L'invention concerne le domaine des compresseurs de turboréacteur, et plus
particulièrement celui du calage des redresseurs de flux pivotants de ces compresseurs.
Comme le sait l'homme de l'art, dans un turboréacteur axial, les gaz sont comprimés
avant combustion par un compresseur comportant plusieurs étages. Chaque étage est
composé d'une roue d'aubes mobile en rotation destinée à accélérer le flux axial et
d'une couronne d'aubes fixes destinée à produire l'élévation de pression. Afin
d'optimiser et d'adapter le fonctionnement du compresseur, il est prévu pour les aubes
fixes (redresseurs) une capacité d'orientation ou 'calage' limité du profil
aérodynamique dont la gestion est assurée par la régulation du moteur.
Le calage des redresseurs s'effectue généralement à l'aide d'un dispositif de calage
comportant un mécanisme d'entraínement couplé à leurs axes de rotation (également
appelés "axes de queue d'aube"). Plus précisément, le dispositif de calage comporte
des moyens de contrôle chargés de déterminer le positionnement angulaire de l'un des
redresseurs et de délivrer au mécanisme d'entraínement des instructions, constituées de
données de position angulaire, de sorte qu'il place les redresseurs concernés dans des
positions angulaires choisies.
Afin que le guidage soit optimal, il est donc indispensable que la détermination du
positionnement angulaire soit précise. Or, en raison de la présence de températures
élevées à proximité du redresseur, la mesure de positionnement angulaire s'effectue de
manière déportée, de préférence près du vérin de commande. Cette mesure est donc
perturbée par l'existence de fortes vibrations, de dilatations thermiques et par les jeux
de la liaison mécanique.
L'invention a donc pour but de remédier à tout ou partie des inconvénients précités.
Elle propose à cet effet un dispositif dédié au calage d'un ou plusieurs redresseurs de
flux pivotants comprenant des moyens d'entraínement destinés à entraíner en rotation
leurs axes de rotation afin de les caler angulairement en fonction de données de
position délivrées par des moyens de contrôle.
Ce dispositif se caractérise par le fait que ses moyens de contrôle comprennent, d'une
première part, des moyens d'éclairement chargés de délivrer une lumière au niveau
d'une zone d'éclairement, d'une deuxième part, un élément codeur solidarisé à l'axe
du redresseur dans la zone d'éclairement et agencé de manière à interagir avec la
lumière d'éclairement pour générer des signaux optiques représentatifs de la position
angulaire du redresseur, d'une troisième part, des moyens chargés de collecter les
signaux optiques, et d'une quatrième part, des moyens de traitement chargés de
déterminer des données de position angulaire à partir des signaux optiques collectés.
Grâce à l'utilisation de moyens de détection optiques, la mesure du positionnement
angulaire s'effectue directement sur l'axe du redresseur. La mesure n'étant plus
faussée par un jeu cinématique, des dilatations thermiques et des vibrations, sa
précision est donc notablement améliorée.
Préférentiellement, l'élément codeur se présente sous la forme d'une (portion de) roue
codeuse munie d'au moins une plage configurée afin de permettre la génération de
signaux optiques variables en fonction de sa position au sein de la zone d'éclairement.
Par ailleurs, les moyens d'éclairement comprennent de préférence au moins une fibre
optique munie d'une extrémité conformée (éventuellement combinée à des moyens de
mise en forme optique), de manière à illuminer la zone d'éclairement sur une surface
de dimensions choisies.
L'invention peut se décliner selon deux classes de réalisation selon que les signaux
optiques sont obtenus par transmission ou par réflexion.
La première classe (concernant la transmission) comporte au moins deux branches.
Une première branche concerne les éléments codeurs comprenant une plage munie
d'au moins une fente conformée de manière à transmettre la lumière différemment
selon la position angulaire de l'élément codeur. Par exemple, on ne prévoit qu'une
fente à ouverture progressive ou bien une multiplicité de fentes de formes différentes
et/ou espacées les unes des autres d'un pas variable.
