existe au moins un nombre prédéterminé de contacts commun entre l'interlocuteur et l'utilisateur dans au moins un réseau social.
Dans une autre variante, un niveau de connexité entre l'utilisateur et l'interlocuteur est pris en compte dans ces règles, ce niveau de connexité étant par exemple défini comme le nombre de contacts intermédiaires minimum permettant de relier l'utilisateur à l'interlocuteur. Bien sûr il est possible dans bien d'autres variantes de faire dépendre les règles régissant ce critère d'ajout de multiples autres facteurs, tels que l'existence de domaines d'intérêts communs entre l'utilisateur et l'interlocuteur.
On suppose de plus, dans cette étape E3, que le critère d'ajout automatique de l'adresse de courrier électronique de l'interlocuteur dans le carnet d'adresses de l'utilisateur est vérifié.
L'étape suivante E4 est l'envoi d'une demande de confirmation de l'ajout de l'adresse de courrier électronique de l'interlocuteur dans le carnet d'adresses de l'utilisateur, par le module MAA d'ajout automatique. Cet envoi se fait par exemple sous la forme d'un message applicatif vers une interface d'affichage du terminal T3, pour afficher une fenêtre intrusive encore appelée "pop-up" sur un écran du terminal T3, demandant à l'utilisateur s'il souhaite ajouter l'adresse de courrier électronique de l'interlocuteur dans son carnet d'adresses CA.
On suppose dans cette étape E4, que l'utilisateur répond positivement à cette demande de confirmation. Le module MAA d'ajout automatique propose alors à l'utilisateur d'entrer, pour compléter une nouvelle entrée correspondant à l'interlocuteur dans son carnet d'adresses CA, une ou plusieurs informations liées à l'interlocuteur, par exemple le nom ou l'adresse géographique de celui-ci. Cette proposition est effectuée par exemple dans une nouvelle fenêtre intrusive comportant un ou plusieurs champs d'insertion de texte. Si à l'étape E3 le serveur SAA a déjà obtenu certaines de ces informations sur l'interlocuteur, les champs d'insertion de texte correspondants sont pré-remplis, et modifiables.
L'étape suivante E5 est la réception d'informations associées à l'interlocuteur. On suppose en effet dans cet exemple de réalisation de l'invention, que l'utilisateur a entré dans les champs d'insertion de texte
affichés sur son termina! T3 à l'étape E4, un nom ou une adresse géographique à associer à l'adresse de courrier électronique de l'interlocuteur dans son carnet d'adresses CA, ou encore a corrigé ou validé de tels champs pré-remplis. Enfin l'étape E6 est l'ajout de l'adresse de courrier électronique de l'interlocuteur dans le carnet d'adresses CA, par le module MAA d'ajout automatique. L'entrée de cette adresse dans le carnet d'adresses CA est de plus complétée par les informations obtenues à l'étape E3 et/ou à l'étape E5.
Il est à noter que, comme dans le premier mode de réalisation de l'invention, de nombreuses variantes de ce deuxième mode de réalisation de l'invention sont envisageables, l'ordre des étapes n'étant pas figé pour réaliser l'invention, certaines étapes étant optionnelles, et différentes réalisations de ces étapes étant possibles. Par exemple en variante de l'étape E1 , le module MAA d'ajout automatique obtient l'adresse de courrier électronique de l'interlocuteur dans un profil de messagerie instantanée en ligne associé à l'interlocuteur, profil auquel il accède grâce à un identifiant inséré dans un des messages de la session de communication COM2.