Une seconde branche concerne les éléments codeurs comprenant une plage
transparente comportant au moins une zone munie de marquages. Dans ce cas, on peut
par exemple prévoir un réticule de balayage transparent interposé entre la lumière
d'éclairement et l'élément codeur, et des moyens de collection comprenant des
photodétecteurs implantés en regard de la plage, du côté opposé à la zone
d'éclairement et chargés de délivrer des signaux électriques représentatifs des signaux
optiques résultant de l'interaction entre la lumière d'éclairement, le réticule de
balayage et les marquages.
En variante, dans ces deux branches, les moyens de collection peuvent comprendre des
photodétecteurs implantés en regard de la plage, du côté opposé à la zone
d'éclairement et chargés de délivrer des signaux électriques, représentatifs des signaux
optiques transmis au niveau de la plage. Dans une autre variante, les moyens de
collection peuvent comprendre une ou plusieurs fibres optiques munies d'une
extrémité conformée (éventuellement combinée à des moyens de mise en forme
optique), de manière à collecter les signaux optiques transmis au niveau de la plage.
Dans la seconde classe, la plage de l'élément codeur comporte au moins un élément
réfléchissant conformé de manière à réfléchir la lumière différemment selon la position
angulaire de l'élément codeur.
Dans ce cas, on peut par exemple prévoir, d'une première part, un réticule de balayage
transparent interposé entre la lumière d'éclairement et l'élément codeur et définissant
un réseau de phase transparent, d'une deuxième part, un élément réfléchissant
comportant des marquages, et d'une troisième part, des moyens de collection
comprenant des photodétecteurs implantés en amont du réticule de balayage et chargés
de délivrer des signaux électriques représentatifs des signaux optiques résultant de
l'interaction entre la lumière d'éclairement, le réticule de balayage et les marquages.
En variante, les moyens de collection peuvent comprendre au moins une fibre optique
munie d'une extrémité conformée de manière à collecter les signaux optiques réfléchis
au niveau de la plage.
Selon une autre caractéristique de l'invention, une partie au moins de l'élément codeur,
une partie des moyens d'éclairement et une partie au moins des moyens de collection
sont logés dans une enceinte étanche à la lumière, afin que les mesures ne soient pas
perturbées par de la lumière parasite.
Par ailleurs, les moyens de traitement sont préférentiellement logés dans un boítier
distant du redresseur, afin de ne pas être exposés aux fortes températures.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaítront à l'examen de la
description détaillée ci-après, et des dessins annexés, sur lesquels :
- la figure 1 est une vue en coupe transversale médiane, schématique, d'un
compresseur haute pression d'un turboréacteur,
- la figure 2 illustre de façon schématique, dans une vue de côté, un exemple de
réalisation d'un dispositif de calage selon l'invention,
- la figure 3 est une vue du dessus illustrant schématiquement l'implantation de la roue
codeuse du dispositif de calage de la figure 2,
- la figure 4 illustre schématiquement un premier exemple de réalisation des moyens
de détection du dispositif de calage, dans une vue en coupe transversale selon l'axe IV-IV
de la figure 2,
- la figure 5 illustre schématiquement un deuxième exemple de réalisation des moyens
de détection du dispositif de calage, dans une vue en coupe transversale,
- la figure 6 illustre schématiquement un troisième exemple de réalisation des moyens
de détection du dispositif de calage, dans une vue en coupe transversale,
- la figure 7 est une vue du dessus illustrant schématiquement une roue codeuse
pouvant être employée dans les moyens de détection des figures 5 et 6,
- la figure 8 est une vue du dessus illustrant schématiquement une autre roue codeuse
pouvant être employée dans les moyens de détection des figures 5 et 6,
- la figure 9 illustre schématiquement un quatrième exemple de réalisation des moyens
de détection du dispositif de calage, dans une vue en coupe transversale, et
- la figure 10 illustre schématiquement un cinquième exemple de réalisation des
moyens de détection du dispositif de calage, dans une vue en coupe transversale.
Les dessins annexés pourront non seulement servir à compléter l'invention,
mais aussi contribuer à sa définition, le cas échéant.
L'invention porte sur un dispositif de calage de redresseur(s) de flux pivotants d'un
compresseur de turboréacteur.
On se réfère tout d'abord à la figure 1 pour préciser le lieu d'implantation d'un
dispositif de calage selon l'invention.
Dans un turboréacteur axial, un compresseur, par exemple un compresseur haute
pression CHP comme représenté sur la figure 1, comportant plusieurs étages a pour
fonction de comprimer les gaz avant combustion dans la chambre de combustion CC.
Chaque étage est composé d'une roue mobile en rotation destinée à accélérer le flux
axial, la roue portant des aubes A, et d'une couronne d'aubes fixes appelée redresseur
de flux R destiné à produire l'élévation de pression.
Les aubes A des roues mobiles et les aubes fixes des redresseurs de flux R sont logées
dans une chambre 1 délimitée par un carter 2. Ces redresseurs R sont montés à rotation
sur le carter 2 du compresseur CHP afin de pouvoir être calés (ou orientés) dans des
positions optimisant le guidage du flux par des dispositifs de calage, partiellement
représentés. Plus précisément, bien que cela n'apparaisse pas sur la figure, plusieurs
redresseurs R sont généralement installés entre deux étages d'aubes A, et leurs
positions angulaires sont gérées par un même dispositif de calage.
Comme cela est mieux illustré sur la figure 2, chaque redresseur R comporte un axe de
rotation 3 auquel est solidarisée fixement une biellette 4 rattachée à une couronne
d'entraínement 5. Chaque couronne 5 est elle-même rattachée à un vérin 6 à course
variable. Par ailleurs, tous les redresseurs R, installés entre deux étages d'aubes A, sont
rattachés à une même couronne 5. Ils constituent ainsi, en quelque sorte, des étages. Le
déplacement d'une couronne 5, à l'aide du vérin 6 associé, provoque donc le
déplacement angulaire de l'ensemble des redresseurs R d'un étage.
La valeur de la course d'un vérin 6, et donc la position angulaire de calage des
redresseurs R d'un étage, est déterminée à chaque instant par un module de traitement
7 en fonction des performances requises du turboréacteur et de mesures de position
angulaire effectuées par un dispositif de détection sur l'un au moins des redresseurs R
d'un étage, comme on le verra ci-après.
Les biellettes 4, solidarisées aux redresseurs R d'un même étage, la couronne 5 et le
vérin 6 associés constituent les moyens d'entraínement d'un dispositif de calage, tandis
que le dispositif de détection et le module de traitement 7 constituent les moyens de
contrôle de ce dispositif de calage.
Selon l'invention, le dispositif de détection du dispositif de calage comprend, d'une
première part, une source de lumière 8, d'une deuxième part, des moyens
d'acheminement de la lumière 10 chargés de délivrer de la lumière au niveau d'une
zone d'éclairement 11, d'une troisième part, un élément codeur 12 solidarisé à l'axe de
rotation 3 de l'un des redresseurs R dans la zone d'éclairement 11 et chargé d'interagir
avec la lumière d'éclairement pour générer des signaux optiques représentatifs de la
position angulaire du redresseur 5, et d'une quatrième part, des moyens 13 chargés de
collecter les signaux optiques pour les délivrer au module de traitement 7.
Préférentiellement, la source de lumière 8 est implantée à distance dans un boítier 9
qui loge également le module de traitement 7. Par ailleurs, les moyens
d'acheminement de la lumière 10 sont, de préférence, réalisés sous la forme d'une ou
plusieurs fibres optiques.
En raison du mode de détection utilisé, il est préférable qu'une partie au moins de
l'élément codeur 12, l'extrémité aval de la fibre optique 10 et une partie au moins des
moyens de collection 13 soient logés dans une enceinte 14 étanche à la lumière. Ainsi,
les mesures optiques ne sont ni perturbées par la lumière parasite, ni par d'éventuelles
poussières ou d'éventuels résidus, notamment graisseux, présents dans le
turboréacteur.
Comme cela est mieux illustré sur la figure 3, l'élément codeur 12 se présente
préférentiellement sous la forme d'une roue codeuse, et plus préférentiellement encore
une portion de roue codeuse. Celle-ci comporte au moins une plage 15 agencée de
manière à permettre la génération de signaux optiques variables en fonction de sa
position au sein de la zone d'éclairement 11, et donc en fonction de la position
angulaire du redresseur R à l'axe 3 duquel elle est solidarisée.
La détection peut s'opérer soit par réflexion, soit par transmission.
Un exemple de réalisation adapté à la détection par réflexion est illustré sur la figure 4.
Ici, la plage 15 de la portion de roue codeuse 12 comporte plusieurs éléments
réfléchissants 16 dont les dimensions et/ou motifs diffèrent afin que l'intensité de
lumière réfléchie varie selon sa position angulaire. Ces éléments réfléchissants 16, de
type tridimensionnel, peuvent être réalisés par dépôt sélectif ou par gravure, ou encore
par photolithographie ou toute autre technique connue.
La lumière d'éclairement est délivrée au niveau de la zone d'éclairement 11 par
l'extrémité aval de la fibre optique d'alimentation 10, puis réfléchie par les éléments
réfléchissants 16, et enfin collectée par l'extrémité amont d'une ou plusieurs fibres
optiques de collection 13a. Cette (ces) fibre(s) optique(s) de collection achemine(nt)
alors la lumière réfléchie et collectée (ou signaux optiques collectés) au niveau du
boítier 9 où elle fait (ils font) l'objet d'une mesure d'intensité, par exemple à l'aide
d'un convertisseur photoélectrique du module de traitement 7. Le module de traitement
7 est alors agencé de manière à convertir l'intensité lumineuse mesurée en une mesure
de position angulaire. Il peut par exemple comporter à cet effet, dans une mémoire,
une table de correspondance entre des intensités lumineuses et des positions
angulaires. En variante, il peut comporter un circuit ou un programme chargé de
calculer la position en fonction de l'intensité mesurée.
Une fois la position angulaire mesurée, le module de traitement 7 peut la comparer à la
position angulaire optimale que doivent prendre les redresseurs R de l'étage qu'il
contrôle, afin que le turboréacteur offrent des performances choisies. La position
angulaire optimale peut être soit déterminée par le module de traitement 7, en fonction
d'instructions externes, soit fournie au module de traitement 7 par un module de
contrôle externe.
Si la comparaison indique que les redresseurs doivent être recalés, alors le module de
traitement 7 détermine de nouvelles données de position angulaire, qu'il transmet au
vérin 6 afin qu'il modifie sa course en conséquence.
Comme cela est schématiquement illustré, l'extrémité aval de la fibre optique
d'alimentation 10 peut être conformée afin d'illuminer la zone d'éclairement 11 sur
une surface de dimensions choisies, et l'extrémité amont de la fibre optique de
collection 13a peut être conformée afin de collecter la lumière réfléchie sur une surface
de dimensions choisies. Mais, en variante ou en complément, on peut également
prévoir entre une extrémité de fibre optique 10, 13a et la plage 15 des moyens de mise
en forme optique, comme par exemple une lentille ou un condenseur.
Au lieu d'utiliser des éléments réfléchissants dans la plage 15, celle-ci peut être traitée
de manière à présenter un coefficient de réflexion variable, par exemple progressif de
l'une de ses extrémités à l'autre. D'une manière générale, tout moyen de réflexion
conférant à la plage 15 une réflectivité variable peut être envisagé.
Par ailleurs, au lieu d'utiliser une ou plusieurs fibres optiques de collection 13a, on
pourrait utiliser des photodétecteurs, par exemple de type CCD (pour "Coupling
Charge Device").
Des exemples de réalisation adaptés à la détection par transmission sont illustrés sur
les figures 5 à 10.
Dans l'exemple illustré sur la figure 5, la plage 15 de la portion de roue codeuse 12
comporte au moins une ouverture ou fente 17 conformée de manière à laisser passer
une quantité de lumière d'éclairement variable selon la position angulaire de l'élément
codeur. A cet effet, la fente 17 est par exemple à ouverture progressive, comme illustré
sur la figure 7.
Mais, comme illustré sur la figure 8, la plage 15 pourrait comporter plusieurs fentes 18
de formes variables et/ou espacées les unes des autres d'un pas variable. D'autres
réalisations sont également envisageables.
Pour collecter la lumière ayant traversé la plage 15 par sa ou ses fentes 17 ou 18, deux
solutions peuvent être envisagées.
Une première solution, illustrée sur la figure 5, consiste à placer sous la portion de
roue codeuse 12 un module de conversion photoélectrique 13b (ou tout autre moyen
permettant de convertir des photons en une grandeur physique mesurable). Ce module
de conversion 13b, qui assure donc ici directement la collection et la conversion des
photons, est solidarisé à l'enceinte 14, par exemple à l'aide de pattes de fixation 19. Le
résultat de la conversion est transmis par un câble 20 au module de traitement 7, afin
de servir à l'élaboration des nouvelles données de position angulaire.
Une seconde solution, illustrée sur la figure 6, consiste à placer sous la portion de roue
codeuse 12 une ou plusieurs fibres optiques de collection 13a, du type de celle
présentée précédemment en référence à la figure 4. La lumière (ou signaux optiques
collectés) qui a traversé la plage 15, par sa ou ses fentes 17 ou 18 (illustrée(s) sur les
figures 7 et 8), est donc collectée par l'extrémité amont de la fibre optique de
collection 13a qui l'achemine au niveau du boítier 9 où elle fait (ils font) l'objet d'une
mesure d'intensité, par exemple à l'aide d'un convertisseur photoélectrique du module
de traitement 7. Le module de traitement 7 est alors agencé de manière à convertir
l'intensité lumineuse mesurée en une mesure de position angulaire. Le résultat de la
conversion sert alors à l'élaboration des nouvelles données de position angulaire.
Comme dans l'exemple illustré sur la figure 5, la ou les fentes 17 ou 18 formées au
niveau de la plage 15 peu(ven)t présenter tout type de forme et tout type d'espacement
dès lors qu'elle(s) permet(tent) de faire varier l'intensité lumineuse collectée en
fonction de la position de la portion de roue codeuse 12.
Par ailleurs, comme indiqué précédemment, les extrémités aval et amont des fibres
optiques d'alimentation 10 et de collection 13a peuvent être conformées afin de
délivrer ou collecter la lumière d'éclairement ou réfléchie sur des surfaces de
dimensions choisies. Mais, en variante ou en complément, on peut également prévoir
entre une extrémité de fibre optique 10, 13a et la plage 15 des moyens de mise en
forme optique, comme par exemple une lentille ou un condenseur.
Au lieu de transmettre la lumière d'éclairement au travers de fente(s) 17 ou 18, on peut
la transmettre via des matériaux à réflectivité variable, pourvus ou non de marquages
(ou marques).
Par exemple, la plage 15 de la portion de roue codeuse 12 peut être réalisée dans un
matériau transparent, à coefficient de transmission variable. A cet effet, la plage 15
peut être traitée de manière à présenter un coefficient de transmission croissant de
l'une de ses extrémités à l'autre. A titre d'exemple uniquement, un matériau de type
verre à épaisseur variable peut être teinté dans la masse selon un certain gradient. Dans
ce cas, la collection peut s'effectuer soit à l'aide d'une ou plusieurs fibres optiques de
collection 13a, soit à l'aide d'un module de conversion photoélectrique 13b, comme
exposé précédemment.
Dans une variante, illustrée sur la figure 9, on peut former au niveau de la plage 15 des
marquages (ou marques) 21 agissant soit comme des moyens de réflection locaux
(dans ce cas le matériau placé entre des marquages adjacents est transparent), soit
comme des moyens de transmission locaux (dans ce cas le matériau placé entre des
marquages adjacents est absorbant). Ces marquages peuvent être réalisés par sablage,
par usinage laser, par attaque chimique ou par toute autre technique connue de
marquage. Les marquages 21 peuvent présenter des formes variables et/ou être espacés
les uns des autres d'un pas variable.
Comme illustré, la collection peut s'effectuer à l'aide d'un module de conversion
photoélectrique 13b (ou tout autre moyen permettant de convertir des photons en une
grandeur physique mesurable), placé sous la portion de roue codeuse 12. Ce module de
conversion 13b, qui assure donc ici directement la collection et la conversion des
photons, est solidarisé à l'enceinte 14, par exemple à l'aide de pattes de fixation 19. Le
résultat de la conversion est transmis par un câble 20 au module de traitement 7, afin
de servir à l'élaboration des nouvelles données de position angulaire.
Mais, comme dans les modes de réalisation précédents, on pourrait collecter la lumière
transmise avec une ou plusieurs fibres optiques 13a, éventuellement combinées à des
moyens de mise en forme optique.
Dans une autre variante, illustrée sur la figure 10, on forme au niveau de la plage 15
des marquages (ou marques) 21 constituant un réseau gradué de pas large (c'est-à-dire
nettement supérieur à la longueur d'onde de la lumière), et l'on prévoit en amont de la
portion de roue codeuse 12 un condenseur 22, solidarisé à l'enceinte 14 par des
pattes de fixation 23, suivi d'un réticule de balayage 24, également solidarisé à
l'enceinte 14 par des pattes de fixation 25 et définissant un réseau gradué 26 de pas
étroit. Lorsque la lumière d'éclairement diffractée par le réticule de balayage 24
rencontre le réseau de pas large 21, les composantes diffractées coïncident
pratiquement, de sorte que l'on obtient en aval de la portion de roue codeuse 12 une
espèce de "projection de lumière" de la structure graduée 21.
Tout déplacement de la portion de roue codeuse 12 par rapport au réticule de balayage
23 provoque des modulations ombre/lumière qui peuvent être détectées par un module
de conversion photoélectrique 13b, de type multi-éléments, placé sous ladite portion de
roue codeuse 12. Ce module de conversion 13b, qui assure donc ici directement la
collection et la conversion des photons, est solidarisé à l'enceinte 14, par exemple à
l'aide de pattes de fixation 19. Le résultat de la conversion est transmis par un câble 20
au module de traitement 7, afin de servir à l'élaboration des nouvelles données de
position angulaire.
Une détection d'un type voisin peut également être envisagée dans le cas d'un
fonctionnement en réflexion. Dans ce cas, on prévoit un réticule de balayage,
définissant un réseau de phases transparent, interposé entre la lumière d'éclairement et
la portion de roue codeuse 12 dont la plage 15 comporte un réseau de phases de type
Diadur®, et un module de conversion photoélectrique 13b, de type multi-éléments,
implanté en regard de la plage 15, du côté opposé à la zone d'éclairement 11 et chargé
de délivrer des signaux électriques représentatifs des signaux optiques résultant de
l'interaction entre la lumière d'éclairement, le réticule de balayage et les marquages.
Ce type de détecteur, dit "à diffraction et interférence", est également commercialisé
par la société Heidenhain.
Dans les modes de réalisation précédemment décrits, la mesure de position angulaire
peut être soit de type absolue, soit de type relatif. Dans le cas d'une mesure relative, on
peut prévoir une référence absolue sur la roue codeuse 12, ainsi que sur les éventuels
réticules de balayage 24, et une mesure de zéro est préférentiellement effectuée lors de
chaque arrêt du turboréacteur.
L'invention ne se limite pas aux modes de réalisation de dispositif de calage décrits ci-avant,
seulement à titre d'exemple, mais elle englobe toutes les variantes que
pourra envisager l'homme de l'art dans le cadre des revendications ci-après.